Indonésie - un an sur l'île de Natuna - années 1980

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Je suis parmi les "privilégiés" à avoir vécu un an sur l'île de Natuna. C'était dans les années 1980... Cette ile est entourée du plus grand champ de gaz du monde et les américains étaient déjà là pour faire des recherches.

En dehors de cela, cette île était quasi vierge: foret dense ou l'on ne peut pas s'aventurer facilement: serpents (j'ai vu un anaconda d'une bonne taille attrapé par un commando de militaires indonésiens...) sangsues etc...
De ce fait une petite partie de l'île seulement était habitée (Pénagi, et Ranai, et quelques villages de pêcheurs sur la côte). pas de goudron, de l'électricité à l'heure des émissions télé, le pied...réellement.

En fait cette île loin de tout a été colonisée par les chinois rejetés par Sokarno. Ceux -ci ont bâti un petit village de commerces (une allée centrale en planches sur l'eau et des 2 cotés des habitations commerces). Là accostent (plus exactement les bateaux sont déchargés au large dans de plus petites embarcations...) les bateaux en provenance de Tanjung Pinang qui approvisionnent l'ile en denrées industrielles (meubles, vélos, mobylettes, quincaillerie, nourriture, etc...) Le premier commerce en entrant était le Martini Bar, avec sa plate forme en planches, ou l'on pouvait siroter une Bir Bintang en mangeant du thon grillé.
Ranai à 2 km environ par la piste en longeant la cote avait aussi des commerces et un petit centre administratif (poste, groupe électrogène, et même un cinéma avec un film par mois...)

Des plages partout bien sûr, avec une barrière de corail sur une vingtaine de mètres et derrière les hauts fonds (avec des requins comme dans les livres). De temps en temps sur le plage on voit s'aventurer des varans de 80 cm (moins impressionnants que ceux de Komodo, mais on abandonne quand même le terrain). A certaines époques la mer est remplie d'étoiles de mer urticantes...Sinon il y avait pour les amateurs des quantités de concombres de mer (holothuries).
Les bananes de l'ile ont une dizaine noyaux, gros comme ceux d'une cerise. Le gout de ces bananes se rapproche de celui de la plantain, mais elles sont comestibles non cuites. Poussent aussi dans cette ile des ananas que les indonésiens saupoudrent de sel. Il y a aussi des rambutan, des jaquiers, du durian etc..

Les courants marins amenaient sur l'ile toutes les semaines dans ces années 1980, des bateaux de boat-people en provenance du Vietnam. Ils étaient recueillis par les indonésiens qui leur assuraient un transit en attendant de les mettre dans d'autres camps.

L'île a du beaucoup changer: j'ai vu s'agrandir la piste de l'aéroport (eh oui, il y a une piste...), décoller atterrir les hélicos Puma de la compagnie pétrolière américaine Conoco en charge de l'exploration des réserves de gaz. J'ai vu la première vague de "transmigrasi" arriver: des gens déracinés ont du s'établir à une dizaine de km de la cote. les indonésiens avaient brûlé la foret, construit des habitations en bois, et fournissaient le minimum de matériel pour entamer des semailles... J'ai photographié ces saignées dans la foret vierge et l'installation des immigrés.

Beaucoup de pluie: on est sous l'équateur, et la montagne de l'ile attrape tous les nuages qui passent.

Comment y aller? A l'époque,il fallait être indonésien, ou avoir une autorisation de l'armée. Ou il fallait emprunter un bateau en provenance de Tanjung Pinang (il y a parfois des naufrages ...), ou profiter d'un vol de la Conoco (très très difficile). Sinon, avec du piston il y avait les C130 militaires...Il semble y avoir désormais des liaisons régulières avec Batam

A voir: des roussettes géantes, des varans, des massifs de coraux non abimés, pêche au large (entre 2 marées pour entrer/sortir), le village sur pilotis de Pénagi

C'était une île vierge magnifique, inaccessible. Malaria, sangsues et nonos (des mouches minuscules qui vous attaquent en nuée) mis à part, tout était parfait... sauf qu'il n'y a pas pas de culture sur cette île comme on en trouve à Sumba, aux Moluques, a Ambon... Des chinois et des transplantés. ...

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Auteur : Postée le 28 janvier 2011 par madraou
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