SORTIE DE PHNOM PENH

CAMBODGE "SUR LES TRACES DU CYCLOBARANG"Un récit/album du carnet de voyage :
CAMBODGE "SUR LES TRACES DU CYCLOBARANG"
JOUR "J"Récit/album précédent :
JOUR "J"
CHANGEMENT DE PAYS MAIS PAS DE DECORRécit/album suivant :
CHANGEMENT DE PAYS MAIS PAS DE DECOR
Partager / Envoyer : Sur Facebook Sur Google+ Sur Twitter Par E-mail

Le moment de libérer tout le stress et l'anxiété qui est en moi, est enfin arrivé. Il est 14H00, lorsque je m'élance dans ce défi de folie, je suis heureux et ému d'aller pour un moment rejoindre l'histoire du Cambodge même si cela peu paraître anodin. Une petite escorte s'est formée autour du cyclo, des bicyclettes, des motos, et quelques voitures.
Nous empruntons l'avenue de France pour passer devant le Wat Phnom, quelques minutes après nous sommes sur le Quai Sisowath, le peu de circulation à cette heure favorise un passage agréable et me permettre de rejoindre le boulevard Norodom le long du Palais Royal par le monument de I1ndépendance, je ne pense qu'à une chose: « Sortir très vite de la ville pour prendre mon rythme de croisière et laisser la pression derrière moi » Nous franchissons enfin le pont vietnamien et nous nous retrouvons sur la route N°01 qui doit m'emmener à Ho Chi Minh. Je m'arrête pour saluer mes accompagnateurs, seuls les deux vélos et la voiture suiveuse continuent la route avec moi. Nous arrivons au village de Koki à 20 kms très rapidement, je suis souvent allé me baigner dans le Mékong entre ce village et le dépôt de Total, l'eau est agréable et somme toutes plus propre qu'en amont.
D'autre part, il me plait de circuler entre les petits villages où travaillent les tisserandes, le cliquetis des métiers à tisser rythme les journées de ces habitants. La porte s'est ouverte sur l'Aventure, je me lâche enfin, en route pour Neak Loeung dans un premier temps.
L'objectif est d'atteindre pour le moment le bac pour traverser le Mékong avant le dernier ferry aux alentours de 18H00. Je roule bien et nous arrivons dans la localité vers 17H30, mes coéquipiers d'un jour sont sur les rotules, je leur ai mené un train d'enfer, ils ne sont pas trop entraînés et pour eux cette distance de 60 kms entre Phnom Penh et Neak Loeung est déjà un exploit.
Le temps de prendre un billet pour à peine deux dollars, de remercier mes supporters et me voilà embarqué avec mon cyclo parmi des véhicules de toutes sortes sur cette barge.
Des enfants curieux viennent me saluer pendant que je mange des barres de céréales, le coucher de soleil est magnifique alors que nous quittons l'embarcadère, la traversée est magnifique, les moteurs commencent à ronronner à l'approche du débarcadère, les odeurs de fumée et de fuel se dissipent, j'aperçois un village de maisons en bois hérisséesd'antennes de télévision qui pointent vers le ciel.
Ce qui retient le plus mon attention, c'est la montée qu'il va falloir que j'entreprenne avec mon cyclo, pas question de monter sur la selle, trop dangereux, je crois qu'il sera plus raisonnable que je le tire.
Nous voilà débarqués sur place, des dizaines de personnes attendent les clients, l'accueil est fabuleux. Je suis interrogé par l'équipe de télévision qui me suit au milieu de la place principale, un attroupement se crée, des gens m'encouragent,d'autres me saluent,interrogateurs.
Juste le temps de répondre à quelques questions et je remonte en selle, la route commence à présenter de mauvais passages, le chemin est long jusqu'à Saïgon et la nuit commence à to~ber. La pleine lune illumine plus ou moins ma route. Trous, tôle ondulée, nids de poules, ponts en reconstruction, bosses en tout genre sont le lot d'embûches auquel je suis confronté maintenant sur cette portion qui doit me conduire à Svay Rieng.
Pour couronner les problèmes dû au terrain, je ressens quelques douleurs lombaires mais surtout un début de tendinite sur un ligament externe du genou droit, vraisemblablement dû à cette infernale tôle ondulée sur la route à cause des camions.
Les kilomètres me semblent interminables sur cette portion, mon moral commence à baisser, heureusement, je suis soutenu par ma famille et magie de la technique, je suis joint par deux fois sur mon téléphone cellulaire. Ma fille aînée trouve les mots qui conviennent, elle me donne la force de
puiser au plus profond de moi-même la volonté de continuer et la rage de vaincre. Je suis inquiet, elle m'apprend que notre cuisinière vietnamienne «Mariette » s'est fait interpeller à la frontière, ses papiers n'étaient pas en règle.
Beaucoup de vietnamiens vivent au Cambodge sans papiers, cela ne pose pas de problème en général, tout se monnaie. Elle restera néanmoins pendant quelques heures à expliquer sa situation.
Mon épouse et mes filles ont pu continuer en taxi sur Saigon et elles se sont installées dans un hôtel du centre, j'en saurais plus à mon arrivée.
Deux grosses enceintes crépitent et crachent leurs décibels sur la place principale de Svay Rieng. A part cette musique criarde qui provient du seul karaoké ouvert à cette heure tardive de la nuit, j'ai l'impression de traverser une ville fantôme, le peu d'éclairage, l'absence de circulation, les ordures qui s'amoncèlent, ce panorama apporte encore plus de tristesse à cette ville.
Je roule un peu autour de cette place pour les besoins de l'équipe de télévision, petit interview et me voilà reparti sur cette route qui ressemble plus à une route de campagne qu'à une nationale.
J'avais l'impression d'être seul au monde, enfin la vie recommence après la solitude que j'ai vécu pendant des kilomètres. Face à moi-même, à mes doutes, à mes faiblesses mais aussi à l'envie de réussir, ma conviction et ma foi, j'avance vers la frontière, malgré une route complètement défoncée.
La nuit est magnifiquement étoilée, bientôt minuit, j'ai laissé derrière moi Svay Rieng et j'approche de Chiphou, une pause est nécessaire, je commence à avoir une grosse fringale.
L'équipe de journalistes qui me suit, veut également se restaurer. Nous trouvons une gargote encore ouverte. Une assiettée de .
Riz blanc et un cocktail de fruits suffisent à me caler. J'en profite pour me masser le genou

Photos du récit/album

Lancer le diaporama

  • Sous la caméra
  • Devant l'Ambassade
  • Ancien militaire français, conducteur de cyclos
  • Vieux conducteur
  • Après le pont vietnamien
  • Koki Beach
  • Passage devant le monument de l'indépendance
  • Monument de l'indépendance
CyclobarangAuteur : Postée le 20 September 2007 par Cyclobarang
Vu 56 fois
CAMBODGE "SUR LES TRACES DU CYCLOBARANG"Un récit/album du carnet de voyage :
CAMBODGE "SUR LES TRACES DU CYCLOBARANG"
JOUR "J"Récit/album précédent :
JOUR "J"
CHANGEMENT DE PAYS MAIS PAS DE DECORRécit/album suivant :
CHANGEMENT DE PAYS MAIS PAS DE DECOR
Commentaires
Votre commentaire pour ce récit/album(*) [?]

Enregistrer

(*) Ces champs doivent obligatoirement être renseignés.

Chercher dans Visoterra
88 visiteurs connectés
Comparez les prix des voyages
  • Vols
  • Voiture
Fermer [x]Recommandations