Un grand tour de Bretagne, de Cancale à Nantes

Carnet de voyage en Bretagne

Plouha: le port à pieux de Gwin Zégal
Saint-Pol-de-Léon: tête de mort Penmarc\'h: l\'ancien phare Plougastel-Daoulas: le Grand Calvaire

Après plusieurs décennies de vacances passées au pays breton, sur les côtes, ici et là, pourquoi ne pas envisager un grand tour de Bretagne, de Cancale à Nantes via Brest, pour classer bout à bout ces bouts de côtes et, de côtes en côtes, faire table rase pour découvrir, à pied et à vélo, une côte bretonne recomposée.

Durée : 45 jours ( du 25/08/2011 au 08/10/2011)
Zone : Bretagne (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
Partager / Envoyer : Sur Facebook Sur Google+ Sur Twitter Par E-mail
rdut
Carnet de voyage créé par rdut
Le 24 août 2011

Vu 1494 fois
< 1 2 3 4 5 >

11 Du Cap Fréhel à Paimpol le 04-09-2011

C’est au Cap Fréhel que s’arrête la côte d’Emeraude et que débute la côte de Penthièvre. C’est aussi là que commence la baie de Saint-Brieuc, haut lieu de la coquille Saint-Jacques. Et c’est maintenant que le beau temps qui a officié jusqu’à maintenant sans relâche nous lâche ! Erquy est donc sous la pluie ou peu s’en faut.

Mais en Bretagne il ne faut jamais désespérer de rien : le suroit corrige les écarts du matin et rétablit, comme s’il s’agissait d’un dû, un temps correct pour la saison. Et c’est avec l’appréciable secours du soleil que se poursuit la GR34 mania, cette fois sur la côte de Goëlo, près de Plouha, où la vue depuis les plus hautes falaises de Bretagne (104m) porte sans difficulté d’un bout à l’autre de la baie de Saint-Brieuc, c'est-à-dire de Bréhat au Cap Fréhel. En fin de parcours, au pied de la pointe du Gwin Zégal, un magnifique petit port à pieux, comme il n’en n’existe presque plus tellement ils ne sont pas rationnels.

Erquy: le port
Plouha: les falaises
Plouha: le port à pieux de Gwin Zégal
Voir le récit avec photos et commentaires

12 De Paimpol à Pleubian le 05-09-2011

Après les grains de la nuit, il a fallu négocier ferme pour savoir qui du beau qui du moche l’emporterait. Finalement, après en avoir âprement débattu, un compromis sur la base de « c’est du beau avec du vent » est trouvé !

Tant mieux, Paimpol se laisse d’autant mieux découvrir, avec un vieux centre plein des souvenirs laissés par Pierre Loti, inspiré ici pour écrire Pêcheur d’Islande, trouvant et décrivant la maison de l’héroïne, Gaud, et mettant en scène Yann, dont la description est conforme à la photo que l’on peut voir au cimetière de la ville voisine, Ploubazlanec. Et en résumé du roman, le mur des disparus de ce même cimetière inventorie avec des consonances hugoliennes les goélettes et hommes (combien y en eut-il ?) perdus dans les tourmentes d’Islande ou de Terre Neuve.

Théodore y allait de son refrain, à Paimpol : « J’aime Paimpol et sa falaise », « Son église et son Grand Pardon », « Et j’aime surtout ma paimpolaise », « qui m’attend au pays breton ».
Et le GR34 ? Oui, petit bout, vraiment petit, le long de l’estuaire de la rivière Le Trieux, mais bien !

Paimpol: la maison de Gaud
Paimpol: la croix de veuves
Lézardrieux: l'île à bois
Paimpol: "Le" Yann de Pêcheur d'Islande
Voir le récit avec photos et commentaires

13 De Pleubian à Perros-Guirec le 06-09-2011

Même le GR34 n’a pas osé aller jusque là ! Où ça ? Sur le Sillon de Talbert, une incongruité géomorphologique de trois kilomètres filant droit dans la mer, une sorte de digue mi-dunes mi-galets. Drôles de paysages que ceux qui s’étalent ici, au bout de cette presqu’ile formée par les rivières Trieux et Jaudy, tellement changeants en fonction des humeurs de la marée, offrant le calme d’un lac protégé par une ceinture de rochers émergeant ça et là lorsque la mer est haute, pour se transformer en un chaos rocheux indescriptible à marée basse, d’une apparence tellement lunaire que même quelques retenues d’eau disséminées ici et là ne parviennent pas à en chasser l’illusion.

Tréguier fut une halte agréable, avec ses maisons à pans de bois et ses tours de guet, avant d’aller se perdre en pays Trégor.
Et que voit-on, en pays Trégor, derrière un poireau, deux artichauts et trois choux-fleurs ? De magnifiques jardins, valant largement ceux de Bréhat par la profusion des espèces méditerranéennes qu’ils abritent et qu’en plus, depuis cet après-midi, il n’est plus du tout nécessaire d’arroser !

Et encore un littoral dément, ici nommé la côte d’Ajoncs, découpé et hérissé de petits massifs de blocs de granit de toutes formes, parfois joints par un cordon de galets, rosissant à mesure qu’approche Perros-Guirec.

Le GR34, sous les seaux d’eau, peut aller se brosser !

Le sillon de Talbert
Tréguier
Plougrescant: Castel Meur
Plougrescant: la maison entre les rochers
Voir le récit avec photos et commentaires

14 De Perros-Guirec à Lannion le 07-09-2011

L’ingrédient indispensable pour bien apprécier une Côte de Granit Rose, c’est le soleil, et aujourd’hui, il est là, prêt à tout pour rendre le circuit aussi plaisant que possible, au milieu de ces chaos et amoncellements de rochers aux formes plus étranges les unes que les autres, parfois reconnaissables comme la bouteille ou la palette du peintre, parfois tout simplement …. chaotiques, mais toujours roses grâce au soleil !

Alors le GR34, de nouveau cordial et avenant, organise la visite depuis Perros-Guirec jusqu’à Ploumanac’h, ainsi qu’autour de l’île Renote.

La Côte de granit rose
Côte de Granit Rose: Le dé
La Côte de Granit Rose: la palette du peintre
Voir le récit avec photos et commentaires

15 De Lannion à Carantec le 08-09-2011

Une journée qui commence par la question suivante : « Quel temps va-t-il faire ?». Non pas qu’il risque de faire beau, laissons là toute illusion ! Mais va-t-il pleuvoir ? Oui ? Non ? Ne sais pas ? Bon, en avant !

Et c’est passé ! Tant mieux, il aurait été embêtant de laisser refroidir le GR34, d’autant que le parcours sur la Côte des Bruyères, depuis Le Yaudet vers Locquémau est des plus intéressants. Il met aussi fin aux Côtes d’Armor qui méritent un coup de chapeau : il n’y avait pas grand-chose à jeter !

Ce soir, nous ferons connaissance avec le Finistère et les huitres de Carantec, autrement nommées « Morlaix-Penzé », accompagnées d’une petite chipolata, au moins !

Locquémeau
Locquémeau: le port!
Voir le récit avec photos et commentaires

16 De Carantec à Roscoff le 09-09-2011

Plus un souffle de vent ! Très étonnant, ce calme et cette lumière bleutée, un peu métallique, une mer aussi lisse qu’un ciel sans nuage, et un ciel moutonnant comme une mer agitée, l’un et l’autre se rejoignant sur l’infini sans pour autant se mélanger, chacun à sa place pour entourer l’île du Louët et le Château du Taureau, dans la baie de Morlaix.

C’est ainsi que se découvrent Carantec et l’île Callot, le long d’un GR34 ragaillardi par ce temps clément, juste avant d’aborder la Côte des Sables.

A Saint-Pol-de-Léon et Roscoff, le granite a largement eu le temps de dérosir et les églises et autres belles demeures d’armateurs qui leur donnent leur caractère sont toutes de sombre bâties, même si quelques sculptures les rendent parfois moins austères.

Mais là, sur le port de Roscoff, petite cité de caractère, seraient-ce des pétoncles, toutes clapantes de fraîcheur, dont un bon kilo ferait l’ordinaire de ce soir, même si à préparer ce n’est pas aussi aisé que pensé ?

Château du Taureau et île de Louët
Roscoff: le port
Château du Taureau
Château du Taureau
Voir le récit avec photos et commentaires

17 De Roscoff à Plouescat le 10-09-2011

Un œil hier sur la météo permettait un certain optimisme pour la journée : mais il a quand même fallu qu’il pleuve de nombreuses fois avant qu’un franc soleil ne s’établisse en fin de compte et de journée aussi hélas, au prix d’un vent à faire pâlir un petit Mistral !

La Côte de Sables porte un nom qui lui va à ravir : sable blanc et fin sur des plages étirées sans fin, eau turquoise et pure digne de celle de l’océan Arctique, sûrement importée de là d’ailleurs.

Ne réussissant pas à semer le GR34, autant faire un bout de chemin ensemble, de plages en plages et de sable en sable.

Brignogan: la mer
La Côte des Sables: sables blancs
Voir le récit avec photos et commentaires

18 De Plouescat à Guissény le 11-09-2011

Laborieux !!! Mais enfin ça y est, aujourd’hui, belle journée ! De l’Anse de Kernic aux Dunes de Keremma et de Brignogan au Menez Ham, le GR34 n’a pas moufté et a brillamment organisé la jonction entre la Côte des Sables et la Côte des Légendes.

Cette côte, plus sauvage que les derniers paysages maritimes rencontrés, barrée de rochers sur toute sa longueur, parait suffisamment hostile pour donner naissance à la légende des naufrageurs. Pourtant, rien ne dit qu’ils ont réellement existé, ni même s’ils ont jamais provoqué sciemment un naufrage ; alors légende ? Pourtant, l’Amoco Cadiz, sur cette même côte, n’en est pas une!

Bon, ce soir c’est galettes avec une bolée !

Goulven: un des plus beaux clochers de Bretagne
Menhir christianisé
Meneham: le corps de garde
Brignogan-Plages: la chapelle Pol
Voir le récit avec photos et commentaires

19 De Guissény à l’aber Vrac’h le 12-09-2011

Après la belle journée d’hier, la nuit fut épouvantable, faite d’un vent de tous les diables et d’un barouf d’enfer qu’a suivi un réveil humide, et la certitude d’une journée pourrie à passer encapuchonnés de pied en cape, plastique si possible pour l’étanchéité, alors que l’aber Vrac’h est là et le phare de l’île Vierge quelque part perdu dans les nuages bas, attendant eux aussi une amélioration qui est venue dix minutes plus tard avec un ciel bleu et un soleil éclatant, à faire fondre tous ceux qui s’étaient enveloppés dans le plastique.

Un GR34 facétieux nous a baladés d’aber en aber, Vrac’h d’abord et Benoît ensuite, dans un sens puis dans l’autre. Si ça l’amuse, laissons le faire. Entre les deux abers, il y a le système dunaire de Sainte-Marguerite et la barrière de récifs qui rend les eaux calmes et propices aux sports de glisse.

Ce soir, après la « Cancale » et la « Morlaix-Penzé », c’est au tour de la « Nacre des Abers » de se faire ouvrir par douzaines pour le diner. Et tant pis pour la « Paimpol » et la « Rivière de Tréguier » qui n’étaient pas sur la route !

Île Vierge: les phares
L'île Wrac'h: le jardin clos du phare
Aber Wrac'h
Phare de l'île Vierge
Voir le récit avec photos et commentaires

20 De l’aber Vrac’h à l’aber Ildut le 13-09-2011

Ce matin le ciel est bleu, non pas d’un bleu pur et absolu comme sait l’être l’orange d’une orange, mais bien bleu quand même ! C’est sans doute ce manque d’absolu qui fait que deux heures plus tard le nécessaire grain rappelle à l’ordre ceux qui ont cru bon de partir randonner nez au vent.

Mais un grain est un grain et en accord avec le GR34 la balade a été poussée un peu plus loin, jusqu’à avoir les îles d’Ouessant et de Molène en fond d’horizon et le phare du Four en premier plan, sur une côte maintenant clairement orientée à l’ouest, taillée pour déchiqueter tous les Amoco Cadiz qui viendraient trainer un peu trop près.

A Lanildut, le plus important port goémonier d’Europe —en Bretagne on est toujours le plus ou le premier quelque chose— les bateaux tous taillés sur le même modèle ramassent le goémon au scoubidou, emporté pour être brulé et transformé en pain de soude dont est extrait l’iode, entre autre. Une vraie activité de cultivateur dans laquelle le tracteur est remplacé par le bateau.

Portsall: l'ancre de l'Amoco Cadiz
Lanildut: un four à goëmon
Porspoder: le phare du Four
Lanildut: les bateaux goëmonier
Voir le récit avec photos et commentaires

Découvrez aussi tous les autres carnets de voyage en Bretagne proposés par les Visoterriens.

< 1 2 3 4 5 >
Carte du voyage
Chercher dans Visoterra