Ouest canadien

Carnet de voyage au Canada

Promenade de la Bow

Voyage de quatre semaines dans l'ouest canadien

Durée : 1 jours ( du 08/09/2003 au 08/09/2003)
Zone : Canada (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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gila31
Carnet de voyage créé par gila31
Le 26 juin 2008

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Campbell River-Port Alberni

Lorsque nous quittons le motel nous ne savons pas encore si nous prenons la route de Tofino ou si nous allons direct vers Parksville.
A Qualicum Beach nous décidons enfin que nous partons vers l’autre côté de l’île mais encore faut-il récupérer la route qui y mène. Nous essayons vainement de reprendre la route 19 qui est l’axe nord sud pour ensuite prendre la route 4.
Nous tournons en rond, aboutissons sur des routes non goudronnées et nous perdons dans des lotissements. Pourtant nous la voyons cette fameuse route 19 mais elle est protégée par des murs comme une autoroute. Nous revenons donc vers la côte et continuons sur la route 1 vers le sud de l’île, jusqu’au premier embranchement nous permettant d’aller vers Tofino.
En cours de route nous faisons halte pour le petit déjeuner au Merville Café. Nous avons été surpris par cette appellation : nous nous croyons revenus en banlieue toulousaine.
C’est un petit café dans la boutique d’une station service assez rustique. Les tables sont décorées avec de vieux journaux glissés sous des feuilles plastiques. Celui de notre table indique la date du 12 juin 1932. Les chaises doivent être de la même époque car l’assise en skaï en est toute déchirée.
A la table voisine est installé un couple dont le bonhomme est en jeans et stetson ce qui fait très paysan local. Tout d’un coup on entend une sonnerie de portable. Notre cow boy l’extirpe de sa poche et décroche ce qui offre une vision assez anachronique.
Enfin nous trouvons notre chemin et pendant notre périple nous longeons un lac et faisons de nombreuses haltes pour nous dégourdir les jambes et faire quelques photos. Du parking nous entendons un mec gueuler. Je crois qu’il est bien dérangé et se comporte comme ces illuminés qui haranguent les foules en angleterre.
Nous traversons ensuite le parc de Cathédral Mc Millan mais ne nous arrêtons pas car il y a trop de monde. Nous y reviendrons demain en retournant de ce côté de l’île.
Nous traversons ensuite la ville de Port Alberni où nous voyons pas mal d’affiches proposant du saumon fumé ou frais.
Nous allons ensuite au bord d’un lac qui est en contre bas de la route. Il est idéalement situé au creux de montagnes. Quelques habitations sont construites sur ses rives mais les étrangers ne sont pas les bienvenus car les propriétés sont clôturées et des panneaux d’interdiction fleurissent un peu partout. Nous voyons des gens faire du ski nautique. Ils doivent se régaler dans ce cadre magnifique où ils sont pratiquement tout seuls.
Alors que nous roulons, nous doublons une voiture arrêtée au bord de la route. Aussitôt le vieux réflexe fait que nous nous garons pour voir ce qui se passe. Un ours est en train de manger des baies sur le talus. Aussitôt nous sortons de la voiture et nous rendons compte que c’est une femelle avec au moins un ourson que nous apercevons fugitivement sous les fougères. Par contre nous entendons un petit appeler et soupçonnons que c’en est un autre. La femelle se dépêche d’aller les rejoindre et disparaît elle aussi dans les fourrés.
Peu après nous faisons un arrêt pour pique niquer au bord d’une rivière où beaucoup de gens regardent l’eau. Peut-être allons nous voir des saumons ? Que nenni ! Le coin étant charmant le gens s’arrêtent tout naturellement surtout que c’est pratiquement le seul endroit commode pour se garer depuis des Km.
Nous continuons notre route vers Ucluelet par une route très tortueuse qui longe un immense lac. Dès que nous arrivons en vue du village (et donc de la côte) un banc de brouillard épais vient nous masquer le soleil et évidemment la température chute.
Nous buvons un café après avoir fait un tour sur le port où nous avons vu un genre de bécassines. Entre Port Alberni et Ucluelet nous avons croisé au moins une trentaine de Roll Royce anciennes qui semblent participer à un rallye.
Nous continuons vers Tofino mais il y a tellement de brouillard que nous faisons un arrêt rapide sur la plage de Long Beatch le temps que Jean-Luc trempe les pieds dans l’océan. Nous immortalisons ce moment de courage inouï et j’espère que les photos rendront bien cette atmosphère fantasmagorique.
Le temps n’étant pas très propice nous faisons demi tour et nous arrêtons pour aller visiter la forêt de Pacific Rim où nous pouvons admirer des arbres immenses de 800 à 900 ans, couverts de mousse à cause du taux d’humidité très élevé. Quand un arbre tombe aussitôt des graines germent sur le tronc couché. Il règne une humidité et une moiteur étouffante là-dessous ! Heureusement que le site est bien aménagé avec des trottoirs en bois car sinon il serait facile de se perdre dans ce sous bois.
Quand nous reprenons la route vers Port Alberni nous retrouvons le soleil dès que nous nous éloignons de la côte. Nous avons beau surveiller les bas côtés de la route nous ne voyons aucun animal sauvage.
Dès que nous avons trouvé un motel, nous allons en ville pour souper.
Lorsque nous garons la voiture au bord de la rivière, nous voyons plein de gens installés qui semblent attendre quelque chose. Toute la largeur de la rivière est occupée par des saumons qui sautent dans tous les sens. Jean-Luc demande à un gars du coin ce qu’il se passe. Il nous explique que quand la marée monte cela amène de l’eau froide qui ravigote les saumons et c’est pour cela qu’ils sautent avec tant d’énergie. Il nous explique aussi que de temps en temps un ours sort des bois qui sont en face pour manger des poissons et que c’est pour cela que les gens attendent. Nous attendons un moment en regardant les poissons sauter tout en regrettant de ne pas pouvoir faire de photo car il commence à faire trop sombre et que de toute façon nous n’avons pas notre matériel.
Au moment où nous tournons le dos pour aller au restaurant, le gars nous court après, tout content de nous annoncer que l’ours est là ! Nous ne distinguons qu’une silhouette sombre qui ne reste pas très longtemps au bord de l’eau. Nous décidons de revenir le lendemain matin au moment où la marée monte chose que nous estimons vers 7h du matin.
Le saumon servi au restaurant est très bon et les parts très copieuses, par contre les pâtes sont bien ordinaires.

Lac Cameron
L'Océan avant d'arriver à Ucluelet
Ucluelet
Forêt primaire
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Port Alberni-Chemainus

Pour essayer d’assister à la remontée des saumons avec la marée nous nous levons tôt, mais sommes un peu déçus car il y a du brouillard.
Tant pis nous allons quand même traîner sur le bord de la rivière mais le spectacle n’est pas aussi beau qu’hier : les saumons sont très peu nombreux et en plus ne sont pas très vivaces. Nous avons beau scruter la rive opposée nous ne voyons pas d’ours.
Nous tournons un peu en ville avant de trouver un restaurant.
Après le petit déjeuner nous revenons récupérer la voiture qui est garée au bord de l’eau. De nouveau nous tentons d’apercevoir des poissons mais quelques uns à peine viennent crever la surface. Colette essaye d’en filmer quelques uns mais ce n’est vraiment pas facile car ils sautent toujours à un endroit qu’elle ne surveille pas ! Sous le couvert des arbres, dans un méandre cela semble s’agiter dans l’eau et nous nous approchons. Machinalement pendant qu’elle filme j’observe le cours de l’eau. Tout à coup en face de nous je vois une forme bouger. Vite les jumelles : c’est bien un ours.
Nous oublions les saumons pour braquer les objectifs sur lui. Que je renifle à droite, que je fouille à gauche…..nous le suivons ainsi pendant un bon quart d’heure jusqu’au moment où il retourne sous les arbres. J’espère que les photos et films pris seront réussis car observer ainsi cet animal en liberté c’est vraiment fantastique.
Nous partons ensuite vers Parksville avec un arrêt au passage dans le Mc Millan Cathédral Grove Park. Nous y voyons des pins Douglas (ou de l’Oregon) immenses. En 1997 il y a eu un genre de mini tornade dans le coin et des arbres énormes ont été cassés comme des allumettes. Etonnant !
Nous faisons ensuite un petit arrêt à Qualicum Beach, juste le temps de retirer un peu d’argent et de faire le plein de la voiture. La ville semble assez sympa mais nous avons décidé d’aller plus loin au bord de l’océan.
A Parksville nous ne faisons pas d’arrêt car nous sommes sur une 4 voies qui traverse la ville. Nous continuons donc vers Lady Smith en dessous de Nanaimo pour trouver un motel où nous pourrions rester 3 jours. Nous serions ainsi à mi chemin entre le ferry pour le continent et la ville de Victoria ce qui serait une situation idéale.
A Lady Smith nous sortons de la route 1 mais impossible de trouver un motel et encore moins le Visitor-center. Nous allons pique niquer dans un parc au bord de la mer où des gens viennent pour faire bronzette.
A Chemainus, au Visitor-center, ils nous indiquent l’hôtel Horse Shoe Bay. Nous entrons dans un décor très western avec des chambres dont les fenêtres donnent sur un balcon en bois. Les voilages sont avec des volants et forment un arc de cercle en haut des vitres. Il ne me manque plus que la guêpière et les bas résilles pour me fondre entièrement dans le décor.
Nous allons faire un tour en ville pour admirer les fresques qui ornent les murs puis nous rendons à Duncan la ville des totems.
Effectivement il y a plein de totems mais ils sont récents et je doute que comme ceux vus ailleurs ils aient réellement un lien direct avec l’histoire des indiens. La ville est morte, pas un chat ne traîne dans les rues et en plus il souffle un petit vent froid. Comme nous ne trouvons pas de restaurant nous revenons à notre hôtel où il y a un pub. Nous avons droit à 2$ de réduction par personne étant donné que nous sommes clients de l’hôtel. En plus de ça le repas est très correct.

Ours à Port Alberni
Arbre brisé par le vent
Petit coin caché au coeur de la forêt
Chemainus mur peint 1
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Chemainus-Chemainus

Aujourd’hui nous décidons d’aller visiter Victoria.
Nous prenons le petit déjeuner en cours de route à côté d’un marché fermier comme dans la vallée de l’Okanagan. Ils ont des montagnes de citrouilles prêtes pour Halloween.
Nous sommes à environ 1 heure de route de Victoria mais la ville est très étendue. En fait il faut suivre Down Town pour accéder aux coins les plus touristiques.
Quand nous y arrivons le problème du parking se pose. Nous voyons une place avec un panneau indiquant que c’est limité à une heure et réservé aux clients du centre commercial voisin. En bons français que nous sommes nous nous y installons, mais au moment où nous partons à pied un bonhomme vient nous dire que nous ne pouvons pas laisser la bagnole si nous ne sommes pas clients. Bien sur il n’y a pas de sot métier mais ce ne doit pas être follichon de faire cela.
Nous reprenons donc la voiture et nous éloignons d’un bloc. Là nous trouvons un parking payant (3,75$ la journée) mais nous n’avons pas de monnaie. Jean-luc pénètre chez un commerçant pour lui demander de nous changer un billet. Comme c’est un imprimeur de tee shirts nous allons lui en commander et vu qu’il propose des motifs de « natives » c’est parfait.
Nous partons à pied vers le centre ville et tombons direct sur le musée. Comme les guides en disent beaucoup de bien, nous nous empressons d’y aller. Effectivement il y a des collections très fournies sur les natives. En plus de ça elles sont très bien mises en valeur, surtout une collection de masques dans une grande vitrine. Une bande audio conte l’histoire de chaque masque et au fur et à mesure de petites lampes éclairent un sujet alors que tout le reste est dans l’ombre. Bien sur j’ai du mal à capter toutes les légendes mais certains mots me servent de fil conducteur.
Nous visitons ensuite la partie couvrant la période de l’arrivée de l’homme blanc jusqu’à pratiquement aujourd’hui. Nous voyons des reconstitutions de fermes, de scieries, de mines d’or, de conserverie de poissons….Là aussi la mise en scène est très bien faite. A la ferme il y a même un coq empaillé qui pousse son cri ! Avant de sortir du musée nous décidons d’aller faire un tour pour voir les collections concernant les animaux. Nous rencontrons un énorme mammouth reconstitué et des lions de mer impressionnants. Par contre il n’y a pas de grizzli. Tant pis nous avons des photos de ceux de Prince George !
Nous allons ensuite nous balader dans le parc voisin où sont érigés des totems.
Comme il y a des travaux dans la rue qui borde le parc, nous ne pouvons prendre beaucoup de recul pour les photos et c’est bien dommage. De toutes les façons photographier un totem tient de la mission impossible : il est trop grand, il y a un contre jour ou alors il y a des câbles électriques dans le paysage. Dur, dur ! Du coup nous décidons de ne pas aller voir celui qui mesure 54m (en plus nous ne savons pas où il est).
Nous allons manger un sandwich vite fait puis retournons vers la voiture en traversant China Town.
Nous avons vu l’arche Ton Ji Men mais pas la rue la plus étroite de la ville ( Fan Tan Alley qui mesure environ 1 m de large).
Nous récupérons la voiture et décidons d’aller visiter les jardins Butchard. Etant donné que c’est assez loin du centre au bout d’une petite péninsule nous y arrivons vers 16h30 alors que le parc ferme à 17h. Heureusement pour nous, la nana de l’entrée nous explique que les voitures ne peuvent pas entrer après 17h mais qu’en fait cela ferme à 18h.
Ils ont intérêt à être beaux car à 20$ par personne ce n’est pas donné.
Dès que nous pénétrons dans les jardins c’est une véritable féerie, un festival de couleurs, une variété de plantes incroyable ! Nous commençons par la roseraie puis ensuite le jardin japonais et le jardin italien. Nous avons gardé pour la bonne bouche l’apothéose : Sunken Garden. Des couleurs qui claquent, un gazon d’un vert intense et en plus cela s’observe à partir d’un belvédère.
Pendant toute la visite nous tirons un nombre incalculable de photos. Par contre lorsque nous rejoignons la voiture les avis sont unanimes : c’est bon pour être dégoûté de cultiver son propre jardin !
Pour repartir Jean-Luc drive Claude à travers la péninsule sur une route sinueuse et toute pentue. On se croirait sur des montagnes russes ! Par contre nous y observons de belles maisons construites au calme.
Lorsque nous passons à Duncan nous faisons un arrêt dans un restaurant au bord de la quatre voies.
Nous prenons le menu chinois pour quatre et pour la première fois depuis le début du voyage nous calons devant l’excès de nourriture et les plats repartent à moitié pleins.
Dans le restaurant il y avait plusieurs tables de billard et un tournoi opposait un grand nombre de consommateurs. Les femmes jouaient autant que les hommes et me semble-t-il tenaient honorablement leur place.

Victoria Thunderbird Park
Victoria Thunderbird park
Victoria
Victoria, le port
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Chemainus Chemainus

Nous prenons à nouveau le petit déjeuner au Red Rooster qui se trouve à côté du marché fermier. Le patron nous parle de la France et de l’éventuel rachat de KLM par Air France : malgré leur isolement relatif les gens se tiennent au courant de l’actualité !
Nous partons ensuite vers Shawigan et Cowichan. A Shawigan impossible de voir le pont de chemin de fer en bois qui d’après les guides est le plus long pont de ce type.
Nous tournons un bon moment pour essayer de le voir tout en faisant quelques arrêts au bord du lac. Quel calme et quelle sérénité !
A Lake Cowichan là aussi il n’y a rien de particulier à voir si ce n’est une vieille locomotive et des wagons d’une ancienne exploitation forestière. Comme le matériel est très ancien nous tirons un bon nombre de photos.
Le périple n’étant pas très fourni en curiosités (peut-être que j’ai mal fait mes recherches dans les guides) nous revenons à Chemainus vers 16h30.
Pendant que les trois autres retournent en ville pour admirer une dernière fois les fresques je reste à la chambre pour me reposer un peu. Je dois dire que depuis le début du voyage nous avons fait beaucoup de visites et donc de marches aussi je commence à accuser la fatigue.

Cowichan Lake
Lake Cowichan
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Chemainus-Vancouver

Nous allons prendre le petit déjeuner en ville dans un restaurant où sont exposées des photos des monstres sacrés du cinéma américain. Les clients, sont semble-t-il, des habitués et je les comprends car la nourriture est abondante et bonne. C’est drôle cette habitude qu’ils ont d’aller prendre leur petit déjeuner dans un restaurant. Chez nous à part quelques personnes, tout le monde prend ce premier repas chez soi.
A l’extérieur du restaurant dans un couloir qui est aussi une galerie d’exposition, nous pouvons voir d’anciennes photos du Grand Prix Automobile de la ville au début du siècle dernier. Sont aussi exposées des photos d’exploitations forestières qui nous permettent de mesurer l’ingéniosité déployée par l’homme pour couper et transporter les troncs de ces géants de la forêt.
De retour à la chambre nous rassemblons nos bagages et faisons les dernières photos de l’hôtel et particulièrement de la baignoire à baldaquin.
Nous nous dirigeons ensuite vers Nanaimo pour prendre le ferry et rejoindre le continent. Tant que nous étions sur le terre ferme le soleil brillait d’un bel éclat aussi nous imaginions le plaisir que nous allions prendre à voyager sur le pont. Malheureusement dès que nous prenons la mer nous entrons dans la purée de pois. Pas question de sortir pour admirer le paysage et c’est bien dommage car j’avais vu des photos sur les guides montrant le ferry se faufilant entre des chapelets d’îles.
Tout au long du trajet nous entendons à intervalles réguliers la corne de brume. De l’intérieur le son est supportable mais Colette a cru avoir une crise cardiaque sur le pont supérieur où elle faisait un petit tour. Après 1h30 de traversée nous débarquons à Horse Shoe Bay. De temps en temps un rayon de soleil arrive à percer le brouillard et nous avons droit à de très beaux paysages mais c’est très fugitif.
Sur le ferry Claude a récupéré des adresses de motels dont un nous semble bien sympathique. Nous prenons donc le plan et cap à l’est pour y aller.
Sur l’autoroute tout se passe bien si ce n’est qu’il y a beaucoup de circulation. Par contre tout se complique lorsque nous prenons la mauvaise sortie et à partir de là nous naviguons à vue : le plan que nous avons n’est pas assez précis et nous n’arrivons pas y à retrouver les rues dans lesquelles nous circulons.
Finalement après avoir tourné pendant au moins une heure nous parvenons à l’hôtel. Pourvu qu’ils aient de la place pour nous ! Ouf ! Nous obtenons deux chambres à deux lits avec balcons. Le tout pour 60$ la nuit sans les taxes. Que demander de plus ?
La personne de l’accueil nous indique qu’un bus passe en face de l’hôtel et mène vers une station de métro.
Comme nous n’avons pas de billet nous décidons d’aller à pied à la station de métro. Bonjour la marche : il doit y avoir au moins 5 Km. Le pique nique léger pris dans la chambre nous tombe rapidement dans les talons. Arrivés à la station il faut acheter un pass : j’avais lu qu’il en existait un de trois jours. Eh bien non la machine ne propose que celui de un jour. En plus de çà elle n’accepte que les billets de 5,10 et 20$ (encore faut-il qu’ils ne soient pas trop neufs), dommage que nous ne puissions utiliser la carte bleue. Après quelques tâtonnements nous avons nos billets et pouvons monter à bord du Skytrain.
Nous circulons en surface et les stations sont assez éloignées les unes des autres.
Arrivés en ville nous mettons le cap sur Canada Place et son centre commercial construit sur l’eau.
Le soleil étant revenu, nous pouvons faire des photos des grandes structures blanches en forme de voiles. Nous voyons deux bateaux amarrés devant nous : un navire câblier de la société Alcatel baptisé « Ile de Ré » eu un yacht à moteur énorme et parfaitement entretenu. Pendant que nous le regardons un bonhomme à côté de nous nous explique que c’est le bateau du roi de la micro informatique : Bill Gates.
Derrière nous se trouve une tour avec une espèce de soucoupe au sommet : sur le coup nous avons pensé à une tour de télécommunications mais plus tard je me souviens qu’il s’agit d’un restaurant tournant. Peut être y a-t-il quand même quelques antennes placées au dessus.
De Canada Place nous avons une belle vue sur le port et surtout nous pouvons observer le ballet des hydravions et de hélicoptères. Au loin nous distinguons dans la brume un pont suspendu qui n’est pas sans rappeler le Golden Gate de San Francisco.
Nous allons boire un café dans un petit bistrot du centre ville. Le patron, un chilien, nous dit que le temps actuel n’est pas un temps de saison.
Normalement il devrait faire des 25° affichés, et surtout il devrait pleuvoir.
Nous ne nous plaignons pas de cet état de fait car c’est tout de même bien agréable de se visiter sans se mouiller comme des rats ou de se geler.
Nous allons faire un tour dans le hall de la gare qui est partiellement transformé en boutique puis nous allons voir la fameuse horloge à vapeur.
C’est rigolo comme conception et cela attire beaucoup de touristes. Nous tombons bien car elle se met à sonner le1/4 d’heure.
En plus de çà le quartier est bien aménagé et décoré. La rue est très commerçante et ornée de bacs de fleurs. Nous entrons dans un magasin de souvenirs indiens et Jean-Luc après bien des recherches trouve un livre avec beaucoup de photos en couleur de masques et autres objets. Il est vrai que c’est très dur à trouver, la plupart étant en noir et blanc. Quel dommage quand on sait la palette de couleurs brillantes utilisée par les artistes. Nous entrons dans un centre commercial pour essayer de trouver des toilettes car nous avions essayé dans un bistrot mais il n’y en avait pas aussi avions nous fait demi tour.
Comme il y a plein de magasins de restauration différents nous décidons de revenir y manger quand nous aurons fini notre visite. Nous faisons un tour dans Robson Square et son ancien palais de justice transformé en musée Emily Carr puis retournons au super marché. Sur la porte nous voyons que cela ferme à 18h et il est déjà 17h50 mais nous pensons que ce sont les magasins qui ferment à cette heure là. Pas du tout, toutes les boutiques ferment. C’est vraiment inouï : alors que les gens sortent des bureaux, les commerces ferment !
Il faut dire que Vancouver (le centre ville) ne comporte pas de logements mais uniquement des immeubles d’affaires. Dès la sortie des bureaux les gens se ruent vers le métro ou vers leur voiture garé dans un garage (payant) et partent vers la banlieue.
Nous trouvons une trattoria (immense) et comme nous ne voyons pas d’autre restaurant à côté nous y entrons. Ce n’est pas la place qui manque à l’intérieur. Le repas risque nous coûter cher étant donné le décor : tables avec des nappes blanches, des serviettes en tissu, de jolis verres et deux couverts par place. U serveur très obséquieux vient nous installer et oh surprise prend ma serviette de table. J’ai failli lui taper sur la main mais non il ne l’emporte pas, simplement il la déplie et me l’installe sur les genoux. J’ai cru qu’il allait me l’accrocher autour du cou. Même opération pour Colette, ces messieurs se débrouilleront tout seuls.
Le repas est bon même si la pâte à pizza est tellement dure que nous sommes obligés de la manger avec les doigts, les couteaux n’en venant pas à bout. Heureusement qu’ils avaient découpé chaque pizza en quatre sinon bonjour les dégâts ! Nous avions pris une bouteille de vin italien, c’était marqué sur le menu. Nous avons la surprise de voir écrit sur le bouchon : « mis en bouteille au restaurant ». Combien de fûts en commandent-il ?
Lorsque nous retournons prendre le métro, nous tentons une expérience : acheter un pass pour demain pour voir si c’est la machine à composter qui inscrit la date dessus ou si c’est le distributeur. Voilà nous avons mis 8$ pour rien dans la machine car vu que c’est elle qui date le ticket, demain il ne sera pas bon.

Vancouver
Vancouver, le port
Vancouver, le port
Vancouver, l'horloge à vapeur
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Vancouver-Vancouver

Ce matin, j’ai trop mal au dos et aux jambes aussi je les laisse partir en ville tous les trois pour aller visiter le Vancouver Muséum. Pendant ce temps je resterai couchée et me reposerai.
Vers 15h30 je les vois revenir bien fatigués : ils ont eu un mal de chien à trouver le muséum au sein de la faculté.
Les objets exposés sont très beaux, mais il n’y a aucune mise en scène. Et pour cause : il s’agit du département d’anthropologie de la fac. Les étudiants et les profs viennent pour étudier les pièces. Tous les objets sont numérotés et il suffit d’aller consulter les catalogues pour savoir de quoi il s’agit.
Après que les héros se soient reposés une bonne heure, nous partons pour le repas du soir.
Hier en rentrant du métro j’avais remarqué que l’on voyait un pont avec le métro qui passait dessus.
Ce matin en partant ils ont tenté l’expérience et effectivement cela leur a fait gagner bien du temps. Nous partons donc prendre le Skytrain.
Ce sont de vrais pros : nous changeons de rame puis prenons un bus vers China Town.
Etant donné mes cheveux blancs des jeunes se lèvent pour nous laisser les sièges à Colette et moi. Nous n’allons pas refuser cette aubaine et en sommes ravies : le chauffeur se prend pour Fan Jo, la route est toute bosselée aussi il faut se cramponner à son siège si l’on veut rester assis. Les gens qui sont debout sont vraiment malmenés !
Quand nous descendons du bus nous tournons un peu dans le quartier pour repérer les restaurants.
Il y a un asiatique (japonais) dont la carte est rédigée en idéogrammes et où il n’y a personne.
Plus loin il y a un grec qui fait de la cuisine italienne (drôle de spécialité).
Nous revenons vers l’arrêt de bus où nous avions remarqué un restaurant plein d’asiatiques. Dans la vitrine des canards sont en train de cuire. Cela ressemble bien à du canard laqué.
Comme le restaurant est plein d’autochtones, nous en déduisons que la nourriture est bonne et typique. Nous prenons chacun une soupe en entrée puis ensuite nous commandons un demi canard laqué. D’office on nous a servi du thé. Quand les soupes arrivent se pose la question : comment la manger ? En effet dans chaque bol il y a un paquet de nouilles avec du bouillon et la garniture. Vaillamment nous nous lançons avec les baguettes et les cuillères chinoises. Dur de ne pas en mettre partout mais tant pis. Personnellement j’avais commandé une soupe avec des légumes : j’ai des trognons de brocolis ( ?) à peine cuits, impossibles à manger avec les instruments en ma possession. Je laisse donc les légumes de côté mais aux tables voisines je constate que les gens les consomment. Ils doivent avoir le râtelier en meilleur état que le mien. Quand le canard laqué arrive nous avons oublié nos complexes et mangeons allègrement avec les doigts. Pour 42$ nous avons eu 4 bols de soupe, un demi canard laqué et trois bières, il n’y a pas à se plaindre.
Le retour en bus est aussi sportif que l’aller et les secousses vont nous aider à faire descendre la nourriture.
En rentrant à pied à l’hôtel nous passons sous des érables en livrée automnale. Dans l’après midi ils les photographiaient quand un canadien qui passait par là leur a dit : « si vous voulez voir des arbres rouges il faut aller au Stanley Park ». Cela fera un but de promenade parfait pour demain.

Vancouver Museum
Vancouver Museum
Vancouver Museum
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Vancouver-Vancouver

Tant donné qu’il y a du brouillard nous allons d’abord visiter le Vancouver Galery où sont exposées les œuvres d’Emily Carr. Les premières salles visitées présentent des photographies qui font penser à de l’art abstrait, ce sont tous des artistes des années 60 et 70.
Au niveau supérieur nous voyons enfin les tableaux. Moi qui étais très sceptique sur ces œuvres, je me retrouve emballée. Je croyais voir de la peinture naïve mais non cela hésite entre l’expressionnisme, l’impressionnisme et sur certaines toiles le pointillisme. Superbe ! Je verrais très bien certaines toiles accrochées dans ma maison.
En sortant nous allons manger au centre commercial que nous avions repéré avant-hier. Jean-Luc et moi mangeons libanais (houmos et fallafels) alors que Colette et Claude préfèrent la formule salade bar (au poids). Bien agréable tout çà et je pense que l’on doit pouvoir manger plusieurs jours de suite sans consommer la même chose tellement il y a de variété.
Après cela nous partons vers le parc mais avant quelle aventure pour trouver le bus qui nous y mènera. Déjà aux arrêts il n’y a pas de plan de bus et secundo sur un papier on nous indique un numéro (135) alors qu’il faut en prendre un autre (19), original comme organisation.
Enfin nous montons dans le bon bus et nous voilà arrivés au park. Là aussi il y a des panneaux indiquant des chemins de promenade mais sur le terrain rien n’est repéré.
Nous partons vers le Beaver Lake entièrement recouvert de jacinthes d‘eau et de nénuphars.
Des canards (cols verts) et un héron prennent gentiment la pause. Par contre les écureuils et particulièrement ceux tout noirs ne se prêtent pas à la photographie : ils sont vifs comme l’éclair.
Dans le parc nous en voyons trois variétés : des noirs, des gris à grosse queue et des gris à queue fine.
Par contre sur un parc aussi grand que celui-ci il est pratiquement impossible de trouver des toilettes. Nous voyons le moment où nous devrons nous arrêter derrière un buisson. Heureusement à la dernière minute nous en découvrons en face de l’aquarium.
Nous retournons en ville avec un chauffeur qui nous fait des effets de bras et de pieds en conduisant son tram. Il n’hésite pas à changer de file intempestivement malgré la circulation et conduit en téléphonant. Malgré cela nous arrivons à bon port sains et saufs. Nous retournons à China Town pour le souper. Cette fois nous prenons un repas plus traditionnel américain: steak et frites ce qui n’a pas été fréquent depuis le début de notre périple.
De retour à l’hôtel nous bouclons nos valises en prévision du départ qui à lieu demain.
Le voyage se termine déjà !

Vancouver, vue depuis le Stanley Park
Vancouver, Stanley park
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Vancouver-Toulouse

A 9h nous démarrons de l’hôtel en direction de l’aéroport. Cette fois comme nous commençons à comprendre leur système de signalisation (il se ferait temps) et que nous avons une carte détaillée (achetée par Claude) nous arrivons à destination sans encombres.
Nous laissons la voiture sur le parking du loueur où des agents attendent pour récupérer les clefs et contrôler l’état de la bagnole.
Quand nous arrivons à l’aérogare départ nous avons un coup au cœur : une file immense attend devant des comptoirs d’enregistrement. Heureusement Claude et Jean-Luc ont l’idée d’aller voir en tête de file la destination. C’est pour l’Asie ou pour l’Inde (nous aurions pu deviner rien qu’en regardant les gens), nous il nous faut aller plus loin. Ouf !
Nous enregistrons nos bagages jusqu’à Blagnac en un rien de temps puis nous allons dans les boutiques dépenser une partie de nos derniers $. Nous passons ensuite dans la zone d’embarquement internationale et au passage les douaniers fouillent (sans grande conviction) mon sac à dos. Claude par contre doit quitter ses chaussures pour les faire passer aux rayons X. Je connais certaines personnes qui justifieraient l’évacuation des lieus si elles quittaient leurs godasses.
Tout doucement l’heure de l’embarquement arrive.
Dès le départ on nous sert l’apéritif. Pendant que nous le buvons cela s’agite du côté d'un coffre à bagage . L’hôtesse semble éponger un liquide qui dégouline sur le gars installé sous celui-ci. Il s’agit d’une bouteille de tonique mal fermée rangée dans la poche extérieure de son sac.

Vancouver, l'aérogare
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