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Récits de Beeroot au Maroc

De El Ouiatia à Dakhla...819 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Maroc - 6 photos

En ce 11 octobre, notre départ matinal a lieu dans un brouillard épais.
Nous utilisons nos derniers litres de gas oil espagnol, sachant que dans quelques dizaines de km, le gas oil marocain sera complètement détaxé (moitié prix).
A partir de Tan Tan, les contrôles de police seront de plus en plus nombreux. Les fiches d’état civil que nous avions pris le soin de remplir nous ferons gagner un temps précieux. Les policiers ou gendarmes resteront toujours courtois, et nous les franchirons sans aucune appréhension.
Le premier contrôle de police a eu lieu juste à la sortie de El Ouatia
Peu après, nous avons pris notre « jus » au bord de la route, toujours dans un brouillard épais, et nous avons continué notre bonhomme de chemin pour abreuver le 4x4 en gas oil et remplir les 4 bidons de 20l de réserve.
Le second contrôle de police a suivi de peu le premier…
Le brouillard en se levant avec la chaleur a commencé à transformer l’air en atmosphère « hammam ». Le paysage est devenu plus plat, de plus en plus aride et nous avons commencé à voir les premiers sables mêlés aux rocailles.
Les policiers du 3ème contrôle, à l’entrée de Laayoune étaient hilares : ils nous avaient pris en flagrant délit d’excès de vitesse (87 au lieu de 60km/h), ils avaient du trouver que la prise était bonne.
Nous avons plaisanté dans une humeur bon enfant, surtout quand ils ont montré leur carnet de PV et leurs prises… principalement espagnoles. Quand ils ont su que nous étions français, nous avons commencé à négocier gentiment, et toujours en rigolant ; fichtre, le pv théorique était quand même de 400 dhs.
L’ensemble a été réglé par le cadeau d’un stylo à chacun et une boite de feutres. Nous nous sommes quittés avec forces poignées de mains, sourires et claques dans le dos : les policiers auraient manifestement aimé discuter plus longuement avec nous : ils aiment les français et beaucoup moins les espagnols.
Sympa la maréchaussée dans le coin !
Arrêt à Laayoune pour faire le plein en packs d’eau. Achat d’un cheich – Manu ayant le sien-
Le cheich, accessoire « exotique » pour touriste branché, est en fait un élément pratiquement indispensable pour voyager dans le désert pour se protéger de la chaleur, du soleil et du sable.
Pour les hommes du désert, il sert également à éponger la sueur, à essuyer les verres à thé, et éventuellement comme mouchoir.
En tous cas, il nous sera vraiment d’un grand secours et d’une grande utilité quand nous rencontrerons la chaleur intense de Mauritanie.
Laayoune est une ville moderne et de garnison (beaucoup de militaires). Elle est bâtie au milieu de nulle part. On voit que le gouvernement marocain a fait un effort considérable pour attirer la population dans ce coin perdu, afin « d’occuper » le terrain.
Nous quittons Laayoune par une route à double voie ( !), balayée par un vent de sable rasant qui cessera quelques km plus loin. Le tableau de bord sera quand même recouvert de « farine » : le sable pénètre partout.
Notre 4ème contrôle de police était à 35km avant Boujdour, et le 5ème, juste à l’entrée de la ville que nous avons juste effleurée, et qui ne présente strictement aucun intérêt.
Se succèdent ensuite les paysages arides en bord de mer que nous longeons : nous apercevons souvent la mer et les falaises à pic qui découpent la côte.
Ca et là, quelques tentes ou barques de pêcheurs balayés par des vents violents et permanents. Nous saluons le courage des gens qui habitent là, sans aucun confort, pour gagner leur maigre pitance en pêchant au bord des falaises et en descendant des à pics vertigineux.
Heureusement que des bornes placées à intervalle régulier signalent le bord des falaises : nous nous sommes approchés au bord en hors piste pour prendre quelques photos dans ce paysage magnifique, où nous étions seuls au monde : peu ou pas de voitures sur des dizaines de km.
En approchant de Dakhla, quelques collines ont commencé à apparaître aux abords de l’Oued du même nom. Il est très large et ferait penser à une baie maritime.
Nous avons même aperçu une personne pratiquant le flying board ! le mec était également seul au monde dans ce coin reculé.
On a vraiment le sentiment fugace que la nature est pure et qu’elle n’appartient qu’à nous… à moins que ce soit l’inverse. En tous cas, on se sent vraiment petit, mais tout à fait détaché et loin des contraintes de ce monde civilisé qu’on oublierait facilement.
Arrêt nocturne au camping à l’entrée de Dakhla. Kilométrage : 116 314 ; 819 km parcourus
A l’origine, ce camping servait de regroupement aux candidats de la traversée de la Mauritanie par les pistes quand la route n’existait pas. Les voitures partaient en convoi avec guide, quand il y en avait suffisamment. L’attente pouvait durer plusieurs jours…Ce campement est composé d’emplacements pour tentes et autres : quelques 4x4 « équipés nocturnes » et camping cars y étaient stationnés.
Nous avons choisi de prendre une « chambre », dont la propreté était plus que douteuse. Nous avions quelques locataires indésirables, qu’il nous a fallu déloger et faire un ménage sommaire.
Une voiture de routards vraiment « roots » est arrivée peu de temps après nous.
L’accueil de Nourredine, le gérant, a compensé l’insalubrité du lieu, et nous avons même été étonné qu’il accepte de prendre l’apéritif avec nous. Nous avons palabré et reconstruit cette partie du monde pendant un bon moment.
Il nous a indiqué un restau-couscous- qui aurait pu être sympa si on avait pu se faire servir à une heure convenable. On nous a demandé de revenir dans deux heures et nous avons ...abandonné.
En lieu et place, nous avons acheté du pain et l’inévitable boite de « vache qui rit » en prévision du lendemain, et nous sommes retournés dans notre chambre pour y avaler une boite de saucisses lentilles de notre stock espagnol, « mijotée » sur le camping gaz.
Extinction des feux vers 23h30.

Un gorille dans la brume?
un ruban noir
Entrée de Laayoune
sortie de Laayoune
Les falaises
Baie de Dakhla
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De Taliouine à El Ouatia ( Tan Tan Plage)...524 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Agadir - 8 photos

...Le lendemain matin, une fois n’est pas coutume, nous prenons le petit déjeuner à la terrasse de l’hotel car la journée sera longue…
Mis à partles chèvres grimpeuses,perchées dans les arbres,...de Taroudant, nous n’avons vu que les remparts extérieurs qui ceinturent la ville, et avons décidé de ne pas faire de stop à Agadir, que nous avons d’ailleurs évité en prenant la rocade extérieure: l'impatience d'en découdre avec le désert sans doute.
En effet, dès la route de Tan Tan atteinte –celle du grand sud, donc - l’ambiance « désert » est palpable : les véhicules sont plus rares et plus « équipés » pour les longues distances désertiques. On sent les voyageurs du désert.
Le paysage change doucement : l’espace devient plus aride, les villages se font rares, la circulation devient inexistante.
La température monte doucement mais sûrement.
Les statues de dromadaires à la porte de Tan Tan symbolisent la bienvenue dans le grand sud marocain au cas où nous l’aurions oublié.
Nous continuons notre route pour rejoindre El Ouatia (plage de Tan Tan ville), où nous choisissons de descendre à la Villa Océan, petit hotel confortable tenu par deux français, Muriel et Norbert, sympathiques et passionnés de pêche avec qui nous prendrons l’apéritif puisé dans notre stock acheté en Andorre.
Un peu de confort avant d’attaquer le vrai grand sud n’est pas du luxe. Kilométrage : 115 495 ; 524 km parcourus.
Nous serons les deux seuls clients avec deux « vétérans italiens » complètement désemparés à cause d’une casse de roulement sur une de leurs motos. La moto en panne se trouvait à 300 km plus au sud : ils essayaient de se procurer en remontant vers « la civilisation », un roulement introuvable au Maroc et avaient sérieusement envisagé de prendre l’avion à Agadir pour aller chercher la pièce en Italie et revenir pour réparer ! (glurp).
Malgré notre fatigue- et l’apéro- nous avions les idées claires et nous leur avons suggéré de demander à leur garage italien d’envoyer la pièce par DHL ou UPS – ils ignoraient totalement cette facilité- !
Un coup de fil à leur garage et l’affaire à été réglée « subito » : la pièce leur sera livrée sous 48h. Ces braves italiens avaient retrouvé leur joie de vivre « pronto » et ont même fait l’effort de se lever aux aurores pour nous remercier et saluer notre départ dans la brume. Muriel, dans un mail, nous a d'ailleurs confirmé la livraison de la pièce de rechange dans un délai record...

Parking auberge Taliouine
les chèvres grimpeuses
Ramparts de Taroudant
Encore 228 km
Derniers contreforts de l'Atlas
Welcome in the desert
Villa Océan El Ouatia
Quel calme!
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De Ouarzazate à Taliouine...425 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Maroc - 7 photos

En ce matin du 9 octobre, après avoir fait le plein en Gas oil, nous allons faire un tour pour voir le fameux palais du Glaoui, bâti en terre séchée : l’architecture en étage pour ce type de construction étant assez rare, mérite d’être signalée.
La veille, nous avions décidé de poursuivre jusqu’à Zagora par la Vallée du Drâa : il eut en effet été dommage de zapper ce parcours compte tenu de l’éloge qui en est fait.
Et effectivement, nous n’avons pas été déçu : une saignée de verdure flamboyante, arrosée par le Drâa et composée principalement de palmiers datiers dans un paysage désertique.
Nous avons fait une quantité impressionnante de photos, avec un arrêt au km « tatouffe m’étouffe » où nous avons rencontré Mohammed qui a proposé ses services d’hébergement et de guide. Rendez vous fut pris avec Manu qui a promis de revenir.
Zagora : ville terminus avant le grand désert de sable du Sahara. Antérieurement, un panneau indiquait que Tombouctou était à 52 jours (de chameau)…mais à notre grand regret, il a disparu lors de la construction de l’hôtel de Région. Vraiment dommage que ce panneau mythique n’ait pas été conservé.
Après avoir pris un jus d’orange frais et désaltérant,en compagnie "d'hommes du désert" attablés à une terrasse de café, nous avons repris la route pour revenir sur nos pas, jusqu’à la bifurcation de la petite ville d’Agdez et ensuite piquer vers le sud en direction de Taroudant. La route était absolument désertique : nous n’avons croisé qu’un véhicule et doublé un camping car suisse. Une partie de cette route était en piste ce qui a permis de tester le confort du 4x4 sur ce type de terrain.
Il s’est admirablement comporté à tel point que nous avions l’impression d’être dans un « pullman », et nous avons presque regretté que cette portion soit si courte.
Arrivée et nuit à Taliouine à l’hotel Askaoun. Confort très rustique, mais accueil très chaleureux. Le système douche/wc intégré nous a bien fait rigoler : le caillebotis amovible fait toute la différence... pour ne pas tomber dans le trou. Avec un couple de français en Renault Scénic, nous étions les seuls clients.
Kilométrage : 114 971 ; 425 km parcourus.

palais du Glaoui
Façade du palais
Détail des tours
Ksar Drâa
village par la piste
Palais du Conseil Régional
Palmiers du Drâa
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De Marrakech à Ouarzazate...216 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Marrakech-Tensift-Al Haouz - 6 photos

...Après avoir quitté Marrakech, nous attaquons les contreforts de l’Atlas à petite vitesse, ponctuée de nombreux arrêts pour admirer les paysages superbes que l’on découvre à chaque virage : les couleurs varient de l’ocre le plus rouge au gris ardoise, et les villages aperçus et construits en pierre locale se confondent avec les couleurs correspondantes.
Nous aurons profité pleinement de ce trajet en mitraillant à tout va: nous aurons mis presque 5h pour faire les 150 km. Nous doublons un groupe de quads qui font ce parcours.
Quelques km avant Ouarzazate, nous avons fait un écart « tout terrain » pour aller voir de plus près les studios de cinéma, qui s’étalent sur plusieurs hectares et où subsistent encore les vestiges des décors de films tels que Astérix et Cléopatre…C’est hallucinant, car nous nous serions cru fugacement transportés en Egypte…
Nous sommes arrivés à l’hotel Zaghro, situé légèrement en dehors de Ouarzazate : magnifique hotel avec piscine. L’accueil fut exceptionnel… et le tarif aussi : 100 dhs/personne avec PDJ.(11 euros). Kilométrage : 114 546 ; 216 km parcourus.
Nous avons même eu droit à notre chambre individuelle…
Pour la première fois depuis longtemps, nous avons sorti nos bouteilles pour prendre un apéro bien mérité au bord de la piscine, admirer tranquillement et classer nos nombreuses photos sur l’ordi de Manu.
Nous avons fait connaissance avec un couple d’italiens, très sympa, fièvreux, miné par un cumul de gastro et de tourista.
Manu les a soigné à coup de Pastis sec et à coup de Dafalgan. La jeune femme a apprécié le traitement (surtout le pastis pur) : nous pensions même qu’elle allait nous chanter la Traviata…
En tous cas, le Manu’s traitement a semblé efficace, car le lendemain matin, ils semblaient aller nettement mieux !
Nous avons pris le diner en ville à la terrasse d’un petit restau : pizza pour moi et tagine ( encore !) pour Manu.

saignée ocre
village gris
chèvres moutons
village ocre
oued à sec?
cité égyptienne?
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De Beni Mellal à Marrakech ...305 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Maroc - 7 photos

Après le départ tôt le matin, nous avons pris notre Nescafé (!) au bord de la route ensoleillée en terminant les pâtisseries de la veille.
Direction le Couscous d’Azad (cascades d’Ouzoud). Ce lapsus de Manu nous aura fait rigoler un bon moment en admirant le paysage époustouflant qui se déroule au fur et à mesure des km.
Après avoir garé le véhicule dans un parking (obligatoirement)gardé, nous voici partis à la découverte de ces fameuses cascades qui se rejoignent à pied en descendant un sentier ponctué de plusieurs volées de marches.
Le spectacle qui s’ouvre à nous est somptueux : malgré cette fin d’été, les chutes sont assez fournies. Elles sont d’une centaine de mètres.
Au pied des cascades, la vue est magique : elle prend place sur plusieurs dénivellations et sous cascades qui descendent dans la vallée, dans des gorges assez encaissées.
Là encore, nous avons été (agréablement) surpris : peu ou pas de touristes, alors que les étals, boutiques et autres restaurants qui sèment le parcours laissent présager une affluence record durant la saison.
Nous avons posé notre sac dans un restaurant pourvu de lit de repos, avec vue imprenable sur les cascades proches qui n’ont pas empêché une sieste salvatrice après avoir dégusté un tagine qui avait mijoté sur des feux de braises toute la matinée.
Pendant notre sieste, des singes sont venus se servir en fruits. Nous avons réussi à en capturer quelques uns avec notre appareil photo.
Plus tard dans l’après midi, c’est avec regret que nous avons quitté cet endroit enchanteur pour rallier Marrakech où nous sommes arrivés en début de soirée, à la nuit tombée. Kilométrage : 114 330 ; 305 km parcourus.
Si nous avons traversé et trouvé la rue de l’hotel choisi sans aucune difficulté et sans se tromper, nous avons galéré pour trouver cet hotel alors que nous étions arrêtés à 20m !
L’entrée était minuscule sous un porche et très mal signalée. Une bonne surprise à l’intérieur : les chambres ouvraient sur un jardin.
Pour Marrakech, nous n’avons pas payé cher du tout : 140 dirhams, soit environ 15 euros pour deux.
Bien évidemment, un diner sur la place Djema El Fna était incontournable. Un excellent couscous brochettes dégusté sur une des nombreuses échoppes restaurant parmi la foule grouillante et les différentes animations nous a comblé.
Beaucoup de marocains et peu de touristes…
Un tour de la place nous a permis de profiter pleinement des spectacles et de l’ambiance et d’effectuer quelques achat : figues et… clous de girofles. Manu pestera plus tard en mangeant les figues parfumées aux clous de girofles.
Cette place reste un endroit magique par cette ambiance tout à fait particulière.
Le lendemain matin, réveil de bonne heure pour aller visiter la Manara : Manu fut relativement déçu, et nous avons décidé de continuer notre route pour faire l’inoubliable parcours dans l’Atlas entre Marrakech et Ouarzazate.
Avant d’entreprendre ce trajet, nous avons durement cherché à procéder au ravitaillement en boissons – ramadan oblige-, et nous avons trouvé, assez laborieusement, une boutique caverne « Ali Baba » qui ne payait vraiment pas de mine, mais qui nous a époustouflé par la variété et la quantité des boissons alcoolisées ou non.
Nous n’avons pas molli : 3 packs d’eau et un pack de 24 canettes de bières. Nous « tiendrons » avec cette réserve de bière jusqu’à Saint Louis ! Par contre pour l’eau, nous serons dans l’obligation plus tard de procéder à d’autres ravitaillements en cours de route : nous consommerons autant d’eau que le 4x4 en gas oil ! C’était incroyable de voir à quelle vitesse les bouteilles d’eau étaient consommées.

sur la route d'Ouzoud
Les cascades
les petites cascades
singe voleur
Belle terrasse
Un riad à Marrakech
Restaurant place Djema El Fna
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De Taounate à Beni Mellal 402 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Maroc - 5 photos

...Juste avant de partir le lendemain matin, par l’odeur alléchés, nous avons pénétré dans le fournil d’une pâtisserie jouxtant l’hôtel où on nous a gentiment préparé quelques croissants, pains aux chocolat et autres pains au raisins tous chauds.
Il convient de dire que pendant la période de Ramadan, c’est une vraie sinécure car il est quasiment impossible de trouver un restaurant ouvert dans les villes ou villages non touristiques. On se contentera souvent de « puiser » dans nos réserves et de casse crouter sur le bord du chemin…
Enfin, nous voilà à Fes, où nous sommes arrivés par les hauteurs qui surplombent la ville. La vue d’ensemble de la medina est vraiment magique.
Nous avons parcouru cette medina avec une impression qu’il n’y avait que nous dans les ruelles : peu de touristes et la grande majorité des boutiques étaient fermées.
Depuis les terrasses, nous avons admiré les célèbres tanneries où le travail est pénible sous un soleil de plomb... surtout en période de ramadan.
Nous avons acheté quelques paires de magnifiques babouches.
L’objectif suivant était de se rapprocher au maximum du site des cascades d’Ouzoud afin de prendre le temps d’en profiter au maximum.
Détour par la célèbre station de ski « helvético-berbère » (sic) d’Ifrane, où le Roi possède un palais. Cette ville laisse rêveur quand à l’architecture des maisons : on pourrait se croire dans les Alpes suisses… d’où l’appellation ci-dessus.
Involontairement, parce que perdus à un croisement mal indiqué, nous avons fait un crochet pour découvrir LA piste de ski avec tire fesses. Les forêts magnifiques de cèdres traversées nous ont propulsé à des milliers de km du paysage habituel du Maroc. Paysages sublimes.
Notre seconde nuitée fut donc dans la petite ville de Beni Mellal, atteinte assez tardivement, où nous avons eu moins de chance pour le dîner : rien d’ouvert à proximité. La gentille réceptionniste a quand même trouvé la possibilité de nous faire préparer une harira (soupe). Si la soupe fut délicieuse, le repas fut quand même frugal. Kilométrage : 114 025 ; 402 km parcourus.

Fes
Les tanneries
Chalet suisse
La piste
environs de Beni Mellal
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De Ceuta à Taounate... 301 kms

Posté le 20 août 2007 dans De Cajarc à Saint Louis du Sénégal - Maroc - 3 photos

Direction le Maroc : peu de monde au poste frontière marocain. Malgré tout la rapidité n’était pas au rendez vous, mais nous n’avons pas subi de tracas particuliers.
Dès la sortie, nous avons pris la direction du Rif par Tetouan pour Chefchaouen, où nous avons littéralement été conquis par la splendeur de cette ville.
Nous avons fait une halte dans un restaurant (camping) sur les hauteurs, ce qui nous a permis d’avoir une vue imprenable sur la ville.
Nous étions quasiment seuls : toujours le Ramadan, et le gérant –qui est également guide de montagne- nous a réservé un accueil très sympathique en préparant notre premier tagine vraiment succulent, que nous avons dégusté sous la tonnelle couverte de vigne.
Nous avons repris la route de montagne à travers le Rif, où les paysages somptueux nous attendaient.
Les vendeurs de hasch aussi d’ailleurs, et nous avons été vraiment surpris par leur nombre : un tout les 50m ! Ils nous sifflaient au passage en nous montrant les paquets d’herbe, sans se cacher le moins du monde.
Nous avons connu un petit moment d’inquiétude quand nous avons été « encadrés » par 2 mercedes, peu avant Ketama, remplis de "vendeurs" qui nous ont forcé à ralentir pour essayer de nous obliger à acheter, mais finalement ils n’ont pas trop insisté. L’imposant 4x4 a du les dissuader sans doute…
Ce qui est paradoxal, c’est que nous n’avons pas vu de policiers…
La traversée des villes et des villages a été impressionnante : pratiquement tous les véhicules était des "mercedes" pratiquement neufs (fourgons, tourisme, 4x4) : un vrai salon de l’auto. Nous n’avons pas osé sortir l’appareil photo pour immortaliser ces expositions dédiées à Mercedes.J'ai volé quelques vues avec mon téléphone portable, plus discret...
Le laxisme nous laisse rêveur : si le cannabis est officiellement interdit, il est tout à fait omniprésent partout; il fait partie de la vie locale et de l’économie de la région et nous avons le sentiment que les autorités laissent faire.
En sortant peu à peu du Rif, le Maroc traditionnel a repris son vrai visage.
Notre première nuit marocaine aura lieu dans la petite ville de Taounate. Kilométrage : 113 623 ; 301 km parcourus.
L’arrivée fut tardive et un hôtel simple et correct (le New York!)nous fut indiqué par un policier très sympa. Trouver un restaurant qui sert à manger en cette période de Ramadan fut un peu plus laborieux. On s’est quand même régalé d’un bon poulet frites abondamment arrosé de Coca dans un "café-bar". L’ambiance à la terrasse était animée et exclusivement masculine...

Vue de Chefchaouen
Paysage du Rif
Des vendeurs
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