LES ARTISANS SUR LES RIVAGES

CAMBODGE "SUR LES TRACES DU CYCLOBARANG"Un récit/album du carnet de voyage :
CAMBODGE "SUR LES TRACES DU CYCLOBARANG"
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D'autres activités peuvent être vues si on y prend garde, entre autre le tissage, celui-ci rudimentaire est exercé avec de vieux métiers à tisser fait de bric et de broc, cet artisanat mérite que l'on s'y intéresse car c'est vraiment un spectacle inédit de sons et de couleurs.
Des jeunes filles se tiennent toute la journée près de ces machines au bord de la route, abritées seulement par quelques tôles;
Quelques kilomètres avant Koki sur les bords du fleuve, chaque maison possède son propre métier à tisser. Le bruit et la poussière dû à des passages incessants d'engins motorisés n'altèrent en rien leur bonne humeur et le sourire qui illumine leur visage encore plein d'adolescence.
La couleur des tissus et leur composition restent leur secret, un clin d'œil aux amateurs d'exotisme et de pittoresque.
L'artisanat cambodgien connaît un essor de plus en plus grand, le tissage certes mais d'autres secteurs comme la vannerie, la céramique, la sculpture, l'orfèvrerie, le travail du rotin, de l'osier ou du jonc sont de véritables microéconomies. Les routes sont remplies de ces petits artisans qui font la richesse du pays.
Il existe de grandes régions de tissage et chacune a sa spécialité avec des motifs et des couleurs différentes. L'art du tissage est ancestral, les motifs traditionnels. Les jeunes filles sont éduquées et formées dès le plus jeune âge. Filer le coton, teindre les fils et préparer les couleurs naturelles se transmettent de mère à fille.
Je regarde ces femmes tendrent la chaîne, lancer d'une main assurée la navette de bambou puis tasser les fils à l'aide d'une règle en bois dur. La soie khmère est réputée dans le sud-est asiatique pour sa grande variété de motifs.
Les rivages sont éclairés d'une lumière insensée, les couleurs Représentent la puissance de celle-ci, j'aurai bien du mal à retraduire de manière picturale cette palette et les émotions éprouvées. .
Paysage paradisiaque, vert émeraude, bleu transparent, lumière féerique se marient avec ces sourires, ces corps, sans aucune contradiction. Seul dénote dans ce fabuleux paysage, les plastiques, les ordures et les déchets entreposés çà et là, véritable outrage à l'environnement.
Cette préparation de la soie est longue et difficile, les journées sont harassantes et les salaires très bas, m'arrêter juste quelques instants pour admirer la magie du métier à tisser ou bien m'informer simplement sur les conditions de vie de ces gens, me permet de récupérer en échangeant quelques mots en khmer.
Quelques boutiques de Phnom Penh et de Siem Reap offrent une sélection intéressante de l'artisanat cambodgien, pour être sûr de trouver une variété de ces objets le marché russe ou le vieux marché près des temples restent les lieux privilégiés où les touristes aiment flâner à la recherche des pièces originales et marchander en espérant décrocher la bonne affaire.
Lorsque j'emprunte le pont japonais, je prends du plaisir à m'arrêter quelques instants voir les poterie, certaines sont destinées au culte, d'autres ressemblent à des amphores, plusieurs ont des formes zoomorphiques, bols, bougeoirs, pieds de lampes, vases, assiettes grandes et petites, elles sont diverses aux couleurs terre sienne, ocre ou brique.
Les enfants travaillent la glaise pendant des heures sous leurs pieds au bord de la route, vêtus de guenilles et ruisselants de sueur, le visage creusé par la faim et la fatigue, ainsi travaillée la matière sera ensuite pétrie de main de maître par les potiers. La principale région de production reste très certainement Kampong Cham.
Comment ne pas parler de cette richesse artisanale que l'on découvre au bord des routes, sur les étals des boutiques ou des marchés de la capitale et des provinces, ce serait insulter ce peuple de travailleurs quoi que certains en disent.
Sur la presqu11e de Changvar, je ne compte pas le nombre de fois où je me suis arrêté pour regarder les jeunes orfèvres khmers ou chams ciseler des pièces traditionnelles, des boîtes avec des formes végétales ou animales; plateaux, carafes, couverts, objets de toutes sortes. Je ne m'attarderais pas à parler du travail de l'or et de l'argent en bijouterie, véritable apostolat pour les sino-khmers installés sur les marchés.
Les cambodgiens s'ingénient à créer des objets utilitaires et artistiques, échanger, vendre et exporter pour subvenir à leurs besoins, ce sont des artistes à part entière. Ce sont à la fois une identité culturelle et un facteur de développement qui se mettent en place après les nombreux événements malheureux que le pays a dû traverser au cours des derniers siècles.
La France participe au redressement de la sériciculture cambodgienne et j'en suis fier. La soie cambodgienne, à vrai dire n'a jamais cessé d'exister, même sous le règne des khmers rouges, toutes ces activités étaient devenues insignifiantes et en sommeil, aujourd'hui l'artisanat est en effervescence et principalement les soieries du Cambodge.
Sarong à gros carreaux pour les hommes et petits carreaux pour les femmes, phamuong pour les jupes, chorébab à motif floral, ibeuk, anlounh, hol, tissus de grandes occasions ou portés à la maison, la consommation de tissu est impressionnante et apporte un complément non négligeable aux paysans.
Cette filière traditionnelle de la soie avec un partenaire privilégié qui est la France a redémarré créant une véritable insertion pour des jeunes villageois même si cette activité de développement rural reste une activité familiale, elle reste un complément à l'activité principale qui est le riz. Si certains parlent de développer les régions du Mondolkiri et du Rattanakiri, il faut savoir que la sériciculture industrielle pourrait trouver sa place sur ces hauteurs.
J'ai d'ores et déjà adopté le krama, grand foulard traditionnel rectangulaire en coton, à larges carreaux bleu et blanc lorsque je me déplace en cyclo. Je le porte autour de mon cou ou sous ma casquette comme beaucoup de paysans. Il est utile pour me protéger la tête du soleil de plomb qui sévit en journée quand je m'amuse à rouler quelques heures, avec lui je sèche la sueur qui ruissèle sur mon visage.
Il est devenu l'élément indispensable entre autre avec mon camelback (sac à dos avec gourde souple) De plus en plus de krama sont en soie, les touristes l'arborent autour du cou, si en coton il est peu coûteux, son prix en soie n'est pas le même.
Les tissus font fureur dans les événements familiaux surtout les mariages, tout le monde se met sur son trente et un. Les couleurs donnent un éclat de somptuosité aux cérémonies et aux fêtes, même si parfois cela peut contraster avec la vie réelle des familles. Les cambodgiens attachent beaucoup d'importance à leur tenue, ils aiment bien présenter et n'hésitent pas à se parer des plus beaux àtours.

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  • Chargement d'un cyclo
  • Le Krama du cyclobarang
  • Des vendeuses d'agrumes
  • Koki Beach
CyclobarangAuteur : Postée le 30 July 2007 par Cyclobarang
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