Mercredi 10 août : Igoumenitsa - Lukovie

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Départ tôt le matin en direction de l'Albanie. A Igoumenitsa, plein de gazole et courses, puis route assez bien indiquée en direction de la frontière (Sagadia), que l'on atteint assez rapidement. Frontière quasi déserte. On ne paiera rien.

La route côté albanais est bonne, mais seulement si on veut passer à l'est de la lagune de Butrint. Pour se rendre au site archéologique de Butrint, nous avons pris une piste à Xarre sur la gauche. Je sais pas si c'est la seule route (rien n'est indiqué), on traverse un village qui m'a paru être sans doute le plus pauvre que l'on ait vu en Albanie... Juste en arrivant. Cependant, si rien n'est indiqué, la piste est largement praticable.
On débouche finalement sur un bac assez rudimentaire, près d'un fortin médiéval fermé. Zone très venteuse. Une fois de l'autre côté de ce bras d'eau qui relie la lagune à la mer, on est sur le parking du site archéologique de Butrint. La route vers Saranda est goudronnée et visiblement cela est assez récent.

Nous visitons en cette fin de matinée le site de Butrint, qui est sur un site naturel exceptionnelle, avec cette lagune où pêchent de nombreux autochtones. Le site recouvre toutes les périodes historiques (des ruines de la très ancienne acropole au sommet de la colline au Fort ottoman du XIXe tout près de celle-ci, en passant par les ruines antiques (termes, forum...) et médiévales (églises, villas...) au pied de la colline).

Nous reprenons la route vers le nord et rencontrons la première ville : Ksamil. Une ville sans charme, avec d’innombrables constructions inachevées. Nous voulons nous baigner, et nous rendons à une plage... Mais le vent est violent et la mer très agité, avec ses grosses vagues nous découragent. Nous déjeunerons finalement (en milieu d'après-midi) dans le bungalow restaurant surplombant cette plage, avant de repartir vers Saranda.

Saranda n'a rien non plus d'exceptionnelle. Nous nous garons, et nous promenons sur la promenade de front de mer, en cette fin d'après-midi. Je me baignerai rapidement pour me rafraîchir. Nous allons demander à l'office du tourisme s'il y a des campings à proximité, et la jeune femme nous répond qu'il n'y en a pas en Albanie, sauf "peut-être" à Dhermi... Apparemment elle est encore moins au courant que moi.

Nous repartons, et en essayant de partir vers le nord en longeant la côte, nous nous perdons plusieurs fois. Les gens nous font signe de rebrousser chemin car ce sont des cul de sac. Dès qu'on s'éloigne du centre, route chaotique, vaches nombreuses errant dans les rues à la recherche de nourriture qu'elles trouvent dans les nombreux tas d'ordure. Nous comprenons que pour nous diriger vers le nord, nous devons quitter la ville par l'est, sur une route qui nous éloigne pour une quinzaine de km du littoral.

Convaincu qu'il n'y a pas de camping dans la région, nous cherchons un endroit où dormir. Nous quittons une première fois la route principale sur une route goudronnée et toute neuve en direction de la mer. Après avoir grimpé une dizaine de minutes les collines qui nous séparent du littoral, nous tombons sur une grande barrière, derrière laquelle se trouve la descente vers une baie. Apparemment, c'est un site en chantier. Je crois que nous sommes tombés sur le futur Club Méditerranée de Saranda !
Nous faisons demi tour, retrouvons la route principale, et repartons vers le nord. Quelques km plus loin, à Lukovie, une nouvelle route se dirige vers la côte. Nous la prenons, escaladons les collines. D'en haut, on aperçoit en contrebas une plage avec des bungalows, parasols, etc. La nuit tombe, il faudra que nous trouvions un coin où dormir ici.
Nous descendons, et cent mètres avant la plage, nous tombons sur un "camping". Quelques caravanes, tentes, van, stationnant dans un pré à côté d'un petit restaurant. Nous y passerons la nuit pour 5e tout compris. Une cabane rudimentaire fait usage de douche et de WC. Dans le bungalow-réception-restaurant, les patrons ne sont pas encore habitués au tourisme, et guère bavards. Nous communiquons en anglais grâce aux adolescents, qui ont l'air tout aussi mal à l'aise que leurs parents.
Nous y dînerons assez tard, et y déjeunerons le matin. Les autres touristes sont français et italiens. Nous faisons une promenade nocturne jusqu'à la plage, près de laquelle se trouvent une caravane, ainsi que quelques tentes en camping sauvage. L'endroit est très venteux et nous devons protéger la tente avec la voiture.

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leptitmoyonAuteur : Postée le 01 janvier 2012 par leptitmoyon
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