Le Temps du Bonheur

To East Hitch-HikingUn récit/album du carnet de voyage :
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Je suis prêt. Ni angoisses douloureuses, ni empressement puéril. Je ne ressent plus le temps comme une contrainte et c'est à partir de là que je me libère du cycle confortable d'une vie comme les autres.
Ce mois de septembre, comme la ferveur d'une rentrée scolaire, de nouvelles rencontres et des premiers coups d’œil sur l'avenir proche qui se dessine, à été une réelle renaissance. Rien ne s'arrête plus. Tout est mouvant, comme un paysage constamment balayé par différents flux de courants d'air doux et épicés à la fois. Ma métamorphose est bien entamée.

Je pense autrement, je gère mes émotions avec délicatesse. Je cherche, farfouille et creuse à travers les galeries de la compréhension. Je travail mes réflexions et accomplis en quelques jours un parcours qui, d'ordinaire, semble devoir prendre beaucoup plus de temps.

"Le bonheur n'existe que s'il est partagé."

C'est justement le pilier porteur d'une certaine distorsion temporelle, puisque les moments que j'ai passé avec mes amis, mes amours fraternels et sentimental, ont étés autant de "dos d'ânes", de ralentisseurs sur ma vision du temps. Lorsque je me suis arrêté sur leur vie, j'ai ressentis très vite le besoin de profiter pleinement de leur contact, leur amour. Et c'est tout naturellement que l'horloge invisible apaise son rythme, prend une ampleur visuelle et sonore paisible, agréable et que de longs regards échangés entre nous tous, ressemblent à toutes sortes de théorèmes sans fin sur le plaisir de partager cet instant.

Si le temps ne s'arrête pas encore, il me paraît possible qu'il s'efface le long du voyage. Déjà je commence à me sentir éloigné de ma planification spatio-temporel habituelle, parce qu'il y a plusieurs de mes amours ; ma petite sœur, ma famille, certains amis, ma chérie ; que je ne reverrai pas avant de partir. Je ne suis pas triste pour l'instant. C'est le commencement, je vais bien et tout l'amour qu'on me donne est comme une énergie qui remplie mon moral de positif, de belles images, de bien-être et surtout du plaisir qui existe enfin entre mon voyage et mon être.
Il se peu, à vérifier, que vivre et être soient deux états dissociables l'un de l'autre. Comme le train et la voie ferrée, l'avion et le ciel, la planète et l'univers, même si les seconds sont aussi les premiers, les premiers vivent leur propre voyage. L'univers est à la fois tout le reste que nous ne sommes pas et ce que nous sommes jusqu'à la moelle. Et je décide de sortir du train pour marcher un peu, me dégourdir les tripes, me tordre le coup de découverte, vomir aussi la graisse et les toxines de mon adolescence.

Je suis prêt. Je suis adulte.

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DawPyAuteur : Postée le 27 September 2011 par DawPy
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