Le Portugal: du Minho à l'Algarve

Carnet de voyage au Portugal

Nazaré: le poulpe séchant
Porto Sandeman Sintra, Le palacio national Vieux tramways lisboètes

Longer la Méditerranée jusqu'aux sentiers Cathare, cheminer sur ceux de Saint Jacques de Compostelle, puis arriver au Portugal par le Minho et terminer en Algarve.

Durée : 40 jours ( du 23/09/2009 au 01/11/2009)
Zone : Portugal (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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rdut
Carnet de voyage créé par rdut
Le 19 août 2009

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016-017 DE LAXE A FISTERRA LES 08 ET 09-10-2009

Le "cabo Fisterra" n'est pas le plus à l'ouest possible de l'Europe mais le traditionnel lieu d'échouage du pèlerin, après son passage à Santiago. C'est là qu'il reluque avec plaisir l'ultime borne de son voyage, marquée 0,00Km, et peut enfin poser sa godasse. La fin de son calvaire en quelque sorte, même si ceux qu'on voit arriver ont l'air encore pimpants!

Lui reste à se rendre à … l'évidence! Tourner talons et … à rentrer!

L'horreo -comprendre sorte de grenier à grains-, le plus long du monde se trouve là, tout de granit construit, et les éoliennes alignées au kilomètre brassent de l'air sur toute la ligne de crête.
Pour une dernière halte en Galice, nous nous sommes arrêtés là, sur une nième plage protégée par une lagune.

l'ultime borne du chemin de Saint Jacques
La godasse
Calvaire
Horreo
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018 DE FISTERRA A VILAGARCIA LE 10-10-2009

Un temps à mouiller un jacquet, qui comme un bon pain, marche vers Saint Jacques et arrivera aujourd'hui détrempé.

A Saint Jacques, comme dans toute la Galice, habitations et monuments ne sont pas au top! L'ancien est systématiquement abandonné au profit du neuf, couleurs criardes en sus (et encore, je vous ai épargné quelques violets et autres abricots fluorescents!). Ici, pas de restauration, pas de culte de l'ancien, mais destruction, reconstruction et surtout peinture!

Saint Jacques
Saint Jacques de Compostelle
Santa Maria de Peneda
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019-021 DE VILAGARCIA A BRAGA DU 11 AU 13-10-2009

Le Minho, région au nord du Portugal, nous sert de porte d'entrée. Magnifique route, bordée des vignes en treilles de l'appellation Vinho Verde, jusqu'au parc de Peneda Gerês pour quelques randonnées dans les cirques et vallées glaciaires. Glaciers qui en se retirant ont sculpté des paysages étonnants à base de rochers en équilibre ou des montagnes, comme si Picasso avait lui même tapé dans la roche.

Très belle randonnée, au cours de laquelle nous avons perdu nos marques, et nous avec. Résultat: changement inopiné de vallée, et 25 Kms de rallonge effectués confortablement en taxi!

Nous avons croisé le gardien du Parc. Il viendra cette nuit faire une ronde et nous souhaite un agréable séjour au Portugal en nous expliquant: "vous comprenez, nous les portugais on est partout en Europe, alors il faut qu'on soit sympa avec tous les visiteurs!"

Bon début!

C'est aussi une région très rude, et qui a offert au monde son contingent de migrants. Ceux qui sont restés, comme dans le village de Rouças, cultivent encore à la main des parcelles minuscules! Et ce ne sont pas les jeunes qui restent, évidemment. Les femmes sont en noir des pieds à la tête, qui leur sert aussi à transporter en bassine le maïs, le raisin ou autres.
Et comme la chaleur est infernale, les villages sont abrités dans toutes leurs ruelles par la treille!

Si ça vous tente.... Le toit est bon, j'ai vérifié!

Le maïs sèche en joli cône dans sa parcelle, aucune mécanisation n'étant possible, puis est stocké dans les espigueros, séchoirs à maïs au Portugal, plus esthétiques que les silos beaucerons ou berrichons :
C'est ici que s'arrêtent nos aventures dans le Peneda-Gerês, mais pas dans le Minho, car nous avons prévu un retour par Bragança! A partir de demain, c'est la ville: Braga, Guimarães, Amarante puis Porto en longeant le Douro.

Rochers en équilibre
Montagne sculptée
Rochers en équilibre
Le village de Rouças
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022 DE BRAGA A AMARANTE LE 14-10-2009

Braga, c'est d'abord le Bom Jésus. Il y a beaucoup de Jésus ici. Monumental escalier baroque menant jusqu'à l'église. Avec bien sûr allégories à tous les paliers, notamment en grimpant l'escalier des cinq sens, où coule à chaque niveau une fontaine représentative de l'un des sens.

Elles sont là, en dessous, ça vous évitera les quelques centaines de marches.

Sur la carte routière, les routes ont toutes de belles couleurs, rouges, jaunes ou blanches, avec ou sans bordure verte. Sur la route, et quelque soit la couleur choisie, tout n'est que pavés, parfois recouverts d'une mince couche de goudron qui en distrait la vue, mais pas les trépidations, et tout n'est que voltes et virevoltes, une sorte de route en trois dimensions tracée sur les arabesques dessinées par une danseuse aux rubans, et tout compte fait, il est bien souvent difficile d'atteindre 40km/h.

A Braga, les salles d'eau sont de sortie. N'y manque que les bidets!

Ici, à gauche, ce qu'on appelle le style rocaille.

Bom Jésus
Fontaines des cinq sens
Façade carrelée
Braga: palacio do Raio
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023-024 DE AMARANTE A TORREIRA LES 15 ET 16-10-2009

Le Douro, à cinquante kilomètres de Porto, héberge sur ses flans largement évasés les vignes en restanque dont les grains serviront à l'élaboration du porto ….

A Porto bien sûr, plus loin, là-bas, à l'embouchure!

Avec à droite un pont du même gabarit que celui de Garabit et du même auteur, et le long du fleuve le baïro, le quartier bas, populaire et extrêmement vivant, ruelles à l'infini dans la pente, comme une rue Lepic maintes fois répétée, dans un décor soigné par Doisneau, couleurs en plus. Quoi de plus vrai que cette minuscule échoppe de barbier, avec ses deux fauteuils après guerre en cuir vert où le client dans la cape, visage sous la mousse, attend le rasoir dont le fil va et vient sur sa lanière de cuir, gestes d'hier mais qui reviennent ici aujourd'hui; ou ce lavoir en activité dans lequel le linge se tape, se frotte et sûrement se lave avec une énergie qu'une mère Denis n'aurait pas reniée; ou encore ces petites boutiques de denrées alimentaires exposant profusion de jambons fumés, de chouraço et autres saucisses, sans compter les mille et une autres cavernes d'Ali Baba, remplies de trésors à l'utilisation improbable, dans une ambiance un peu souk.

Beaucoup aimé (le) Porto!

Le Douro
Porto
Vila Nova de Gaia: les chais
Porto: le pont Luís I
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025 DE TORREIRA A BUÇACO LE 17-10-2009

Torreira, toujours plus vers le sud, petite ville adossée à la lagune, petit port et bateaux à fond plat joliment décorés.
Et sur la même lagune, Aveiro, petite Venise, avec ses canaux et l'accès aux marais salants. Sur le marché, rien ne nous a paru cher, environ moitié prix de ce qu'on trouve chez nous en produit frais!

Encore plus bas, le parc national du Buçaco, peut-être le plus petit du monde, entièrement ceint de murs, une folie de roi, un palais dans un éden de verdure, de fougères arborescentes, de cascades et d'eucalyptus géants. Terminé d'ailleurs récemment, puisque José, paisible retraité, nous a expliqué que son arrière-arrière grand-père ciselait les pierres ici, art néo-manuélin oblige, pendant que le fils, et donc son arrière grand-père, faisait l'arpète et que le petit fils, et donc son grand-père, les transportaient sur des chariots tirés par des bœufs, une semaine pour faire les quarante kilomètres depuis la carrière. Alors José, il vient là souvent, un peu comme s'il était chez lui.

Bateaux à fond plat
Aveiro: le Moliceiro
Grand canal à  Aveiro
Le palais de Buçaco
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026 DE BUÇACO A NAZARE LE 18-10-2009

A partir de là, ça défile. Pour faire court, Coimbra, LA ville universitaire historique, un peu notre Sorbonne.

Et puis ce machin grandiose, à Bathala. Globalement, c'est assez moche à mon goût, mais quel boulot de ciselure de la pierre, à en rester baba! Pour ceux que ça intéresse, c'est de l'art manuélin!

Ça, c'était journée monuments sur la route du sud!

Université de Coimbra
Batalha: une chapelle inachevée
Batalha: Art Manuelin
Coimbra: Sé Velha
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027 DE NAZARE A OBIDOS LE 19-10-2009

Et pourquoi pas, après la pierre, une autre forme d'art, par exemple ici, à Nazaré, avec un soleil couchant qui gère au mieux les chaudes couleurs de cette fin d'été, et où il fait beau pour une dernière fois, mais sans qu'on le sache encore!

C'est ici que l'on trouve ces étranges tableaux, exposés en plein air sur la plage:

Le poulpe séchant et

le chinchard séchant

C'est très simple, très beau, et en plus il paraît que c'est comestible!

Nazaré, c'est aussi quelques moulins, sur les hauts de la ville, dont la plupart sont réhabilités en résidences secondaires, et une galerie de top-modèles, d'un âge bi-canonique: la jupe se porte au dessus du genou, colorée mais pas aguichante, foulard noué sur la tête. On entend dire que sous la jupe, il y a sept jupons …. Qui saura jamais? Occupations principales? Le séchage du poisson, la balade, la châtaigne grillée et la tchatche!

Nazaré
Nazaré: le poulpe séchant
Nazaré: le chinchard séchant
Nazaré: les moulins
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028-029 DE OBIDOS A CASCAIS LES 20 ET 21-10-2009

Lisbonne n'est plus très loin! Encore deux ou trois arrêts avant d'y arriver, puis de rejoindre l'Algarve et ses promesses de beau temps, parce qu'enfin, soupire t'on au Portugal, la saison s'est remise au normal, c'est à dire à la pluie!
Obidos, ville fortifiée, remparts crènelés sur moultes épaisseurs!

Les azulejos sont de plus en plus importants!

Et Sintra, célèbre pour ses palacios et quintas. Ici, le palacio national, avec ses deux tours coniques, qui sont en fait les cheminées de la cuisine!

Belle promenade dans le parc et les ruelles de la ville, toutes pavées.

Jamais vu autant de pavés depuis qu'on est au Portugal. Heureusement que le 25/04/74 les portugais ont choisi l'œillet plutôt que le pavé pour faire la révolution!
Et ici, le palacio da Pena, qu'on ne voit que d'hélicoptère, ou par azulejos interposés

Et après Sintra, voici venir Cabo la Roca, le promontoire le plus à l'ouest du continent européen, comme il en existe d'autres le plus au nord et sûrement aussi au sud, encore à chercher! La preuve?

Obidos: remparts et plus
Obidos: la porta da Vila
Sintra, Le palacio national
Sintra, le palacio da Pena
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030 DE CASCAIS A PORTINHO DE ARRABIDA LE 22-10-2009

Lisbonne, c'est une capitale toute en ambiance, ouverte sur la mer, face au Brésil, à l'embouchure du Tage et d'où partaient ces navigateurs qui ont presque tout découvert: Vasco de Gama, Magellan, Cabral et tant d'autres, tous ici en ligne derrière Henri le Navigateur. C'est la tour de Bélem, en défense dans l'estuaire du Tage qui marque l'entrée de Lisbonne.

Après, vous découvrez Lisbonne.

Après, Lisbonne se laisse approcher, quartier par quartier, les neufs, les vieux, les brûlés puis rebâtis, les larges avenues et les quartiers d'affaires; il y a de tout pour tous les goûts dans cette ville qui se flâne, tantôt montante, tantôt descendante!

Pour l'ambiance, ce peut être cette petite peinture de rue, presque un tag, trouvé au hasard sur un mur du quartier de l'Alfama ou un de ces vieux tramways lisboètes, qui sillonnent la ville sans relâche et dont le poste de conduite laisse rêveur, mais bon… et la musique qui sourd des portes toujours ouvertes des cafés, fado, salsa, jazz, samba, le choix est infini.

Et puis, pour sortir de la ville, ce pont après lequel il n'y a plus rien, Lisbonne n'est que rive droite, et ce Christ, le même qu'à Rio et qui veille sur les lisboètes.

Les navigateurs
Tour de Bélem
Peinture de rue du quartier de l'Alfama
Vieux tramways lisboètes
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