Mal des montagnes

Le mal des montagnes est provoqué par un changement d'altitude trop rapide, et varie selon la constitution de chacun quelque soit sa condition physique. Il est lié à la baisse de la pression atmosphérique, donc à la diminution de la quantité d'air, qui accompagne une augmentation d'altitude. On devrait donc plutôt parler du mal de l'altitude. En effet, le problème est le même sur un sommet alpin à 4000m d'altitude que sur l'altiplano (plateau au coeur des Andes à environ 4000m d'altitude) de la Bolivie et du Pérou ainsi que sur le plateau tibétain par exemple. Il n'est pas lié à la peur du vide / vertige (même si c'est un élément facteur de stress qui peut aggraver le mal des montagnes).

Les malaises peuvent commencer à partir de 2 500 mètres. Ils sont plus fréquents entre 3 500 à 4 500 mètres. Il est important de reconnaître les symptômes. Les premières manifestations sont une sensation de manque d'air, un léger mal de tête, une faiblesse physique et une sensation d'ivresse. A ce stade, du paracétamol (Doliprane, Efferalgan) peut suffire si ces symptômes sont trop gênants. Mais le mal peut évoluer : grande fatigue, mal de tête, nausée, perte d'appétit, sensation de vertige, insomnie, et dégénérer en œdème pulmonaire ou cérébral aigu pouvant entraîner la mort assez rapidement (6 à 12 heures).

Le meilleur remède est de descendre rapidement à une altitude inférieure.

Il faut toutefois se méfier et apprendre à se servir à bon escient (moment, posologie) des médicaments destinés à calmer les symptômes de l'altitude (diamox, paracetamol), car en masquant ces symptômes on a tendance à minimiser le problème.

Règles à suivre

Tout le monde peut souffrir des effets de l'altitude (même quelqu'un de très sportif ou ayant déjà été en altitude), il est donc nécessaire à chaque séjour, de prendre les précautions usuelles contre le mal des montagnes :

  • respecter une ascension journalière progressive, favorisant une bonne adaptation à l'altitude (400 à 500 mètres par jour),
  • autant que possible, passer la nuit à une altitude inférieure à celle atteinte pendant la journée, et se ménager des journées d'acclimatation (deux nuits consécutives à la même altitude, avec randonnée à une altitude supérieure),
  • s'hydrater régulièrement et suffisamment (2 à 3 litres/jour), avant même d'avoir soif,
  • surveiller et communiquer régulièrement son état physique,
  • ne pas hésiter à redescendre rapidement, aussi bas que possible, même de nuit,
  • ne jamais laisser seule une personne défaillante qui ne voudrait pas retarder la progression d'un groupe.
  • une personne malade peut minimiser son état; ne pas hésiter à l'obliger à redescendre si ses symptômes semblent graves ou avérés, comme expliqués plus haut.
Article wiki sous licence Creative Commons - Modifié le 28 April 2011
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