A la rencontre des argentins

Traversée des trois AmériquesUn récit/album du carnet de voyage :
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Nous avons traversé les immenses voies rapides de Buenos Aires pour nous diriger sur la route 9 en direction du Nord Est. Les routes sont de bitumes et certaines nationales sont payantes, comme nos autoroutes en France. ...
Nous avons parcourus 700 km à travers le centre est argentin. Les paysages sont d’immenses plaines, relativement sèches en cette saison (l’automne). Des troupeaux de bétails broutent paisiblement dans les prairies. Les argentins sont de très grands consommateurs de viande. Le mode de cuisson à la « parrilla » est très différent du notre ; de gros morceaux de viande sont cuits sur des braises pendant 45 minutes environ. La viande de bœuf doit être bien cuite et juteuse à la fois. Un vrai régal. Il n’est pas question de leur parler de steak saignant.
En route, nous avons de nombreuse fois demandé notre chemin. Les panneaux d’indications sont fréquents dans les villes et très rares sur les routes départementales. Il est plus prudent de se faire confirmer la direction. Les Argentins sont très aimables ; ils nous aident sans problème.
C’est comme cela que nous avons fait la connaissance en bord de route de Gerardo Lazzarini, un garagiste fort sympathique, à Marcelino Escalada (province de Santa fé). Il nous a proposé de rester sur son terrain alors que nous cherchions un endroit pour passer la nuit. Il a une femme et trois filles. La dernière s’appelle « Sol » (soleil en espagnol) « parce qu’elle est comme un soleil dans sa vie », nous dit-il. Nous avons passé une excellente soirée en compagnie de cette famille, à rire, à parler des enfants, de la vie.
Au matin, nous sommes partis pour San Javier, village de 15 000 habitants, au bord du rio San Javier, affluent du rio Parana. En demandant notre route à l’hôtel restaurant Brigadier Lopez, nous avons fait la connaissance du propriétaire, Juan Antonio Duarte, qui nous a offert l’hospitalité et son amitié. C’est un homme généreux et plein de bonnes intensions à notre égard. Nous avons passé Dimanche dernier avec ses amis et sa famille à l’occasion de l’anniversaire de Patricia, sa femme. Il faut vous dire que Juan est un excellent cuisinier.
Depuis trois jours que nous sommes à San Javier, nous profitons pleinement de notre voyage et nous réalisons la chance que nous avons. Actuellement nous sommes dans la maison d’un ami de Juan, Edgardo, au bord du rio San Javier. Le soleil se lève sur la rivière, il est 6 heures. Le chant des oiseaux nous ramène des bras de Morphée. Il y a très longtemps que je n’avais pas senti un bien être pareil. La vie semble douce et sucrée. Je regarde Sandrine se réveiller. Cela me fait penser à une renaissance. Enfin nous prenons le temps de vivre et d’aller vers les autres. Si vous êtes de passage dans le coin, n’oubliez surtout pas d’aller saluer Juan et ses amis.
Franck et Sand

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  • Un gaucho
pir74Auteur : Postée le 07 février 2007 par pir74
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