De El Ouiatia à Dakhla...819 kms

De Cajarc à Saint Louis du SénégalUn récit/album du carnet de voyage :
De Cajarc à Saint Louis du Sénégal
Partager / Envoyer : Sur Facebook Sur Google+ Sur Twitter Par E-mail

En ce 11 octobre, notre départ matinal a lieu dans un brouillard épais.
Nous utilisons nos derniers litres de gas oil espagnol, sachant que dans quelques dizaines de km, le gas oil marocain sera complètement détaxé (moitié prix).
A partir de Tan Tan, les contrôles de police seront de plus en plus nombreux. Les fiches d’état civil que nous avions pris le soin de remplir nous ferons gagner un temps précieux. Les policiers ou gendarmes resteront toujours courtois, et nous les franchirons sans aucune appréhension.
Le premier contrôle de police a eu lieu juste à la sortie de El Ouatia
Peu après, nous avons pris notre « jus » au bord de la route, toujours dans un brouillard épais, et nous avons continué notre bonhomme de chemin pour abreuver le 4x4 en gas oil et remplir les 4 bidons de 20l de réserve.
Le second contrôle de police a suivi de peu le premier…
Le brouillard en se levant avec la chaleur a commencé à transformer l’air en atmosphère « hammam ». Le paysage est devenu plus plat, de plus en plus aride et nous avons commencé à voir les premiers sables mêlés aux rocailles.
Les policiers du 3ème contrôle, à l’entrée de Laayoune étaient hilares : ils nous avaient pris en flagrant délit d’excès de vitesse (87 au lieu de 60km/h), ils avaient du trouver que la prise était bonne.
Nous avons plaisanté dans une humeur bon enfant, surtout quand ils ont montré leur carnet de PV et leurs prises… principalement espagnoles. Quand ils ont su que nous étions français, nous avons commencé à négocier gentiment, et toujours en rigolant ; fichtre, le pv théorique était quand même de 400 dhs.
L’ensemble a été réglé par le cadeau d’un stylo à chacun et une boite de feutres. Nous nous sommes quittés avec forces poignées de mains, sourires et claques dans le dos : les policiers auraient manifestement aimé discuter plus longuement avec nous : ils aiment les français et beaucoup moins les espagnols.
Sympa la maréchaussée dans le coin !
Arrêt à Laayoune pour faire le plein en packs d’eau. Achat d’un cheich – Manu ayant le sien-
Le cheich, accessoire « exotique » pour touriste branché, est en fait un élément pratiquement indispensable pour voyager dans le désert pour se protéger de la chaleur, du soleil et du sable.
Pour les hommes du désert, il sert également à éponger la sueur, à essuyer les verres à thé, et éventuellement comme mouchoir.
En tous cas, il nous sera vraiment d’un grand secours et d’une grande utilité quand nous rencontrerons la chaleur intense de Mauritanie.
Laayoune est une ville moderne et de garnison (beaucoup de militaires). Elle est bâtie au milieu de nulle part. On voit que le gouvernement marocain a fait un effort considérable pour attirer la population dans ce coin perdu, afin « d’occuper » le terrain.
Nous quittons Laayoune par une route à double voie ( !), balayée par un vent de sable rasant qui cessera quelques km plus loin. Le tableau de bord sera quand même recouvert de « farine » : le sable pénètre partout.
Notre 4ème contrôle de police était à 35km avant Boujdour, et le 5ème, juste à l’entrée de la ville que nous avons juste effleurée, et qui ne présente strictement aucun intérêt.
Se succèdent ensuite les paysages arides en bord de mer que nous longeons : nous apercevons souvent la mer et les falaises à pic qui découpent la côte.
Ca et là, quelques tentes ou barques de pêcheurs balayés par des vents violents et permanents. Nous saluons le courage des gens qui habitent là, sans aucun confort, pour gagner leur maigre pitance en pêchant au bord des falaises et en descendant des à pics vertigineux.
Heureusement que des bornes placées à intervalle régulier signalent le bord des falaises : nous nous sommes approchés au bord en hors piste pour prendre quelques photos dans ce paysage magnifique, où nous étions seuls au monde : peu ou pas de voitures sur des dizaines de km.
En approchant de Dakhla, quelques collines ont commencé à apparaître aux abords de l’Oued du même nom. Il est très large et ferait penser à une baie maritime.
Nous avons même aperçu une personne pratiquant le flying board ! le mec était également seul au monde dans ce coin reculé.
On a vraiment le sentiment fugace que la nature est pure et qu’elle n’appartient qu’à nous… à moins que ce soit l’inverse. En tous cas, on se sent vraiment petit, mais tout à fait détaché et loin des contraintes de ce monde civilisé qu’on oublierait facilement.
Arrêt nocturne au camping à l’entrée de Dakhla. Kilométrage : 116 314 ; 819 km parcourus
A l’origine, ce camping servait de regroupement aux candidats de la traversée de la Mauritanie par les pistes quand la route n’existait pas. Les voitures partaient en convoi avec guide, quand il y en avait suffisamment. L’attente pouvait durer plusieurs jours…Ce campement est composé d’emplacements pour tentes et autres : quelques 4x4 « équipés nocturnes » et camping cars y étaient stationnés.
Nous avons choisi de prendre une « chambre », dont la propreté était plus que douteuse. Nous avions quelques locataires indésirables, qu’il nous a fallu déloger et faire un ménage sommaire.
Une voiture de routards vraiment « roots » est arrivée peu de temps après nous.
L’accueil de Nourredine, le gérant, a compensé l’insalubrité du lieu, et nous avons même été étonné qu’il accepte de prendre l’apéritif avec nous. Nous avons palabré et reconstruit cette partie du monde pendant un bon moment.
Il nous a indiqué un restau-couscous- qui aurait pu être sympa si on avait pu se faire servir à une heure convenable. On nous a demandé de revenir dans deux heures et nous avons ...abandonné.
En lieu et place, nous avons acheté du pain et l’inévitable boite de « vache qui rit » en prévision du lendemain, et nous sommes retournés dans notre chambre pour y avaler une boite de saucisses lentilles de notre stock espagnol, « mijotée » sur le camping gaz.
Extinction des feux vers 23h30.

Photos du récit/album

Lancer le diaporama

BeerootAuteur : Postée le 20 août 2007 par Beeroot
Vu 231 fois
De Cajarc à Saint Louis du SénégalUn récit/album du carnet de voyage :
De Cajarc à Saint Louis du Sénégal
Commentaires
Votre commentaire pour ce récit/album(*) [?]

Enregistrer

(*) Ces champs doivent obligatoirement être renseignés.

Chercher dans Visoterra
39 visiteurs connectés
Comparez les prix des voyages
  • Vols
  • Voiture
Fermer [x]Recommandations