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Récits de Beeroot au Sénégal

De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne

Posté le 28 octobre 2011 dans De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne - Sénégal - 0 photos

"l'aventure continue"... c'est ainsi que j'avais terminé mon carnet précédent "de Cajarc à Saint Louis": nous avions effectivement réalisé ce trajet fin 2006. Nous avons recommencé en 2008 sous des conditions légèrement différentes...et complété les photos.

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De Keur Ayip -Farafeni- à Ziguinchor

Posté le 09 avril 2008 dans De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne - Sénégal - 9 photos

Au poste frontière Sénégal, nous avons quand même constaté sur le grand livre de police que nous étions les premiers étrangers à le franchir ce jour là.
Les formalités sont assez « administratives » mais l’ensemble du personnel police/douane s’est montré très sympa.
Tout d’abord, il faut acheter et remplir les 3 volets de formulaire « J » pour le transit du véhicule ; coût 800 cfa.
Changer l’équivalent de 2 400 cfa en dalasis gambiens pour acheter le ticket du bac (dans notre cas 3 personnes –dont une sénégalaise- et la voiture).
Le contrôle police et ensuite douane furent vite expédiés et sans aucune tracasserie.
Dès le poste frontière franchi, on arrive en Gambie et on change de décor routier : la route trouée se transforme en piste de latérite, tout aussi cahotique.
Les formalités sont également vite expédiées: tampon sur les passeports et sur le volet du formulaire « J » en échange de 1000 cfa par personne, soit 2000 cfa. Bizarrement la personne sénégalaise ne paie pas, et n’est pas –ne sera pas- contrôlée.
Manifestement, ce qui intéresse les gambiens au plus haut point, ce sont les « taxes » : les passeports seront à peine examinés.
On peut s’interroger sur la destination de ces « taxes » : aucun reçu. Elles « tombent » directement dans un tiroir.
Quelques km plus loin : recontrôle –uniquement le formulaire « J » qui est à nouveau tamponné contre 1000 cfa
500 m plus loin : contrôle, mais militaire celui là… pas de « taxe » à payer : ouf !
Encore quelques km et nous apercevons un baraquement situé légèrement en dehors de la piste avec un pont de pesée pour les camions: il s’agit du point de vente des tickets du bac.
Il n’y a aucune indication ou signalisation, mais il est essentiel d’acheter son ticket à cet endroit, sinon on est refoulé plusieurs kilomètres plus loin.
On sait que le bac (situé à Farafeni) n’est pas loin quand on voit la queue des camions qui attendent patiemment leur tour : ils sont embarqués au compte goutte de façon à ne pas déséquilibrer le bateau.
Nous doublons toute cette file pour stopper au contrôle de police avant le portail de la zone d’embarquement. Nouveau coup de tampon sur le formulaire et nouvelle « taxe » de 1000 cfa…
Nous redémarrons et un contrôleur « portuaire » nous fait franchir le portail de la zone d’embarquement, où un autre contrôleur nous fait des signes véhéments pour qu’on se dépêche d’embarquer, et plus vite que ça !
L’arrière train de la voiture frotte un peu sur la rampe, mais bon…on arrive à se hisser sur le bac.
Incroyable mais vrai : nous prendrons la dernière place disponible et le tablier se referme immédiatement derrière nous ! Et vogue la galère…
6 heures d’attente lors de notre dernier passage et aucune attente cette fois ci : la moyenne devient bonne !
La traversée ne dure que quelques minutes : nous ne sommes même pas descendus de voiture. D’ailleurs, nous aurions eu du mal : il était impossible d’ouvrir les portières tellement les véhicules étaient serrés.
Belle peur rétrospective : si le bac avait coulé… ?
L’arrière frotte à nouveau quand nous débarquons, mais bon…
Il faut souligner que les aménagements embarquement/débarquement sont inexistants.
L’arrivée de l’autre coté est folklorique : il n’y a pas de nids de poule, mais on croirait des trous d’obus, tellement ils sont monstrueux. On croise même un camion qui a versé en plein milieu.
Collecte des tickets du bac et…contrôle de police avec tampon sur le formulaire avec une « taxe » de 1000 cfa…
Poursuite du voyage jusqu’à Senoba sur la piste en latérite où l’on voit des véhicules avec des chargements invraisemblables, soulevant des tourbillons de poussière rouge.
Il vaut mieux laisser de la distance entre les véhicules sinon on mange des kilos de cette poussière qui arrive à s’infiltrer partout.
Enfin nous voici à Senoba, poste frontière de la Gambie au Sénégal.
Les formalités gambiennes sont très « démultipliées » pour collecter un maximum de « taxes » :
- 1000 cfa au bureau de l’Immigration
- 1000 cfa à la police ( et vérification que tous les contrôles de police qui jalonnent le trajet ont bien été effectués)
- 500 cfa au bureau de douane situé en face.
D’aucuns disent que ces « taxes » s’assimilent à du racket, ce qui est sans doute vrai. Que l’on n’est pas obligé de les payer, puisqu’il n’y a pas de justification légale, ni de reçu ; c’est sans doute vrai également ; mais je n’ai vu personne en discuter la légitimité : même les chauffeurs de taxi brousse paient leur écho pour leur voiture sans discuter.
Coté sénégalais, l’accueil est chaleureux… et gratuit. Paradoxalement les passeports sont visés par un inspecteur des Eaux et Forêts…et le formulaire « J » restitué.
Mais la surprise la plus agréable est que l’on retrouve une vrai route : goudronnée et sans trous. C’est un vrai bonheur de rouler et d’admirer le paysage qui devient de plus en plus verdoyant et luxuriant. Quelques feux d’écobuage gâchent un peu l’atmosphère…et la réchauffent aussi, alors que la température est caniculaire.
La route est assez peu fréquentée. Des « ralentisseurs » -dos d’âne- imposants, parfois non signalés sont présents aux traversées de villages. Des postes militaires se situent en général à leur niveau : il s’agit de militaires « commandos » qui assurent une certaine sécurité compte tenu des « rebelles » qui peuvent encore avoir quelques velléités à détrousser les voyageurs.
…Ce qui n’a d’ailleurs pas empêché une quarantaine de véhicules de se faire rançonner 8 jours après notre passage, le 27 février 2008…
En arrivant sur Ziguinchor, la route est en pavés autobloquants datant du temps où les portugais avait leur comptoir et suit la mangrove avant d’arriver au pont qui enjambe le fleuve Casamance. Cette route est légèrement dégradée sur quelques kilomètres en arrivant, mais c’est supportable.
A la sortie du pont, un poste militaire est présent mais ne nous arrête pas pour nous contrôler : juste un signe amical pour nous indiquer que nous pouvons rouler.
A 13h15, arrêt à l’ombre sous les arbres et déjeuner local arrosé d’une bière bien fraîche (Gazelle) au restaurant « les Tamariniers ».
Nous aurons mis presque 8 heures pour faire ce trajet, malgré notre panne de batterie.

Vue du bac
La "fameuse" Transgambienne
Sortie du bac côté Gambie
Camion renversé
Le fleuve Gambie
Sur la Transgambienne
Piste en Gambie
Mangrove avant Ziguinchor
Traversée du fleuve Casamance
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De Ziguinchor à Cap Skirring (Casamance)

Posté le 09 avril 2008 dans De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne - Sénégal - 4 photos

En repartant le lendemain matin après une bonne détente à la piscine et une nuit à l’hôtel Néma Kadior, nous aurons également une autre bonne surprise : la route reliant Ziguinchor à Cap Skirring a été entièrement refaite : c’est un vrai billard, et un vrai plaisir de conduire … on peut prendre le temps d’admirer le paysage, ce qui était totalement impossible auparavant, tellement il fallait se concentrer sur la conduite.
Des amis nous attendaient pour déjeuner : nous en avons profité pour acheter d’excellentes huitres fraichement fumées. Un vrai régal ajouté au plaisir de retrouver nos amis qui nous ont réservé un accueil très chaleureux et inoubliable.
En conclusion : si on souhaite avoir son propre véhicule sur place, ce trajet par la route est presque obligatoire. Il reste l’alternative de contourner la Gambie par Tambacounda, mais le trajet s’en trouve considérablement allongé et la route est presque impraticable avec des véhicules légers.
C’est un peu moins obligatoire avec le nouveau bateau « Aline Sittoe Diatta » reliant Dakar à Ziguinchor depuis le 9 mars 2008 : il peut également embarquer des véhicules.
Ce trajet peut être fait en taxi brousse (7 places) : le coût est modique (8000 cfa) entre Dakar et Ziguinchor, pendant que le coût est de 1400 cfa entre Ziguinchor et Cap Skirring.
Et bien entendu, il reste l’avion qui relie Dakar à Ziguinchor (ou directement Cap Skirring en haute saison).

La route entre Ziguinchor et Cap Skirring
Paysage à l'entrée d'Oussouye
Fumage des huîtres
Bolong
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De M'Bour à Keur Ayip via Kaolack

Posté le 09 avril 2008 dans De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne - Sénégal - 2 photos

Le trajet de M’Bour à Kaolack s’est donc effectuée de nuit, mais sur une route en excellent état et peu fréquentée à cette heure. Les phares de notre 505 étaient puissants et la visibilité excellente.
Peut être un peu trop puissants les phares d’ailleurs…comme on le verra après.

Avant d’arriver à Kaolack et la fameuse mosquée bleue, nous avons eu droit à un superbe lever de soleil, contrairement à la photo qui pourrait laisser penser… à un coucher.

Changement de conducteur pour répartir la charge de travail (sic)…
Dès la sortie de Kaolack les choses se sont gâtées comme attendu: la route est complètement défoncée, parsemée de nids de poules (d’autruches, devrai-je dire !) : elle est encore pire que l’année précédente ! Impossible d’éviter les trous même en zigzaguant entre eux : on tombe automatiquement dans le suivant !

Les voitures qui nous précèdent quittent d’ailleurs la route pour une piste improvisée sur la lagune.
Ces chauffeurs de taxis brousse expérimentés doivent connaître… donc mon coéquipier décide de suivre.

Ce n’est qu’au bout de quelques kilomètres que nous apercevons que les véhicules qui nous précèdent longent une route perpendiculaire à la route qui mène à la Gambie… Aïe, aïe, aïe.

Nous décidons de remonter sur le goudron et de revenir vers la bonne route, sinon nous aurions continué sur Banjul.

Et c’est là que la « catastrophe » se produit : mon coéquipier a calé en remontant du bas coté sur le goudron.

Impossible de redémarrer la voiture : la batterie était en état de faiblesse avancée (trop puissants les phares !)
Impossible de la pousser : une « marche » délimitait le bas coté de l’asphalte.

La voiture était immobilisée avec une partie en travers de la route. Ce qui n’était d’ailleurs pas particulièrement gênant dans la mesure où il n’y avait plus un chat à l’horizon : personne, nous étions seuls au monde!

Après un certain temps d’attente (jugé interminable), nous avons vu arriver un 4x4 dans un nuage de poussière et lui avons fait signe.
Miracle : c’est la « cavalerie » qui arrivait à notre secours. En effet, il s’agissait d’un 4x4 de l’armée française ( !) avec deux militaires à bord : nous étions sauvés !

Il convient de préciser qu’ils ont été absolument charmants et serviables, en essayant de nous pousser « manu militari » d’abord… sans succès, avec leur (puissant) véhicule ensuite.
La voiture a redémarré sans problèmes, mais nos sauveurs se sont montrés sceptiques quant à la fiabilité de la batterie pour de nouveaux redémarrages…

En fait, il s’est avéré, et nous l’avons constaté plus tard, que l’alternateur était défaillant et qu’il fonctionnait d’une manière… alternative. Les phares trop puissants avaient consommés le courant d’une manière déraisonnable. Nous changerons d’ailleurs l’alternateur à Cap Skirring.

Une fois revenus sur la « bonne » route (enfin façon de dire), nous avons repris notre « petit bonhomme de chemin »… à 40km/h de moyenne : il nous faudra 2 heures pour faire le trajet de 80 km jusqu’à Keur Ayip (frontière Sénégal/Gambie), non sans une certaine appréhension, et non sans avoir complété les niveaux de « liquides » en tous genres à Nioro du Rep.

Il est d’ailleurs sibyllin d’observer que c’est le niveau du gas oil qui baissait le moins vite.

Nous avons enfin atteint le poste frontière Sénégal à Keur Ayip et nous avons été surpris de voir sur le grand livre de police que nous étions les premiers étrangers à le franchir ce jour là.

Lever de soleil sur Kaolack
La Route
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M'Bour (préambule)

Posté le 09 avril 2008 dans De M’Bour à Cap Skirring par la Transgambienne - Mbour - 1 photos

Après moultes réflexions et interrogations, nous nous sommes décidés à affronter cette « aventure ».

Il ne me paraît pas surperflu d’affirmer qu’il était assez téméraire d’affronter cette route avec un véhicule que nous ne connaissions pas et que nous venions d’acheter à Dakar. Pour la petite histoire, notre fameux 4x4, avec lequel nous avions déjà effectué le trajet jusqu'en Casamance (voir le carnet de Cajarc à Saint Louis) est resté en France cette année, suite aux évènements peu rassurants survenus en Mauritanie.

Nous avions donc pris la sage décision de rallier Dakar par avion et d’acheter un véhicule sur place pour nos déplacements : après une recherche éprouvante notre choix s’est porté sur une 505 de 1987 dont la « fiabilité » n’était quand même pas évidente compte tenu du prix payé ; elle était malgré tout plutôt en bon état apparent, mais nous avons eu quelques surprises ultérieures au niveau électrique et de la consommation des différents « liquides » (huile, refroidissement, freins, assistance de direction…).

Nous sommes d’ailleurs restés quelque temps sur la Petite Côte (à Warang) pour « tester » la voiture et y faire des réparations jugées indispensables avant de se lancer à l’aventure sur une route que nous connaissions, certes; mais qui peut se révéler un piège infernal si on tombe en panne : nous y avions vu de nombreux véhicules (taxis brousses et camions lourdement chargés) en perdition au milieu de nulle part.

Compte tenu d’une expérience précédente, nous avons décidé de partir de très bonne heure pour éviter l’éventualité d’une attente au bac traversant le fleuve Gambie : la dernière fois nous avions attendu 6 heures… Attente due, semble-t-il, à la hauteur d’eau du fleuve insuffisante à marée basse ne permettant pas le chargement des véhicules.

Le départ a été fixé à 5h30, et nous voilà partis pour 480 km…

La voiture
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De Nouakchott à Saint Louis.. 335 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Saint-Louis du Sénégal - 23 photos

Après notre (Nes)café matinal, nous procédons au plein du réservoir à partir de notre réserve et nous quittons Nouakchott sans regret.
Cette ville semble fade et est peuplée d’un nombre impressionnant de 4x4 et de Mercedes.
La route continue, mais devient craquelée (la chaleur et les pluies ?) et le paysage change peu à peu, passant du désert au sahel plus arboré. Quelques dromadaires circulent librement mais toujours sur le coté gauche de la route : des chameaux anglophones sans doute ?
Un ultime contrôle de police à l’entrée de Rosso, nous permet de nous renseigner pour prendre la fameuse piste de Diama… que nous manquerons pour nous retrouver quasiment au port, où nous serons immédiatement assaillis par une horde de mauritaniens « facilitateurs » de formalités.
Un policier correct et très courtois nous tirera des fourches caudines de ces redoutables prédateurs à backchich.
Il poussera même l’obligeance jusqu’à nous mettre sur la fameuse piste dont l’embranchement n’est vraiment pas indiqué ; mis à part un panneau publicitaire qui n’a rien à voir.
Nous y serons seuls et nous vivrons 90 km de bonheur à l’état pur : quelques passages un peu délicats, mais le 4x4 se régalera tout le long du trajet qui longe le fleuve Sénégal.
La piste est en effet composée de plusieurs traces de part et d’autre de la digue qui protège des crues lors des pluies tropicales. Nous nous amuserons à « sauter » cette digue : un coup en devers à droite, un coup en devers à gauche. Le changement avait lieu quand on en avait marre d’être penché d’un coté.
Quelques passages « de niveau » en roulant sur le sommet de la digue et bénéficier d’un champ de vision plus étendu.
Le paysage était féerique, alternant marigots où s’ébattaient de nombreux oiseaux, lagunes et palmiers doubles, partie de brousse, mangroves…véritable éco système complet qu’il vaut mieux éviter de nuit, car ce milieu humide et eaux stagnantes est une véritable usine à moustiques.
Nous pensions que les contrôles de police étaient terminés : il y en eu 4 dont un totalement « virtuel ».
Le premier avec barrière à plusieurs km de l’entrée de la piste : certainement pour autoriser la poursuite du trajet en fonction de son état. Elle est impraticable en saison des pluies.
Nous plaindrons les braves policiers chargés de ces contrôles : ils doivent être « punis » pour être complètement isolés à ces postes. Leur baraquement est vraiment très sommaire… et leur tenue aussi.
Nous leur offrirons tee shirt et casquettes pour leur amabilité sans demande de contrepartie.
Au deuxième contrôle, nous avons failli ignorer le policier qui dormait et qui a surgi alors que nous avons stoppé de notre propre chef en apercevant tardivement la baraque de police.
Il était décontracté : carrément en « marcel ». Belle rigolade, quand il s’est renseigné pour savoir si son collègue au premier poste était vraiment présent. Nous l’avons rassuré afin qu’il se sente moins seul.
Il nous a également demandé de saluer son collègue du poste suivant… que nous avons zappé, car il n’y avait personne. Abandon de poste ?
Par contre, nous avons transmis ses salutations au policier d’après qui campait sous une tente avec sa femme, quelques km avant le barrage.
A partir de ce dernier poste, quelques km de « tôle ondulée » où il convient d’adapter la vitesse pour ne pas en sentir les effets et nous voici en vue du poste frontière.
Le poste frontière est composé de 2 baraquements : un pour le poste de police, où les gardes frontières vivent avec leurs femmes : une était couchée à coté d’un collègue, dans la même pièce qui sert de bureau et de chambre à coucher, avec des paillasses posées à même le sol.
Le tamponnage fut vite expédié : à 13h nous étions les premiers et seuls « clients ».
Entre les deux baraques, une échoppe chargée de « récolter » les dons sponsorisant le village d’à coté.
La douane a juste apuré le document de sortie de Mauritanie, toujours sans aucune fouille du véhicule.
La barrière levée, nous franchissons la frontière en roulant sur le barrage… pour y rencontrer une barrière de péage coté sénégalais.
Manu a engagé une bataille perdue d’avance pour échapper à ce péage, pourtant tout à fait réglementé et régulier. Difficile de négocier un prix fixe et officiel. Quelle rigolade !
Un peu moins de rigolade, mais toujours la bonne humeur coté police sénégalaise : le policier voulait nous faire payer le tampon d’entrée, car il prétendait être en heures supplémentaires : il était à peine 14h !... et en outre, nous étions les premiers et uniques clients, comme l’atteste son cahier de passage à la date du jour, qu’il a soigneusement rempli.
Nous nous sommes affalés dans les fauteuils en montrant ostensiblement que nous avions tout notre temps et en plaisantant avec lui. Et Manu d’enchainer en wolof…
Au bout de quelques minutes, il en a eu marre que l’on occupe son bureau et que l’on trouble sa tranquilité.
Il a donc tamponné nos passeports la mort dans l’âme en nous qualifiant de « saï saï », et en nous priant de dégager les lieux. Pas content, mais pas agressif : dégoûté plutôt de ne pas avoir obtenu son bakchich habituel.
Le parcours suivant nous a fait atterrir dans le bâtiment d’en face : LES douanes sénégalaises, où le douanier en grand uniforme nous a impressionné par son professionnalisme. Il nous a délesté de 5 Euros pour le carnet ATA… que nous n’aurions pas du payer.
Il n’a toutefois pas apprécié la demande de reçu, qu’il nous a quand même délivré. Cette demande a provoqué son irritation, et pour la première fois, nous avons commencé à subir une fouille en règle du véhicule.
Cette fouille officielle et formelle a été vite interrompue quand il est tombé sur nos vestiges de réserve alimentaire et quand nous lui avons proposé une boite d’olives d’Espagne en apéritif pour lui et sa famille.
L’affabilité et le sourire sont revenus instantanément et nous avons remballé le peu que nous avions sorti du coffre.
La voie était donc libre, mais nous nous sommes arrêtés 20m plus loin pour prendre un rafraichissement bien mérité et souscrire l’assurance sénégalaise.
Pour rejoindre Saint Louis, une dernière péripétie nous attendait : Manu, tout à la joie de décrire les endroits qu’il connaissait n’a pas pris garde à une limitation de vitesse en traversant un village : au moins 70 au lieu de 40. Un policier nous a stoppé avec une autorité certaine et a confisqué aussi sec le permis de conduire et la carte grise du véhicule. Nous avons patiemment attendu quelques minutes pour savoir à quelle sauce nous allions être mangé…
Au bout d’un certain temps, le policier est revenu avec un procès verbal dûment rempli et nous a demandé d’aller payer l’amende au Commissariat de Saint Louis et ensuite de revenir avec le reçu pour récupérer les documents, car nous n’avions pas de francs CFA.
Après quelques palabres mêlés de wolof, nous nous en sommes tirés pour la modique somme de 5 euros proposés sous forme de don aux enfants du policier… Ouf !
Nous sommes repartis, soulagés et avons fait une entrée dans Saint Louis par la corniche,où nous avons pu admirer la splendeur de la ville avec ses maisons coloniales.
On comprend le classement au patrimoine mondial de l’humanité fait par l’Unesco.
Nous franchissons le fameux pont Faidherbe, bâti par le même Gustave que celui de la Tour Eiffel, pour traverser l’île Saint Louis et accéder à la langue de barbarie et marquer notre terminus à l’hôtel Mermoz, prendre une douche bienfaitrice et piquer une tête dans la piscine, où l’eau devait avoisiner les 33 degrés !
Kilométrage : 117 448 ; 335 km parcourus
Ceci a marqué la fin de notre périple de 5 773 km effectués en 10 jours. Avec quelques 870 photos, mais surtout des images et des souvenirs qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.
Quel fabuleux voyage, où malgré la différence d’âge des équipiers, la bonne humeur a toujours été présente, l’entente parfaite, ponctuée de franches parties de rigolade et malgré quelques conditions quelquefois un peu sommaires et la chaleur pénible sur la Mauritanie.
L’aventure continue…et se terminera provisoirement en Casamance.Cette partie mérite d'être racontée, mais c'est une autre histoire.
Pour les infos et autres documents nécessaires: voir la 1ère étape du voyage.

une concession auto?
le désert
un dromadaire doubleur
le désert sahelien
La route se craquelle
début de la piste de Diama
gauche ou droite?
sur la digue
canards siffleurs
90km/h
tole ondulée
au bout: Diama
Saint Louis vue de la corniche
le pont Faidherbe
Saint Louis vu de Guet Ndar
Piscine Hotel Mermoz
Campement Point Sarène
Casamance: Entrée Campement Falafu
Casamance: Campement Falafu
Casamance : vue extérieure campement Falafu
Casamance. Campement Sélé, vu du portail
Casamance: Campement Sélé
Casamance: une case du campement Sélé
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