Chorfa

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7 au 23 décembre 2003 puis du 3 au 17 janvier 2004

Le barrage de Chorfa a été le pire pour mon équipe pour beaucoup de raisons :
- conditions de vie déplorable, plus digne d'un troupeau de moutons que de géomètres !!
- sécurité impressionnante,
- éloignement de tout village ou ville,
- route fermée de 17h à 8h pour question de sécurité,
- rapports exécrable avec le personnel du barrage !!!

Avant même d'arriver sur le barrage de Chorfa, nous avions entendu parler par notre coordinateur logistique de l'état lamentable des logements. Nous avons eu la surprise de nous entendre dire qu'il n'y avait que ça et que c'était ça ou rien !!

Arrivés sur le barrage de Chorfa, nous avons découvert l'horreur !! (et je pèse mes mots !). Nous devions loger dans les bureaux de l'administration. Trois d'entres eux avaient été libérés, une minuscule pièce sans arrivée d'eau, ni évier, ni rien devant nous servir de cuisine, pas de douche et des toilettes absolument infects !!!!
Le challenge était de faire vivre 12 personnes là dedans !!!!

Malheureusement pour nous, la sécurité ne nous permettant pas de repartir, nous avons du vider les camions dans la cour et nous avons dans la seconde appelé nos responsables, à Alger et Paris. Le chef de barrage a pu nous libérer une "chambre de plus" et un grand local pour le bureau et stocker le matériel. En attendant les travaux réalisés par le maçon et un plombier envoyé d'Alger, nous nous sommes mis en "grève".
En réalité, mon collègue et moi même avons décidé de faire avancer un peu le travail en faisant des reconnaissances et en installant le réseau d'appui.
Malheureusement, dans de telles conditions, le moral des troupes est vite tombé et nous avons eu des tensions entre certains membres de l'équipe, nous obligeant à faire des changements avec la deuxième équipe…

Malgré tout les problèmes rencontrés, nous avons réussi à faire le relevé de ce barrage.
Les conditions de vie déplorable(qui nous ont fait faire nos besoins dehors en attendant des toilettes utilisables et pas de douche la première semaine !!), une nourriture monotone, un cuisiner fainéant, une sécurité exagérée (me semble t il), un terrain difficile et des relations de moins en moins bonnes avec le chef d'exploitation ont largement contribué à la détérioration grandissante du moral des troupes et de l'entente harmonieuse qui avait été jusque là…

Malgré une superficie moyenne, le terrain, très boisé, boueux, pentu, dérapant ajouté à une sécurité colossale (4 gendarmes, 10 gardes communaux et 20 militaires) a ralenti la progression du travail qui n'était plus fait avec le même entrain que sur les précédents barrages.
Les journées de travail ressemblaient à celles du barrage précédent, mais la partie la plus éloignée du barrage nous obligeait à partir vers 7h et nous devions rentrer avant 17h, à cause de la fermeture de la route pendant la nuit pour cause de sécurité.

Je me rappelle que nous sommes allé au fond de certains oued boisés où les gens de l'administration n'étaient jamais allés et où les militaires nous escortaient de près !!
Evidemment, les conditions de vie n'ont pas aidé à améliorer nos problèmes… intestinaux

Les rapports avec le chef d'exploitation qui n'était pas au beau fixe au départ, se sont complètement dégradées sur la fin. Le fait d'avoir renvoyé un manœuvre fainéant qui est allé raconté que nous construisions de mauvaise balises PHE à été le début de la descente… Mais le pire a été le fait que cet odieux personnage, sous prétexte de nous héberger gratuitement, pensait que nous lui étions redevable et nous demandait toujours des faveurs…
Le summum a été une sombre histoire entre lui même et le "responsable" de la logistique à Alger au sujet d'un cumulus installé par nos soins et promis au chef d'exploitation…
Nous ne sûmes jamais ce qui avait été réellement dit, mais en tout cas, après cet épisode, le chef d'exploitation a tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues !!

Les moments les plus drôles ont été… euh… dans des conditions pareilles, c'est difficile de se souvenir des meilleurs moments !!!

Les moments les plus difficiles
Sans hésiter, le jour du déménagement où nous avons du nous battre (nous en sommes presque venus aux mains !) pour récupérer le "fameux" cumulus…

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Jean MarieAuteur : Postée le 14 mars 2008 par Jean Marie
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