De Keur Ayip -Farafeni- à Ziguinchor

De M’Bour à Cap Skirring par la TransgambienneUn récit/album du carnet de voyage :
De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne
De M'Bour à Keur Ayip via KaolackRécit/album précédent :
De M'Bour à Keur Ayip via Kaolack
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Au poste frontière Sénégal, nous avons quand même constaté sur le grand livre de police que nous étions les premiers étrangers à le franchir ce jour là.
Les formalités sont assez « administratives » mais l’ensemble du personnel police/douane s’est montré très sympa.
Tout d’abord, il faut acheter et remplir les 3 volets de formulaire « J » pour le transit du véhicule ; coût 800 cfa.
Changer l’équivalent de 2 400 cfa en dalasis gambiens pour acheter le ticket du bac (dans notre cas 3 personnes –dont une sénégalaise- et la voiture).
Le contrôle police et ensuite douane furent vite expédiés et sans aucune tracasserie.
Dès le poste frontière franchi, on arrive en Gambie et on change de décor routier : la route trouée se transforme en piste de latérite, tout aussi cahotique.
Les formalités sont également vite expédiées: tampon sur les passeports et sur le volet du formulaire « J » en échange de 1000 cfa par personne, soit 2000 cfa. Bizarrement la personne sénégalaise ne paie pas, et n’est pas –ne sera pas- contrôlée.
Manifestement, ce qui intéresse les gambiens au plus haut point, ce sont les « taxes » : les passeports seront à peine examinés.
On peut s’interroger sur la destination de ces « taxes » : aucun reçu. Elles « tombent » directement dans un tiroir.
Quelques km plus loin : recontrôle –uniquement le formulaire « J » qui est à nouveau tamponné contre 1000 cfa
500 m plus loin : contrôle, mais militaire celui là… pas de « taxe » à payer : ouf !
Encore quelques km et nous apercevons un baraquement situé légèrement en dehors de la piste avec un pont de pesée pour les camions: il s’agit du point de vente des tickets du bac.
Il n’y a aucune indication ou signalisation, mais il est essentiel d’acheter son ticket à cet endroit, sinon on est refoulé plusieurs kilomètres plus loin.
On sait que le bac (situé à Farafeni) n’est pas loin quand on voit la queue des camions qui attendent patiemment leur tour : ils sont embarqués au compte goutte de façon à ne pas déséquilibrer le bateau.
Nous doublons toute cette file pour stopper au contrôle de police avant le portail de la zone d’embarquement. Nouveau coup de tampon sur le formulaire et nouvelle « taxe » de 1000 cfa…
Nous redémarrons et un contrôleur « portuaire » nous fait franchir le portail de la zone d’embarquement, où un autre contrôleur nous fait des signes véhéments pour qu’on se dépêche d’embarquer, et plus vite que ça !
L’arrière train de la voiture frotte un peu sur la rampe, mais bon…on arrive à se hisser sur le bac.
Incroyable mais vrai : nous prendrons la dernière place disponible et le tablier se referme immédiatement derrière nous ! Et vogue la galère…
6 heures d’attente lors de notre dernier passage et aucune attente cette fois ci : la moyenne devient bonne !
La traversée ne dure que quelques minutes : nous ne sommes même pas descendus de voiture. D’ailleurs, nous aurions eu du mal : il était impossible d’ouvrir les portières tellement les véhicules étaient serrés.
Belle peur rétrospective : si le bac avait coulé… ?
L’arrière frotte à nouveau quand nous débarquons, mais bon…
Il faut souligner que les aménagements embarquement/débarquement sont inexistants.
L’arrivée de l’autre coté est folklorique : il n’y a pas de nids de poule, mais on croirait des trous d’obus, tellement ils sont monstrueux. On croise même un camion qui a versé en plein milieu.
Collecte des tickets du bac et…contrôle de police avec tampon sur le formulaire avec une « taxe » de 1000 cfa…
Poursuite du voyage jusqu’à Senoba sur la piste en latérite où l’on voit des véhicules avec des chargements invraisemblables, soulevant des tourbillons de poussière rouge.
Il vaut mieux laisser de la distance entre les véhicules sinon on mange des kilos de cette poussière qui arrive à s’infiltrer partout.
Enfin nous voici à Senoba, poste frontière de la Gambie au Sénégal.
Les formalités gambiennes sont très « démultipliées » pour collecter un maximum de « taxes » :
- 1000 cfa au bureau de l’Immigration
- 1000 cfa à la police ( et vérification que tous les contrôles de police qui jalonnent le trajet ont bien été effectués)
- 500 cfa au bureau de douane situé en face.
D’aucuns disent que ces « taxes » s’assimilent à du racket, ce qui est sans doute vrai. Que l’on n’est pas obligé de les payer, puisqu’il n’y a pas de justification légale, ni de reçu ; c’est sans doute vrai également ; mais je n’ai vu personne en discuter la légitimité : même les chauffeurs de taxi brousse paient leur écho pour leur voiture sans discuter.
Coté sénégalais, l’accueil est chaleureux… et gratuit. Paradoxalement les passeports sont visés par un inspecteur des Eaux et Forêts…et le formulaire « J » restitué.
Mais la surprise la plus agréable est que l’on retrouve une vrai route : goudronnée et sans trous. C’est un vrai bonheur de rouler et d’admirer le paysage qui devient de plus en plus verdoyant et luxuriant. Quelques feux d’écobuage gâchent un peu l’atmosphère…et la réchauffent aussi, alors que la température est caniculaire.
La route est assez peu fréquentée. Des « ralentisseurs » -dos d’âne- imposants, parfois non signalés sont présents aux traversées de villages. Des postes militaires se situent en général à leur niveau : il s’agit de militaires « commandos » qui assurent une certaine sécurité compte tenu des « rebelles » qui peuvent encore avoir quelques velléités à détrousser les voyageurs.
…Ce qui n’a d’ailleurs pas empêché une quarantaine de véhicules de se faire rançonner 8 jours après notre passage, le 27 février 2008…
En arrivant sur Ziguinchor, la route est en pavés autobloquants datant du temps où les portugais avait leur comptoir et suit la mangrove avant d’arriver au pont qui enjambe le fleuve Casamance. Cette route est légèrement dégradée sur quelques kilomètres en arrivant, mais c’est supportable.
A la sortie du pont, un poste militaire est présent mais ne nous arrête pas pour nous contrôler : juste un signe amical pour nous indiquer que nous pouvons rouler.
A 13h15, arrêt à l’ombre sous les arbres et déjeuner local arrosé d’une bière bien fraîche (Gazelle) au restaurant « les Tamariniers ».
Nous aurons mis presque 8 heures pour faire ce trajet, malgré notre panne de batterie.

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BeerootAuteur : Postée le 09 avril 2008 par Beeroot
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