Voyage de noces en Amérique Latine

Carnet de voyage en Amérique du Sud

Route dans les Andes
Eglise de Maca Route du canyon de Colca Cultures au Canon de Colca

Pour notre voyage de noces, nous avons décidé de partir un mois en Amérique du sud : Pérou, Bolivie et Chili.

Durée : 31 jours ( du 26/09/2010 au 27/10/2010)
Zone : Amérique du Sud (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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Poupoune
Carnet de voyage créé par Poupoune
Le 09 August 2010

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Buhl - Lima en 24h

De Buhl à Lima, il faut exactement 23h45 de voyage, ce qui n'est pas rien !
Une première étape nous emmène à Paris, via l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Nous repartons ensuite avec Iberia pour Madrid depuis l'aéroport d'Orly pour finalement repartir vers Lima avec la compagnie LAN. Ce dernier vol nous a fait partir à 00h15 de Madrid pour arriver aux aurores à Lima à 5h30. Ouf! On était bien content d'arriver, mais bien sûr, les hôtels ne prennent pas avant midi ou 13h... Nous pouvons heureusement tout de même laisser nos valises et nous voilà donc partis pour un visite de la ville.

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Lima

Lima, capitale du Pérou et aussi sa plus grande ville. Le Pérou compte environ 29 millions d'habitants dont 10 millions sont à Lima...

Le temps est gris, un peu brumeux.

Notre chauffeur qui nous a conduit de l'aéroport à l'hôtel, nous donne quelques conseils pour visiter la ville et nous indique les principaux lieux à visiter. Nous commençons donc tranquillement notre visite de la ville par une petite promenade sur le front de mer du quartier Miraflores, à Larcomar. La ville est très bruyante avec énormément de trafic. Une grosse habitude des gens en voiture est de klaxonner pour un oui ou pour un non. Cependant, pas comme en France. Le klaxon n'est pas perçu négativement, il donne l'impression d'être un vrai langage, pour les péruviens au moins, pour nous, ce langage est encore un peu mystérieux!

Ensuite, vu qu'il est encore tôt et que nous sommes tout de même un peu fatigués du voyage, nous nous installons dans un Starbucks histoire de patienter jusqu'à l'heure de départ d'un bus touristique qui fait une visite de la ville. Au Starbucks, nous expérimentons l'espagnol pour la première fois, pas facile! Heureusement, quelques mots accompagnés de gestes suffisent à se faire comprendre.

Nous embarquons maintenant dans le bus à 2 étages pour le tour de la ville. Un guide donne les informations en espagnol et en anglais ce qui nous permet de suivre un minimum les différents bâtiments et places devant lesquels nous passons. Le lieu le plus intéressant que nous avons visité est l'église et le couvent de Saint François, qui incluait également un visite des catacombes avec des vrais squelettes.

Le bus est, je pense, un des meilleurs moyens de visiter cette ville gigantesque et très active au niveau du trafic routier.

Nous retournons finalement à l'hôtel, après avoir déjeuné... dans un McDo! Notre repas du soir sera un peu plus local dans un petit restaurant non loin de notre hôtel. Le peu de temps que nous avons passé à l'extérieur le soir a suffit à nous faire frissonner, la fatigue du voyage aidant probablement.

Plage à Lima
Tours de l'hôtel Mariott à Lima
Larcomar
Iglesia Virgen Milagrosa
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Arequipa

Départ de bonne heure ce matin pour prendre un avion jusqu'à Arequipa. Nous arrivons tôt dans la matinée en ville. En sortant de l'avion, c'est le volcan Misti qui nous accueille. La vue est impressionnante depuis le tarmac. Le Misti a la forme typique du volcan : un énorme dôme, des pentes raides et grises.

Le trajet entre l'aéroport et notre hôtel était assez animé à cause de tous les taxis qui défilaient dans la rue en vue des élections (ils militaient pour leur candidat). Arequipa est la ville des petits taxis jaunes, il y en a partout et tout le temps. Notre chauffeur nous dit qu'il y a 20 000 taxis jaunes dans la ville soit 1 taxi pour 50 habitants environ.

La ville est vraiment très différente de Lima, d'une part à cause du temps : il fait beau et le soleil tape, et d'autre part à cause de sa taille. Arequipa est une ville à taille humaine. Le centre ville est totalement accessible à pied et plus agréable même si le trafic est encore important dans la ville. L'altitude ici est de 2300m et l'air est relativement sec.

Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel la Casa del Melgar qui est fait de pierre volcanique blanche typique de la région, nous nous mettons en route pour visiter la ville. Nous commençons par le couvent de Santa Catalina. Le couvent est à voir, c'est un véritable petit village dans la ville. Chaque soeur avait sa petit maisonnette, beaucoup de "cellules" avaient aussi leur four en terre cuite et le couvent possédait également un lavoir, une fontaine, et de beaux cloîtres.

La place des armes ou Plaza des Armas, présente dans chaque ville est très jolie. Elle est entourée de maisons avec des arcades (beaucoup de restaurants y ont ouverts) et de la cathédrale.

A319 Lan à Arequipa
El Misti depuis l'aéroport
Eglise San Francisco
Rue d'Arequipa
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Cañon de Colca

Au programme de la journée, la montée jusqu'au col de Patapampa à 4800m puis arrivée au début du canyon dans le village de Chivay. Notre point de chute de la journée est un hôtel dans le village de Yanque.

La montée jusqu'au col est assez sportive. La conduite des péruviens est par moment spectaculaire surtout lorsqu'il s'agit de dépasser des voitures ou bus. Les paysages changent et nous apercevons de plus en plus de sommets des Andes. Les cactus au début très présents sur les flancs des montagnes se font plus rares jusqu'à disparaître entièrement une fois sur les plateaux avant le col. C'est ici que nous voyons les premières vigognes, alpagas et lamas en troupeaux dans la pampa. La pampa est également recouverte par endroit d'apachetas. Ce sont des amoncellements de pierres de plus en plus petites destinées aux divinités de la montagne. Au passage du col, l'altitude se fait ressentir, oreilles bouchées, sensation de flotter. Ces sensations disparaissent rapidement lorsque nous redescendons vers le canyon.

Le canyon de Colca est le deuxième plus profond du monde avec 3200m de profondeur par endroits. Il s'étend sur plus de 100 km. Le plus impressionnant dans ce canyon, ce sont toutes les terrasses de cultures de l'époque pré-inca sur les flancs escarpés des montagnes alentours.

Nous prenons le repas de midi dans un restaurant qui fait buffet. Le système est intéressant surtout que les plats proposés sont typiques du pays, à base d'alpaga notamment.

Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'au village de Yanque où se trouve notre hôtel. L'hôtel est fort sympathique : les chambres sont réparties dans des petits bungalows et sont spacieuses. Les espaces verts sont entretenus par des lamas.

Pour la fin de l'après midi, nous partons à pied, visiter le village puis nous poussons jusqu'aux thermes qui font la renommé du village. Ils sont un peu à l'extérieur du village, en contre bas. Les thermes se composent de 3 piscines, 2 extérieures et 1 intérieure. L'eau est à 37-38°C et les autres clients sont uniquement des gens locaux.

Le retour se fait bien, doucement car ça monte et, une fois de retour à l'hôtel, nous sommes bien fatigués.

En route vers le canon de Colca
Usine près d'Arequipa
Cactus
Plateau andin
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Cañon de Colca - Jour 2

Après une soirée et une nuit bien méritée à l'hôtel dans le village de Yanque, nous partons en voiture pour un bout du canyon. Il fait beau, une température agréable mais l'air est toujours très sec et la poussière vole lorsque les voitures passent.

Le paysage est enchanteur, des couleurs magnifiques dans les bruns, roses, rouge et sans oublier le vert sur les terrasses et le bleu du ciel!
Les terrasses sont vraiment impressionnantes par endroit, à se demander comment tout cela tient le coup lorsqu'il pleut.
Les villages de la vallée sont pavés, ce qui est assez surprenant. C'est probablement pour rendre le village plus attrayant pour les touristes.

Plus on avance sur la route, vers le mirador Cruz del Condor, plus le canyon se fait profond et les flancs de la montagne escarpés. Tout le long de la piste, dès que le bas côté le permet, des péruviennes tiennent leurs stands de vêtements, de boissons ou de petits objets souvenirs pour les touristes.

Nous faisons un arrêt où se trouve une maquette des terrasses gravée dans une roche. Cette maquette est d'origine pré-inca. Au même endroit, sur le flan de la montagne, on peut distinguer des tombes toujours de l'époque pré-inca (petites fenêtres dans la roche). Les momies y étaient déposées en position foetale et avec des petits objets de la vie quotidienne pour leur permettre de survivre dans l'autre monde.

La route se poursuit et nous passons un tunnel. Ce passage était vraiment spécial car nous étions dans la poussière d'un bus qui était passé quelques instants auparavant et les phares de la voitures n'éclairaient pas à plus de quelques mètres. Le chauffeur a même coupé ses phares l'espace d'un instant et le noir était alors total. Nous n'avons compris qu'au retour qu'il avait coupé ses phares pour tester ses différents feux, mais avec la poussière cela ne s'y prêtait pas vraiment.

L'avant dernière étape dans le canyon est le mirador Cruz del Condor. Le lieu est, comme tout le reste du canyon, magnifique et le serait encore plus sans l'énorme troupeau de touriste attendant l'apparition d'un condor. Le point de vue le plus haut est vraiment très encombré, entre les touristes, les bus, les voitures et les stands des péruviens, il est difficile de se croire dans un lieu sauvage. Nous descendons donc par les sentiers vers des petits belvédères aménagés plus en contre-bas de la piste. Quelques mètres de dénivelé et les touristes se font tout de suite plus rares! En chemin, une dame nous montre un lapin sauvage ou vizcacha qui se repose tranquillement dans une fente d'un rocher. C'est l'occasion de tester mon nouvel objectif 105-400! Les vizcachas sont des lapins sauvages avec une longue queue.
Nous nous posons au belvédère le plus éloigné et attendons, comme tout le monde, l'apparition du condor. Les condors ne se font pas attendre, 2 survolent la montagne derrière nous, mais malheureusement trop loin pour voir autre chose qu'une forme de rapace dans le ciel.
L'heure passe et il nous faut remonter, en route, on se demandait si on n'allait pas attraper le lapin ou agiter un billet pour attirer les condors. Coup de chance, juste avant de remonter en voiture, un condor passe vraiment près et là, nous pouvons vraiment bien le voir, et pour les photos, vive les reflex et les longues focales!

Nous refaisons maintenant la route en sens inverse, en profitant à nouveau de ces paysages exceptionnels. Nous faisons encore quelques arrêts photos et un autre dans le village de Maca pour admirer l'église et la place d'armes.

Le repas de midi est prévu à Chivay, dans un autre restaurant proposant également un buffet. Entre les 2, nous avons préféré ce dernier.

Le retour à Arequipa se fait sans encombre. Probablement que nous avons maintenant l'habitude de la conduite un peu "sauvage" des péruviens!

Terrasses au Canon de Colca
Cultures au Canon de Colca
Canon de Colca
Maquette pré-inca
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Cuzco

Le départ aujourd'hui se fait de bonne heure : notre avion décolle à 6h30 d'Arequipa pour rejoindre Cuzco.
Lorsque l'avion prend de l'altitude, la vue le volcan Misti est superbe. La forme du cratère sur le dessus est bien visible.
Le vol n'est pas direct jusqu'à Cuzco. Il y a tout d'abord un arrêt à Juliaca puis ensuite seulement Cuzco. D'ailleurs l'avion continue sa route jusqu'à Lima ce qui était sa provenance avant Arequipa. La boucle est bouclée!
Cette escale à Juliaca nous donne un petit aperçu du lac Titicaca où nous irons d'ici quelques jours.

L'arrivée à Cuzco se fait sans encombre et nous rejoignons notre hôtel. L'hôtel est bien joli, de style colonial, au pied du quartier San Blas et avec une vue sur toute la ville. Notre chambre est sans doute celle avec la plus belle vue sur la ville.

Puisque nous avons la matinée encore devant nous, nous partons visiter la ville. Suivant les conseil de notre chauffeur, nous commençons par la visite du Temple du Soleil ou Korikancha. De l'extérieur du temple, nous admirons notre premier mur inca, ces murs ont quelque chose de fascinant. C'est vraiment un travail formidable qui a été accompli par les incas.
L'intérieur du temple se partage entre les constructions espagnoles de l'église et du monastère santo Domingo et les vestiges incas du temple. Les espagnols se sont en effet appuyés sur les murs du temple inca pour leurs propres constructions.

Les constructions et décorations espagnoles de l'église sont certes intéressantes, mais pour ma part, je retiens surtout les vestiges du temple inca. Mêmes s'il ne reste plus que quelques murs, ils sont tellement différents des constructions classiques européennes qu'on finit par ne plus voir qu'eux.

Notre visite du temple terminée, nous nous dirigeons vers la place des armes qui est, comme la plupart des places d'armes bordée par la cathédrale baroque de la ville. Notre objectif suivant est la ruelle Loreto puis la ruelle Hatun Rumiyoc. Ces ruelles ont conservé leurs murs incas. La deuxième est célèbre pour sa pierre à 12 angles sur une seule face. Un chef d'oeuvre de construction.

Cette journée fut très fatigante, ne serait-ce qu'à cause de l'altitude. Cuzco est à 3400m d'altitude et l'organisme le ressent. Nous rentrons donc à l'hôtel pour nous reposer un peu avant d'aller manger.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire d'Arnaud et le restaurant sera donc un peu spécial : l'Inkanato. Le service est fait en costume inca typique, la décoration et la vaisselle sont également de style inca. La carte propose exclusivement des produits culinaires de l'époque inca. Pour le folklore, ce restaurant en vaut vraiment la peine. Le "chef" parle français et n'hésite pas à venir raconter des histoires incas à table. Lorsque les plats sont prêts, une trompette annonce leur arrivée. Nous avons passé une soirée fort agréable dans ce restaurant.

Murs incas
Temple du soleil
Calle Hatun Rumiyoc
Pierre Inca à 12 angles sur une seule face
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Vallée sacrée du Pérou

Ce matin, nous retrouvons notre guide de la journée de bonne heure pour nous rendre dans la vallée sacrée.
Le premier site que nous visitons est celui de Pisaq. En route, nous passons par des villages qui ont été dévastés par les inondations à la dernière saison des pluies. Les dégâts sont importants, beaucoup de murs écroulés et de rue impraticables. Le village de Pisaq ne se situe pas au même endroit que les ruines incas. Le village est dans la vallée tandis que le site est plus haut sur la montagne. Nous traversons donc le village et grimpons jusqu'au site. La route est ici aussi endommagée. Par endroit, on voit nettement les rochers et la terre éboulés puis enlevés par des machines. Le site se compose en plusieurs parties : le village, la cité sacrée avec les bâtiments à usage religieux et les terrasses de cultures avec leurs murs parfaitement conservés et restaurés pour certains, notamment à cause des dernières pluies. D'autres sont encore en attente de restauration par faute de moyens financiers. Nous traversons tout d'abord les habitations des villageois avant d'arriver à la partie religieuse et au temple du soleil. La guide nous explique que beaucoup de choses ont été délibérément cassées par les espagnols lors de leur arrivée. Cela concerne principalement les monuments, pierres ou symbôles qui représentaient les divinités incas.
La balade sur le site dure environ 1h30.

Nous regagnons ensuite notre véhicule pour visiter cette fois-ci le village de Pisaq. Nous avons de la chance, c'est le jour du marché, en plus bien sûr de l'incontournable marché pour les touristes avec les tissus, objets incas et autres instruments de musique. La partie du marché aux fruits et légumes est vraiment intéressante. Notre guide en profite pour nous montrer tous les différents fruits et légumes typiques des cultures de la région (céréales, pommes de terre, et fruits dont j'ai oublié les noms).

Après le repas de midi, nous partons pour le site d'Ollantaytambo. Encore une fois, le site est époustouflant. La petite grimpette pour arriver au sommet n'est pas de tout repos! Il faut grimper un escalier entre les terrasses. Mais l'effort en vaut la peine. Les pierres les plus impressionnantes sont vers le sommet. Les plus grosses font dans les 80 tonnes! Et elles ont été montées par la force humaine. Le site n'a cependant jamais été fini. Sur le sommet, des gigantesque pierres gisent par terre (elles sont appelées pierres fatiguées), en attendant d'être placées et ajustées avec leurs voisines.
Par contre le site est envahi par les touristes. Autant à Pisaq, nous avons pu visiter avant l'arrivée des cars de touristes, mais pour ce site, nous étions en plein milieu. Il était difficile du coup de vraiment apprécier chaque particularité du site.

Notre dernière visite de la journée est celle des salines de Maras. La route pour y arriver est escarpée, d'ailleurs sur plusieurs kilomètres, ce n'est plus qu'une piste. Il y a tout juste la place pour une voiture avec quelques zones de croisement par endroit. En tous cas, nous sommes vraiment surpris lorsque nous découvrons le site. Nous n'avions jamais rien vu de tel. Presque tout un flanc de montagne est recouvert de milliers de petits bacs plsu ou moins blancs. Il y a en réalité environ 4000 bacs qui sont exploités par les habitants du villages. Un réseau de canalisation permet d'approvisionner chaque bac avec l'eau de la source salée. Nous nous baladons un peu entre quelques bacs et goûtons par la même occasion l'eau de la source. Elle est encore plus salée que de l'eau de mer. Les bacs font quelques centimètres de profondeur et il faut environ 3 jours pour les assécher et en récupérer le sel. Le plus compliqué est ensuite de ramener le sel jusqu'à la coopérative qui se trouve en haut car les villageois font ça eux-mêmes, avec le sel sur le dos. Ces salines ne sont plus qu'entretenues par tradition. La vente du sel n'est pas rentable (le prix de vente est dérisoire : 1 soles pour 500g non iodé) et les villageois s'abîment très vite les yeux et la peau dans ces salines.

Une fois n'est pas coutume et pour être plus proche de la gare pour le lendemain, nous avons droit à un hôtel très chic. C'est un ancien monastère et les chambres sont tout autour de l'ancien cloître. Les chambres sont d'ailleurs loin d'être des cellules!

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Machu Picchu

Ce matin, c'est le train au départ d'Ollantaytambo pour destination Aguas Calientes qui a fixé l'heure du départ. Nous partons de l'hôtel à 5h30, il fait à peine jour. Nous embarquons dans le train de la compagnie Incarail qui va jusqu'à Aguas Calientes. Aguas Calientes est le terminus pour tous les touristes souhaitant monter au Machu Picchu. Au delà, ce sont des navettes spéciales qui ne tournent que pendant les heures d'ouverture ou alors les pieds! Dans notre cas, ce sera la navette. Le trajet en train est assez spécial. Les places sont toutes par 4, donc pas de place pour les pieds. De plus, il n'y a pas porte bagage au-dessus des sièges et nous arrivons à caser un sac entre les dossiers des sièges, mais le deuxième pour le moment est sur les genoux. Autant dire qu'il est impossible de bouger. Par chance, nous avons, bien sûr 2 personnes en face de nous, mais les 4 siège de l'autre côté de l'allée n'ont qu'un seul passager! Le sac fera donc le voyage là-bas.
Pendant le trajet, nous avons droit à une petite collation, c'est assez agréable et cela permet de s'occuper un peu.

Le trajet, très pittoresque, se fait le long de la rivière Urubamba, particulièrement tumultueuse. Il y a quelques mois, à cause de pluies exceptionnelles, celle-ci a détruit la voie de chemin de fer en plusieurs endroits. On devine les travaux toujours en cause pour consolider les berges. Le Machu Picchu a alors été innaccessible aux touristes pendant quelques temps. Les montagnes environnantes se dressent de plus en plus haut et sont parfois couvertes de neige. La végétation se densifie au fur et à mesure que nous descendons la vallée et que l'Amazonie se rappoche.

Enfin, nous arrivons à destination. Le trajet aura mis un peu moins de 2h. Sur les quais il y a foule, mais nous apercevons bientôt le petit panneau nous recherchant. Nous faisons connaissance avec notre guide puis rejoignons la navette pour monter jusqu'au site du Machu Picchu. La route est en fait une piste, en lacet et la pente étant très raide, assez étroite. Quelques passages sont aménagés par endroit pour que 2 navettes puissent se croiser.
Nous arrivons en haut au bout de 20 minutes. Passage obligé : la consigne (3 NS). Un sac suffira pour la journée. Quelques 50m après l'entrée du site, nous avons notre premier apreçu du site. Epoustouflant! Les montagnes alentours n'y sont pas pour rien. Elles sont très atypiques pour des européens. La guide nous rassure : ce n'est de loin pas le meilleur point de vue du site. La stratégie du guide pour la visite est la suivante : ne pas aller dans le même sens que tous les autres visiteurs de manière à pouvoir apprécier un peu plus le site et prendre de belles photos.
Le temps est magnifique, au loin des nuages se forment sur les montagnes, mais le site est très lumineux. La température est très agréable aussi, nous sommes en t-shirts.

Nous entamons notre visite par la partie haute de la ville : le temple du soleil, la porte principale, l'habitation de l'Inca... Ensuite, petite randonnée d'une heure pour monter jusqu'à la porte du soleil, sur le col en face du site. L'accès se fait par un chemin inca royal (c'est à dire avec des pierres). La pente n'est pas très raide, mais avec l'altitude, la montée est tout de même fatiguante. Par contre, la vue en vaut le peine. On peut voir le site dans sa totalité et la vue sur les montagnes alentours est imprenable.
La descente est beaucoup plus facile. Nous enchaînons avec le chemin qui mène au pont de l'inca. Attention au vertiges! Le sentier est toujours enpierré, mais plus étroit et vraiment au bord du précipice. Par endroit, le chemin tient grâce à des murs de soutainement et le pont est entièrement selon ce même principe. L'exploit de construction est de taille. La vue est vertigineuse, d'autant plus que le sentier ne fait pas plus de 50cm de large par endroit, vraiment tout au bord du précipice.
De retour à la cité, il est l'heure de la pause méridienne. Nous nous installons tranquillement à l'ombre, sous un des rares arbres qui surplombe la cité. Rapidement, des petites bêtes volantes tigrées viennent nous tourner autour... L'affaire est réglée avec l'anti-moustique (acheté en catastrophe à Ollantaytambo le matin même car celui que nous avions emmené depuis la France était resté dans nos valises à Cuzco...). Ces sales bêtes ont tout de même eu le temps de nous piquer, mais bon, apparemment, pas de réaction allergique pour le moment.
Je profite de la pause pour aller prendre les lamas de la cité en photo. Les lamas sont laissés libre sur tout le site. Leur présence permet d'entretenir les pelouses qui ont remplacé les cultures et fleurs sur les terrasses.
Les lamas se trouvaient principalement au près de la maison de garde qui surplombe la cité. C'est là que nous retrouvons notre guide (elle n'avait pas fait la petite randonnée) et nous redescendons vers la partie basse de la cité pour la visite. Cette partie est la partie étudiante, quartier des garçons et quartier des vierges du soleil (les filles).
Pour anecdote, dans cette partie de la cité se trouve un condor en 3 dimensions! Le corps est taillé dans la roche à même le sol et les ailes sont sur un pan de roche vertical. Le tout bien sûr dans le style inca, c'est à dire de manière abstraite et en utilisant au maximum les formes naturelles de l'environnement. Les dimensions de ce condor sont d'ailleurs à la taille du site.

La description que je fais du site est très sommaire et de loin pas exhaustive. La taille de la cité est telle qu'une vraie bonne description prendrait vraiment beaucoup de place et de plus, ne serait pas forcément juste car, selon les guides, certaines explications ne sont pas les mêmes!
Pour conclure tout de même sur la visite du Machu Picchu, c'est, à n'en pas douter un attrape-touriste à cause des tarifs pratiqués mais c'est vraiment un incontournable du Pérou.

Pour la petite histoire, le Machu Picchu fait partie des 93 sites mondiaux classés en danger à cause du nombre de visiteurs. Le nombre idéal de visiteurs est de 800 par jour pour conserver le site. Actuellement, en plein coeur de la haute saison touristique, ce nombre atteint les 2000 visiteurs journaliers.

En fin de journée, nous sommes éreintés, tant par la marche que par le soleil qui tapait dur.
Nous retrouvons notre hôtel de Cuzco à 23h passé.

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Cuzco jour 3

Nous avons une journée de repos à Cuzco.
La journée est belle : ensoleillée le matin puis un orage de grêle l'après-midi!

Nous avons mis à profit cette journée pour faire des petits achats de choses diverses que l'artisanat péruvien propose : textiles en alpaga, objet de style inca et instruments de musique mais aussi pour visiter encore un peu la ville.

Nous avons fait nos emplettes au centre artisanal de la ville. Le centre est constitué d'une multitudes de petites boutiques qui vendent toutes plus ou moins la même chose. Seules quelques unes ont l'air plus spécialisées par exemple dans les châles ou encore les instruments de musique. Pour la plupart, elles vendent un peu de tout. Les prix sont sensiblement les mêmes qu'à Arequipa pour ce qui est des textiles, ce qui n'est pas illogique vu que les articles sont les mêmes.

Après un repas dans un petit snack du centre artisanal, nous descendons encore un peu la ville jusqu'à la statue de Pachacuteq. La statue est au sommet d'une tour qui domine la ville. Cette tour est aussi un mini musée qui relate l'histoire de la dynastie des incas, et, tout en haut, elle offre un beau point de vue sur la ville.

Nous avons ensuite juste le temps de rentrer jusqu'à l'hôtel pour nous mettre à l'abri lorsque l'orage éclate.

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Cuzco - Puno en bus touristique

Une fois n'est pas coutume, nous nous mettons dans la peau de touristes voyageant en groupe. Nous prenons un bus touristique, avec guide anglophone/hispanophone pour faire le trajet entre Cuzco et Puno. Des visites sont prévues en cours de route : la chapelle sixtine des Andes à Andahuaylillas, le site archéologique de Raqchi et le musée de Pukara. Le bus est relativement confortable, une personne s'occupe même de distribuer des boissons pendant le voyage.

La "chapelle sixtine" andine est très spéciale. Un style baroque à l'extrême. On y retrouve même des symboles européens tel l'aigle à 2 têtes des Habsbourg qui ont contribué à la construction. La chapelle est en cours de restauration.

Le repas de midi est pris un peu avant le col de la Raya. C'est une sorte d'auberge à touriste décevante. Le principe est celui de buffet, ce qui est bien pratique par contre, les derniers à se servir n'avaient plus trop de choix pour les plats (surtout qu'il y en avait à peine 3 différents). Bref, le repas est expédié de toute façon car l'horaire est très serré et a priori nous avons déjà pris du retard.

Le site archéologique de Raqchi est beaucoup plus intéressant. Des ruines sont encore visitables et le village est joli. Un marché d'objets typiques péruviens (pour touristes) est présent sur la place principale du village et du coup, il y a beaucoup de couleurs.

Le musée de Pukara comporte quelques objets d'une culture ancienne des environs. La visite est assez rapide et, finalement, pas très intéressante.

L'après midi, pour ma part, se passe plutôt mal. Sur la fin, je commence à avoir des nausées et ce qui devait arriver arriva...

Bref, le trajet jusqu'à l'hôtel se fait tant bien que mal ainsi que la soirée et la nuit.

Le lendemain matin, plus de nausées, mais par contre, grosse fatigue. Du coup, nous décidons de modifier le programme. Au lieu de prendre le bateau pour l'île d'Amantani puis de dormir chez l'habitant, nous demandons à pouvoir rester à Puno, aujourd'hui au moins, histoire que je puisse me retaper un peu.
C'est vraiment là où nous avons pu apprécier le voyage sur mesure et la qualité de service de comptoir. Un simple coup de fil et notre correspondant nous trouve une chambre et nous remanie la journée suivante, que nous puissions tout de même un peu profiter du lac Titicaca, le tout, sans frais supplémentaire.

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