Etape 6 : Murg – Flims-Waldhaus, 80,3km

Tour de Suisse à véloUn récit/album du carnet de voyage :
Tour de Suisse à vélo
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Je me lève beaucoup plus tard que d’habitude, prenant une bonne nuit de repos. La journée s’annonce encore caniculaire, j’ai déjà très chaud rien qu’en me promenant le long du lac et dans la ville, très touristique. De l’autre côté du lac se trouve le village de Quinten qui a la particularité de n’être atteignable qu’en bateau ou à pied. En effet aucune route n’y mène en raison du terrain très escarpé où ce trouve Quinten.
Comme prévu la veille, je décide donc de repartir tôt après le déjeuner pour parcourir les 80 km qui me séparent de Flims-Waldhaus dans les Grisons. La route longe le lac jusqu’à Walenstadt, extrémité est de Walensee. Je continue en direction du Liechtenstein. Ce sont mes premiers kilomètres où la route ne rend pas bien, le revêtement n’étant pas lisse. ce qui est assez rare pour le réseau routier suisse. J’arrive à Sargans, où j’en profite pour remplir mes bidons. De là, je prends la direction nord, pour faire un petit détour par le Liechtenstein et pour m’accorder une petite montée supplémentaire. Et je ne serai pas déçu ! Après avoir du affronter un vent de face terrible pendant environ 5 km, je tourne à gauche peu après Trübbach, patrie de Martina Hingis pour la petite histoire, et me retrouve sans le savoir au Liechtenstein, un panneau m’indiquant que je suis dans la ville de Balzers. La frontière est inexistante ou bien discrète. D’un coup d’oeil, on peut apercevoir la plus grande partie de ce territoire très montagneux de 160 km². Je fais le tour de la ville, aux maisons très colorés. L’endroit est désertique, je n’aurais même pas l’occasion de voir un Liechtensteinois (à vos souhaits !) dans la rue ! Je repasse la frontière cette fois-ci visible par les drapeaux nationaux et régionaux des 2 pays, rien de plus, et j’attaque le Luziensteig. Je suis surpris par la raideur de cette côte de 4 km qui frôle souvent les 10%. L’endroit est vierge de toute habitation, j’avais rarement vu d’aussi vastes prairies sans aucune trace humaine.
Une fois franchi le sommet de ce petit col, on se retrouve au pays d’Heidi, Heidiland, lieu où se déroule l’histoire de la jeune orpheline Heidi, romancée par Johanna Spyri. Le chalet d’Heidi se situe à Maienfeld, ville habituellement très fréquentée de Japonais, fans du roman, mais je ne verrai aucun car touristique. Je rejoins Landquart, ville la plus à l’est de mon parcours, je suis donc à partir de ce point-là sur le chemin du retour ! Je remonte ensuite la vallée du Rhin, petite rivière à ce niveau-là. Le vent violent dans mon dos cette fois me porte littéralement, j’atteins des vitesses en faux plat montant assez exceptionnelles compte tenu du chargement, autour de 40-45 km/h. La liaison avec Coire, chef-lieu des Grisons se fait donc rapidement.
La ville est grande, la plus importante que je traverserais, et je retrouve là les joies de la circulation urbaine, avec son lot de feux, de rond-points, et de conducteurs exemplaires ! Je poursuis la remontée de la vallée du Rhin jusqu’à Tamins, avant de bifurquer sur la droite et d’attaquer la réelle difficulté du jour qui me mènera à la station de Flims. La chaleur est étouffante, je me retrouve à l’abri du vent, en plein soleil, comme le deuxième jour. Il me reste très peu d’eau et je dois l’économiser jusqu’au terme de l’étape ne sachant pas si j’allais trouver une fontaine sur la route. Au bout de quelques kilomètres d’ascension, je m’arrête profitant d’un coin à l’ombre, pour essayer de me rafraîchir car je sens la chaleur me monter à la tête. Je m’arrose le visage au goutte à goutte pour garder de quoi m’hydrater aussi. Je reprends la route, le soleil est vraiment de feu. Le paysage est magnifique mais je n’ai pas la lucidité de prendre des photos, je suis à moitié ailleurs. Un peu plus haut, j’arrive à un croisement, avec un tunnel d’un côté et la poursuite de la montée de l’autre. Le choix est vite fait : le tunnel est interdit à tous les véhicules non motorisés. Je continue donc de grimper, heureusement le sommet n’est pas loin et ô miracle, une fontaine m’y attend ! Il vaut mieux ne pas regarder dans la fontaine (pleine d’algues), mais l’eau n’a pas mauvais goût, je me réhydrate et m’asperge donc au maximum.
Après cette nouvelle pause bienvenue, je continue de récupérer avec une petite descente qui rejoint l’autre embouchure du tunnel. Aussitôt après, la route s’élève à nouveau et je me remets à mouliner. Et au bout de 4 km, j’arrive à Flims ! Je fais mes courses au premier commerce, je me fais quelques plaisirs comme chaque soir, chips au paprika, gâteau ; bref, rien de bien diététique ! Je pars ensuite à la recherche du camping, et après avoir eu peur de le rater, je le trouve finalement à la sortie du village en contrebas de la route. Il est assez tard, vers les 18h, et déjà toutes les tentes sont installées dans la parcelle réservée à cet effet. Je n’ai pas le choix, il ne reste qu’une petite place au milieu, sur le terrain où les enfants jouent au ballon. Et je passerai la soirée entre les cris et les tirs... Rien de reposant après cette journée épuisante...

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BillouAuteur : Postée le 09 février 2007 par Billou
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