Voyage de noces en Amérique Latine

Carnet de voyage en Amérique du Sud

Route dans les Andes
Eglise de Maca Route du canyon de Colca Cultures au Canon de Colca

Pour notre voyage de noces, nous avons décidé de partir un mois en Amérique du sud : Pérou, Bolivie et Chili.

Durée : 31 jours ( du 27/09/2010 au 27/10/2010)
Zone : Amérique du Sud (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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Poupoune
Carnet de voyage créé par Poupoune
Le 09 août 2010

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Lac Titicaca

Le lac Titicaca est célèbre dans le monde entier. C'est le plus haut lac navigable du monde, à 3810m d'altitude et , selon la légende, il est l'origine de la civilisation inca. Il marque aussi la frontière entre Bolivie et Pérou.

Lorsque nous embarquons pour aller sur les fameuses îles flottantes des Uros, le lac est calme. Il n'y a pas de vent et la température extérieure est agréable. Le bateau est une sorte de péniche avec une grande salle extérieure et un pont sur le dessus avec des bancs. Par contre, nous n'avons pas le droit d'y monter sans gilet de sauvetage et surtout tant que nous sommes en vue des gardes cotes! Pour aller vers les îles flottantes, nous empruntons un chenal entre les roseaux appelés totora. Ce sont ces roseaux qui servent à la construction des îles. Les îles font environ 3m d'épaisseur avec environ 2,5m qui sont immergés. La base flottante des îles est constituée de racines des roseaux entremêlées. La partie supérieure est composée de couches de roseaux croisées. Cette couche est à renouveler environ toutes les 3 semaines car bien sûr, les roseaux moisissent et se désagrègent avec le climat. Les îles font environ 300m² chacune et elles sont nombreuses. Chaque groupe de touriste débarque sur une autre île et sont accueillis par les habitants.
Les roseaux ne servent pas qu'à la construction des îles, ils servent à faire les bateaux, les maisons et les meubles. La partie blanche à leur extrémité est comestible et consommée par les habitants.

Lorsque nous posons les pieds sur l'île, la sensation est bizarre. C'est un peu comme marcher sur un matelas mou. Un habitant parlant anglais nous explique le fonctionnement des îles flottantes et les coutumes des habitants. Tout de suite après, on est prié d'aller voir leur "artisanat" qui sont des petits objet en roseaux fabriqués par les hommes ou alors des tissus fabriqués par les femmes (au moins brodés car le tissus de base ne semble pas être artisanal). Il faut bien dire qu'on se sent obligés d'acheter quelque chose et les prix sont bien plus chers que ceux pratiqués sur terre. Dès lors que nous ne sommes plus intéressés par un quelconque achat, on nous propose un petit tour en bateau en roseau pour 10 NS par personne. Le tour en bateau consiste en fait à traverser jusqu'à une autre île où nous sommes récupérés par notre bateau.

Les îles sont très intéressantes à voir, car uniques dans leur genre, mais au final, mon sentiment est très partagé car elles ne sont plus qu'un attrape-touriste et les habitants n'y vivent plus que pour ça.

Nous continuons notre route en direction de l'île Taquile. Le trajet, au total, aura duré 3h! Après les îles flottantes, très rapidement, il n'y a plus de roseaux et les eaux sont plus profondes. Enfin nous arrivons sur Taquile. L'île est basée sur le système communautaire, c'est à dire que les récoltes et richesses sont réparties selon les besoins. L'île est à 3950m d'altitude et, pour rejoindre le centre du village, il faut grimper. La grimpette n'est pas très longue, mais, avec l'altitude, elle est fatigante. Arrivés sur la place du village, nous nous reposons et très vite, des dizaine de fillettes viennent nous proposer des petits bracelets du type bracelets brésiliens. L'île de Taquile est connu aussi pour ça : les hommes tricotent (si si, nous en avons croisés) et les femmes filent la laine. Sur la place se trouve la coopérative où sont exposés les divers produits artisanaux fabriqués sur l'île (bonnets, gants, sacs, châles...). Ceux -ci sont vraiment fait ici et à la main. Pour le repas, c'est toujours le principe de la coopérative : tous les restaurants proposent le même menu et au même prix. Le menu est composé d'une soupe au quinoa, la truite du lac avec riz et pommes de terre et le mate de coca (infusion de feuilles de coca, que nous avons pris l'habitude de boire et qui a des vertus contre le mal d'altitude, digestion...). Nous redescendons ensuite vers un autre port où nous attend le bateau. Le retour est long et il commence à faire un peu frais.

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Passage de la frontière entre le Pérou et le Bolivie

Aujourd'hui nous quittons le Pérou pour aller en Bolivie. Nous passons la frontière à Desaguadero à environ 60km de Puno. La route longe le lac et nous avons une belle vue pendant le trajet. Arrivés dans la ville, nous retrouvons notre guide bolivien. Il nous indique où aller pour passer les la douane correctement, et heureusement car hormis la barrière (ouverte) sur le pont, on ne dirait pas qu'il y a une frontière dans cette ville! Le passage ne pose aucun problème, les douaniers ne sont pas très regardant ni d'un côté ni de l'autre. Nous poursuivons notre route dans une autre voiture, avec un autre chauffeur et un guide. Notre guide parle bien français, il nous dit d'ailleurs qu'il a passé 2 ans en Europe dont plusieurs mois à Paris. Notre première arrêt sera pour le site archéologique de Tiwanaku. Le site est grand et en pleine exploration par les archéologues. Il est établi que ce site a été construit entre le 8ème et le 12ème siècle après JC. Il est aussi probable qu'une grande partie des connaissances des civilisations suivantes (incas par exemple) proviennent des habitants de Tiwanaku dont l'empire s'étendait jusqu'au Pérou.

Nous commençons par la visite du musée où se trouvent moultes céramiques, poteries quotidiennes et vases d'offrandes, des crânes normaux, trépanés, allongés (nobles), des momies et des sculptures. Nous rendons ensuite visite au monolithe "Bennett" qui est une représentation de la Pachamama (la Terre). Le monolithe fait à peu près 8m de hauteur et comporte beaucoup de gravures encore très visibles malgré l'érosion.

A l'extérieur, il y a plusieurs site : le Kalasasaya, la porte du soleil, le temple semi-souterrain, l'Akapana ou la pyramide et la place populaire.

Le Kalasasaya était un temple mais qui avait probablement aussi des fonctions administratives est constitué de grandes pierres très bien alignées entre elles. A une extrémité se trouve la porte du soleil, très impressionnante avec ses motifs et au centre le monolithe "Ponce" qui, lui, représente un personnage important de Tiwanaku.

Le temple semi-souterrain est remarquable de part toutes les têtes sculptées enchâssées dans les murs. Chaque tête est différente l'une de l'autre, on peut y voir, entre autre l'africaine, la mongole... Ces visages évoquant différentes civilisations d'autres parties du monde sont très surprenants au vu de l'époque à laquelle ils ont été réalisés.

L'akapana était une pyramide en boue séchée et en pierres, à 7 étages. Elle est aujourd'hui en partie restaurée (elle était devenue colline).

La place populaire reste encore a explorer. On en voit les contours, la porte mais le centre n'a pas encore fait l'objet de fouilles.

Le site archéologique en lui-même est très surprenant, très riche, d'un point de vue historique mais tellement pauvre de part les moyens mis en oeuvre pour le comprendre et le protéger. Beaucoup de monuments, notamment la porte du soleil, sont fortement érodés et restent cependant exposés aux rudesses du climat. Seul le monolithe Bennett est en fait protégé dans son musée.

Nous quittons le site archéologique pour gagner La Paz via El Alto. En chemin, nous nous arrêtons à un point de vue sur les Andes et l'Alti Plano. La vue est époustouflante! Le guide nous indique les différents volcans et sommets les plus élevés qui sont bien visibles avec leurs calottes de neige.

La route se poursuit et nous entrons dans El Alto, là où se trouve l'aéroport de la ville. Ici, pas une seule maison n'est terminée, il reste toujours un étage à finir au minimum. C'est le résultat de la politique des impôts fonciers : seules les constructions finies sont prises en compte.
Plus loin, nous arrivons au bord du canyon dans lequel s'étale la ville de La Paz. La vue est surréaliste : des millions de maisons accrochées aux parois du canyon à se demander comment elles font pour y tenir.
Les maisons sont pour la plupart rouge, et mettent en avant d'autres qui sont de couleurs vives : bleues, jaunes, vertes. Nous nous arrêtons, un peu cavalièrement, au bord de l'autoroute tortueuse qui relie La Paz à El Alto pour admirer la vue. Il est à noter qu'en Bolivie comme au Pérou, les habitudes des automobilistes n'ont rien à voir avec les nôtres. Il faut rester très vigilants lorsque l'on est piéton.
Nous continuons notre descente jusqu'à l'hôtel. En chemin, nous croisons des gens qui vont à une fête et qui sont en habits traditionnels. Nous passons également devant la statue du Che.

Le guide nous dépose à l’hôtel. celui-ci est agréable et possède une petite cour intérieure fermée qui propose plusieurs boutiques et restaurants.

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La Paz, capitale la plus haute du monde

Nous avons une journée pour visiter La Paz. Celle-ci sera cependant un peu raccourcie du fait de problème de digestion récurrents, heureusement sans conséquences.

La Paz est une ville énorme qui occupe la profonde vallée de Chuquiago Marka et l'altiplano environnant. De fait, son altitude varie de 3200m à 4200m. Les quartiers bas, plus faciles à vivre (climat plus chaud et plus d'air), sont les plus riches. El Alto située sur l'altiplano à plus de 4000m est beaucoup plus pauvre.

Nous commençons donc par aller à la Vallée de la Luna située dans le bas de la ville. Pour nous y rendre, nous traversons donc une grande partie de La Paz. Le réseau routier est plutôt bon et rapide dans cette partie de la ville. La Vallée de la Luna tient son nom de son paysage plutôt lunaire. Ici, l'érosion est intense et a façonné un sol très chaotique, parsemé de pics acérés et de crevasses de plusieurs mètres de profondeur. L'entrée est payante et plusieurs chemins, plus ou moins longs, permettent de la visiter.

Après cette balade, nous retournons dans le centre-ville, vers la Plaza Murillo. C'est ici le centre politique du pays, puisque la place est bordée par le palais présidentiel et le Congrès. On y trouve aussi la cathédrale. Nous apercevons le convoi du président Evo Moralès sortir du palais.

Enfin, nous retournons vers le quartier de notre hôtel et visitons l'église San Francisco.

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Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie

La veille nous avons fait le trajet de La Paz à Sucre en avion. L'atterrissage à Sucre est d'ailleurs un grand moment de ce vol. L'avion est obligé de raser une petite colline et de descendre ensuite sur la piste. Notre guide à l'arrivée nous a d'ailleurs indiqué que souvent les avions ne peuvent pas atterrir à cause du temps.

Sucre est d'un climat sec, mais agréable après l'humidité de La Paz. Nous apprécions la douceur des températures et le soleil. Nous constatons rapidement que l'architecture des 2 villes n'ont rien à voir. A Sucre, ce sont d'anciennes maisons coloniale espagnoles aux murs blancs et aux toits de tuiles rouges qui leurs donne leur charme tout particulier.
Notre hôtel se trouve être tout à fait dans ce style, y compris la décoration et les meubles de la chambre.

Le programme du jour est une visite guidée de la ville coloniale. Sucre est d'ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
La visite commence par l'église San felipe de Neri. Cette église est aussi une école. Son architecture est également faite de murs blancs avec un toile de tuiles rondes et rouges. Nous traversons le cloître avec sa place centrale et nous montons sur le toit. De là-haut, la vue sur la ville est très belle. Des toits s'étendent à perte de vue avec par-ci par-là des clochers qui se dressent. Le toit du couvent est très particulier : il suit les formes des croisées de la voûte dessous.
La guide attire notre attention sur les toits qui sont en triste états, à la limite de s'effondrer voire effondrés pour certains. Elle nous explique que beaucoup de maisons appartiennent encore à des Espagnols mais qui ne les entretiennent plus.
Nous nous dirigeons ensuite vers le musée des textiles où sont expliquées les différentes techniques pour colorer les fils et tisser. Deux personnes répètent les gestes ancestraux et nous pouvons constater que c'est loin d'être facile ne serait-ce que à cause de la position de travail.
La visite continue avec la Maison de la Liberté. Ce lieu est celui de l'histoire de la Bolivie. On peut y voir d'anciens ouvrages tels que la constitution de Bolivie, l'épée du maréchal Sucre, le premier drapeau argentin ainsi qu'une salle entière dédiée à Doña Juana Azurduy de Padilla, héroïne de la guerre d'Indépendance.
La matinée se poursuit avec la cathédrale dont l'architecture est imposante, le parc Bolivar et le couvent de la Recoleta qui offre de belles vues, étant situé à une extrémié surplombant la ville.
Nous redescendons des terrasses et passons admirer le jardins de pamplemousse et le grand cèdre qui y a été planté il y a environ 1400 ans. Notre guide nous fait prendre la pose là où les jeunes mariés viennent se faire prendre en photo. Il est vrai que l'endroit est très joli : des arches blanches et un arbre aux fleurs mauves surplombent la ville.

L'après midi, nous nous baladons dans la ville et en profitons pour nous reposer un peu avant l'étape suivante. Il est vrai que les journées s'enchainent et que la fatigue commence à se faire sentir lorsque les journées sont chargées.

Le soir nous dînons tranquillement à dans le restaurant de l'hôtel qui prépare de bons plats locaux.

Vue sur la ville de Sucre
Le clocher de la cathédrale
Rue de Sucre
Portail d'une maison bourgeoise coloniale
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Sucre – Potosi par le bus de ligne

Notre transfert de Sucre à Potosi s’est fait par la ligne de bus. Le trajet dure environ 3 heures. La route est goudronnée et globalement en bon état.
Nous prenons le bus à la gare routière, il y a plusieurs personnes qui attendent déjà à côté du bus. Les places étant numérotées. Le bus a l’air confortable et en bon état. Nous patientons tranquillement en attendant le signal du chauffeur. Une fois dans le bus nous remarquons que toute la famille du chauffeur est là : le fils s’occupe de la porte tandis que la fille et la mère circulent dans le bus pour récupérer le prix des billets chez certaines personnes.
Le bus se remplit au fur et à mesure que nous traversons la ville et ses alentours : les gens font un peu comme du stop pour prendre le bus. Probablement que les tarifs sont adaptés aux personnes, selon que ce soit des autochtones ou non.
Le trajet se fait sans encombre jusqu’à Potosi. Nous arrivons là aussi à la gare routière. Notre premier aperçu de la ville est plutôt mitigé : la ville est grise et pauvre. Le trajet se fait principalement au travers des quartiers ouvriers. Ces quartiers sont bien sûr dominés par la montagne qui ne ressemble plus vraiment à une montagne naturelle et du coup fait irréelle : le Cerro Rico (Montagne Riche). On y voit nettement les chemins des engins d’exploitation ou des mineurs ainsi que la multitude d’entrée de galeries.
Notre nouveau guide nous récupère à la gare et nous emmène jusqu’à notre hôtel. Celui-ci est au centre ville, c’est une bâtisse de style colonial. Les chambres sont confortables.

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