Lac Titicaca

Voyage de noces en Amérique LatineUn récit/album du carnet de voyage :
Voyage de noces en Amérique Latine
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Le lac Titicaca est célèbre dans le monde entier. C'est le plus haut lac navigable du monde, à 3810m d'altitude et , selon la légende, il est l'origine de la civilisation inca. Il marque aussi la frontière entre Bolivie et Pérou.

Lorsque nous embarquons pour aller sur les fameuses îles flottantes des Uros, le lac est calme. Il n'y a pas de vent et la température extérieure est agréable. Le bateau est une sorte de péniche avec une grande salle extérieure et un pont sur le dessus avec des bancs. Par contre, nous n'avons pas le droit d'y monter sans gilet de sauvetage et surtout tant que nous sommes en vue des gardes cotes! Pour aller vers les îles flottantes, nous empruntons un chenal entre les roseaux appelés totora. Ce sont ces roseaux qui servent à la construction des îles. Les îles font environ 3m d'épaisseur avec environ 2,5m qui sont immergés. La base flottante des îles est constituée de racines des roseaux entremêlées. La partie supérieure est composée de couches de roseaux croisées. Cette couche est à renouveler environ toutes les 3 semaines car bien sûr, les roseaux moisissent et se désagrègent avec le climat. Les îles font environ 300m² chacune et elles sont nombreuses. Chaque groupe de touriste débarque sur une autre île et sont accueillis par les habitants.
Les roseaux ne servent pas qu'à la construction des îles, ils servent à faire les bateaux, les maisons et les meubles. La partie blanche à leur extrémité est comestible et consommée par les habitants.

Lorsque nous posons les pieds sur l'île, la sensation est bizarre. C'est un peu comme marcher sur un matelas mou. Un habitant parlant anglais nous explique le fonctionnement des îles flottantes et les coutumes des habitants. Tout de suite après, on est prié d'aller voir leur "artisanat" qui sont des petits objet en roseaux fabriqués par les hommes ou alors des tissus fabriqués par les femmes (au moins brodés car le tissus de base ne semble pas être artisanal). Il faut bien dire qu'on se sent obligés d'acheter quelque chose et les prix sont bien plus chers que ceux pratiqués sur terre. Dès lors que nous ne sommes plus intéressés par un quelconque achat, on nous propose un petit tour en bateau en roseau pour 10 NS par personne. Le tour en bateau consiste en fait à traverser jusqu'à une autre île où nous sommes récupérés par notre bateau.

Les îles sont très intéressantes à voir, car uniques dans leur genre, mais au final, mon sentiment est très partagé car elles ne sont plus qu'un attrape-touriste et les habitants n'y vivent plus que pour ça.

Nous continuons notre route en direction de l'île Taquile. Le trajet, au total, aura duré 3h! Après les îles flottantes, très rapidement, il n'y a plus de roseaux et les eaux sont plus profondes. Enfin nous arrivons sur Taquile. L'île est basée sur le système communautaire, c'est à dire que les récoltes et richesses sont réparties selon les besoins. L'île est à 3950m d'altitude et, pour rejoindre le centre du village, il faut grimper. La grimpette n'est pas très longue, mais, avec l'altitude, elle est fatigante. Arrivés sur la place du village, nous nous reposons et très vite, des dizaine de fillettes viennent nous proposer des petits bracelets du type bracelets brésiliens. L'île de Taquile est connu aussi pour ça : les hommes tricotent (si si, nous en avons croisés) et les femmes filent la laine. Sur la place se trouve la coopérative où sont exposés les divers produits artisanaux fabriqués sur l'île (bonnets, gants, sacs, châles...). Ceux -ci sont vraiment fait ici et à la main. Pour le repas, c'est toujours le principe de la coopérative : tous les restaurants proposent le même menu et au même prix. Le menu est composé d'une soupe au quinoa, la truite du lac avec riz et pommes de terre et le mate de coca (infusion de feuilles de coca, que nous avons pris l'habitude de boire et qui a des vertus contre le mal d'altitude, digestion...). Nous redescendons ensuite vers un autre port où nous attend le bateau. Le retour est long et il commence à faire un peu frais.

PoupouneAuteur : Postée le 31 octobre 2010 par Poupoune
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