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Notre chemin d'ArlesUn récit/album du carnet de voyage :
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Pour sortir de Montpellier, il est conseillé sur les guides de prendre le bus. Ben voyons, nous, vous nous connaissez ? On se dit que cela ne doit pas être si terrible que cela de s'extraire de cette ville. Alors, après un café et un bon petit déjeuner, plan à la main, nous nous dirigeons vers la sortie de la ville....Il est un peu tard lorsque nous réalisons que, parfois, il faut écouter certains conseils et, en l'occurrence, c'était le cas ce jour-là ! Galère, galère. Avec les travaux pour le tram, on se retrouve rapidement au plein milieu de chantiers dont il nous est difficile de sortir...Plusieurs fois les ouvriers nous remettent dans la bonne direction, je n'ose dire sur le bon chemin car de chemin, il n'y a plus...Un certain moment, nous nous retrouvons à longer une quatre voies ( oui, je sais, c'est un tantinet dangereux!) et là, stupéfaction : de cette quatre voies, on découvre un sentier qui nous conduit au chemin !!! Excusez-moi, mais il est censé arriver d'où le pèlerin ? Mystère...Bref, nous nous hissons par ce sentier et notre galère est terminée, le chemin nous emmène sans aucun autre soucis vers Montarnaud, notre étape du jour. C'est là que nous ferons connaissance avec Peter, un anglais qui nous accompagnera jusqu'à Toulouse. Avec lui j'ai pu réviser mon anglais et découvrir, un peu, l'humour britannique...Nous partageons également le repas avec Thomas, un allemand, Walter, un anglais et Jean, un Québécois.

Toute cette belle équipe cheminera avec nous le lendemain. Ils découvriront tous une première règle du chemin : Sur le chemin, chacun est responsable de ses décisions, ne pas faire aveuglément confiance. Il fait beau, notre chemin est magnifique, chacun se détend. Peu à peu, JC et moi prenons un peu d'avance. L'ivresse du chemin sans doute nous empêche d'être tout à fait attentifs...Ni JC ni moi ne voyons ce tout petit sentier qui s'élève vers la droite, nous ne voyons pas non plus cette croix qui nous indique que nous sommes sur le mauvais chemin...Car nous n'avons aucune excuse, le balisage est super bien fait dans la région. Donc, nous emmenons tout notre petit monde, chacun nous suit avec une confiance illimitée...Nous débouchons sur une route et là, panique, plus aucune indication...Cela veut dire qu'on a raté quelque chose...Un cycliste me le confirme, le chemin a bifurqué, il y a déjà un certain temps...Tout le monde a bien retenu la leçon ? OK, alors, on continue, et soyez attentifs mes amis !!!

Il y aura St guilherm le désert avec, ensuite la belle montée sur un sentier tortueux, au milieu des pins et des genévriers. Nous faisons connaissance avec le vent d'autant qui nous accompagnera pendant une bonne semaine. Il est glacial. Nous traversons le parc régional du Haut-Languedoc, le chemin reste souvent sur les hauteurs. Je me souviens surtout de notre étape à Murat. Nous avons eu si froid que nous avons dormi tout habillé. Bon, positivons : le lendemain, on gagne du temps!

Il y aura beaucoup de chemins qui serpenteront dans les sous bois. Le balisage est parfois incomplet. La marque rouge et blanc, si facilement reconnaissable peut soudain disparaître, il suffit d'un arbre abattu et le pèlerin, déstabilisé, cherche sa voie...

Le soleil est toujours présent mais le vent est glacial. Jusqu'au jour où le propriétaire d'une chambre d'hôte nous dit, avec certitude : « Vous pouvez être tranquilles, avec ce vent, on n'aura pas de pluie. » Une vraie chance ! A peine quelques kilomètres plus loin, la pluie arrive, parfois violente et elle ne nous quittera pas de la journée. Le seul point positif, (car il y en a toujours un !) ce jour-là nous cheminons sur de petites routes, ce qui nous évitera d'arriver complètement crottés au gîte. Malgré tout, la dame qui nous accueille ne sait pas trop comment nous faire entrer...Nous sommes ruisselants, nous laissons de grosses flaques derrière nous. Seule chose qui m'attriste : Ce jour-là, j'avais mis ma pochette plastique dans la poche du poncho. Mauvaise décision : je retrouverais un amas de bouillie dégoulinant là où aurait dû se trouver quelques feuilles importantes. Dans cette pochette, j'y glisse le plan de l'étape du jour et, je ne sais pour quelles raisons (!!!), il y avait aussi la liste des numéros de téléphone de nos connaissances. Si j'ai pu les retrouver quasiment tous, grâce à ceux que j'avais mémorisé dans ma petite cervelle, malheureusement il y avait aussi ceux de mes deux amis Facebook, entre autre Loïc avec qui nous devions partager un pot en terrasse à Revel...

Les deux jours suivants, le soleil est revenu mais l'orage menace. Comme de vrais veinards, nous aurons à chaque fois le temps d'arriver avant que le ciel ne se déchaîne. Cela ne sera pas le cas pour nos collègues...

Après Castres, Revel, nous longerons pendant un temps la rigole, conçue par Pierre paul Riquet pour alimenter le canal du midi. Avec toute cette pluie qui nous a précédés, à Montferrand, on nous conseille de ne pas prendre le chemin qui serait impraticable après toute cette pluie. Nous suivons donc le canal du Midi pour arriver jusqu'à Toulouse. Un parcours tranquille, reposant.

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monyAuteur : Postée le 09 novembre 2011 par mony
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