DE GALLIPOLI A MASSAFRA

Italie du Sud et SicileUn récit/album du carnet de voyage :
Italie du Sud et Sicile
DE SANTA MARIA DI LEUCA A GALLIPOLIRécit/album précédent :
DE SANTA MARIA DI LEUCA A GALLIPOLI
DE MASSAFRA A MATERARécit/album suivant :
DE MASSAFRA A MATERA
Partager / Envoyer : Sur Facebook Sur Google+ Sur Twitter Par E-mail

A Salice Salentino, la réputation est fondée sur le bon vin. Nous avons donc cherché la coopérative, s’il en existe une. En Italie, il faut chercher Cantina Sociale. Ça fait un peu soupe populaire, mais c’est là que ça se tient. Je ne suis pas sûr d’être jamais très emballé par les fleurons de la viticulture italienne. Peut-être le temps…
Depuis quinze heures, la ville de Massafra était trop calme. La chaleur moite et visqueuse comme une huile d’olive extra-vierge (première pression à froid) de ce premier novembre semblait avoir convaincu chacun de ne plus bouger. Un frémissement s’est fait sentir vers seize heures et quelque chose d’indéfinissable s’est mis en route. La grande convergence de tous les habitants de la ville, jeunes et vieux, en famille ou seul, vers le cimetière. Pas une procession, non, ni une manifestation, il n’y a pas de mot d’ordre, mais juste un instinct sûr qui envoie chacun vers le cimetière, comme un saumon remonte la rivière qui l’a vu naître pour y mourir. Les autorités connaissent bien ce type de migration : tout était prêt, routes bloquées, uniformes partout aux entrées du cimetière, etc…
Les morts de Massafra vivent au cimetière dans la même promiscuité que les vivants meurent en ville, séparés par les deux mètres de leur balcon.
Disons-le : les cimetières italiens sont tout en mausolées, alignés comme pour la parade, et organisés en rue. Et partout dans toutes les villes, les invitations aux souvenirs des morts se font par voie d’affiche.
Existe-t-il des antennes collectives en Italie ?
Il s’agit d’une vraie question. Que l’habitat soit individuel ou collectif, chacun a son antenne. Nous le notons depuis pas mal de temps, et voilà ce que ça donne, partout, dans toutes les villes : un immeuble, quinze logements et quinze antennes (et encore, on voit mal les paraboles).
A 17 heures une magnifique tranche de thon toute frétillante nous a sauté dans les bras. Nous l’avons adoptée et la mangerons ce soir.
Nuit : prendre le long de la gravine à droite en entrant dans la ville. En montant, plusieurs rues à droite en impasse font l’affaire.

Photos du récit/album

Lancer le diaporama

rdutAuteur : Postée le 28 décembre 2008 par rdut
Vu 172 fois
Italie du Sud et SicileUn récit/album du carnet de voyage :
Italie du Sud et Sicile
DE SANTA MARIA DI LEUCA A GALLIPOLIRécit/album précédent :
DE SANTA MARIA DI LEUCA A GALLIPOLI
DE MASSAFRA A MATERARécit/album suivant :
DE MASSAFRA A MATERA
Commentaires
Votre commentaire pour ce récit/album(*) [?]

Enregistrer

(*) Ces champs doivent obligatoirement être renseignés.

Chercher dans Visoterra
50 visiteurs connectés
Comparez les prix des voyages
  • Vols
  • Voiture
Fermer [x]Recommandations