Retouvailles familiales

Carnet de voyage au Togo

Anne et moi-même

Fribourg (Suisse), ~50`000 habitants, est la capitale du canton du même nom. En déplaçant la carte vous trouverez au nord le village de Courtepin, 1`700 habitants, où nous sommes domiciliés. De là nous nous sommes déplacés à Genève pour prendre l'avion via Paris et Lomé capitale du Togo, Afrique Ouest. Ce voyage avait pour but principal la comméroration du décès de la maman de ma femme togolaise. Nous sommes restés 3 semaines à Lomé où Anne possède un pied-à-terre. Voici notre carnet journalier.

Durée : 1 jours ( du 07/08/2004 au 07/08/2004)
Zone : Togo (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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WaltiH
Carnet de voyage créé par WaltiH
Le 29 juin 2007

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Préparation pour le départ

Les préparatifs, c'est bien sûr les bagages. Les habits, les friandises à distribuer, et évidemment les cadeaux plus conséquents tel que chemises, tea-shirts, etc...
Mais le plus important ce sont les vaccins et les pillules à avaler avant même d'avoir vu l'Afrique.

Médecine
Anne et moi-même
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Jour J

06.00 h. debout, petit déjeuner substantiel avec café. Anne se coiffe. Pitchou, notre chien, tourne en rond. Il restera à la maison. Départ pour Genève-Cointrin en voiture. Les enfants nous accompagnent, Seli est au volant. A destination enregistrement des bagages et premiers stress, nous nous égarons dans les couloirs et ne pouvons plus sortir de l'aire de départ, sécurité oblige. Nous avons quand même fait nos adieux à travers les vitres. Embarquement à 11.25 h. et envol 12.00 h. en direction de Paris. L'horraire a pu être avancé de 2 h. chance. Vol impeccable. Arrivé à Paris-Charles de Gaule, il faut se coltiner les petites valises de 12 kg à travers de longs couloirs. Merci Aurélie d'avoir cassé la poignée. Puis tout de même transfert par bus au terminal pour Lomé. Attente 2 h. départ prévu 15.55 h. Jusque là, lèche-vitrines chacun son tour, faut pas laisser les bagages. Embarquement à l'heure. Le chef de cabine doit recompter 3 fois les passagers pour arriver à la quantité enregistrée, 252 pièces. Nous avons été placé en classe affaire, c'est normal avec nos bonnes têtes. Dès occupation des sièges, distribution de serviettes chaudes. Anne accepte un verre de champagne. 16.30 h. nous roulons sur la piste pour atteindre le point d'envol. Décollage parfait. Une heure plus tard s'est déjà l'heure de l'appéro. Champagne pour Anne et jus d'orange pous ma pomme. Nous faisons l'inventaire des accessoires mis à notre disposition. Tout une trousse : protège-yeux, Tampons auriculaires, écouteurs, etc... et un petit flacon d'eau. Chacun a devant lui un écran de télé pour afficher les informations du vol et regarder des films. Nous sommes à 10'000 m. d'altitude et la température extérieure est de -49° C. Le repas est servi, une merveille!! Puis séance TV avec commande individuelle. C'est le moment de changer d'heure sur la montre, il est 20.00 h. et l'heure locale 18.15 h. Nous sommes déjà au-dessus de l'Afrique. Encore 1066 km à parcourir, vitesse 900 km/h. 19.15 h. nous survolons Niamey, il fait nuit, le ciel est plein d'éclairs, c'est impressionnant. 20.00 h. descente sur Lomé. Distance parcourue ~4800 km.

Jour J
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Arrivée à Lomé

L'horaire d'atterrissage à Lomé donné par l'agence de voyage, 20.15h. En vol, c'est pour 20.36h et nous touchons le sol à 20.22h. L'heure c'est l'heure. Débarquement et direction le terminal pour récupérer nos bagages. Il faut 1h pour les avoir. Yves, le neveu de Anne, nous attend sur la galerie du hall de sortie avec quelques membres de la famille. Passage devant les policiers qui effectuent une fouille légère et nous sommes accueillis par le groupe. Embarquement dans la voiture-taxi du fils de Parfait, le frère de Anne pour nous rendre à la maison de Anne à Be-Kpota. Les femmes restées là nous reçoivent avec forces accolades. Sont présentes, Joséphine, soeur de Anne, Afi, une ex-femme de Parfait et Antoinette une amie, nomée Antou. Elles ont préparé un repas et il faut manger malgré notre peut d'appétit. Mais c'est exellent, riz sauce et poisson. Discution de retrouvailles et l'heure avance. Il est 11.30h les gens sont partis. Nous prenons notre première douche à l'africaine avec comme arrosoir un sceau d'eau rempli. Laver les dents avec de l'eau en bouteille, antivirus. Application généreuse de produit anti-moustiques et nous nous couchons. Pour nous couvrir un simple pagne, mais c'est suffisant, il fait vraiment bon.

A destination, Lomé
Deuxième groupe pour la bienvenue
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La maison chez Anne

Par une grande double porte en bois peinte en vert clair, nous entrons dans la cour. A gauche une autre porte donne accès à l'annexe comprenant 2 pièces et se trouvant à l'arrière de la maison principale. A droite une petite construction de 3 sur 3 mètres qui servait de magasin à la maman de Anne. Actuellement il y a la cabine téléphonique, le vieux comptoir etdes étagères branlantes au mur. De la cour nous pénétrons directement dans le salon. Deux divans à armature en bois et quatre fauteuils meublent cet endroit. Des découpes de pagnes servent de rideaux aux fenêtres. Dans un coin, la télé et un gros ventilateur. Dans l'autre une radio-cassette sans haut-parleurs. Une table basse est placée au milieu qui servira de table à manger. C'est simple mais plaisant. Un passage obstrué par un pagne méne à la chambre à coucher, une autre pièce libre et la cuisine. Entre deux les WC et la salle d'eau. La maison est raccordée à l'électricité mais pas à l'eau courante. Un peu moins de confort ne nous dérangera pas.

Plan de Lomé
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Installation du premier jour

04,oo h. du matin, réveil par le coq du voisin. Quelle teigne mais il chante bien. 06,00 h. encore dérangé, cette fois c’est la messe à côté. Nous pouvons suivre la cérémonie depuis notre lit grâce aux haut-parleurs. Puis la musique se met en route chez Yves derrière la maison, elle couvre tous les autres bruits. 07,00 h. debout, laver les dents. Nous prenons le premier petit déjeuné en Afrique composé de café en poudre que nous avons emmené et du pain acheté sur place. Anne allume ses premières cigarettes. 08,00 h. Parfait, le frère de Anne arrive pour nous saluer. Il a beaucoup maigri suite à sa maladie mais paraît de nouveau en forme. La femme de Yves, Adjoga, s’occupe de nous.
Le temps est couvert et la température agréable et nous nous hasardons pour une sortie devant la maison. Nous nous asseyons sur un banc au bord du trottoir. L’avenue est desservie par une route pavée à deux sens flanquée de chaque côté d’une voie plus étroite réservée aux mobylettes. Elles servent pour la plupart de taxi, moins cher que la voiture, et les avertisseurs font merveilles pour indiquer au client qu’une partie du siège est libre. Puis viennent les larges trottoirs où les marchants s’installent. C’est déjà plein de monde.
La matinée se passe tranquillement à nous installer. Vers 11,00h. Adjoga nous présente le repas. Adémé (légume) avec une montagne de pâte accompagnée d’une sauce, du poisson, des crabes. C’est délicieux et je me gave. Coutume oblige, Anne et moi sommes servis en premiers puis c’est le tour de nos hôtes.
Après-midi, nous nous rendons chez Joséphine, sœur de Anne. Elle tient un petit magasin comparable à nos kioskes pas très loin de chez nous. On y trouve des boissons, bonbons,savons, alcool fort, et toute sorte de bricoles. Bien entendu, un téléphone public. Afi et Antoinette sont de la partie. Grande discution sous les manguiers dans la court. Bière pour les femmes et jus de pamplemousse pour moi. Vers 15,00 h. la chasse aux poulets s’organise avec les enfants de Joséphine. Ils seront deux à passer à la casserole pour le souper. Nous goûtons au piment vert pur, oignons et Adjékumé (pâte de semoule de maïs fin cuite dans une sauce assaisonnée). Bien sûr, une "peufenée" de pâte. Autour de 18,00 h. nous rentrons en taxi qui nous prend CFA 500(fr. 1.25). Cette course aurrait coûté ~6.00 Fr(4.00 Euros). en Suisse.

Réveil
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Suite et fin du 8.08.2004

Arrivé à la maison, nous ne pouvons pas ouvrir la porte. Après quelques instants d’énervement, nous allons chercher Adzoga qui nous montre de tourner la clé dans le sens contraire de ce qui se pratique normalement. Il est 18,30 h. et la nuit est tombée. Çà se passe en une demi-heure.
Nous recevons la visite de deux jeunes filles, les copines de l’un des jumeaux de Joséphine. Il s’appelle Akoeté et est le petit frère de Yves. Une plaque de chocolat de notre stock de cadeaux est distribuée à chacune. Elles s’en vont.
Nous regardons des DVD de chansons assez vieilles. Elles coûtent sur place CFA 500 ( Fr. 1.25 ). C’est pas le Pérou, l’image est plutôt saccadée.
Arrive un fils de Parfait, encore un, nommé Mensah. Et loin une plaque de chocolat. Celui-ci aime bien la bière.

Il est 20,45 h. et je commence à flipper sérieusement, Anne aussi. La journée a été éprouvante après les retrouvailles et ces copieux repas. Nous allons nous coucher non sans avoir pris la douche.

Comme des cambrioleurs
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Première sortie en ville

Réveil vers 04,30 h. par la mélopée musulmane, précédée par le chant du coq et suivie par la tirade catholique. Le tout par haut-parleurs. Nous prenons la douche, un bon petit-déjeuner et nous nous préparons pour une première descente en ville. Le temps est couvert avec un peu de vent. C’est la saison de la mousson. Avant de partir, nous faisons le tour du propriétaire pour nous rendre compte de l’état des lieux. C’est pas encore trop mal. A 09,00 h. Joséphine se présente avec les carnets d’épargne bancaires que Anne lui avait confié. A 09,15 h. nous mangeons du riz avec du ragoût, juste pour tenir le coup jusqu’au retour !!!
Nous avons établi une liste de différentes choses à acheter. Y compris un réchaud à pétrole. Nous arrêtons un taxi devant la maison. Il est déjà bourré de gens mais nous nous asseyons l’un sur l’autre. Entrée à la banque BIA, Banque Internationale d’Afrique. L’argent envoyé depuis la Suisse n’est pas arrivé. C’est embêtant mais Anne avec tous ses carnets va nous dépanner. Puis direction le grand marché de LOME. C’est indescriptible, toutes ces couleurs, le mélange d’odeurs fortes de nourriture, d’épices. L’air est moite et il fait chaud. Les voitures frôlent la foule et ne parlons pas des mobylettes qui passent partout. Chacun et chacune fait son commerce, plus ou moins important sur des étals ou simplement sur la tête ou à bout de bras. Nous achetons des fruits ( à peler ), du poisson séché et un thermos. Il fait lourd au milieu de cette cohue, et çà bouge et çà crie. Nous en ressortons à 11,30 h. et piquons un taxi pour retourner à la maison. La course nous coûte CFA 700 ( Fr. 1.75 ) A peine rentré, voilà Adzoga avec le repas: du crabe, poisson séché, tripes et le légume Gboma en sauce. De nouveau c’est la fête pour mes papilles et mon estomac. Le tout est suivi d’un morceau de gruyère de nos valises accompagné de pain local. Je me permets encore deux petites bananes douces à souhait et une pomme pelée. Fin du repas. Joséphine s’en retourne chez elle.

Le marché de Lomé
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Après-midi du 9 août 2004

Anne a demandé à la jeune locataire de lui faire une coiffure. Elle est d’accord pour CFA 2’000 ( Fr. 5.- ). Anne s’asseye par terre et ça démarre avec des mèches bleutées. J’en profite pour prendre quelques mesures de la pièce cuisine. Je ferai un plan de tout l’appartement. Puis je vais faire une sieste dans la chambre à coucher. Je me suis un peu assoupi et il est 17,00 h. quand je me lève. Un des fils de Parfait venu en visite est allé m’acheter un journal, « Le Caméléon ». Çà passe le temps. La coiffure de Anne est pratiquement terminée, c’est joli. Adzoga va mettre de l’eau chauffer pour un café. Super ! Nous allons inaugurer le thermos.
Le temps de la journée, matin couvert et cet après-midi a été ensoleillé. Toujours un peu de vent.
19,00 h. Adzoga nous ramène une montagne de pâte pour finir la sauce de midi. Cela fait trois repas aujourd’hui. Attention au ventre. Yves rentre du travail. Il est livreur de cigarettes et circule toute la journée avec une vespa jaune de la couleur de la marque. Il vends des « YES ».
Nous nous habituons à rincer les toilettes avec le seau d’eau.
Discussion entre Anne et Yves. Il n’arrête pas de se plaindre. 21,00 h. je propose d’aller boire un verre. La femme de Yves nous accompagne. Nous marchons environ 15 minutes et entrons dans un bar avec terrasse à plein pied. Bière pour Anne, Cocktail de fruits pour Adzoga et un soda pour moi. On nous sert des bouteilles de 1lt. Sauf le soda de 7 dl. Le tout coûte CFA 950 ( Fr. 2.40 ). L’établissement s’appel « Hastiness ». La musique est moderne et forte par d’énormes haut-parleurs. Il faut pratiquement crier pour se parler. Juste devant la terrasse des policiers en tenue militaire arrêtent, au milieu, les voitures et au bord les mobylettes. Le mobile est la sécurité mais les mains se tendent et de l’argent change de propriétaire. C’est un appoint à leur salaire. Nous finissons nos boissons et retournons à la maison. Nous ne tardons pas de nous coucher.

Coiffure
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Balade jusque chez Joséphine

Debout à 6,00 h. Il y a longtemps que le coq a fini son speach. Douche à l’eau fraîche et laver les dents. 7,30 h. café , pain tout frais, fromage et deux petites bananes. Faut pas se laisser aller. Nous nous préparons pour marcher jusqu’à la mer. Adzoga s’occupe du ménage. Vers 9,15 h. nous partons. Tout au long du chemin, les cabines téléphoniques se multiplient, ce sont plutôt des cabanons de planches. Suivant le quartier, il s’affiche 75 ou 100CFA de taxe de base. Nous découvrons, des boutiques de toutes sortes, cosmétiques, conserves en boîtes, boissons, électriciens, menuisiers, coiffeurs et tous les ambulants et déambulants. En chemin nous bifurquons pour aller voir le terrain de Anne situé dans le quartier de Dzifa. C’est environ à 1/2 heure de la maison de Be Kpota. C’est grand et actuellement occupé dans le fond par des locataires. C’est une maison allongée avec trois entrées. Joséphine avait fait construire ces locaux avec l’argent de Anne. Un mur sépare ce coin du reste du terrain. Là c’est loué par une entreprise de ferraille à béton. Joséphine habite quelque part dans les environs. Nous changeons nos plans, la mer est trop loin pour aujourd’hui, et nous nous rendons chez elle. Nouvelles discussions à n’en plus finir. L’argent, l’argent !!! Il faudrait être sur place pour gérer les locations perçues. Anne loue les locaux non utilisés. La sœur de Anne en a déjà bien subtilisés. Anecdote: Anne lui a remis hier une somme importante pour couvrir les frais de la prochaine cérémonie pour le décès de la maman. Ce jour même il y a déjà des ouvriers qui font des travaux chez elle. Drôle de coïncidence ! Il faut voir ces gens, il y en a un qui pioche et les deux autres sont couchés à côté. Puis ces deux enlève la terre et c’est lui qui se repose. Il creusent une fosse septique de ~ 5/3 et 3 mètres de profond. Un boulot de fou, mais ils ont le temps. Tout à coup des cris. Et paf ! Deux poulets de moins dans la cour. 13,15 h. Afi nous a rejoint et pile le Fu Fu avec Joséphine. Je commence à avoir la dalle. 13.30 h. la première montagne de pâte arrive sur la table. C’est sympathique sous les manguiers dans la cour. Suit la sauce où surnagent les morceaux de poulet et les piments verts. Le !!!feu!!! est dans ma bouche. Mais c’est délicieux. 14,15 h. le repas est terminé et nous nous rinçons les mains, comme le veux la coutume, dans un grand bol d’eau préparé pour cet effet. Anne allume une cigarette et la conférence se remet en route entre les trois femmes. Les ouvriers persévèrent dans le creusage de la fosse. Nous avons éliminé quatre poulets en deux jours. Il reste une poule et sept poussins avec le coq qui prend un bain de sable. 16,00 h. nous sommes de retour à Be Kpota où j’avale encore une petite banane, une pomme et une orange. Quel appétit ! 19,00 h. Anne et moi sommes tranquillement assis au salon. Nous décidons de sortir et d’aller prendre quelque chose au Hastiness, le bar de hier soir. La musique est tellement forte qu’elle couvre le bruit de la circulation. Pourtant nous sommes installés à trois mètres de la route. J’ai appris en observant, que tous les coups de claxons sont en fait pour signaler aux clients qu’il y a de la place dans le taxi. Même manège pour les motos-taxi, mais là il n’y a qu’une place. 20,30 h. nous rentrons. Yves est là avec son patron. Nous nous présentons et parlons un peu. Adzoga arrive avec son fils Keli. Et hop ! Une banane. Elle goûte le café avec nous mais n’aime pas trop. Tout ces gens s’en vont, je mange encore un avocat et bonne nuit.

Le marché aux poissons
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Déplacement à Kpome

Diane debout à 06,00 h. Passage obligatoire à la salle d’eau, une bonne douche manuelle. J’ouvre les volets au salon et enclenche la radio pour un peu de musique. Il pleut légèrement mais la température est agréable. Malheureusement, aucun thermomètre ne me permet d’en voir le niveau. 07,30 h. Yves vient de partir au travail. Je déjeune mon menu déjà habituel, des fruits, du pain, fromage et un bon café. Adzoga arrive avec son balai, plutôt une balayette courte en éventail faite de brins de nervures de feuilles de palme. Elle doit se baisser pour toucher le sol.
Pour aujourd’hui, nous avons prévu de nous rendre au village d’origine de Anne où vivent tous ses frères. Le lieu s’appel Kpomé. Tous les hommes de l’endroit ont une fois travaillé à la mine de phosphate juste à côté. Les femmes leur emmenaient le repas. Le chantier n’est actuellement plus en service. 08,00 h. nous partons avec Joséphine dans le taxi du fils à Parfait. A la sortie de Lomé nous arrivons sur un poste de contrôle de police. Il est recommandé de s’arrêter. Notre chauffeur va parlementer et remet CFA 500 dans la main d’un policier et nous voilà reparti. La campagne est verdoyante et la terre rouge sombre. 08,45 h. nous entrons dans le village et arrivons chez Parfait. Nous prenons place dans son salon et recevons un bol d’eau pour l’accueille. Frédéric, le frère aîné, a été prévenu et nous rejoint. Les quatre frères et sœurs sont réunis. Ensemble, nous nous rendons chez Augustin, le demi-frère et aîné supérieur qui fonctionne comme chef de clan et remplace le papa décédé. Nous devons participer à la « Gbedodora », petite cérémonie de bienvenue à l’entrée principale. De l’eau, du gin et un peu de semoule sont versés sur le sol accompagné d’une prière pour honorer les ancêtres. Puis nous entrons et la discussion débute. Il s’agit de mettre au point les derniers préparatifs pour la fête de commémoration da la mort de la maman qui aura lieu dimanche. Arrive un oncle de Anne courbé sur une béquille en bois. Son âge est estimé à passé 80 ans, il a les cheveux tout blancs. Chacun boit un coup cul sec de gin pour clore l’assemblée. Nous sommes invité à faire un tour dans le village. Je suis très surpris de la propreté des rues de terre couleur brique et de sable. De maison en maison Augustin donne la main. La boucle fermée, nous nous retrouvons chez Parfait où nous recevons le repas de midi. Il est 11,30 h. Naturellement de la pâte et une sauce avec cette fois des morceaux de poule durs à croquer. Comme dessert, de la noix de coco fraîche. Et rebelote une virée à travers les rues de Kpomé. Visite chez des connaissances, distribution d’argent et nous atterrissons chez Frédéric. 13,00 h. il nous offre un verre de coka et nous retournons chez Parfait non sans avoir salué encore bien des gens au passage.

La mine de Phosphate et le village
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