Page de rdut

rdut

Je suis : un homme

Visoterrien depuis le : 05 décembre 2008

Ville : Six-Fours les Plages

Statut : Visoterrien modérateur

rdut a posté un total de 13 voyages, 361 récits/albums, 2164 photos, 0 avis, 69 commentaires et 596 messages dans le forum.

Récits de rdut en Italie

DE PIZZO A CAPO VATICANO

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Italie - 1 photos

Soit une toute petite étape de 30Km. Difficile de se séparer du Stromboli, surtout que pendant le trajet le reste des Iles Eoliennes se découvre à nous. La mer est toujours violette comme une encre primée par l’Education Nationale et que Sergent Major nous aidait à étaler (c’est du reste le nom de la côte : costa viola).
En passant à Tropéa, nous avons été au marché, sous la pluie, tout arrive. Voici ce que l’on a trouvé :
Des tomates séchées (5 Euros le kilo)
Des petits piments à mettre en guirlande sur un fil (3 Euros le Kilo)
Du raisin blanc dattier et de la clémentine tout juste cueillie (2 Euros et 1,50 Euros le Kilo). L’un comme l’autre sont à tomber par terre.
Les légumes sont en général à 1 Euro le Kilo.
Pour la viande, c’est un peu plus compliqué et l’étal se rapproche de ce que l’on voit à Marrakech. Aujourd’hui, c’était visiblement une journée veau. La tête pendue à un crochet et à moitié fendue, la panse ouverte et retournée sur un autre, et de la viande taillée de telle façon que même un boucher en fin de carrière ne s’y retrouverait pas.
Côté poissons, nous n’avons rien identifié d’a priori comestible ; pourtant, ça devait l’être.
Et pour ce soir, nous campons encore face aux Eoliennes, couché de soleil inclus. La toile de fond nous est offerte par l’Etna (allons, un peu d’imagination). Le beau temps de fin de soirée est signé « air du temps ».
Le temps du repas nous a aussi amené les Carabinieri (uniformes toujours impeccables). Comme d’habitude, logorrhée interminable d’entrée en matière, comme d’habitude on ne comprend rien, et comme d’habitude nous recherchons un mot-clé ; nous essayons « francesé » et récupérons un « va bene » en échange. Cool !
Nuit : Capo Vaticano, petit parking en impasse au bord de la mer

Air du temps...
Pas de commentaire

DU LAC DE CECITA A PIZZO

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Italie - 1 photos

Imaginez que le lac de Cecita soit situé sur un immense plateau, avec les montagnes pour rebords. Imaginez maintenant que pour une raison inconnue, un orage incongru se soit installé dans le plateau et qu’il se soit mis à tourner comme une roulette de casino. Les grondements se sont répercutés en d’infinis roulements, croissants et décroissants à chaque tour. Une nuit bien difficile ! Surtout qu’au petit matin, alors qu’épuisé il s’est enfin tu, une bande de corbeaux sponsorisés par Hitchcock se sont mis à croasser, ruinant tout espoir de se sortir indemne de cette nuit. Alors aujourd’hui, petite journée.
Une curiosité en passant avant de reprendre notre route vers le sud : les pins géants du parc national de la Calabre.
Entre trois et quatre cents ans, 40m de haut et jusqu’à 2m de diamètre ! (je dis bien diamètre)
Un peu de route jusqu’à Pizzo, le long de la mer Tyrrhénienne, violette sous un pâle soleil et découverte du point d’accès Internet (débit digne du réseau téléphonique) et puis plus rien !
Si, quand même, un petit site croquignolet, sur une place du village, avec une vue somptueuse sur le Stromboli qui fume, et fume, laissant échapper à l’air libre les forces telluriques qui l’animent. Promis, si demain il fait beau, je vous fais une petite photo.
Nuit : A Pizzo, sur parking dans la ville, un peu à l’écart de la route, très calme.

Les pins géants
Pas de commentaire

DE CIVITA AU LAC DE CECITA

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Calabre - 1 photos

ALIVE ! Oui, nous avons survécu, et pourtant, en déballant le repas que nous avait préparé le restaurant Agora, l’affaire semblait mal engagée. L’interiora di capretto, ça sent. Sûr que celui-là, il n’a pas été élevé par Mr Seguin et le loup a été mangé. En dégustant, on distingue trois choses : les morceaux assez fermes, mais un peu farineux et qui doivent être du foie, ceux un peu plus fermes mais tendres et qui doivent être du cœur, et enfin ceux très fondants et soyeux qui sont du poumon. Le tout préparé avec une sauce à base de tomates et d’aubergines, plutôt relevée. Bref, un délice. Quant aux pâtes à base de farine de légumes, rien à dire, les deux sujets sont parfaitement maîtrisés par les italiens.
Le lac de Cecita, ce n’est rien qu’un lac à 1000 mètres, dans la Sila Grande, au cœur de la Calabre. Nous aurions pu choisir la Sila Piccolo, mais bon…
Fait’il beau ? Oui !
Nuit : Grand parking face à la réserve des loups !

Le lac de Cecita
Pas de commentaire

DE METAPONTO A CIVITA

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Calabre - 3 photos

Où il est dit que nous pénétrons en Calabre. Ça fait un peu frémir, hein ! Il est vrai que dans le premier village où nous nous arrêtons, Civita, village italo-albanais, les mafias s’affichent aussi bien sur les bancs publics qu’aux frontons des édifices :
Mais le danger ne vient pas de là. Ce soir, nous mettrons nos vies en péril pendant le repas : interiora di capretto (intérieur de chevreau) et rascatielli (pâtes à base de farine de légumes). Si l’issue du dîner devait nous être fatal, surtout refusez pour nous l’autopsie : nous ne voudrions pas que nos consciences éteintes se chargent du poids de la mort du légiste.
Les gorges du Raganello s’offrent pour assurer le décor de ce peut-être dernier repas. Un canyon, pas moins, beau comme celui du Colorado et d’une hauteur impressionnante. Si je l’exprime en tour Eiffel, j’en compte presque trois. Nous on a été de presque en bas à presque en haut, soit deux tour Eiffel, tout en escaliers ! Nuit : le long du terrain de foot à Civita

La mafia?
Une autre...
Les gorges du Raganello
Pas de commentaire

DE MATERA A METAPONTO

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Italie - 0 photos

Chemin faisant, nous longeons des orangeraies aux arbres couverts de fruits, comme autant de sapins de Noël tout décorés. C’est un paysage qui nous change un peu des oliviers, même s’ils sont encore très présents.
Journée bord de mer ! Tout le monde au bain, l’eau est à 20° en ce 3 novembre. La journée s’est écoulé à écouter des cohortes (on est au sud, au nord on dit horde) de vagues sans âme s’étaler l’une après l’autre sur une plage qui aurait sûrement aimé profiter d’une fin de saison tranquille. Peut-on échapper à son destin ? Plage magnifique, temps doux et soyeux pour un repos totalement immérité.
J’ai profité de la journée de farniente pour passer le crâne de Maryse au cicatromètre. Il ne reste rien de la béance de douze centimètres et les geysers de sang se sont enfin taris.
PS : aujourd’hui, pas de photo, les oranges sont orange et la mer turquoise.
Nuit : Lido de Métaponto

Pas de commentaire

DE MASSAFRA A MATERA

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Matera - 5 photos

Et voilà ! Nous entrons de plain pied dans la Basilicate. Oh, juste une étape avant de rejoindre la Calabre. Nous, nous nous arrêtons près d’Eboli, par modestie et pour une visite des Sassi de Matera. Ça jette !
En bas, les habitations troglodytes, habitées depuis la préhistoire et jusque dans les années 1950/70 suite à la publication du livre de Carlo Levi (Le Christ s’est arrêté à Eboli).
Au-dessus, les habitations où les occupants des Sassi ont été relogés. Tous n’estiment pas avoir gagné au change, même si leur condition de vie était à la limite du salubre. Comme quoi nul n’est prophète en son pays. Ici se trouve la démonstration la plus convaincante de ce qu’est l’ascenseur social, même s’il y a beaucoup d’escaliers. Ce site est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, comme aurait pu l’être le bidonville de Nanterre si quelqu’un s’y était arrêté, à la même époque!
L’intérieur ressemble à ça : avec un peu d’imagination, vous rajoutez le mobilier qui vous semble le mieux adapté. Attention, il y a plusieurs niveaux, creusés dans le tufo et le plafond est assez bas.
Et une porte d’entrée…
Le tout dans un cadre exceptionnel pour un touriste du 21ème siècle !
En remontant dans la ville, la messe de midi se terminait, et les rues étaient noires de monde. Le verbe est toujours haut et l’invective jamais loin, les rues sont étroites. Une ambiance sonore sans voiture et assez cours de récré.
Cette nuit, nous dormons à côté du site, dans notre grotte à roulette : on n’arrête pas le progrès, rappelez-vous, nous sommes en Italie.
Ah ! J’oubliais, journée infernale : 30°
Nuit : Parking du belvèdère, face aux sassi.

Vue des Sassi prise depuis le belvédère, en panoramique
L'intérieur d'une habitation troglodyte
Une porte d'entrée....
La gravine
La gravine des Sassi
Pas de commentaire

DE GALLIPOLI A MASSAFRA

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Pouilles - 2 photos

A Salice Salentino, la réputation est fondée sur le bon vin. Nous avons donc cherché la coopérative, s’il en existe une. En Italie, il faut chercher Cantina Sociale. Ça fait un peu soupe populaire, mais c’est là que ça se tient. Je ne suis pas sûr d’être jamais très emballé par les fleurons de la viticulture italienne. Peut-être le temps…
Depuis quinze heures, la ville de Massafra était trop calme. La chaleur moite et visqueuse comme une huile d’olive extra-vierge (première pression à froid) de ce premier novembre semblait avoir convaincu chacun de ne plus bouger. Un frémissement s’est fait sentir vers seize heures et quelque chose d’indéfinissable s’est mis en route. La grande convergence de tous les habitants de la ville, jeunes et vieux, en famille ou seul, vers le cimetière. Pas une procession, non, ni une manifestation, il n’y a pas de mot d’ordre, mais juste un instinct sûr qui envoie chacun vers le cimetière, comme un saumon remonte la rivière qui l’a vu naître pour y mourir. Les autorités connaissent bien ce type de migration : tout était prêt, routes bloquées, uniformes partout aux entrées du cimetière, etc…
Les morts de Massafra vivent au cimetière dans la même promiscuité que les vivants meurent en ville, séparés par les deux mètres de leur balcon.
Disons-le : les cimetières italiens sont tout en mausolées, alignés comme pour la parade, et organisés en rue. Et partout dans toutes les villes, les invitations aux souvenirs des morts se font par voie d’affiche.
Existe-t-il des antennes collectives en Italie ?
Il s’agit d’une vraie question. Que l’habitat soit individuel ou collectif, chacun a son antenne. Nous le notons depuis pas mal de temps, et voilà ce que ça donne, partout, dans toutes les villes : un immeuble, quinze logements et quinze antennes (et encore, on voit mal les paraboles).
A 17 heures une magnifique tranche de thon toute frétillante nous a sauté dans les bras. Nous l’avons adoptée et la mangerons ce soir.
Nuit : prendre le long de la gravine à droite en entrant dans la ville. En montant, plusieurs rues à droite en impasse font l’affaire.

Carnet Mondain
Antennes collectives
Pas de commentaire

DE SANTA MARIA DI LEUCA A GALLIPOLI

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Gallipoli - 2 photos

Ouf ! Ce matin le temps s’est remis au beau. Voilà enfin un vrai port de pêche. On y a même trouvé des moules : ici, quand vous en prenez un kilo, on vous les sert encore attachées à leur bouchot. Vous avez donc les moules et la ficelle !
A midi, petit restaurant sur les remparts, au bord d’une eau magnifique. Au menu, poissons et poulpes frits et marinés, puis orechiette alla cima di ripa (pâtes aux pousses de navet). Excellent !
A gallipoli, sur 26 monuments répertoriés et prêts à être visités, 18 sont des églises. On laisse tomber.
Bon, je vous laisse, j’ai des moules à préparer maintenant !
OUPS ! Euh…. Baroque non ? (vous pouvez regarder, il n’y manque pas une dent)
Nuit : Dans un village près de Nardo

Un port avec des pêcheurs
Gallipoli
Pas de commentaire

DE PORTO BADISCO A SANTA MARIA DI LEUCA

Posté le 28 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Santa Maria di Leuca - 5 photos

Cette fin de territoire du Salento est une vraie merveille. Difficile de s’en rendre compte et les photos ne sont pas d’un grand secours. Essayez d’imaginer….
Prenez une terre un peu hostile, comme un Larzac de chez nous débarrassé des militaires et de J.Bové. Non, surtout n’enlevez pas les pierres, il faut juste un peu les ranger, par exemple en muret. Dès que vous avez dégagé une parcelle suffisante, plantez un olivier et… recommencez.
Rajoutez-y pour moitié quelques cactus et autres figuiers de barbarie. Pensez bien à faire passer une route et mettez la mer ionienne le long de cette route. Oui, avec une corniche, c’est plus joli et des eucalyptus pour que ça sente bon. Voilà, vous y serez dès que vous aurez rajouté quelques tours pour surveiller tout ça ; génoises, si possible avec un port ou deux.
Comment, vous suggérez une tempête avec de grosses vagues qui s’éclatent sur les rochers ? Excellente idée. Et voilà ce que ça donne ! Le tout sur une petite centaine de kilomètres.
En route nous sommes tombés baba devant une espèce endémique de chêne, à grand ramage. Celui de cette photo aurait 700 ans !
A Santa Maria di Leuca, la basilique Santa Maria de Finibus Terrae nous signale que nous n’irons pas plus loin. Saint Pierre aurait prêché ici, en arrivant de Palestine. Un petit remerciement pour la traversée, son nom ne prête pas à la flottaison.
Ici, c’est la zone de résidence secondaire des habitants de Lecce. Le style baroque en vogue à Lecce est ici délaissé, et toutes les imposantes villas sont en style néo quelque chose, pas toujours très bien identifié

Paysage des Pouilles
Décor de bord de mer
Chêne, 700 ans, incroyable ramure
Santa Maria Di Leuca
Néo-gare de Perpignan
Pas de commentaire

DE LECCE A PORTO BADISCO

Posté le 27 décembre 2008 dans Italie du Sud et Sicile - Italie - 5 photos

Etape incontournable, la visite de Lecce. Bon, je vous l’épargne, ça n’était que modestement intéressant. Beaucoup de monuments ou œuvres d’art sont dans un état assez pitoyable, et en cours de restauration, donc bâchés. Les paris sont engagés entre savoir qui de la restauration ou de la dégradation l’emportera. A ce que nous avons vu, le deuxième fait pour l’instant la course en tête.
Les étudiants sont mécontents à Lecce et ils le font savoir.
Il s’agit probablement d’une manifestation antifasciste. Même sans comprendre l’italien, on le voit bien : les bras se tendent de la pointe des doigts vers l’épaule et non pas l’inverse.
Ils manifestent juste derrière l’amphithéâtre dans lequel les fauves sont toujours prêts à bondir.
Evidemment, énormément de monuments, mais nous vous en faisons grâce. Juste la photo qui suit, et qui nous semble être un bon résumé : un baroque léger, celui de Lecce, et une pierre d’un blond rosé qui adoucit beaucoup les quelques extravagances du baroque.
Allez, ça suffit pour Lecce.
De passage à Otrante, nous avons surpris deux croque-morts et trois bonnes sœurs derrière l’église. Et alors ?
Otrante, vraiment très bien, ville assiégée et prise par un peu tout le monde au fil du temps. Chacun y a rajouté sa pierre, en complément de ce qu’avait fait le précédent, mais dans son style. Parfois curieux ! Ici encore la pierre est belle.
Nuit : Porto Badisco, beau terrain juste à la sortie du village

Les étudiants manifestent à Lecce
Les fauves...
La blondeur de la pierre: rare et beau!
Deux croques morts et trois bonnes soeurs, hum!!
La pierre de la cathédrale d'Otrante
Pas de commentaire
< 1 2 3 4 5 6 >
Carte de rdut