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Visoterrien depuis le : 17 juin 2009
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Récits de mony en France
De Toulouse au col du Somport
Après deux soirées passées dans un cadre familial, nous reprenons notre chemin, toujours direction l'ouest puisque finalement ce n'est que à la hauteur d'Oloron Sainte Marie que nous plongerons vraiment vers le sud. Nous traversons la campagne gasconne. A Gimont, nous passons le cap des 500 kms. Est-ce seulement un symbole ? Toujours est-il que JC et moi avons un vrai coup de pompe. Pas moral, non, mais physique. Ce jour-là, nous avons dû opter pour un hôtel. Est-ce le fait d'être dans des conditions optimales pour le repos, je ne le sais pas mais cet après midi là nous plongeons tous les deux dans une sieste comateuse...Allez, on se motive et...C'est reparti.
Il arrive parfois sur ce chemin des rencontres extraordinaires qui vous laisseront des souvenirs sans prix. Ce dimanche-là, nous rattrapons trois randonneurs, de ceux que gentiment nous qualifions justement de « randonneurs du dimanche ». Pour quoi « du dimanche » ? parce qu'ils voyagent léger, on voit qu'ils sont de la région, ils font une petite balade apéritive. Bien sûr, on échange quelques mots, nous adoptons leur rythme...Peu à peu, ils adoptent le nôtre. Les langues se délient, les pieds s'activent, le temps passe, les kilomètres défilent...Jusqu'au moment où, incrédules, ils s'aperçoivent qu'ils sont vraiment loin de chez eux et que, désolés, ils doivent faire demi tour. Photo souvenir, accolades et chacun poursuit son chemin...
La traversée du Gers nous a enchantés. J'ai adoré ses couleurs. À Auch, nous resterons très longtemps à discuter avec André, le gardien de la cathédrale. Il est des instants qu'on aimerait prolonger...Mais l'orage menace et nous devons jouer la sécurité pour tenter d'arriver à l'étape avant que le ciel ne se déchaîne.
Nous arrivons maintenant en terre Béarnaise. Pour la première fois, devant nous, et encore assez loin, nous apercevons la barrière des Pyrénées. À petit pas, certes, mais chaque jour, nous pourrons nous rendre compte que nous approchons.
C'est à Anoye, que je connaitrais un autre moment fort de ce chemin. C'est ici, sur le livre d'or que je trouverais un petit mot qui m'est adressé personnellement. Et oui ! Nicole, une amie virtuelle, m'a devancée d'un bon mois et a parsemé ses étapes de petits mots pour moi...Je n'ai trouvé que celui ci mais il m'a fait vraiment plaisir...Anoye est une petite commune de 148 habitants, je crois. Pourtant le gîte communal est de haut niveau, tant par son confort que par l'accueil des bénévoles. Et le soir, attirés par de magnifiques voix, nous sortons tous ( nous sommes 7 ce soir-là). Il s'agit de trois hommes, sortis chanter, simplement pour se faire plaisir. Nous nous approchons en silence, comme envoûtés. Ils nous font le plaisir de chanter quelques unes des chansons de leur répertoire, c'est magique. Leurs trois voix s'emmêlent, se superposent comme autant d'instruments, avec grâce. Merci messieurs.
Notre chemin nous fera passer à la Commande..;Vous connaissez ? Non ? Alors, pour vous situer un peu, je vous dirais que c'est là que j'ai pu découvrir et déguster le Jurançon. Bon, d'accord, peu en rapport avec le Chemin, mais comme le dit si bien mon JC, on est là AUSSI pour se faire plaisir !
On arrive ensuite à Oloron sainte Marie, capitale du Haut, Béarn, porte d'entrée des Pyrénées. À partir d'ici, nous plongeons vraiment vers le sud. Somport, nous voilà ! Nous empruntons cette magnifique vallée d'Aspe avec ses villages typiques, les traversées de troupeau, nous longeons le gave. À Sarrance, nous logerons dans le cloître, avec l'accueil extraordinaire du Père Joseph. Je garde le souvenir d'échanges amicaux, en toute simplicité et...Le verre de Jurançon qu'il nous a offert !!!
Un peu de déception dans les kilomètres des dernières étapes. En effet, la vallée, étroite, semble réservée aux seuls voitures et camions. Le piéton et le cycliste n'ont plus qu'à se résigner à prendre le bus ou...oser prendre leur place, la route, étant par définition « pour tout le monde ». Pas question pour nous de prendre le bus d'autant que la balade est magnifique. Nous nous contentons simplement d'accélérer le pas au maximum lorsque nous devons emprunter le bitume. L'ascension est assez physique mais quel régal pour les yeux... Et puis, là haut, la satisfaction d'être arrivée là où je voulais aller. Opération réussie, le but est atteint, le Somport est à nos pieds...
Pas de commentaireVisite de Toulouse
Nous décidons de passer toute une journée pour visiter Toulouse. Cela en vaut la peine, la ville rose est magnifique. Veuillez nous excusez pour les commentaires de chaque photo. Nous ne faisons pas du tourisme mais un pèlerinage. Pas trop de temps donc pour prendre toutes les notes qu'il faudrait pour se souvenir de tout...À chacun d'essayer de compléter si cela vous est possible...Merci
Nous en sommes à peu près à la moitié de notre parcours. Ici, à Toulouse, nous perdons la totalité de nos connaissances. Seul, Walter, l'anglais, doit être à une demi étape devant nous. C'est par pur hasard que nous le reverrons à Canfranc, je vous en reparlerai plus tard.
Après deux soirées passées dans un cadre familial, nous reprenons notre chemin, toujours direction l'ouest puisque finalement ce n'est que à la hauteur d'Oloron Sainte Marie que nous plongerons vraiment vers le sud.
Pas de commentaireMontpellier Toulouse
Pour sortir de Montpellier, il est conseillé sur les guides de prendre le bus. Ben voyons, nous, vous nous connaissez ? On se dit que cela ne doit pas être si terrible que cela de s'extraire de cette ville. Alors, après un café et un bon petit déjeuner, plan à la main, nous nous dirigeons vers la sortie de la ville....Il est un peu tard lorsque nous réalisons que, parfois, il faut écouter certains conseils et, en l'occurrence, c'était le cas ce jour-là ! Galère, galère. Avec les travaux pour le tram, on se retrouve rapidement au plein milieu de chantiers dont il nous est difficile de sortir...Plusieurs fois les ouvriers nous remettent dans la bonne direction, je n'ose dire sur le bon chemin car de chemin, il n'y a plus...Un certain moment, nous nous retrouvons à longer une quatre voies ( oui, je sais, c'est un tantinet dangereux!) et là, stupéfaction : de cette quatre voies, on découvre un sentier qui nous conduit au chemin !!! Excusez-moi, mais il est censé arriver d'où le pèlerin ? Mystère...Bref, nous nous hissons par ce sentier et notre galère est terminée, le chemin nous emmène sans aucun autre soucis vers Montarnaud, notre étape du jour. C'est là que nous ferons connaissance avec Peter, un anglais qui nous accompagnera jusqu'à Toulouse. Avec lui j'ai pu réviser mon anglais et découvrir, un peu, l'humour britannique...Nous partageons également le repas avec Thomas, un allemand, Walter, un anglais et Jean, un Québécois.
Toute cette belle équipe cheminera avec nous le lendemain. Ils découvriront tous une première règle du chemin : Sur le chemin, chacun est responsable de ses décisions, ne pas faire aveuglément confiance. Il fait beau, notre chemin est magnifique, chacun se détend. Peu à peu, JC et moi prenons un peu d'avance. L'ivresse du chemin sans doute nous empêche d'être tout à fait attentifs...Ni JC ni moi ne voyons ce tout petit sentier qui s'élève vers la droite, nous ne voyons pas non plus cette croix qui nous indique que nous sommes sur le mauvais chemin...Car nous n'avons aucune excuse, le balisage est super bien fait dans la région. Donc, nous emmenons tout notre petit monde, chacun nous suit avec une confiance illimitée...Nous débouchons sur une route et là, panique, plus aucune indication...Cela veut dire qu'on a raté quelque chose...Un cycliste me le confirme, le chemin a bifurqué, il y a déjà un certain temps...Tout le monde a bien retenu la leçon ? OK, alors, on continue, et soyez attentifs mes amis !!!
Il y aura St guilherm le désert avec, ensuite la belle montée sur un sentier tortueux, au milieu des pins et des genévriers. Nous faisons connaissance avec le vent d'autant qui nous accompagnera pendant une bonne semaine. Il est glacial. Nous traversons le parc régional du Haut-Languedoc, le chemin reste souvent sur les hauteurs. Je me souviens surtout de notre étape à Murat. Nous avons eu si froid que nous avons dormi tout habillé. Bon, positivons : le lendemain, on gagne du temps!
Il y aura beaucoup de chemins qui serpenteront dans les sous bois. Le balisage est parfois incomplet. La marque rouge et blanc, si facilement reconnaissable peut soudain disparaître, il suffit d'un arbre abattu et le pèlerin, déstabilisé, cherche sa voie...
Le soleil est toujours présent mais le vent est glacial. Jusqu'au jour où le propriétaire d'une chambre d'hôte nous dit, avec certitude : « Vous pouvez être tranquilles, avec ce vent, on n'aura pas de pluie. » Une vraie chance ! A peine quelques kilomètres plus loin, la pluie arrive, parfois violente et elle ne nous quittera pas de la journée. Le seul point positif, (car il y en a toujours un !) ce jour-là nous cheminons sur de petites routes, ce qui nous évitera d'arriver complètement crottés au gîte. Malgré tout, la dame qui nous accueille ne sait pas trop comment nous faire entrer...Nous sommes ruisselants, nous laissons de grosses flaques derrière nous. Seule chose qui m'attriste : Ce jour-là, j'avais mis ma pochette plastique dans la poche du poncho. Mauvaise décision : je retrouverais un amas de bouillie dégoulinant là où aurait dû se trouver quelques feuilles importantes. Dans cette pochette, j'y glisse le plan de l'étape du jour et, je ne sais pour quelles raisons (!!!), il y avait aussi la liste des numéros de téléphone de nos connaissances. Si j'ai pu les retrouver quasiment tous, grâce à ceux que j'avais mémorisé dans ma petite cervelle, malheureusement il y avait aussi ceux de mes deux amis Facebook, entre autre Loïc avec qui nous devions partager un pot en terrasse à Revel...
Les deux jours suivants, le soleil est revenu mais l'orage menace. Comme de vrais veinards, nous aurons à chaque fois le temps d'arriver avant que le ciel ne se déchaîne. Cela ne sera pas le cas pour nos collègues...
Après Castres, Revel, nous longerons pendant un temps la rigole, conçue par Pierre paul Riquet pour alimenter le canal du midi. Avec toute cette pluie qui nous a précédés, à Montferrand, on nous conseille de ne pas prendre le chemin qui serait impraticable après toute cette pluie. Nous suivons donc le canal du Midi pour arriver jusqu'à Toulouse. Un parcours tranquille, reposant.
Pas de commentaireDe Arles à Montpellier
Nous commencerons par longer la digue du Petit Rhône. Renée nous a prévenus : gare aux moustiques. D'ordinaire, ils arrivent début mai, mais là pour raison de temps exceptionnellement beau, ils sont déjà là. Merci, fallait pas venir exprès pour nous ! Les consignes sont claires : ne pas pique niquer à l'ombre car eux aussi viendront à table. Donc, malgré la chaleur, stoïquement, nous déjeunerons au soleil. On ne s'attarde pas trop, mieux vaut filer.
Le lendemain nous traverserons les vergers, chargés de fruits, surtout des abricotiers. Nous voyons également les premières vignes.
Plus tard, nous longeons le Vidourle puis traversons la garrigue, c'est splendide sous le soleil.
Pas de commentaireArles le col du Somport
Il est encore tôt ce matin du 7 avril lorsque nous entamons cette journée tant attendue, celle du départ. Tout est préparé, rien n'a été laissé au hasard. Il ne nous reste plus qu'à passer à la boulangerie, pour les sandwichs de midi. Un dernier coup d'œil à la maison, on ferme à clé la porte, on range la dite clé dans la petite pochette prévue à cet effet, il faudra essayer de ne pas la perdre ! Et c'est parti...Pour combien de temps ? On ne le sait pas exactement et on ne veut surtout pas le savoir, là, commence notre liberté. La distance à parcourir ? Quelques 800 kms, peu importe.
Cela commence par cinq kilomètres de marche pour rejoindre Ploërmel, là où nous prendrons le car qui nous conduira à Rennes. Le soleil est là, les oiseaux entament leur concert. Dès l'arrêt de car, notre look attire les questions. Si mon bâton me fait ressembler à une randonneuse, celui de JC, en houx, interpelle davantage. Le chauffeur de car nous passe « à la question », il veut tout savoir. Nous ressentons déjà l'ambiance du chemin.
Puis c'est le TGV jusqu'à Lyon, le train jusqu'à Arles. Dès la descente du train, j'aperçois de magnifiques coquelicots sur les talus. Je sais que ce chemin sera superbe.
Il est 20h30. Renée, de l'association des amis de St Jacques, nous a promis de venir nous chercher à la gare. C'est Paul, sont mari qui nous attend. Il nous fait visiter la ville, en voiture. Un accueil chaleureux et de bons moments passés avec Renée et Paul.
Pas de commentaire1ere partie française. Notre chemin de Compostelle, en partant de Bretagne.
Nous sommes partis de Taupont, 56, le 12 avril 2008. Nous avons parcourus les 1700 kms qui séparent la Bretagne de Santiago en 74 jours de marche. Voyez aussi notre site : http://www.actu-monyclaire.com , vous y trouverez d'autres réflexions, une autre approche.Je vais tout d'abord insérer les étapes Françaises dans ce carnet de bord. Un long cheminement fait de petits et de grands moments. La totalité des photos commentées se trouve sur : picasaweb.google.fr/jcnini.sauvanet. Bon voyage
De Guétary à Irun, 25 kms
Leblogdenini.jimdo.com/Voici notre dernière étape en France. Merci à tous ceux qui ont eu le courage d'aller au bout de cette première partie !
Nous partons vers 7 heures, nous sommes maintenant bien rodés, nous préférons partir assez tôt et avoir un peu de temps libre à notre arrivée.
Sur cette étape, il y avait deux possibilité : par l’intérieur des terres ou le long de la côte. Nous choisissons la deuxième possibilité, faisons une erreur de navigation et passons par l’intérieur ! C’est tout de même une très jolie étape. Au loin, nous apercevons la Rhune, joli sommet que nous avons eu le plaisir de gravir il y a deux ans, un très bon souvenir.
On arrive à la Bidassoa dont le pont (El puente de Santiago) représente la frontière.
Grâce au GPS, nous arrivons sans encombre devant notre première albergue espagnole, il est 15 heures. Comme il est trop tôt pour se faire enregistrer, nous décidons d’aller prendre un café. Nous étrennons pour l’occasion nos premiers mots en espagnol.
Ola
Por Favor
Dos café solo,
Gracias
Adios
Pour ceux qui l’ignore, en Espagne, d’office on vous sert un café crème (Café con crème), pour avoir un café noir, il faut ajouter café solo. Nous n’avons sans doute pas été assez clair car on nous sert un crème, cela commence bien !
A l’albergue, nous sommes 8, et d’autres arrivent encore. Dans notre dortoir, nous nous trouvons avec un jeune allemand (immense par la grandeur !), une canadienne.
Dans la pièce commune on entend baragouiner en français, espagnol, anglais, allemand. Tout ce monde, c’est saoulant !
JC réussit à prendre sa douche mais moi j’ai du mal à m’insérer dans la file d’attente.
Je dors très peu, j’ai du mal à m’habituer aux dortoirs.Mony
Nous faisons quelques courses à St Jean de Luz, nous nous dirigeons vers le port, traversons la Nivelle. Ensuite erreur de pilotage…
Pique nique sur les hauteurs de Hendaye.
Quelques chiens ont essayé de nous intimider mais à la vue du bâton ils n’ont pas insisté. Espérons que cela fonctionnera toujours.
Nous passons la frontière mythique et nous voilà en Espagne.
A l’albergue, nous sommes nombreux. Il y a un couple que nous avions aperçu à Guéthary. Comme ils ont déjà fait le Camino Francès, cette année, ils sont partis de Bayonne et vont jusqu’à Santander.
Il y a Maurice parti de Suisse depuis le 12 mars, nous aurons l’occasion de faire plus ample connaissance plus tard.JC
Suite de nos aventures pour la partie Espagnole dans un carnet en ... Espagne !
De Bayonne à Guétharyy, 18 kms
Leblogdenini.jimdo.com/Aujourd’hui, l’étape est symbolique. En effet, nous nous servons dès à présent du guide « le Chemin côtier ou, en espagnol, le Camino del Norte ». A la dernière page, il est inscrit :
« Entre l’infini de la quête et l’ici et maintenant de la marche, ouvrir ce guide, c’est déjà partir sur le chemin des étoiles… »
Départ le long de la Nive. On retrouve un peu le balisage. La pluie arrive vers 9 heures. On se prend un café vers Biarritz.
Nous n’avons pas entendu notre ami le coucou, celui qui nous accompagne depuis le départ et nous salue chaque matin. Il n’apprécie pas la côte ou sa saison est terminée ?
Nous pique niquons sur les hauteurs de Bidart, avec un soleil timide.
L’étape est très courte, nous arrivons vers 13 heures à Guéthary, nous faisons une vraie sieste (Surtout moi !)
Nous achetons nos dernières cartes postales françaises, demain nous entrons en Espagne. Cela ajoute un peu d’angoisse à notre aventure, car, comme je l’ai déjà dit : les gens du coin vont sans doute parler espagnol et on ne peut pas leur en vouloir pour ça !
Pour le dîner, nous achetons des pizzas et nous nous installons devant le fronton. Nous assistons aux échanges de balles de trois pros, c’est vigoureux, un rien violent.Mony
Nous partons vers 7 heures, Bayonne est calme. Nous passons le pont sur l’Adour puis le pont de la Nive.
Sur le parvis de la cathédrale quelques SDF chahutent, un reste semble-t-il de soirée trop arrosée.
Ce matin, nous longeons souvent la voie ferrée, la traversant souvent. Notre itinéraire passe également près de l’aéroport.
L’hôtel de Guéthary appartient à une femme de plus de 90 ans, elle est secondée par ses petits voire arrières petits enfants. Elle signe elle-même notre crédenciale, mais le geste est fort tremblotant.
Demain, l’Espagne nous attend…JC
Le Cap Breton- Bayonne, 24 kms
Leblogdenini.jimdo.com/Ce matin, nous partons très tôt. Nous devons nous rendre à la poste de Tarnos où notre fils a envoyé, poste restante, des photos de notre petite fille.
Après avoir récupérer les précieux documents, nous poursuivons notre chemin, le temps est menaçant mais nous arriverons avant la pluie. L’arrivée sur Bayonne n’est guère sympa, nous arrivons par des zones industrielles.
Nous nous installons à l’hôtel de la gare puis repartons faire un peu de tourisme. En fait, j’ai encore en mémoire les conseils de notre hôte de Castets, à savoir l’adresse du meilleur chocolat ! Après la visite de la cathédrale (nous l’avions déjà visité il y a quelques années), nous cherchons donc l’enseigne « Chez Cazenave ». Le cadre est génial, un peu comme si on était dans la chapelle Sixtine, dommage, j’ai oublié l’appareil photo. Vous ne verrez donc pas ce fameux chocolat, si mousseux qu’il déborde de la tasse d’au moins 5 à 6cm, non, je n’exagère pas ! Mony
Jolie piste dès le départ, puis sentier dans les dunes. Le chemin n’est pas tracé alors nous nous rapprochons d’une ancienne piste d’atterrissage. On y marche mieux. En arrivant sur Tarnos, la route est moche, beaucoup de travaux
A Bayonne, j’achète quelques cartes postales, uniquement pour ceux qui ne peuvent pas nous suivre par Internet. JC
De Soustons à Cap Breton, 22 kms
Leblogdenini.jimdo.com/Le père Lassargue nous avait conviés à une petite messe ce matin, hélas le pèlerin doit partir tôt… Tout cela n’est pas très catholique ! Soyons honnêtes, notre cheminement n’a pas de motivation religieuse. Comme le dit si bien le guide : « Quelle que soit la motivation de départ, ces itinéraires demeurent une invitation à l’ailleurs et au dépassement des limites quotidiennes. » je ne saurais m’exprimer mieux.
La pluie arrive dès le départ, c’est donc poncho obligatoire. Nous tournons un peu en rond avant de sortir de la ville et de retrouver notre chemin. Il est vrai que depuis que nous avons quitté nos amis qui passent par le Camino Frances, nous n’avons plus aucun balisage, il faut être doué pour la navigation. De plus, le guide est peu clair, et tout ce petit monde essaie encore de nous égarer au milieu des pistes en forêt. Elles sont nombreuses, se croisent, se rejoignent, un vrai labyrinthe. Grâce à la boussole, nous nous en sortons plutôt bien.
Déjeuner avec le soleil revenu à Seignosse, vers le square. Ensuite, nous nous égarons joyeusement sur les hauteurs, dans les massifs forestiers. Toujours grâce à la boussole, nous rejoignons une route. Là, par chance, une piste cyclable nous conduit jusqu’à Hossegor puis Cap Breton. Je crois que nous avons fait quelques kms bonus.
Après un peu de repos à l’hôtel, nous repartons en ville, faisons quelques courses et décidons d’aller nous installer sur la plage. C’est tout près, nous a-t-on précisé à l’office de tourisme ! Ben voyons ! Il y avait bien un kilomètre et demi (trois allers retour), et, de plus, à peine arrivés, nous essuyons une belle averse. Drôle d’expression car en fait, en essuyant l’averse, nous, nous étions bien trempés ! J’ai froid, je veux ma couette ! Mony
Nous sortons de Soustons sous la pluie.
Par ici, peu ou pas de balisage. Seul le guide vient à notre secours. Quand il nous dit de tourner à gauche au bout de 600 mètres, nous marchons à la montre, estimant le temps nécessaire pour parcourir la distance. C’est parfois trop approximatif, si on tourne trop tôt ou trop tard…on est complètement plantés ! Il ne nous reste plus que la boussole.
Depuis hier, dans chaque village, nous voyons des frontons pour jouer à la pelote basque. JC