Histoire de Rome

La confrontation de légendes (fondation de Rome en 753 avant J.-C. par Romulus) et les découvertes archéologiques ont permis d'établir avec certitude un certain nombre de faits relatifs aux origines de Rome : la cité a bien été d'abord un groupe de villages bâtis au sommet des collines par les Sabins et les Albins (VIIIe s. avant J.-C.). Soumise ensuite aux Étrusques, elle devint rapidement une véritable ville, entourée de murailles (mur de Servius) et dotée du temple de la triade capitoline (Jupiter, Junon, Minerve), mais c'est au cours du dernier siècle de la République, puis à l'époque impériale (Ier et IIe siècles) que la ville s'agrandit et se couvrit de monuments. Pour se défendre contre les Barbares, elle s'entoura de nouveaux remparts (muraille d'Aurélien, vers 270 ap. J.-C.) qui enveloppaient la quasi-totalité d'une agglomération de près d'un million d'habitants remarquablement bien organisée. Divisée par Auguste en 14 régions administratives, elle couvrait une zone trois fois plus vaste qu'à l'époque étrusque. En officialisant le christianisme et en fondant Constantinople (324) dont il fit sa capitale, Constantin hâta la décadence de Rome, déjà menacée par les Barbares. Malgré ses remparts, celle-ci fut prise par Alaric (410), dévastée par Geiséric (455), puis par Ricimer (472), pour tomber aux mains des Ostrogoths (476) avant d'être reprise par Byzance. Dépeuplée de ses habitants, l'opulente cité antique déclina peu à peu. Dépendant alors de l'exarchat byzantin de Ravenne, la ville fut en réalité reprise en main par le pape Grégoire Ier et ses successeurs. En 756, Pépin le Bref donna à Étienne II l'exarchat de Ravenne et la région autour de Rome, qui fut à l'origine des États pontificaux (dits aussi États de la papauté ou de l'Église). À partir du XIe siècle l’autorité sur Rome fut revendiquée par les empereurs germaniques, début d’une longue querelle qui opposa les papes aux empereurs (prise de Rome par Henri IV, 1083) et divisa la plupart des cités italiennes en guelfes (partisans du pape) et gibelines (de l’empereur). L’affaiblissement de la papauté se traduisit par une longue période de troubles, que marquèrent notamment les prétentions des grandes familles (Colonna, Orsini) au gouvernement de la ville et des tentatives républicaines (Arnaud di Brescia, 1143-1155 ; Cola di Rienzo, 1347-1354), et surtout par l’exil des papes à Avignon (1309-1376). À la fin du Grand Schisme, l’installation définitive de la papauté au Vatican (1447) favorisa l’enrichissement de la ville et l’extension du domaine pontifical (Marches, Ombrie). Sous l’impulsion des papes de la Renaissance (Alexandre VI, Jules II), l’art fut particulièrement favorisé. Après le sac des Impériaux (1527), Rome, siège d’un pouvoir pontifical absolutiste, fut le centre de la réforme catholique. En 1798, elle s’érigea en « république sœur » de la France et Napoléon 1er la déclara ville libre et impériale (1809). Le congrès de Vienne (1814) y restaura la papauté, mais, à l’appel des forces du Risorgimento, les États pontificaux s’émancipèrent de la tutelle de Rome, où Mazzini instaura une éphémère république (1849). A partir de 1861, la Question romaine oppose le roi d’Italie, Victor-Emmanuel II, à Pie IX, qui n’entendait pas renoncer à son pouvoir temporel sur la ville ; cette question resta en suspens jusqu’en 1870, date à la quelle le roi pénétra de force dans Rome, obligeant le pape à se réfugier dans la cité du Vatican. En 1929, les accords du Latran, entre le gouvernement italien et le pape, mirent un terme à la querelle.

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