Etudiant d'échange Erasmus en Suède

Carnet de voyage en Suède

Kungliga Tekniska Högskolan
Riddarholmen Cairn Reflets de la vieille ville de Stockholm

Je vais étudier un an en Suède à Stockholm. C'est l'occasion pour moi de découvrir un pays et une région que je ne connais pas, mais que je voulais visiter depuis longtemps : la Scandinavie. Mon emploi du temps comme étudiant d'échange Erasmus me laisse le temps de visiter Stockholm, la Suède, l'Estonie, la Finlande et la Norvège. Je réalise que c'est une chance de pouvoir ainsi partir un an!

Durée : 320 jours ( du 01/08/2002 au 16/06/2003)
Zone : Suède (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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visoterra
Carnet de voyage créé par visoterra
Le 07 juillet 2011

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Virée dans le Grand Nord Scandinave : Abisko

Après Kiruna, nous voici donc à Abisko. C'est un petit village au pied des montagnes. On apprend que c'est l'une des région les moins pluvieuse de Suède, à seulement 30km de la frontière norvégienne qui est à contrario l'endroit le plus pluvieux du pays... Le relief a ici un rôle prédominant dans les précipitations en arrêtant les nuages venus de la mer.

Nous partons en fin d'après-midi sur le Kunglseden dans l'idée d'atteindre le premier refuge et d'y passer la nuit. Il y a encore peu de monde sur ce chemin. Nous sommes mi-juin, pourtant la végétation commence à peine à sortir de l'hiver. Le chemin passe dans une large vallée, souvent marécageuse. Au refuge, nous apprenons que la suite du chemin est plus difficile car la neige est encore très présente. D'où sans doute le peu de monde croisé. Le soir, nous profitons de la lumière du soleil de minuit pour nous promener dans les environs. Nous tombons rapidement sur un troupeau de rennes qui détale en nous voyant.

Le lendemain, nos faisons le chemin en sens inverse dans la matinée, puis partons pour la Norvège.

Forêt boréale
Troupeau de rennes
Abiskojaure
Refuge d'Abiskojaure.
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : Narvik

Nous passons la frontière norvégienne à Riksgränsen. C'est aussi une petite station de ski où l'on peut pratiquer le ski de février à fin mai. Il fait en effet trop froid au coeur de l'hiver, d'autant plus que nous sommes au nord du cercle polaire et qu'il n'y a pas de soleil en décembre et janvier. Nous sommes en juin et il y reste encore pas mal de neige malgré l'altitude plutôt faible de 500m.

Nous entamons ensuite la descente vers l'océan Atlantique. Les fjords se découvrent rapidement au détour d'un virage. Nous passons de l'hiver au printemps très rapidement. Au col, les arbres n'avaient pas de feuilles, 200 ou 300m plus bas, tout est vert!

Nous arrivons à Narvik, petite ville norvégienne et terminus de la ligne de train en provenance de Kiruna. C'est aussi un important port d'où le minerai de fer suédois est exporté par cargo.

Cette fois-ci, nous avons loué une cabane dans un camping pour la nuit. C'est très confortable, convenable pour un budget étudiant et elle comprend tout le nécessaire pour faire à manger.

Le soir, nous nous baladons dans le port. Voyez ces quelques photos.

Pistes de ski
Port de plaisance
Narvik
Ofotfjorden
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : les Iles Lofoten

Narvik est avec Bodo, l'une des porte d'entrée dans les Iles Lofoten. Cet archipel montagneux se détache de la côté Norvégienne et va se perdre dans l'océan Atlantique en un chapelet d'îles de plus en plus petites.

Il faut plusieurs jours pour bien apprécier les Iles Lofoten. L'archipel fait plus de 200km de long, les routes tournent beaucoup et lorsque nous y étions, il fallait encore prendre un ferry entre deux iles. Désormais, un tunnel a été creusé. Toujours est-il que si l'on fait faire l'aller-retour en voiture jusqu'au bout de la route, à Å, il faut compter au moins 500km. Nous avons donc passé 4 nuits dans les Lofoten.

Les paysages des Iles Lofoten sont uniques. Ils s'organisent en un subtil mélange de fjords, de montagnes très abruptes, de plages de sable blanc et de petits villages de pêcheurs. Nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps dès le deuxième jour dans les iles et c'était vraiment splendide. A posteriori, je dirais que c'est le plus bel endroit de Scandinavie que j'ai visité.

Maelström
Sud des îles Lofoten
Montagnes abruptes
Soleil de minuit
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : le Troms

Après les Iles Lofoten, nous continuons vers le nord en longeant la côte norvégienne. C'est une journée de transition avant de rejoindre l'océan Arctique. Avant de passer la nuit à Tromso, nous nous arrêtons à la cascade de Målselv.

Cascade de Målselv
Cascade de Målselv
Cascade de Målselv
Cascade de Målselv
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : le Finmark

Après Tromso, les paysages changent doucement. Les fjords deviennent plus larges, les montagnes moins escarpées. Au détour de l'une d'elle, nous découvrons l'océan Arctique.

Nous rejoignons Alta dans l'après-midi. Hormis à côté de l'océan, il n'y a pratiquement plus d'arbres à cause du climat particulièrement rude. Nous avons pourtant chaud... Grâce au soleil de minuit, il arrive souvent qu'il fasse plus de 30°C dans l'intérieur de la Laponie en été.

Glaciers
Fjord
Fjord
Cairn
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : destination Cap Nord

Le Cap Nord évoquait chez moi, comme chez beaucoup de personnes qui n'y sont jamais allé une sorte de bout du monde presque mythique. Il paraît lointain, presque inatteignable, voire dans un autre monde. C'était donc un endroit qui m'attirait beaucoup.

Nous y sommes presque, Alta n'en est qu'à environ 200 km. Nous partons donc comme tous les matins vers 9h. La route est excellente et traverse des plateaux désertiques parcourus par les troupeaux de rennes. Il n'y a plus aucun arbre, seule une herbe rase et des lichens : la toundra. La route descend ensuite le long du Porsangerfjord qui nous conduit tout droit à l'ile Magerøya sur laquelle se trouve le Cap Nord (première désillusion : le Cap Nord est situé sur une île). L'accès à l'ile se fait par un tunnel payant (et cher).

Nous arrivons donc à Honningsvåg, dernier village (très touristique) avant le Cap Nord, puis parcourons la vingtaine de km qui reste. En plein brouillard (alors que le bleu régnait jusqu'alors), nous tombons sur un péage (deuxième désillusion : l'accès au Cap Nord est cher). Mes coéquipiers veulent faire demi-tour, mais je ne résiste tout de même pas à l'envie d'aller voir.

Une fois garés, nous visitons le complexe touristique installé en haut de la falaise. Dehors, le brouillard règne et nous ne voyons rien (troisième désillusion), même pas la mer en bas de la falaise. Nous apprenons par ailleurs que le Cap Nord n'est même pas le point le plus septentrional de l'île (4ème désillusion).

Finalement, nous repartons assez rapidement. A la traversée du tunnel, je me planque sous un tas d'affaires dans la voiture pour ne pas payer le passage (le prix est fonction du nombre de passager). Le budget est serré et nous n'avions pas prévu toutes ces dépenses.

Nous nous dirigeons alors vers Karasjok pour y passer la nuit. Le beau temps est rapidement de retour, seule l'ile Magerøya était sous la crasse.

Il y a à mon avis d'autres endroits gratuits et beaucoup plus sympas que le Cap Nord dans les environs : n'hésitez pas à faire l'impasse sur ce dernier!

Filets
Rivière
Chiens de traineau
Cap nord
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : Enontekiö

Nous redescendons maintenant vers le sud et passons la frontière pour rentrer en Finlande. Les paysages sont maintenant plutôt plats et couvert de forêt boréale. Les moustiques sont bien là, d'autant plus qu'il fait assez chaud. Le soir, ils viennent par dizaines, mais sont plutôt amorphes. On a le temps de les taper avant qu'ils ne piquent.

Nous passons la nuit à Enontekiö.

Lames de chasses-neige
Lac lapon
Bus sur ski
Piste cyclable
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Virée dans le Grand Nord Scandinave : retour à Kiruna

Nous bouclons notre voyage en revenant à notre point de départ, Kiruna. Toujours avec du soleil et de la chaleur bien différente de la neige fondue que nous avions en commençant le voyage. Il y a même un orage.

Les routes sont droites, larges et limitées à 100km/h. Autrement dit, on avale vite les kilomètres contrairement aux routes norvégiennes. il faut tout de même rester vigilant : même s'il n'y a presque personne, on n'est jamais à l'abri qu'un renne ou un élan traverse juste devant nous sans prévenir.

Sur le chemin, nous nous arrêtons devant le centre spatiale d'Esrange. De petites fusées expérimentales y sont régulièrement tirées. C'est aussi un endroit privilégié pour l'observation des aurores boréales.

A l'arrivée à Kiruna, nous voyons le défilé traditionnel des lycéens qui viennent de passer leur bac.

Nous prenons ensuite un train de nuit le soir pour revenir à Stockholm.

Centre spatial d'Esrange
Défilé
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Fin de l'année

Après cette excursion dans le nord de la Scandinavie, il est temps de ranger mes affaires et de faire les rares démarches nécessaires au retour en France (clôture du compte en banque, recherche de stage, ...). Je me rends compte que j'ai accumulé pas mal d'affaires en un an, même si un court aller-retour en France fin mai m'a permis d'en ramener déjà un peu.

Le jour du départ, je suis chargé comme un mulet et ai du mal à tout porter et tirer jusqu'au métro. Je prend finalement un taxi pour aller à l'aéroport car je n'arrive plus à avancer. Au comptoir d'enregistrement, la balance indique une quarantaine de kg, sans compter ce que j'avais l'intention d'emmener en bagage cabine. Je n'en reviens pas, mais comprend mieux pourquoi j'avais autant de mal. Limité à une vingtaine de kg, je suis donc contraint de payer une surtaxe très chère. J'y laisse pratiquement toutes mes dernières couronnes...

Le retour en France se passe bien. Après un an à l'étranger, je me rend compte comme je suis attaché à sa diversité (la Suède est finalement un pays magnifique, mais sans grande variété). C'est l'occasion de redécouvrir beaucoup de choses!

Je ne suis pour l'instant (à la date d'écriture de ce carnet) jamais retourné en Scandinavie. Cela fait déjà plus de 9 ans que je m'envolais pour Stockholm. J'ai bien l'intention d'y retourner pour des vacances. Sans doute pour revoir Stockholm, les Iles Lofoten et d'autres endroits que je n'ai pas vu comme les fjords du sud de la Norvège.

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