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Argeles,rendez vous à la plage
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10 Heures , ce matin là le rendez vous pour les enfants ou proches et amis se tient aux abords de la Mairie. Nous sommes venus de tous les départements suite à une bonne communication sur le sujet et à l'association qui impulse ce travail de mémoire autour des Républicains Espagnols internés en France après avoir du fuir Franco.
Nous formons ensuite un défilé pour rejoindre et emprunter à notre tour le chemin des exilés . Ce chemin va nous conduire à la plage d'Argeles ou dans des conditions très sommaires furent parqués hommes , femmes et enfants.
Fils barbelés, baraques et gardes armés pour les surveiller et les humilier aussi..
Les réfugiés se transforment en taupes ,creusent le sable pour s'abriter du vent, entre autres .
Une nuit, un coup de mer un peu plus violent que d'habitude , en emporte quelques uns, 12 enfants périront noyés.
Ils reposent au cimetière des Espagnols devant lequels nous sommes passés chemin faisant..Il y a eu aussi une prise de parole et un moment de recueillement pour tous ceux , anonymes ou non,pour qui la route s'arreta là (las).
Arrivés à la plage ,une borne est inaugurée : elle marque l'emplacement de la limite nord de ce camp ou s'entassèrent plusieurs dizaines de milliers, jusqu'à 100 000 , d'etres humains déjà si lourdement éprouvés par leur exil et la chute de la République sous les bombes fascistes.
C'était émouvant de se retrouver sur leurs traces et désolant aussi de mesurer le mépris, le rejet qu'ils ont subi.
Pas moins de 440000 personnes avaient franchi la frontière en une douzaine de jours, entre le 28 janvier et le 9 février 1939. Il s'agissait de soldats d'un régime légal et d'une foule de civils terrorisés par les bombardements aériens, l'annonce de la famine et la peur de la répression.
Je vous renvoie sur la lecture d' un ouvrage: CAMPS du MEPRIS,des chemins de l'exils à ceux de la résistance 1939-1945;auteurs:GRANDO, QUERALT et FEBRES.Edition trabucaire.
Et termine en citant un extrait de sa préface:"...Car, si la France leur avait "malgré tout sauvé la vie" en ouvrant sa frontière, elle s'était conduite en maratre, les gestes de solidarité étaient venus des personnes: un regard, un sourire, une cigarette, rarement des institutions. Rien d'étonnant à ce qu'un tel régime ait été emporté un an et demi plus tard par le vent e l'Histoire sans avoir été défendu." Mr BENNASSAR, Professeur d'Histoire,Université de Toulouse-Le Mirail.
Autre source, géniale , le site de Pédro ouvert en juin 2008
Lien : http://argeles 1939.com
Collioure,une si jolie destination
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" Ce dimanche 22 février est le 70ème anniversaire de la mort de Antonio Machado. Chaque année, depuis un quart de siècle maintenant, la"Fondation du prix internationnal de littérature A.MACHADO"organise un hommage à la mémoire de celui qui, représentant au plus haut niveau les lettres espagnoles, préféra partager avec son peuple un exil qui devait le conduire en quelques jours au cimetière marin de Collioure."
(Don MACHADO est arrivé en train à Collioure dans l'après midi du 29 janvier 1939 et résida à l'hotel Bougnol Quintana situé à proximité de la gare).
C'est donc autour de l'hommage au poète que se sont organisées les diverses initiatives ce jour-là.
Ayant posé mon sac pour ce week end dans les ruelles du quartier du FAUBOURG, j'étais à pied d'oeuvre pour les suivre au mieux.
Je me suis rendue sur la tombe, peu après le moment du recueillement, l'émotion était encore palpable. Mais aussi la satisfaction de pouvoir se retrouver en ce moment important, à la fois collectif et intime.
Le chanteur Paco Ibanez était là, avec toute sa simplicité et sa bonne figure. Il a accepté a plusieurs reprises de se faire tirer le portrait avec des familles, des groupes. Sourires radieux et émotion pour ceux de sa génération comme pour les plus jeunes.
L'après-midi, nous avions rendez-vous au centre Culturel pour assister au spectacle: "La retirada...à mi abuela" de Sandra Diaz. Une mise en scène avec chants, danse, musique, autour de l'exil de sa grand-mère et un hommage à tous les réfugiés espagnols.
Vraiment un beau spectacle, de qualité, étonnant et qui a séduit tout le public, la salle était comble.Tout était conté en Espagnol et en Catalan ce qui n'a fait que rajouter au charme.
Collioure avait accueilli le plus grand écrivain espagnol ,ses obsèques civiles -à sa demande -"ont été d'une grande simplicité à l'image de sa poésie et de sa personne." En présence des habitants de la cité mais aussi de nombreux intellectuels espagnols, des représentants de la République Espagnole(ambassade, consulat), du Maire de Collioure, Mr BANYULS .
Ceux qui portèrent le cercueil furent 12 soldats de la deuxième brigade de cavalerie de l'armée Espagnole ,enfermés au chateau de Collioure et autorisés pour la circonstance à rendre les honneurs" à celui qui avec sa plume,avait lutté à leur coté".
Car en effet, le chateau royal fut, entre Mars et Décembre 1939, le premier camp disciplinaire dénommé "centre de regroupement spécial". Pas moins d'un millier de réfugiés -miliciens,civils et anciens brigadistes internationnaux- jugés dangereux , passeront par ce camp. Isolement, travaux forcés, privations, humiliations seront le lot quotidien de ces hommes courageux et plus libres à jamais que leurs bourreaux.
Références:
Antonio Machado,le chemin vers le dernier voyage.Ed.Mare nostrum ,de M Alonso et A Tello
Les séquestrés de Collioure.Ed.Mare nostrum,de G Tuban
un lien: http://myspace.com/laretirda
De Güemes à Boo de Pielagos, via Santander
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Http://www.actu-monyclaire.com
Je vais vous raconter comment se passe, en général, notre réveil. A l’heure où chacun commence à sortir du sommeil, on aperçoit une lueur dans le dortoir : c’est Françoise et sa lampe de mineur ! Nous pouvons lui faire confiance, il est 6 heures, une heure raisonnable pour se lever.
Je suis la première à rejoindre la cuisine, notre hôte est déjà au travail, le couvert est mis et le petit déjeuner prêt. Nous ne savons pas comment remercier de tant d’attentions.
Il fait beau. Pendant 5 kms nous empruntons une piste piétonne : le « carril-bici ». Françoise nous rattrape et marche avec nous jusqu’à l’embarcadère de Somo où nous allons prendre le bateau pour traverser la jolie baie de Santander.
La traversée est agréable, elle dure 30 minutes. Nous apercevons nos premiers sommets enneigés.
Avant d’arriver à Santander, nous rangeons la lessive de JC. (Il a, je vous le rappelle son jean qui sèche sur son sac à dos !) Nous réinstallerons tout cela à la sortie de la ville…
Nous visitons le centre ville mais nous ne nous attardons pas, nous préférons marcher encore une dizaine de kms et avoir un hébergement plus au calme, à une étape intermédiaire. Je fuis un peu les grosses villes qui sont, en général, les étapes préconisées.
Nous avons quelques difficultés à rester sur le chemin, de gros travaux sont en cours. A une croisée de chemins, perplexes, nous débouchons au milieu d’énormes chantiers autoroutiers, sans plus aucun fléchage. JC part aux renseignements auprès d’un jeune « étranger » comme nous mais qui ne parle pas le même étranger ! En baragouinant et par gestes, JC finit par comprendre que 4 autres personnes avec des sacs à dos sont parties dans telle direction et qu’elles ne sont pas revenues, donc, cela doit être la direction ! Fort de ces explications si précises, nous repartons rassurés.
Ce soir ce sera hôtel, un peu cher, mais d’une part il n’y a rien d’autre, et d’autre part je vais pouvoir me reposer.
Après un peu de repos, nous partons en reconnaissance car demain nous devons prendre le train. Seulement une station, pour nous faire traverser une ria. D’après ce que nous avons compris, les billets se prennent dans le train.
Nous pique niquons près de l’hôtel, terminons le repas avec notre fromage acheté à Güemes, un fromage infernal…Mony
Le départ a été difficile ce matin. Nous regrettons un peu de partir. Nous ne savons pas comment nous pouvons redonner tout cela, tant l’accueil a été chaleureux.
La cathédrale de Santander est magnifique avec son cloître, par contre, peu de vitraux.
Nous déjeunons à la cafétéria de l’hôpital, de petites choses sur des tartines, assez bon.
A la sortie de la ville, nous étendons mon linge sur le sac à dos, ce n’est pas top, mais nous ne connaissons personne ici…JC
La dure montée vers le nord.
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Départ le 19 juin de Grenoble, dans une ambiance de galère qui s'annonce. Le taxi commandé la veille a oublié de se réveiller. Et pas moyen de le joindre au téléphone. Coup de fil à une autre compagnie pour en obtenir un en urgence. Course dans les couloirs de la gare, qu'il faudra traverser intégralement, pour attraper le TGV de justesse.
Arrivée à l'aéroport de Roissy les ennuis continuent. En effet là, le guichetier de la SAS m'annonce qu'il faudra que dédouane mes bagages à Oslo avant de pouvoir prendre la correspondance pour Kristiansand. Sauf qu'il n'y a que 45 min pour cela.
Passage à la sécurité. Maintenant il faut presque se mettre nu pour passer. Enlever tout ce qui est métallique, y compris la ceinture. Enfin, bizarrement j'ai pu conserver mes chaussures de sport aux pieds. Mais il faudra que je refasse la procédure plusieurs fois. J'avais en effet oublié que Roissy 1 est un aéroport bizarre. Dans la zone d'attente on peut accéder (en payant) à Internet, mais pas aux toilettes. Pour cela il faut ressortir de la zone sécurisée.
Mauvaise surprise aussi durant le vol. Bien que la SAS soit une compagnie nationale, elle a pris les mauvaises habitudes des"low-costs". Donc plus de repas à bord, sauf si on paie bien sur. Heureusement que j'ai mangé un sandwich à Roissy.
L'arrivée à Oslo se passe comme prévu, avec 10 minutes de retard, et des bagages qui sortent en dernier. Pile poil à l'heure à l'heure à laquelle ma correspondance s'envole. Et comme la confiance ne règne pas ;-) on me prend mes empreintes digitales pour m'autoriser à faire correspondance, sur le vol suivant.
Mais enfin j'y arriverai à Kristiansand, et même suffisamment tôt pour obtenir la clef de ma chambre.
Le long de la rivière Otra
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A Kristiansand j'ai loué un vélo pour 3 semaines. La location de vélo est bien la seule chose qui soit bon marché là-haut, seulement 100 euros, c'est le prix "au mois".
Le départ n'est pas folichon. il faut se taper la traversée de la zone industrielle de Kristiansand. Et même si c'est sur de vraie pistes cyclables, cela reste un peu ennuyeux. Mais bon, au bout d'une dizaine de kms on se retrouve dans la Norvège "idéale": nature préservée, rivière à saumons (l'Otra), petites maisons peintes en rouge, lacs, ruisseaux, et belles cascades. Un vrai plaisir. En plus avec des étapes de 50 kms on a le temps d'en profiter.
Ah, aussi quelques tunnels à traverser, sur des routes où il ne passe qu'une voiture toutes les 1/2 heures. Petit conseil: toujours vérifier l'état des piles de sa lampe avant de partir. Parce que quand on ne le fait pas on a l'air con devant son premier tunnel. Enfin, en mixant les piles de ma lampe frontale, et la pile de ma lampe stylo j'arriverai quand même à avoir assez de lumière pour la traversée.
Et en prime à la fin de la première journée j'aurai une bonne surprise: il y a un camping alors que mon topoguide ne l'indiquait pas. une douche quand on a roulé sous le soleil toute la journée, qu'est ce que c'est bon.
Pas de commentaireLe canal du Telemark
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Le canal du Telemark, c'est du pur bonheur. Déjà quand on arrive (par le haut) à Dalen, son terminus, on est au dessus d'un magnifique cirque montagneux. Et là on se fait une méga descente à vélo. Mais les mains sur les freins car il y a un virage tous les 20m.
Ensuite la plupart du temps on est sur des pistes cyclables. Ce qui signifie qu'il y a encore moins de voiture que le reste du temps.
Enfin, il y a de belles écluses "à l'ancienne". Mention toute particulière pour celles de Vrangfoss: 36m de dénivelée en 6 écluses. Et pour les (jeunes) éclusiers le passage d'un bateau y est des plus sportifs. En effet chaque écluse est manipulée à la main.
Par contre la fin du canal se transforme en galère. Le topoguide fait passer par Eidfoss, qui est sympa. mais ensuite la route monte sur un chemin qui est trop raide pour le vélo. Il faut donc le pousser en se reposant après chaque pas.
Ensuite, arrivé à Ulefoss, je décide de continuer à vélo jusqu'à la côte plutôt que de prendre le bateau. Mauvais choix. Je pars sur des chemins qui non seulement ne sont plus balisés, mais bon je ne m'y suis pas perdu. Mais qui surtout sont en gravillons. Pour le vélo c'est ce qu'il y a de pire. On dérape en permanence, et les descentes deviennent des plus dangereuses.
Pas de commentairePremier album photo de voliere
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Premier album photo de laura
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Les montagnes
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Ca y est, j'ai atteint Rotemo, et me voila donc à devoir affronter la zone de montagnes. Et en une seule montée en plus, une montée de 7kms. Bon comme je ne suis pas un vrai cycliste je l'ai fait à pieds, ce qui n'a pas été trop dur car elle était bien régulière.
Au fait "montagnes" est un grand mot, car j'attendrai seulement l'altitude de 600m. Mais par rapport à la France cela équivaut, en paysage, à 1500m. D'ailleurs à peine plus haut il y a encore plein de plaques de neige, alors que nous sommes fin juin.
Par contre se décrasser dans un lac de montagne c'est un peu sportif. Que l'eau est froide. J'y ferai aussi ma première rencontre: un couple de français. Lorsque nous nous sommes croisé, quand j'ai fait un petit signe en voyant que leur camping-car était immatriculé chez nous, ils ont fait demi-tour pour savoir si j'étais français. Et nous avons discuté pendant bien 1/2 heure.
Ah, au fait: c'est très agréable de trouver des containers poubelle (et en plus "je trie"!) en plein milieu de nulle part. A quand cela en France?
La côte
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La côte c'est encore des ennuis. La route cycliste y fait le tour de la mer du nord. Pour ceux que cela intéresse c'est un trajet de 5000kms, balisé, avec liaisons maritimes pour passer d'un pays à l'autre. Par contre le balisage est médiocre. Je perdrai plusieurs fois la route, et devrai parfois demander mon chemin pour la retrouver.
En prime le soleil y est encore plus chaud que depuis mon départ. C'est d'ailleurs sur cette partie que je ferai ma plus petite étape: 20km sur le vélo, et le reste en bateau-taxi. Il faisait vraiment trop chaud ce jour là.
Par contre on traverse de jolies villes, ce qui permet de faire des photos, et de perdre du temps à se promener à pieds pour en profiter.
J'en profite pour faire une pause à Kragerø et passer une bonne journée sur l'île de Jumfruland qui est en face. C'est une journée sympa est reposante, avec baignade sur une plage parfaite pour des enfants. Aucun risque de noyade, sur une longue distance le fond reste à une cinquantaine de cms de profondeur.
par contre après cela se gâte à nouveau. D'abord je perds 2h pour attendre le ferry qui permet d'atteindre Risør. Bon c'est vrai que nous sommes Samedi et qu'il n'en passe que 3 par jour, le dernier, que j'ai pris, partant à 13h30. Cela aurait pu être pire, il n'y en a aucun le dimanche!
Ensuite, à Gjeving, je suis obligé de me trouver un autre camping que celui que j'avais prévu. En effet je tombe en plein festival de musique. Donc je n'ai aucune chance d'y dormir. Heureusement j'avais répéré qu'il y avait un autre camping, à l'entrée de la ville, au niveau de la Marina. Et il a encore de la place.
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