Funambulisme sur le cercle polaire arctique

Carnet de voyage en Norvège

Garage à bateaux
Borgund Toiture végétale Morues

Tout est dans le titre, la route jusqu'au cercle polaire en Norvège, puis celle qui le longe, de soleil de minuit en soleil de minuit, jusqu'en Suède et Finlande, avec un retour par les îles Aland et le Danemark.
Un grand beau voyage, en camping car, en tout début de printemps, dans la neige et, il faut bien l'avouer, un peu dans le froid!
Bien entendu, et pour ceux qui le souhaiteraient, je dispose d'une mine de renseignements pratiques sur l'état des routes, les péages, les bateaux et moyens d'accès, ainsi que d'itinéraires alternatifs pas forcément détaillés dans ce carnet.

Durée : 60 jours ( du 25/04/2009 au 23/06/2009)
Zone : Norvège (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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rdut
Carnet de voyage créé par rdut
Le 22 juin 2009

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024 DE HELLESYLT A GEIRANGER LE 18-05

Pour tout vous dire, nous serions bien restés dormir sur notre plateau enneigé, mais nous avons craint de mourir du froid et d’effroi dans cet environnement glacé et désertique. Comme ça, en descendant à Hellesylt, nous sommes à pied d’œuvre pour une croisière sur le Geirangerfjord ; avec un temps maussade à l’aller et surtout très venteux. Le voici donc sous son pire aspect, et sous son meilleur jour, avec à droite la cascade des sept sœurs, et à gauche le soupirant ; entre les deux, agité d’un soupir, la flamme norvégienne !
Ben non ! On ne s’en fait pas !

Geirangerfjorden
Geirangerfjoren et les sept soeurs
Sieste
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025 DE GEIRANGER A VALLDAL LE 19-05

Qui sait ce qui nous attend dès lors que l’on pénètre dans un tunnel ? Il est possible de quitter un fjord austère pour une vallée riante et ouverte, ou pour un lac : c’est à chaque fois une surprise, et jamais mauvaise, car en Norvège, de tout ce que l’on a vu jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas grand chose à jeter. En quittant Hellesylt, après un incontournable tunnel, nous sommes arrivés à Valldal, au bord du Nordalsfjorden, large vallée très cultivée, pommes de terre et fraises et cerisiers en fleurs pour l’essentiel et point de départ de la Trollstigveien.
On dirait le Fuji-Yama, avec un cerisier en fleur !
En passant, un impressionnant canyon, de 30m de long et 15 de profondeur, très étroit et tout en courbe et où l’eau bouillonne allègrement, sur lequel est en cours d’aménagement un non moins impressionnant système de passerelles destinées à la visite.
Nous nous sommes présentés un peu tôt pour emprunter la Trollstigveien : elle est encore fermée, mais doit ouvrir demain matin 9 heures tapantes, paroles de tous ceux à qui nous avons posé la question.
En attendant, il ne nous reste plus qu’à passer la nuit dans ce décor, au milieu des rennes sauvages ! Il y a de pires mésaventures….

Ceci est une trace de renne sauvage. Demain, c’est promis, je vous montre des biches !

Cerisier en fleurs
Pont
Barrière fermée
Début de la Trollstigveien
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026 DE VALLDAL A BUD (TROLLSTIGVEIEN) LE 20-05

Et que croyez-vous qu’il advint à 9 heures ce matin ? Eh bien la barrière s’ouvrit en grand et nous permit donc d’accéder à cette fameuse route dont les lacets semblent avoir été grattés sur le flanc de la montagne.
Ce après quoi nous avons gagné le bord de mer, dans le petit village de Bud, spécialité : la morue séchée
Si je me souviens bien, je vous avais promis des biches…. Les voilà, en pleine nature, au bord de la mer !
Le port de pêche de Bud, avec ses cabanes sur pilotis de pierres empilées, dans un équilibre qui peut sembler précaire, mais non.

Trollstigveien
Biches
Morue
Bateau bois
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027 DE BUD A STJORDAL LE 21-05

Une route de l’Atlantique très vantée par le marketing touristique norvégien…. Une route posée sur l’eau, avec d’impressionnants ouvrages d’art. A première vue, on s’est trompé de route ; non, c’est bien là !
Celui-là fait tout de suite 50m de long…, et il n’y a pas grand-chose d’autre. Tant pis !
Pour ne pas avoir à attendre pour traverser, rien de plus simple que de réserver un bac privé !
Allez, quand même quelques paysages sympa, malgré un temps qui tourne à l’exécrable, avec parfois des jeux de lumière extraordinaires ! Il faut dire que sommes partis à remonter plein nord (63°N), avec une température qui reste malgré tout assez douce. En fait, nous calquons notre vitesse de montée vers le nord sur la floraison du lilas ! Depuis que nous sommes en Norvège, il est en boutons.

La route de l'Atlantique
Bac vide
Jeux de lumière
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028 DE STJORDAL A MO I RANA LE 22-05

Allons ! Le ciel qui nous fait une grosse colère hier avec d’abondantes crises de larmes s’est calmé ce matin. Soleil radieux et température estivale pour cette remontée plein nord, à la recherche du cercle polaire.
Nous sommes sur la E6, à égale distance de la mer et de la Suède, sur une route spectaculaire, entre lacs, fjords et montagnes, un ciel bleu parsemé de petits nuages blancs qui se reflètent dans chaque pièce d’eau et qui nous donnent ainsi l’impression d’avancer entre ciel et ciel, sur l’eau. Et c’est sur cette route que nous avons vu notre premier groupe de rennes ou peut être étaient-ce des élans, dont l’un avec de grands bois.
Voilà, nous avons navigué, volé, roulé à peu près 500 Kms comme ça ! Magique.
Ce soir, pour le fromage, spécialité locale : Fromage de chèvre au caramel ! Pas mal du tout ! On dirait vraiment un caramel avec un gout de chèvre, un peu comme un caramel au beurre salé qui sentirait la chèvre!

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029 DE MO I RANA A FOROYA LE 23-05

Le point fort de cette journée, c’est bien sûr le franchissement du cercle polaire arctique (66°,33’), pendant la croisière de Kilbøghamn à Jektvika et que nous matérialisons comme ça.
La balise !!!
Il est évident qu’un cercle polaire ne s’apprécie qu’en nu-pieds, alors que la température polaire s’apprécie, elle, avec une petite laine !
Ici, pour les boîtes aux lettres, il n’y a pas spécialement de normalisation ! Chacun est libre d’organiser son petit coin postal.
Mais c’est aussi au-delà du cercle polaire que nous approchons les morues séchées, ou en cours et que nous espérons pouvoir gouter nos premières fraises !

Nu-pieds
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030 DE FOROYA A ORNES LE 24-05

Par ce beau temps, excursion dans le massif du Svartisen, deuxième glacier de Norvège, à mi-chemin entre Mo I Rana et Bodø, le long de cette fabuleuse route 17. Dommage que l’on n’ait pas eu de skis….Enfin, de près, ça parait plus compliqué que de loin !
Ne pas avoir de skis n’est pas une raison pour ne pas profiter de cette belle neige ! Pas de sentier, mais un balisage parfait par cairns, à peu près tous les 50 mètres. Impossible de se perdre !
Sacré foutu escalier : 1131,5 marches (il y en avait une de cassée), à pic sur cette espèce d’échelle de meunier. Il fallait l’oser : osons !
Une chose est sûre : il faut vraiment faire confiance et ne pas craindre le vertige, tant cet assemblage de bout de bois parait précaire !
Osons !
Osons encore !
Et gagnons !
Les tunnels norvégiens sont pleins de charme et de surprises. Celui-là est assez original, pas éclairé, avec formation de glace sur les bas-côtés, sûrement en prévision des étés caniculaires.

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031 DE ORNES A A LE 25-05

Après une journée comme celle d’hier, repos obligatoire pour les mollets. Il s’agit d’arriver en forme aux Lofoten. Aujourd’hui, le soleil semble avoir abandonné la partie et c’est dans un tourbillon de vent et de pluie que se passe cette journée en route vers Bodø.
A propos de tourbillon, ci-dessous le maelstrom le plus important du monde ! Nous y sommes arrivés juste au moment opportun, celui où la mer s’engouffre à flot dans le goulot d’entrée du fjord.
Cette parfaite synchronisation entre notre arrivée ici, précisément, et l’horaire des marées, n’est pas due au hasard : tout était préparé depuis Six-Fours !
Ce qui nous permet de nous mettre derechef dans la file d’attente pour l’embarquement vers les Lofoten : de Bodø à Å.

Maelstrom
Maelstrom
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032 DE A A FREDLANG LE 26-05

L’arrivée sur les Lofoten, c’est ce mur, haut jusqu’à 1000 mètres et qui vous barre l’horizon, depuis le bateau. La traversée fut un enfer, avec un vent du diable sur une mer satanique que beaucoup n’ont pas supporté.
Et dire que derrière ça, il y a peut être le soleil !!!
Å, c’est le premier village, tout en bas des Lofoten. Il porte bien son nom, la morue y sèche et le reste s’y mouille !
Ce que ne montre pas la photo, c’est l’odeur qui se dégage des étendoirs à morues : pas forcément une odeur très forte à cette époque de l’année, les morues sont presque sèches, mais quand même. Et les petites maisons rouges sur pilotis sont des Rorbus, avec terrasse et table de pique-nique, bien souvent en location saisonnière.
Pour rien au monde nous n’aurions voulu rater les premières jonquilles !!! Un 26 mai, vous pensez !
La POLITI est toujours prête à intervenir ! Et qui voudrait discuter avec Jasper ou Jonathan, dont les noms sont affichés sur la porte et toujours prêts à mettre à l’eau le bateau à l’avant de drakkar.
Sur un pont, nous avons croisé Jean-Pierre et Huguette, au cours d’une partie de pêche. Le temps de mettre l’hameçon à l’eau, et le poisson est déjà au bout ! Après 10 minutes de cet exercice, se pose le problème de la distribution du poisson : et c’est là que nous intervenons !
Au menu, morue (pas combatif du tout, elle mord et remonte quasi toute seule) et des poissons à mi-chemin entre le hareng et le maquereau, bien meilleurs que la morue.

Morues
Maisons sur pilotis
Lofoten
Séchoirs à morues
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033 DE FREDLANG A HAUKLAND LE 27-05

Ici et là, encore, les paysages se bousculent, toujours entre deux à-pics vertigineux, débouchant parfois sur un village cramponné à sa paroi verticale et souvent les pieds dans l’eau, ou alors, côté océan, sur de merveilleuses plages de sable blanc, dignes des mers chaudes, aux eaux transparentes et turquoises. Ce sont les plages de l’océan glacial arctique.
Comme ce village, finissant sa boucle au fond du Nusfjord, et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Ou cette plage, au bord de laquelle nous avons campé !
Pour peu que le vent tombe et qu’apparaisse le soleil, la température remonte jusqu’à 37°2, ce qui est confortable sous ces latitudes. Le reste du temps, il fait FROID !!!
La même en vue panoramique, ces deux plages en parenthèses fermées, partageant le même lagon : c’est tout sauf baignable !

Sable blanc
Nusfjord
Village
Entre parenthèses
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