Page de Pierrot
Passionné de montagnes, j'aime découvrir et faire découvrir d'autres horizons, de préférence bien vallonnés.
Je suis : un homme
Visoterrien depuis le : 12 avril 2007
Ville : Villette (73)
Statut : Visoterrien éditeur
Pierrot a posté un total de 7 voyages, 97 récits/albums, 1146 photos, 24 avis, 98 commentaires et 583 messages dans le forum.
Récits de Pierrot en Inde
Le Lahaul en bus et à pieds
Manali n'est en réalité pas le départ du trek qui traverse le Zanskar. il faut d'abord se rendre à Darsha dans le Lahaul et pour ça traverser le col du Rothang (3900m). Au bas mot 12h de bus, pas confortable mais robuste et tous terrains le public bus Tata.
Arrivés à Darsha sous la pluie, on commençait à désespérer en enchainant les tasses de thé, quand deux types sont arrivés avec des chevaux, ont chargé nos sacs et nous ont fait signe de les suivre. C'était Tashi et Stanzin, qui allaient nous accompagner pendant 10 jours. Très réservés au début ils se sont vite révélés très sympathiques et attachants, et surtout très pros.
Manali
Après un rapide passage à Delhi, nous nous somme empressés de prendre un bus de nuit pour Manali, histoire de retrouver un peu de fraicheur dans les montagnes. Nous avions une semaine à attendre notre quatrième comparse avant d'entamer le trek, en espérant que ça soit suffisant pour trouver un horseman assez fou ou intéressé pour s'engager dans la traversée du Zanskar en septembre. Ben oui, pour nous c'était tout à fait jouable d'éviter la neige, surtout dans le sens sud - nord (il neige surtout au sud). Mais le horseman devant ensuite revenir sur ses pas, je me doutais que ça ne se bousculerait pas pour nous accompagner...
On a fini par en trouver un qui acceptait de nous emmener jusqu'à Padum, nous assurant qu'on en trouverait un autre pour finir le trek.
Balade en Inde du nord
Décidé à faire le trek de la traversée du Zanskar, j'ai motivé 3 amis pour l'automne 2011. Le voyage ne s'est pas déroulé exactement comme je le pensais, chacun avait des envies différentes, certains avaient aussi des caractères un peu forts, des soucis de santé ont aussi abrégé le trek pour d'autres. Partis à quatre, nous avons continué à deux et j'ai fini tout seul... Ce qui explique qu'il m'ait fallu près de deux ans pour ouvrir ce carnet de voyage, qui ne donnera pas vraiment de détails mais surtout quelques infos et photos pour ceux qui seraient intéressés par les régions traversées.
Intersaison au Ladakh
Ca y est ! Le grand départ est pour demain ! Le Ladakh est mon premier voyage tout seul en dehors d'Europe, du coup le stress monte à mesure que l'heure du départ se rapproche... Demain je prends le train pour Paris, puis mon avion décolle mercredi pour Delhi. Là-bas, je devrais attendre 24h mon vol pour Leh (capitale du Ladakh, Etat de Jammu & Kashmir) dans une température à plus de 40°C (c'est ce qu'annonce CNN). Le printemps est rude dans les plaines indiennes ! Par contre, le choc sera aussi rude en atterrissant à Leh : c'est à 3500m d'altitude, et il y gèle encore la nuit. Un peu plus frais que le Haut-Doubs où j'habite...
Quand je pense que je réfléchis à ce voyage depuis un an, ça fait drôle de se dire que c'est pour demain. C'est dans une BD (la série des "Jonathan" de Cosey : à lire absolument) que j'ai découvert ce petit "Pays d'entre les cols", avant je ne connaissait même pas l'existence du Ladakh ! Mais depuis j'en ai tellement lu sur le sujet que j'ai l'impression d'y être déjà allé. Enfin, on verra bien.
Par contre, je ne vous promet pas de photos avant le mois de juin : je n'emporte que mon vieux réflex argentique (c'est lourd, mais je ne fais aucune confiance aux batteries de mon numérique, et la qualité est bien différente), les pellicules ne seront donc développées qu'à mon retour...
A travers l'Inde du Sud
Ce voyage en Inde était dans les projets de la famille depuis un bon bout de temps, car depuis 1988 j'avais une petite sœur arrivée d'Inde. Les restaurants indiens et reportages télé ne nous suffisant pas, il fallait bien qu'un jour toute la famille visite le pays d'origine de la p'tite dernière.
C'est finalement avec des copains à mes parents, et par l'intermédiaire d'une agence de voyage que nous sommes partis. Voyage organisé et itinéraire balisé, donc, mais "à la carte" et nous laissant pas mal de liberté. Car nous ne sommes pas partis (ni revenus) les mains vides : outre les habituels stylos à distribuer et timbres-poste à échanger, nous avions pris soin d'organiser notre parcours en fonction des associations locales avec qui travaillait l'association d'adoption et de parrainage des AEM (Amis des Enfants du Monde), afin de ramener des nouvelles fraîches aussi bien en Inde qu'à leurs partenaires français.
Nous sommes donc partis, mes parents (Jo et Annie), ma sœur Christina et moi-même, accompagnés par un copain à mes parents, Gérard, curé de son état et qui fut en quelque sorte la caution religieuse auprès de l'orphelinat (catholique) pour l'adoption de Christina. Une famille d'amis (Serge et Yvette, leurs deux enfants Fred et Marielle, et une amie, Blandine) devant nous rejoindre à Bangalore au bout de quelques jours.
Petite précision : pour rédiger ce carnet je me suis aidé du cahier que nous avons rempli au cours du voyage, chacun notre tour. Le texte est donc imprégné de l'état d'esprit du moment de chaque rédacteur ! Je précise aussi que j'avais à l'époque 16 ans, d'où le choc de l'arrivée, le mal du pays et les 10 ans de digestion avant de retourner voir "Mother India" !
Retour au pays
La journée commence par une longue attente à la gare : notre train, prévu à 8h38, est repoussé régulièrement pour n'arriver finalement que vers 10h30. Naïvement, j'espère toujours arriver à Delhi vers 13h ou 14h... Quel optimisme ! On va rester 7h dans ce train pour n'arriver à Delhi que vers 18h ! On oublie notre Routard dans le train, ce qui va occasionner quelques quelques âpres et amères discussions quand au choix du restau avant l'avion. La fatigue et la fin du voyage se font bien sentir...
On débarque à Connaught Place, on est quelques uns à vouloir finir par un restau un peu plus chic que d'habitude mais tout le monde n'est pas de cet avis. Olivier croise des amis qui repartent par le même avion que nous, ils nous indiquent un bar à l'anglaise (kitchissime !) où l'on peut boire des vraies pressions ! Ça a le mérite de mettre tout le monde d'accord : on va pouvoir se poser un moment et réfléchir au calme à l'endroit où l'on mangera. Tout se termine par une bonne bouffe dans un restau de Connaught Place.
On trouve non sans mal 3 auto-rickshaws qui acceptent de nous emmener à l'aéroport. Mais là, des flics trop zélés (et butés) nous refusent l'accès au terminal, car nos billets électroniques ne correspondent pas (il y a eu un changement d'horaires mais on a oublié de ré-imprimer ces foutus billets). ils nous disent de revenir 3h plus tard, mais d'ici là l'avion aura décollé ! Au moment où je commence à m'énerver, un employé de la British arrive et tout s'arrange. Ouf ! On va pouvoir rentrer à la maison ! Comme en inde rien est à l'heure, nous décollerons avec 1h30 de retard...
24 novembre
Mes crises intestinales continuent pendant le vol... A Londres j'ai de plus en plus mal au ventre mais j'arrive quand même à dormir un peu sur des banquettes. Heureusement qu'on a beaucoup de temps d'escale, car en quittant l'avion on a quitté la zone internationale sans faire attention, et Olivier, qui a gardé nos précieux billets, a disparu ! Heureusement, le personnel de la British intervient encore une fois au moment où je commence à engueuler une employée des douanes, et tout rentre de nouveau dans l'ordre. Je crois que la fatigue et ce mal au ventre que je traine depuis 10 jours me rend très nerveux...
Embarquement avec du retard, décollage itou (on commence à s'habituer), car le mauvais temps rend les manœuvres dangereuses, il y a pas mal de vent. Finalement, on arrive à Lyon vers 18h30 et c'est là qu'on va tous partir chacun de notre côté... Le voyage est terminé, mais j'ai déjà envie de repartir...
14 février 2010 : Épilogue en forme de leçon
Au moment où j'écris ces lignes, je commence seulement à me débarrasser des amibes qui m'ont pourri la fin du voyage. J'ai pas mal maigri, j'ai dû annuler une course de ski de fond et arrêter momentanément l'entraînement. Alors ne faites pas comme moi, n'attendez pas 2 mois après le voyage pour faire des analyses médicales si vous ramenez des passagers clandestins dans les boyaux...
Pas de commentaireAgra
Je passe une sale nuit car j'ai pris la couchette à l'étage dans le couloir du wagon, l'espace est réduit par la courbure du plafond. En plus on est réveillés à minuit par une montée massive de passagers, et il a fait plus frais que je pensais. Après un trajet en auto-rickshaw on se trouve un hôtel calme avec un beau jardin tout près du Taj Mahal.
Pas trop d'attente à l'entrée du monument le plus visité d'Inde (à midi les files d'attente seront démesurées !). La visite est belle malgré la foule, le site et le mausolée sont vraiment superbes et méritent bien leur réputation ! Je mitraille beaucoup et je ne suis pas seul à le faire ! On retrouve Julien, le français croisé dans un lodge à Bengkar, il vient manger avec nous. Il s'apprête à partir visiter la Chine puis... l'Afghanistan !
L'après-midi nous traversons Agra à pieds pour aller visiter le Red Fort. Chose étonnante, il y a en ville beaucoup de dromadaires attelés à des charrettes, je croyais que c'était un animal africain ? Des chameaux m'auraient semblé plus à leur place en Asie... Si quelqu'un a une explication ? Plus sobre que le Taj, le Red Fort est très beau aussi, et on a une belle vue sur le Taj Mahal.
Le soir on se fait une bouffe dans un petit restau qui paye pas de mine, mais super bon. Les produits sont frais (on a vu le serveur aller acheter les bananes à mesure des commandes !) et les gens sympa. Dommage que j'ai oublié le nom...
Pas de commentaireVaranasi
Réveil à 6h, petit déjeuner abrégé car le bus arrive pour nous mener à Népalganj. Nous sommes assez inquiets à cause d'un bruit depuis un moment, d'abord imputé aux freins, puis à l'embrayage ou à la boite de vitesses, mais on finit par être mis d'accord brutalement au moment où l'arbre de transmission du bus tombe au milieu de la route ! Le voyage commence bien ! Coup de pot, un autre bus passant par là nous charge. On arrive à Nepalganj vers 10h, pour n'en repartir que 3h plus tard après plusieurs allers-retours d'un check point à l'autre. Les autorités indiennes ne plaisantent pas avec la grippe A ! On a même droit au coup du tampon manquant (ah, les joies de l'administration !).
On trouve rapidement une jeep qui nous annonce 6h de trajet pour Varanasi, et on s'y entasse tous les 7 plus les deux chauffeurs. En fin de compte ils semblent connaitre la route aussi bien que nous et ont totalement sous-estimé les distances (on s'y attendait un peu) : 12h de trajet ! Il est 1h30 du matin et on n'est pas très regardants sur le standing de l'hôtel...
20 novembre
Petit-déjeuner dans une backery, puis Méju nous dégotte une guesthouse sympa avec vue sur le Gange. On est dans un dortoir commun sur le toit de l'hôtel, beaucoup de coréens plutôt tranquilles. Beaucoup de singes sur ces toits, il y a d'ailleurs de grilles à toutes les fenêtres. Dans la rue Vins sympathise avec un népalais qui travaille dans le "design" sur soie, il nous propose après quelques emplettes une visite de la ville en fin de journée.
On retrouve Camille et Catherine à l'hôtel (un mois qu'on se suit !!!), ils viennent avec nous faire un tour de barque sur le Gange. Du fleuve la vue est belle sur les ghâts, et Baba (notre guide) nous apprend pas mal de choses sur la ville et l'Inde en général. On s'arrête un moment près d'un site de crémations, très vite rejoints par d'autres barques. Nous ne faisons pas de photos comme promis à Baba (c'est un brahmane assez pieux), mais je commence vite à m'énerver devant le comportement des autres touristes : déjà l'attroupement me donne l'impression d'être au zoo, mais ces (autocensure) n'ont aucun scrupule à mitrailler, et au flash en plus ! (tout à fait débile d'ailleurs : la porté d'un flash intégré n'excède pas 5m, on devait être à au moins 10m) Et si un jour des hordes d'indiens venaient par bus entiers photographier les enterrements de nos grand-mères ?
21 novembre
Réveillé à 5h30 par le chant des muezzins, je monte me poser sur la terrasse avec l'appareil voir le lever du jour sur le Gange. Les coréens qui occupent le dortoir avec nous y sont déjà, ils avaient mis leur réveil ! Les lève-tard seront rapidement réveillés par le raffut incroyable des singes... L'aube est magnifique, la lumière incroyable. Plein de bateaux sur le Gange, des gens font leurs ablutions. Matinée shopping (surtout pour Seb, qui a du dévaliser la moitié des commerces de la ville...)
Repas coréen à la Guesthouse (la patronne est coréenne). A 15h on part tous en rickshaws pour la gare où l'on attend assez longtemps, le train a pas mal de retard.
2 commentairesSur la route de Kathmandu
Et voilà, on se retrouve tous les sept (Seb, Max, Foué, Vins, Méju, Olivier et moi) à l'aéroport St Exupéry à Lyon. Depuis plusieurs mois qu'on en parle, qu'on s'échange des mails, qu'on cherche les bons plans de vols pas chers, qu'on cherche les dernières infos sur internet, j'ai du mal à y croire. Mais c'est bien vrai, on vient tout juste d'enregistrer nos bagages. Hier soir on s'est presque tous retrouvés à la Brasserie Georges pour se faire une bouffe gargantuesque : choucroute et bière, histoire d'en profiter avant plusieurs semaines de riz, lentilles et thé !
Escale à Heathrow, recherche de nourriture (hmmm la bouffe anglaise...), certains cherchent vainement un endroit où il est autorisé de fumer, puis c'est l'attente, l'ennui, on en a pour 3h avant notre avion. Pour moi ce vol Londres - Delhi sera une nuit sans sommeil, je n'arrive toujours pas à dormir assis. Heureusement les programmes vidéos et audio sont copieux dans cet avion !
En atterrissant à Delhi c'est le premier choc pour la plupart, seul Max et moi connaissons déjà l'Inde, alors forcément, l'aéroport de Delhi comparé à Heathrow... On trouve un bus pour 50 Rps chacun, deuxième choc : aucun de nous n'a déjà vu un bus rouler à une telle allure, et en pleine ville ! Mais nous arrivons entiers dans le centre ville, et là commence la vraie Inde : c'est le bazar ! Il y a des gros travaux près de la gare, ce qui fait que je ne reconnais rien, tout le monde veut nous renseigner, se contredit, nous presse, nous pousse... Avec le décalage horaire et culturel, on est un poil hébétés. On finit non sans mal à retrouver l'hôtel que je connaissais, histoire de prendre une douche et faire une sieste avant le train ce soir. Le soir, notre train arrive avec 10minutes de retard et ne partira qu'une demi-heure plus tard. Rien à cirer, on est dedans, et dans la direction du Népal, c'est l'essentiel !
L'arrivée à Gorakhpur est comme il se doit bien en retard, et on crève de faim : il est 11h et on n'a rien avalé depuis la veille au soir. On trouve rapidement un bus pour la frontière et un boui-boui pour manger en attendant. La bouffe va occuper nos penser pendant 2 jours, car notre repas est écourté par le gars du bus qui nous annonce le départ imminent ! En fin de compte on va patienter 30mn dans ce bus à l'arrêt, mais au moins on a des sièges, ce qui n'est pas le cas de tous les passagers. 3h de trajet jusqu'au poste frontière de Sunauli.
Vu la beauté du patelin et les moustiques, on se décide à prendre le bus de nuit malgré sa vétusté. Était-ce une bonne idée ? 8 heures de tape-cul terrible, ponctué d'arrêts pour prendre des passagers qui vont voyager debout et de pauses pipi et bouffe. Bouffe une fois de plus écourtée, cette fois par ce c.. de chauffeur trop pressé. Le chauffeur est un authentique psychopathe, roulant à tombeau ouvert de nuit, sur des routes de montagne défoncées. Autant dire qu'on ne dort pas beaucoup. On arrive à Kathmandu à 3h du matin, heure idéale pour trouver taxi, hôtel et restos ouverts... Par contre ce sera une des rares fois qu'on verra les rues vides de monde !
Retour au bercail via Mumbai
Départ matinal (5h45) pour la gare de Chennai. Nous faisons nos adieux au "staff" et remettons à chacun une enveloppe. Nous trouvons facilement nos places dans le train : nos noms figurent sur le wagon, écrits presque correctement... Les Perrin sont dans le wagon d'à côté. Nous partageons le compartiment avec une grosse dame indienne un peu envahissante (des paquets partout) et surtout qui tousse et crache beaucoup (par la fenêtre). A 9h30 elle veut dormir et nous vire tous sur la banquette d'en face. En fin de compte elle est sympa, ne comprend pas l'anglais mais nous sourit beaucoup.
La journée passe vite. Tarots, lecture, et "animation" continue à l'extérieur comme à l'intérieur du train. Défilé continu de vendeurs de café (coffee ! coffee ! avec une voix stridente), ice cream (voix encore plus stridente...), cacahouètes, bananes, beignets, musiciens et bien sûr, mendiants (aveugles, estropiés, lépreux, enfants...). Accident sur la voie : le train a heurté une femme. Suicide ou accident ?
A 19h, les employés du train nous proposent une soupe de tomates bien chaude. Notre voisine partage avec nous ses galettes qu'elle déballe d'un papier journal bien ficelé. Nous n'avons que des bananes à lui proposer en échange. Longue discussion avec trois hommes qui nous questionnent sur nos ressentis sur l'Inde. Ils aimeraient voir des photos de la France. Ils sont très intéressés par nos livres sur l'Inde, les consultent et commentent les images. Je leur propose des timbres français que j'avais avec moi, ils se les arrachent comme des enfants ! Ils descendent de train en fin de soirée après nous avoir questionné à propos de Christina (une indienne dans une famille d'européens ?) et de ses appareils auditifs. Nous nous couchons enfin. Dehors il pleut.
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27 août
Arrivée à Mumbai sous une pluie battante, le wagon est inondé, les rues aussi. Les gens ont de l'eau jusqu'aux genoux ! Il pleut comme ça depuis deux jours à Mumbai. Tout est inondé d'une eau boueuse et chargée d'ordures. Les rickshaws ont de l'eau jusqu'en haut des roues. Vu la situation, nous décidons de rejoindre l'aéroport au plus vite malgré la grogne des filles qui ont (encore !) des achats à faire. Nos bagages manquent d'être noyés par le débouchage brutal des chenaux de la gare. Nous empruntons les grands axes. Les gens n'ont pas l'air affolés pour autant et déambulent, saris et pantalons relevés jusqu'aux genoux. La pluie n'arrête pas non plus les mendiants qui continuent à circuler entre les voitures en quête de quelques roupies. Nos soucis sont bien dérisoires...
Vers 16h, nous partons faire enregistrer nos bagages, et là... surprise ! La moitié des billets n'ont pas été confirmés (ceux des Perrin) et l'avion est complet !!! Incrédulité tout d'abord, mais il faut bien se rendre à l'évidence : pas question pour eux d'embarquer ce soir. Téléphone à l'agence qui affirme avoir fait le nécessaire, mais la Gulf Air ne veut rien entendre. Serge se démène, mais rien n'y fait. A 18h, les chanceux que nous sommes embarquent. Salut les copains... on leur laisse nos dernières roupies, des gâteaux, une bouteille d'eau, et on leur promet un bon gratin dauphinois à leur arrivée en France. Mais quand ?
L'avion décolle à 19h30, on nous sert un repas chicken & rice bien épicé. On ne s'en sortira donc pas ! Escale à Bahreïn, avion en retard (décidément, on se souviendra de la Gulf Air), puis arrivée à Paris à 7h20 heure locale (11h à Mumbai). La brume se lève, il fait beau mais frisquet (9°C, soit 30° de moins qu'à Bahreïn !). Finalement on est bien contents d'avoir un peu froid ! L'air sent déjà l'automne et c'est bien agréable. Comme tout parait propre et aseptisé ! La gare est étrangement calme... ça change de Mumbai ! Une petite pensée pour les copains coincés là-bas !
Finalement, ils reviendront trois jours plus tard, avec excuses et excellent hôtel aux frais de l'agence de voyages.