To East Hitch-Hiking

Carnet de voyage en Europe de l'Est

Pêcheurs
Mer noire Ville Bains

L'Europe rassemble des cultures dont les origines ne proviennent pas toutes de la même rivière. Cependant, la source de toutes nos civilisations est bien la même que celle du voyageur itinérant qui sait regarder une ville, un bâtiment ou une seule pierre de la même façon qu'un paysage remplit d'histoires à raconter. Je tends mon pouce de stoppeur à l'affût de ces rencontres qui parlent et qui apprennent à vivre. Les manières, les langues et le contact avec les automobilistes varient d'un pays à un autre, d'ouest en est de notre continent. Il faut donc s'attendre à se faire insulter, savoir recevoir un simple sourire ou un regard haineux de la part de gens angoissés, stressés ou seulement pas dans leur assiette. En "Stop", il n'y a pas de hasard, si tu attends longtemps à un endroit sans te décourager, c'est que tu attends la bonne personne. Celle qui t'emmènera là où tu devais aller. C'est un moyen de locomotion gratuit et qui doit le rester au maximum. Il n'empêche pas de partager sa propre nourriture, de toutes sortes, et surtout un bout de chemin, même de quelques kilomètres.
Il est nécessaire d'être patient, et avoir un peu de courage, pour supporter le voyage. Mais quel plaisir à l'arrivée, de penser à tous les visages croisés, les regards échangés, les bonnes paroles et les histoires accumulées... Dans un petit carnet.

Durée : 52 jours ( du 30/09/2011 au 21/11/2011)
Zone : Europe de l'Est (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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DawPy
Carnet de voyage créé par DawPy
Le 11 July 2011

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Préparation, premières méditations

Une bonne préparation est déjà un voyage en soit. J'expérimente toutes sortes de situations, affin de mieux me connaître, et être sûre de pouvoir supporter le voyage dans les conditions prévues.

Évidemment, tout ce qui semble prévisible n'est que probable car la vie est faite ainsi, que d'un calcul de probabilités. Alors voilà, je vie en ce moment dans une caravane, confort réduit à celui d'un camping familiale. J'y suis très bien. Je travail au Bar-restaurant tous les jours et anime quelques activités pour les ados. C'est pas un travail stressant, mais la fatigue s'accroît au fil des semaines. C'est une première expérience, le rythme de vie quotidienne à besoin de se réglé un minimum pour tenir le coup. Équilibrer ses semaines ; sport, relaxation, lecture et réflexion, détente ; tout un programme à élaborer afin de rester souriant et en bonne forme physique.

Le camping est situé en pleine Chartreuse, au milieux des roches et des forêts qui ont hébergées depuis des siècles les moines chartreux, dont la liqueur d'élixir de longévité fait sourire beaucoup de visage, surtout après quelques verres.

Moi je ne bois pas. Enfin, je ne bois plus. Après quelques années d'excès, je me conditionne pour ne ressentir plus aucun manque de quelque produit que ce soit. Je diminue petit à petit la cigarette. A partir du moment où je souhaite me rapprocher de la nature, de la vérité, je comprends qu'il est nécessaire de ne plus consommer de la même manière. C'est important pour moi de faire les choses étapes par étapes et d'apprendre par mes propres erreurs. Je remets en question mon mode de vie sans rien regretter. Je choisis mon prochain itinéraire philosophique et rencontre de nouveaux états d'âme, remarque que de vieilles questions trouvent leurs réponses avec logique et évidence. J'avance. Et même si je ne suis pas forcément dans la "tendance" je vois bien que je suis dans la bonne direction.

Bon, il faut qu'on parle de quelque chose d'important, il me semble. Voilà déjà plus de quelques heures qu'il pleut sur la Chartreuse. Les montagnes se sont cachées sous un épais voile grisâtre et il tombe des seaux d'eau fraîche de ce ciel orageux. Le tonnerre gronde et quelque flash d'éclairs donnent une profondeur relative à ce spectacle inquiétant. Imaginons maintenant que l'on ne soit pas à l'abri et au chaud derrière l'écran d'ordinateur mais en voyage, en autostop ou justement, à tendre le pouce espérant que quelqu'un passe et nous prenne. La situation est terriblement désagréable. Comment se préparer à ces conditions apparemment insupportables ?

Premièrement, la protection contre la pluie, l'humidité et le froid est, à priori, notre priorité. Le matériel nécessaire est évident, un maximum de couches chauffantes (tee-shirt manche longue, sous-pull anti-transpirant, polaire et imperméable) pour le haut du corps ; les pieds au sec (chaussette, sac plastique si possible, chaussures adaptées) c'est un facteur de bonne santé et d'hygiène ; et pour finir, tenir ses jambes au chaud (collant épais, pantalon imperméable) permet de supporter le froid et la fatigue plus longtemps, de s'assoir sur une roche ou un mur sur le côté d'une route.

Imaginons maintenant que personne ne passe sur cette route, ou pire, que l'on se retrouve en pleine tempête de neige ! On a déjà vue tomber un mètre de neige en moins de deux heures, au mois de mars. Alors en Roumanie au mois d'Octobre... Il existe aujourd'hui des allume-feu légers et efficaces par tout temps. En avoir un est INDISPENSABLE. Si la pluie mouille, c'est vérifié, elle pénètre partout, même très bien protégé, un pied dans une flaque au moment où l'on remarque une ouverture à la cheville et... On connait tous la suite, ça nous dérangeait pas quand nous étions enfants, mais là, perdu en pleine nature (ou presque) c'est pas la même. Alors voilà, le feu ça réchauffe, ça revitalise et ça sèche ! Il suffit de s'enfoncer un peu dans un bois pour découvrir que les arbres protègent le sol. On y trouve souvent du petit bois quasi sec et toutes sortes de combustibles rapides (mousse, champignons d'arbre, écorces, fougères, feuilles, etc.) Les précautions à prendre pour allumer un feu en pleine tempête sont moindre, c'est à dire qu'avec intelligence, on se place plutôt en lisière, sous l'abri naturel le plus au sec en regardant juste que rien ne partira en flammes au-dessus du foyer. Autour, il suffit humidifié la zone en direction de la forêt si elle s'avère sèche mais le reste étant sous les cordes de pluie, il n'y a pas de risque. Attention toutes fois, si le feu est un ami, il est facilement incontrôlable. En cas de chaussette mouillée, il suffira de les pendre à une branche et d'en profiter pour se sécher les pieds. Si On à pas eu le temps de réagir, de se couvrir et que l'on est complétement prit par l'humidité, il est garantie que se dévêtir et se changer intégralement reste la meilleur solution.

Dans tout les cas, il ne faudra pas hésiter à frapper aux portes proches s'il en est. Il y a de grandes chances d'être accueillit et protégé le temps de reprendre au moins son souffle. On est jamais à l'abri de très bonnes rencontres lorsque tout semble être pénible !
La pluie est bonne pour qui connait son impact sur la nature. D'ailleurs, si l'eau est recueillie, elle peut devenir thé, café, boissons énergétiques qui relancent le pas sur la route, ou diner consistant chaud avant de repartir sous les flots.

En ce qui concerne la neige, je n'ai pas encore réfléchis à comment construire un abri de fortune ou un iglou, j'ai hâte d'apprendre sur le tas ! A suivre...

Chartreuse, massifs rocheux et forêts sombres
Peace'n Treking
Mt-Blanc
Mt-Blanc
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Pomme, ou la petite histoire de l'être compréhenssif

Son esprit calcul toutes les probabilités, qu'on chacune de ses certitudes, d'être des vérités importantes à comprendre.
En comprendre le sens commun, et surtout leurs as-servitudes à la vie.
Car il faut bien ça, la vie, comme point de commencement à toute question méritant une vraie réponse.
Le calcul se présente à son esprit sous la forme d'un rêve éveillé, dans lequel chaque son, du chant d'une cigale au passage d'un avion, symbolise une vision. Tel un film aux plans raccords travaillés autour des effets sonores. Ou ce livre magique pour enfants, dont les pages tournées, coupent et déchirent violemment ; comme une mise à l'épreuve ; le désir d'entendre, de voir, savoir et enfin comprendre ce qui devrait suivre. Le calcul lui-même n'est que probablement certain.
Mais la vérité est si fréquemment importante, bien plus que l'illusion, que son esprit croit devoir déjà prendre à cœur la nécessité de la rechercher.
Il abandonne alors ses réflexions à cette étude, aussi précise que possible, de la compréhension.
Comprendre s'apprend et fait peur. Il a parfois le vertige et ne se fait à lui-même pas toujours confiance. Ce n'est qu'un être humain. C'est Pomme.

Voie
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Le Temps du Bonheur

Je suis prêt. Ni angoisses douloureuses, ni empressement puéril. Je ne ressent plus le temps comme une contrainte et c'est à partir de là que je me libère du cycle confortable d'une vie comme les autres.
Ce mois de septembre, comme la ferveur d'une rentrée scolaire, de nouvelles rencontres et des premiers coups d’œil sur l'avenir proche qui se dessine, à été une réelle renaissance. Rien ne s'arrête plus. Tout est mouvant, comme un paysage constamment balayé par différents flux de courants d'air doux et épicés à la fois. Ma métamorphose est bien entamée.

Je pense autrement, je gère mes émotions avec délicatesse. Je cherche, farfouille et creuse à travers les galeries de la compréhension. Je travail mes réflexions et accomplis en quelques jours un parcours qui, d'ordinaire, semble devoir prendre beaucoup plus de temps.

"Le bonheur n'existe que s'il est partagé."

C'est justement le pilier porteur d'une certaine distorsion temporelle, puisque les moments que j'ai passé avec mes amis, mes amours fraternels et sentimental, ont étés autant de "dos d'ânes", de ralentisseurs sur ma vision du temps. Lorsque je me suis arrêté sur leur vie, j'ai ressentis très vite le besoin de profiter pleinement de leur contact, leur amour. Et c'est tout naturellement que l'horloge invisible apaise son rythme, prend une ampleur visuelle et sonore paisible, agréable et que de longs regards échangés entre nous tous, ressemblent à toutes sortes de théorèmes sans fin sur le plaisir de partager cet instant.

Si le temps ne s'arrête pas encore, il me paraît possible qu'il s'efface le long du voyage. Déjà je commence à me sentir éloigné de ma planification spatio-temporel habituelle, parce qu'il y a plusieurs de mes amours ; ma petite sœur, ma famille, certains amis, ma chérie ; que je ne reverrai pas avant de partir. Je ne suis pas triste pour l'instant. C'est le commencement, je vais bien et tout l'amour qu'on me donne est comme une énergie qui remplie mon moral de positif, de belles images, de bien-être et surtout du plaisir qui existe enfin entre mon voyage et mon être.
Il se peu, à vérifier, que vivre et être soient deux états dissociables l'un de l'autre. Comme le train et la voie ferrée, l'avion et le ciel, la planète et l'univers, même si les seconds sont aussi les premiers, les premiers vivent leur propre voyage. L'univers est à la fois tout le reste que nous ne sommes pas et ce que nous sommes jusqu'à la moelle. Et je décide de sortir du train pour marcher un peu, me dégourdir les tripes, me tordre le coup de découverte, vomir aussi la graisse et les toxines de mon adolescence.

Je suis prêt. Je suis adulte.

Emergence
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Standby

Ce sont plusieurs angoisses qui vont et viennent dans mon esprit. Je n'ai pas peur, je suis lucide. Juste les nerfs qui chauffent par moment. Il y a la séparation. Il y a la préparation. Mais ce qui, autour de tout le reste, me déstabilise le plus, c'est l'attente. Je veux partir.
Je devrais recevoir un e-mail et même un message sur mon téléphone à propos de mon visa, dès qu'il sera disponible au retrait. Je commence à pré-sentir le départ mais rien ne m'assure que ce sera aujourd'hui ou demain, ou pire, plus tard. Je squatte, je quitte des gens en leur disant qu'on ne se reverra pas et je les recroise le lendemain. C'est de plus en plus difficile d'interpréter mes sentiments, suis-je content de passer du temps ici, dans une ville que je connais par cœur ? Profiter des instants présents est compliqué quand on a la tête ailleurs. Je suis divisé et j'attends de pouvoir me retrouver, une fois sur la route. Comme en position STANDBY, je consomme de l'énergie et j'en suis navré, mais à l'instant, peu de choses me passionne. Je suis de plus en plus étouffé par la triste régularité des jours qui passent, dimanche soir, apéro et aujourd'hui, une nouvelle semaine comme la dernière se prépare. Je veux partir avant d'être entraîné dans la consommation que je connais trop bien. Et le manque affectif est bien présent, j’espère que ça ce calmera après mon départ. Elle me manque. Il faut que j'y aille. Je voudrais pas finir par paniquer. Alors, si ça dure encore quelques jours, je vais monter sur Paris, attendre là-bas. Au moins, ça me dépaysera un peu. J'aime les gens qui m'entourent, je les connais. Mais maintenant, il faut que je dise au-revoir. Deux jours, pas plus. Je pars Jeudi.

Au fond des choses
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Sur le pont

Voilà, je suis à Paris pour récupérer mon visa indien. Je suis partis hier matin de Besançon, la larme à l'œil en remerciant Chris'n Jul' d'exister. C'est après quatre heures d'attente, que la première voiture de mon voyage me prend. Un mec genre mafia polonaise, la tête plus grosse que les épaules, le crâne dégarni et un accent grave et autoritaire. Un patron. Un chef d'entreprise, tout le temps au téléphone et au volant. Très gentil, il comprend très vite où il doit me déposer et m'y emmène volontiers. Il fait une queue de poisson à un type en entrant sur l'autoroute : "Qu'est-ce que tu me veux, salopard ?! Vas te faire foutre !" Je me suis enfoncé dans mon siège. Le type lui passe devant en le serrant sur la droite. Le polac' vacille sur la bande d'arrêt d'urgence et le laisse passer. Moi j'ai passé une nuit blanche, j'ai bu un café "dégueux" je viens d'attendre quatre heures sur le péage, je commence à m'endormir. Dijon, un voyageur m'emmène à Auxerre, très sympa. On parle voyage. Auxerre sur une station, je fais ma demande poliment à quelques personnes seulement et tombe sur deux mecs en 4x4. Bref, Paris à la tombée de la nuit, je retrouve Adrien, mangeons et sortons dans un musée des arts et des métiers. Soirée électro dans les salles du musée. Très surprenant, une autre dimension musicale dans laquelle j'ai du mal à entrer, nous rentrons tôt et enfin, je dors. Je vais récupérer mon visa aujourd'hui, mais le centre de retrait n'ouvre pas avant 16h. C'est du coup probable que je ne reparte que demain. L'aventure commence.

Salut la compagnie
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Coup de boule

En effet, j'ai vraiment les "boules" !
J'ai passé 6h sur le spot à l'entrée de l'auto-route A6 en direction de Lyon, Porte d'Italie à Paris.

Paris, la ville la plus inhumaine de France. Sérieusement, j'y ai passé deux soirée intéressantes, accompagné d'anciens bisontins, des amis intéressants. Mais tout paraît si compliqué autour de la possibilité d'être comblé d'évènements distrayants. Dans le métro ou dans les rues, les gens qui croisent ton regard son absents. Ils n'ont pas de consciences. Ils n'ont pas de sourire. Je tente plusieurs fois de capter quelque chose, mais petit à petit, c'est moi qui perd la notion du contact et suit sans m'ouvrir autant que d'habitude à la rencontre. Je suis gêné, ma voix se casse, et si une personne magique me parle, j'arrive tout juste à lui demander son mail. Ouf ! C'est un bon contact pour la Turquie, il en vient. Mais sans Hadrien, rien n'aurait été possible, j'ai bien fait de le contacter.

Mais voilà que je me fais insulter sur le bord de la route ! C'est dingue, le mec klaxon, je me retourne et le vois dans son espace m'attendre en double file 5 mètre derrière moi. Je soulève mon sac, enfin ! Il commençait à faire froid et à pleuvoir. Je cours, traverse la route, je touche presque l'arrière de la voiture lorsqu'il avance d'un mètre, je pense alors qu'il est contraint de se serrer pour laisser passer les autres qui foncent, klaxon nerveusement. Mais quelle bêtise. Le mec ne m'attends pas, il avance tout doucement, je fais quelques pas encore avant de lever les yeux sur son sourire méchant ! Genre : "Cours connard de stoppeur ! Tu crois que je vais te prendre dans ma voiture ? Tu rêve !" Je suis sur le cul, le mec m'insulte, j'entends rien dans le bruit ambiant. Il se fous de moi et s'en va en klaxonnant et en se marrant. Je lui lève mon majeur tétanisé. Je vocifère que c'est un salaud ( en plus moderne ) et fais demi-tour. En retraversant la route, je réalise que beaucoup ont observés la scène. Je jette ma pancarte au sol, dégoûté. Même en Italie, si nous avions subit quelques insultes avec un accent agréable, rien de si absurde et inhumain nous était arrivé.

C'est donc par fatigue et dépit que la décision s'est prise de prendre le TGV, deux heures de trajet.
Pas de hasard, je m'installe et face à moi s'assied Martin. Un jeune homme passionné de Cinéma et étudiant dans cette branche. Nous parlons de nos aventures et nos passions. Nous nous souhaitons bonne chance. C'est presque irréel. J'ai l'impression, en y repensant de m'être parler à moi-même. Peut-être me suis-je vraiment écroulé de sommeil et aurais-je alors rêvé d'un moi intérieur sympathique avec qui échangé et transformé ma colère en réflexion modérée ?

Je retournerai certainement à Paris un jour, mais pour le moment je préfère même pas en entendre parler. Je foutrais bien un gros "coup de boule" à la tour Eiffel, au risque de déverser ma cervelle sur les Champs-de-Mars et le palais du Trocadéro. Aussi, afin d'éviter de partir à l'aventure avec ce négatif dans les guiboles je décide de prendre mon temps chez mes parents. Deux jours devraient me suffire pour reprendre du tonus. Une lessive, un peu de lecture et quelques discutions avec le père et la mère me feront le plus grand bien.

Merci à tous ceux qui m'ont envoyés leurs énergies, leurs messages sont bienvenus. Vous m'avez peut-être protégés de bien pire en cette journée perdue. Un conseil pour les "Stoppeurs", Porte d'Italie est un mauvais spot. Préférez la N7 de Villejuif accessible par le Métro 7.

Entrée A6 Maudite
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Repos

Il est difficile de deviner à quel moment il est nécessaire de s'imposer du repos. Il faut bien se connaître pour savoir si les difficultées à venir vont être franchissables dans l'état dans lequel nous sommes. Au moment de prendre une décision ; je continus ou je patiente, J'y vais ou je reste encore ; il faut absolument prendre le temps d'y réflèchir et analyser la situation avec bon sens.
N'ayant pas arrêté de bouger, de rencontrer, de fêter ces rencontres, d'aimer et de vivre depuis début septembre, je me rends compte que je n'ai pas pris le temps de me reposer.
Aujourd'hui, je suis chez mes parents depuis dimanche soir. J'ais pris mon temps. Bien dormir, se préparer et discuter du voyage avec eux m'a permis de me re-centrer. Je pars demain et tout va bien !

Horizon
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Big In Ning

La peur...
Une émotion naturelle, primitive, animale et instinctive à équilibrer. Outil essentiel au cheminement de la compréhension... Est belle.
Mais c'est l'Amour qui me fera devenir Humain.
Je prends la Route.

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Du soleil dans une flaque

Suisse.
Hormis le temps d'adaptation au clavier en qwertz et non pas en qwerty, relativement proche de notre azerty, et spécifique au pays ( ? ), je me sens accueillis comme "chez nous." Je viens de m'éclipser de mes premières bonnes rencontres et prends le temps de penser à mon trajet. Mais avant tout, voilà ce qui saute aux yeux.

Une utopie me semble être une surface plane qui constitue l'une des nombreuses facettes d'un prisme. Une couleur. Un simple rayon lumineux d'une intensité quelconque. C'est aussi un paysage inoubliable. Elle est une autre preuve que nous débutons toutes choses dans l'incompréhension la plus totale. Mais elle se bat aussi pour nous la faire oublier. Comme si le bonheur était un produit en promotion. L'utopie se débrouille pour donner l'illusion d'être rassurante et accessible.
Alors je cherche un autre rayon à travers le prisme. Comme la roue d'un vélo, il en faut quelques-uns pour faire tourner le monde. Il en existe d'ailleurs, de toutes intensités. Ils proviennent de nombreuses sources.
L'acceptation et le sourire sont des médiateurs universels de l'ouverture aux autres. Si certains jouent avec le virtuel, d'autres parlent du réel.
Je parle aisément avec ces derniers.
Déjà, la cigarette. La santé ou la bourse. La taxe est-elle un partage des richesses ? Ca va peut-être un peu loin pour en griller une ou deux, mais c'est pas grave, la conversation est intéressante. Nous soulignons plusieurs points de vues et sommes d'accords en ce qui concerne la consommation. Le confort et le plaisir sont une chose, mais l'abus et le luxe sont des excès qui me paraissent inhumains, compte tenu des conséquence.
Rien n'est regrettable, tout est dosable. Je connais le confort, mais si je ne connais pas le reste, je ne comprends pas. Je doserai plus tard.
Pour le moment, je savoure le choix de ma route. Il y a ce magnifique couché de soleil sur le lac depuis le balcon d'une autre colocation culturelle, que je viens de louper puisque j'écris. Pas de photo cette fois-ci. Je me rattraperai.

Encore une chose, je ne me souviens plus de tous les prénoms, beaucoup n'habitent pas l'appartement, mais c'est un grand mec barbu et toujours souriant qui me lance sur la piste des "indignés." Apparemment, samedi à Genève et Zurich, le mouvement émerge pour la première fois en Suisse. Je vais jeter un oeil ?
Le sifflet du départ à sonné. À tout... "Rnicotti, tournicotta."

Du soleil dans une flaque
Top 10 des couchers de soleil
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Le lien du confort et autres découvertes

Je n'y arrive pas.
Peut-être pas encore. Je suis tellement lié à la vie que je tente de rompre. La violence physique de cette rupture est presque insuportable. Cette nuit, j'ais rêvé de ma petite soeur, Camille. Elle me faisait rire. Elle n'arrêtait pas de se tordre en racontant des blagues. Puis, j'ais sentis mon ventre se noué aussi, mais pas de plaisir. Des contractions musculaires bien réelles m'ont tirées d'un sommeil trop léger. Mon corps souffre. Je n'ai pas réussis à me reposer. Ma tête n'est qu'un fumoir où les angoisses parlent trop fort. Je suis encore divisé. Dois-je continuer à voyager seul. C'est dur, vraiment. J'ais besoin à la fois de rester où je suis et de poursuivre ma route. Suis-je réelement capable de quitter le confort ?
C'est une question tellement stupide du point de vue de ma philosophie que je panique en me la posant. Je me sens faible. Je sais que si mon état d'esprit ne reprend pas le dessus ces prochains jours, mes peurs et mon désir de faire demi-tour vont m'emporter. Je me sens mal. Je ne sais plus quoi penser de tout ça.
Je vais tenter de méditer au risque de perdre les pédales.
Je pense à la chance que j'ais de rencontrer Bern, un monde nouveau à mes yeux. Et pourtant, la révolution artistique et pacifique dont nous rêvons parfois est déjà née.

Bern, l'humaine.

Plus petite que Besançon et on s'y sent comme dans une capitale culturelle importante. il y a la vie, il y a l'humain, l'essence de sa folie créative, l'esprit ouvert et accueillant. Je suis passé dans ce "squat" organisé où l'autorité policière serait inutile, inéfficace. D'ailleurs, depuis les années 80, plus aucune magnifestation violente entre les alternatifs et les forces de l'ordre n'aurait frappée la ville.
Tout le monde sourit à la vie ici ? Oui, c'est ça. Parlons, Buvons, dansons, marrons-nous. Nous discutons de la nécessité, au final, d'avoir un lieu hors social pour à la fois centrer et maîtriser nos pulsions de révolte. Ici, la liberté est parfois illégale mais son acceptation au sein de cette place légendaire en Suisse, permet aux quelques dérives de la jeunesse de ne pas devenir l'excès violent des grandes villes.

Ce matin, Frank prépare un bon petit déjeuner. La radio que nous écoutons passe d'une émission musicale italienne à un reportage en français sur la politique suisse. Frank m'explique que la volonté de cette chaîne est de donner à tous une expression de leurs identitées.
Que dire d'autre sinon que toutes les villes devraient ressembler à celle-ci. Un accord entre tous, évolutif biensûre.
Les élections fédérales, la semaine prochaine, risquent de tout changer.

Pour moi, le changement se fait attendre.

Je tremble, j'ais froid puis j'ais chaud et des spasmes me tirails l'estomac. Je voudrais me calmer, me rendre compte de toute la chance que j'ais. Mais les symboles de cette chance sont au fond de moi et concrètement je me sens seul.

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