La traversée du Nord Est

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Rouler de nuit sur les routes d’Argentine, cela est un véritable tour de force. Comme ils disent ici, « a la noche, la routa esta muy peligroso » autrement dit, la nuit, la route est dangereuse. Pour cause, les routes ne sont pas éclairées et une multitude d’animaux les traversent, aussi bien les animaux domestiques que les animaux sauvages. Nous en avons fait l’expérience car le repas avec nos amis c’est terminé tard et nous avons cru qu’avec Gengis nous pourrions rouler de nuit. Il nous a fallu trois heures pour faire une centaine de kilomètres. Notre route a été ralentie par beaucoup d’animaux qui traversaient dans nos phares. Nous sommes arrivés à bon port et Sandrine m’a fait promettre de ne plus recommencer...
Aux environs de Reconquista, nous avons acheté deux malles plastiques pour ranger le bazar que nous avions accumulé sur la galerie. C’est en demandant à un vendeur de tracteur que nous avons trouvé notre bonheur. Il stockait des malles en plastiques usagées, que les Argentins mettent dans les pick-up pour leurs outils. L’installation des malles sur la galerie fut folklorique car il a fallu changer les serrures de place, fabriquer des plaques en fer pour fixer les malles et avancer la tente de toit. Nous avons pu compter sur la gentillesse infaillible des Argentins qui nous ont prêté main forte et nous ont permis de réaliser ce chantier en une journée.
Après une journée harassante, nous voilà parti à la recherche d’un coin pour dormir. Quelques kilomètres de piste, ne trouvant aucun endroit pour nous installer, nous avons demandé l’hospitalité dans une ferme. Une bonne nuit de repos, nous voilà repartis. Le lendemain soir, nous cherchions un camping et en demandant notre route nous avons fait la connaissance de Mabel et Onil, son fils. Ils nous ont permis de nous installer sur leur terrain, près de la rivière. Une vue sublime, un coucher de soleil extraordinaire. De palabres en palabres, ils nous ont invités à dîner pour en savoir plus sur nous et sur les Français. Une soirée inoubliable faite de rigolades et de bonne humeur. Au risque de nous répéter, ces gens ont un grand cœur. Leur curiosité est sans limite. Ils veulent tout savoir de nous, de notre parcours, d’Annecy. Par chance, nous possédons un livre sur la ville avec de nombreuses photos que Sandrine avait pris soin d’emmener. Quelle bonne idée. Cela nous permet de montrer la différence entre les Alpes française et la pampa argentine. Ils sont ravis. Nous nous couchons tard.
Au petit matin, réveillés par le chant des oiseaux, tout juste sortis de la tente, voilà qu’apparaît Mabel qui insiste pour que nous prenions le petit déjeuner avec eux. Nous sommes un peu gênés et lui proposant en échange de son hospitalité de lui faire un CD de nos photos de voyage. Ses yeux s’illuminent et du fond du cœur, elle nous dit merci. Elle nous embrasse chaleureusement. Elle nous demande de revenir la voir dès que possible.
Nous repartons ému, en direction de Resistancia, au Nord du pays. Les routes semblent infinissables, de grandes lignes droites bien goudronnées. Une végétation dense. Nous avons l’impression que nous rentrons au cœur de la pampa. Un sentiment de liberté. Nous nous prêtons à croire que nous sommes des explorateurs. Sandrine me regarde et sourit. Je retourne à mon enfance, où l’imagination pendant un instant, prend le dessus sur la réalité. Nous, explorateurs ! Et pourquoi pas.
En changeant de province, nous passons des postes de contrôle de la police qui nous arrête systématiquement. A chaque fois les mêmes questions : où allez vous, d’où venez vous ? Mais lors d’un contrôle, une question en plus : « combien pour la participation à la peinture du poste de garde ? ». Nous faisons comme si nous ne comprenions pas et très rapidement nous comprenons qu’il vaut mieux participer à la peinture ! Nous donnons vingt pesos (cinq euros) en guise de bakchich. Ce qui nous permet de continuer notre route sans encombres. Trente kilomètres plus loin, un autre contrôle. Les questions traditionnelles que nous maîtrisons. Mais cette fois, un des policiers nous demande si nous pouvons le déposer chez lui, ce que nous faisons de bon cœur car nous avions pris l’habitude de prendre des autostoppeurs. Nous fûmes surpris que notre hôte de voyage nous permette de passer le contrôle suivant sans soucis. Après l’avoir déposé dans son village, nous continuons notre route en direction de la ville de Salta, au Nord Est. Nous nous arrêtons dans une station service pour la nuit.
Franck et Sand

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pir74Auteur : Postée le 07 février 2007 par pir74
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