Un été indien au Québec

Carnet de voyage dans la Province de Québec

Chutes de Montmorency

L’été indien, les feuilles rouges, le Canada, vous n’en avez jamais rêvé ? Nous, si et cette année, nous avons décidé d’aller au bout de ce rêve, comme ça, subitement ! Et nous voilà partis !

Durée : 1 jours ( du 30/09/2006 au 30/09/2006)
Covoyageurs : junguilin
Zone : Province de Québec (+ de carnets de voyage) (Carnet sélectionné)[?]
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junguilin
Carnet de voyage créé par junguilin
Le 09 février 2007
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Visite de Montréal

Le Canada, c’est immense, près de 20 fois la superficie de la France, et nous n’avons que 15 jours de congé ! Qu’à cela ne tienne, nous n’irons que dans la province du Québec pour essayer de voir le maximum de choses!… Nous n’irons malheureusement pas en Gaspésie, faute de temps et, aussi, par crainte du froid en cette saison…Nous sommes le 30 septembre et nous partons à Montréal, via Francfort. L’avantage, dans ce sens, est que nous gagnons un jour de visite puisqu’en partant à 6h45, heure de Paris, nous arrivons à midi à Montréal ! C’est génial !Nous trouvons très facilement le comptoir Avis où notre agence (AVENTURIA, que nous vous recommandons) nous a réservé une voiture. Dès ce moment, nous nous rendons compte que l’amabilité de nos « cousins les Québécois » n’est pas une légende ! Leur mot d’accueil est en général « Bonjour, vous allez bien » mais dit d’une telle manière que vous avez l’impression que ce n’est qu’à vous qu’ils disent ça !Nous partons dans une belle « Ford focus » break, juste faite pour nos bagages ! L’autoroute est fluide et à 14h nous sommes à notre hôtel, dans le centre ville. Notre chambre n’étant pas tout à fait prête, nous faisons un tour de ville en voiture dans cette ville qui nous charme. Pourtant, l’architecture est plutôt bizarre, très hétéroclite, mais il s’en dégage un calme qui nous va bien. Il faut dire que le soleil est là, ce qui, d’après la réceptionniste de l’hôtel, ne saurait durer… Montréal qui compte 3,4 millions d’âmes est, en fait, une île de 500 Km2, délimitée au Nord par la rivière des Prairies et au sud par le grand fleuve Saint-Laurent. D’est en ouest, le boulevard Saint- laurent divise la ville en deux et les rues portent le même nom sur des Kms : elles s’appellent juste « est » ou « ouest », ce qui est un bon indice pour l’adresse que vous cherchez… Les rues sont coupées au cordeau et on y trouve un mélange d’immeubles modernes et de petites maisons, de gros bâtiments en granit, d’églises… Actuellement, le sud de la ville est le quartier historique, le Vieux Montréal. Sur les pentes du Mont Royal, au nord, c’est plutôt le quartier résidentiel de la bourgeoisie et on y voit de belles maisons…Nous y montons. C’est un parc magnifique, véritable « poumon de la ville » d’où nous avons une très belle vue...
Voilà, c’est tout pour notre première approche ! Nous ne prenons pas de risque pour notre premier repas : nous allons dans le quartier chinois, « au jardin de jade », où nous nous régalons avec un buffet à volonté ! La clientèle est, en grande majorité, asiatique.Dimanche 1er octobre, nous nous levons avec la pluie… comme prévu ! Nous prenons notre petit déjeuner à l’angle de la rue Ste Catherine et nous assistons ainsi à la marche ou course, selon les capacités, de milliers de Montréalais encapuchonnés, au profit du cancer du sein. Apparemment, c’est la bonne cause de tout le mois d’octobre.Nous faisons une grande balade dans le vieux Montréal et visitons plusieurs églises. Nous notons une très belle charpente en bois pour une église anglicane, un peu austèreLa basilique Notre Dame, toute illuminée, est superbe, en style néo-gothique, avec un décor en bois sculpté, peint et doré à la feuille.
Puis la Chapelle de Notre Dame du Bon secours et une autre dont j’ai oublié le nom mais c’est dimanche et il n’est pas facile de visiter… A côté de la Chapelle du même nom, nous trouvons le marché Bon Secours. Au 19ème siècle, c’était le grand marché public et on y trouve maintenant de belles boutiques de créateurs et d’artisans… Nous y ferons nos premières emplettes… Un repas que nous voulions raisonnable se transforme en jarret de porc pour l’un et genre de tarte flambée pour l’autre… Le tout arrosé d’une bière distillée ici même… Nous commençons bien ! Mais c’est bon… Nous continuons à « magasiner » un peu (comprenez, faire des courses) avant d’aller jusqu’au Jardin botanique sur Sherbrooke Est. Le temps ne s’est pas amélioré mais les plantes et les fleurs sont à l’intérieur. Par contre, nous affronterons la pluie pour aller au jardin chinois où c’est la « fête des lanternes » ! Cela nous rappelle Taipei ! En fait, ce n’est pas vraiment à la date normale car, comme chacun le sait, elle se situe normalement le 15è jour du premier mois lunaire, mais ça ne fait rien, il y a sûrement une bonne raison à ça et nous savons juste que la réalisation des lanternes a été faite par des artistes shanghaiens !Grandiose, non ?Nous sommes le lundi 2 et après un dernier tour dans Montréal pour prendre notre petit déjeuner, nous prenons la route pour Sainte Emélie de l’Energie où une chambre nous attend à « l’Auberge du Vieux Moulin ». Ce village est situé à l’entrée d’une ancienne vallée glaciaire où coule la « Rivière Noire », qui est bien aussi noire que le dit son nom ! En fait, la coloration de l’eau est due aux acides présents dans le sol de la forêt et qui sont emportés par les eaux de ruissellement jusqu’aux cours d’eau. Le fer et le manganèse y jouent aussi un rôle, ne la rendant pas impropre à la consommation. L’Auberge du Vieux Moulin, très sympathique auberge de charme, toute en bois, en bordure du lac Goyer et de la rivière noire.
Tout un programme, pour l’été ! Car il y a une piscine extérieure, un grand lac (noir, tiens !) où on peut se baigner et faire du canoë (mais il est à 9° !) et pour l’hiver, d’immenses espaces pour des balades en moto-neige ! Nous nous contentons d’une belle balade à pied, d’un petit tour vers l’élevage de wapitis et de daims...
Nous ne discuterons pas longtemps avec le wapiti en rutqui n'apprécie qu'à moitié notre présence! Et nous allons visiter une "courgerie" à Ste Elisabeth. C'est très sympa, haut en couleurs et la propriétaire adore son travail!
Les propriétaires de l’auberge sont des gens adorables, très bavards, et ils nous indiquent des balades à faire le lendemain avec des alternatives selon le temps ! Le repas, pris au coin du feu dans une salle à manger très sympa, est délicieux ! Pour la première fois, nous entendons la réponse à notre merci : « ça me fait plaisir ! »… C’est génial, non ? Le plus fort c’est qu’ils ont l’air sincères en disant ça ! La propriétaire tutoie les jeunes et pour nous c’est « ma belle dame », « mon cher monsieur »… Elle a remarqué la différence d’âge, on dirait !

 Montréal
Montréal et le Saint-Laurent
Couleurs d'automne sur Montréal
Parc du Mont-Royal, à Montréal
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Destination Québec!

Nous sommes le 3 octobre. Il fait un temps magnifique et nous partons donc pour le « parc des 7 chutes ». Les paysages du parc des 7 chutes sont le résultat du retrait des glaciers il y a 10000 ans. Nous donnons notre nom à l’entrée du parc (nous le donnerons ce soir en rentrant pour éviter qu’ils ne partent à notre recherche !) et commençons la grimpette. C’est beau comme tout. En fait, le parc ne comprend que la chute du « voile de la mariée », les autres étant visibles sur 28 Kms le long de la route 131. Le sol est très humide, nous pataugeons de temps en temps, il faut faire attention aux racines… Pas très simple donc, mais superbe, pendant 4h 30.
Et nous rentrons en voiture par le « parc du mont tremblant ». Sur une piste d’une cinquantaine de Kms, magnifique!
Nous en avons vraiment plein les yeux… Nous espérons un peu voir surgir un animal mais non, tout est calme… Pourtant, il paraît qu’il y a des ours, des orignaux… Le chef, ce soir, a donné une permission à la patronne ! Il faut dire que nous ne sommes que deux couples à la salle à manger… Le repas est toujours délicieux et la soirée se prolonge en discutant avec Yves qui nous raconte encore des histoires comme en famille. Comment il a construit sa maison, ce que font ses enfants… Il nous explique aussi pourquoi il a de gros problèmes pour sa ligne « haut débit » ! En fait, ces lignes envoient des ultrasons qui correspondent aux bruits faits par les fourmis : les « pics épeiches » trouent les fils à la recherche des fourmis, qu’ils ne trouvent pas ! Et nous profitons de notre dernière nuit ici. Le 4 octobre, nous partons à 10h avec un temps mitigé… Nous empruntons le « Chemin du Roy » qui relie Montréal et Québec depuis la fin du 19ème siècle pour traverser de jolis villages. La pluie nous trouve juste avant Deschambault, alors que nous pique-niquons à « la passe à Boulard » ! Nous nous arrêtons tout de même au village dont nous a parlé « le Routard » et c’est vrai, malgré la pluie, c’est plutôt sympa.La pluie est toujours là mais elle redouble à notre arrivée à Québec ! Alors, nous en profitons pour aller visiter le musée de la civilisation, qui comprend histoire, archéologie et sociologie. Intéressant et, comme souvent ici, organisé de façon très didactique plutôt ludique. Il y a, bien sûr, des expositions permanentes comme « le temps des Québécois » mais nous avons eu la chance de voir aussi une exposition sur l’Indonésie ! Décidément, l’Asie nous poursuit ! La salle sur le cinéma nous a moins intéressés, malgré les traductions des extraits de films. Quand nous sortons, la nuit est presque tombée tellement le temps est sombre ! Nous traversons le pont pour aller sur l’île d’Orléans et allons jusqu’au village de la Sainte Famille (je devrais dire « la paroisse »). Nous avons un peu de mal à lire les numéros mais nous trouvons finalement notre gîte… Nous sommes accueillis un peu fraîchement (mais le temps s’y prête !), notre hôtesse nous montre notre chambre, au premier étage de la maison, la salle de bains que nous devons partager avec, pour le moment, des inconnus… et redescend en nous disant qu’elle est là si nous avons besoin de quelque chose… En fait, je réalise que nous l’avons sans doute dérangée au milieu de son feuilleton préféré ! Nous nous retrouvons un peu bêtes dans notre chambre mansardée, un peu tristounette… Pourvu que la pluie ne continue pas demain… Nos voisins (et colocataires de salle de bains) arrivent… A la voix, ils ont l’air plus âgés que nous… Bon, bougeons-nous, allons chercher un restaurant. Notre hôtesse nous conseille « le » restaurant ouvert du coin et il nous va très bien : il est spécialiste du lapin et nous en mangeons sous des formes différentes, mélangé à du cerf, même. Pas mal.
Au retour, notre hôtesse a l’air plus disponible. Elle nous dit de laisser ouvert et allumé car elle ne sait pas à quelle heure « ses jeunes » vont rentrer ! En fait, il s’agit de vacanciers, comme nous, dont nous ferons la connaissance le lendemain matin. Elle nous dit aussi qu’il fera beau demain mais nous en doutons un peu… Enfin, faisons confiance !

Les Laurentides, Parc du Mont Tremblant
Les Laurentides, le mont Tremblant
Les Laurentides
Les Laurentides
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Visite de la ville de Québec

Nous nous réveillons avec un soleil resplendissant et ce que nous voyons de la fenêtre nous remet le moral au plus haut! C’est magnifique, même si la température ne semble pas très élevée car les voitures sont givrées… le petit déjeuner nous montre que notre diagnostic sur l’humeur de notre hôtesse hier a été la bonne : nous l’avions bien dérangée au mauvais moment car ce matin elle est adorable, très bavarde et nous a préparé un petit déjeuner fabuleux ! Nous faisons la connaissance de « ses jeunes », très sympa. Ils partent aujourd’hui mais nous risquons de les retrouver plus loin. Nous passons la journée à visiter la magnifique ville de Québec ! Nous commençons par la terrasse Dufferin, au pied du château de Frontenac.
Puis, grande balade sur les remparts en évitant les 300 marches : en les prenant à contresens, nous avons pu monter par un sentier en pente douce ! Vue magnifique sur la ville de Québec, puis le parc des champs de bataille ou plaines d’Abraham, grand parc où eut lieu, en 1759, la brève bataille de 20 minutes où les français furent battus pas les anglais ! On y trouve la statue du Général de Gaulle pas très loin de celle de Jeanne d’Arc ! Ensuite, nous avons la surprise de découvrir tout un petit parc prêt pour fêter « halloween » ! Plutôt marrant, voyez plutôt!
Puis une grande balade dans la vieille ville, vraiment très agréable ! Malgré les touristes, relativement nombreux, c’est vraiment très calme. Nous « magasinons » un peu avant la visite du château de Frontenac. Notre guide se présente comme un « page » du château, Félix. La visite est plutôt drôle et intéressante. Cet immense château a été construit il y a plus d’un siècle pour servir d’hôtel. Il a été agrandi dans le même style, (doublé !) pour avoir, actuellement, une capacité de 618 chambres !!! Un congrès utilisant, parait-il, 614 chambres, nous ne pourrons en visiter qu’une, parmi les plus simples. Rien d’extraordinaire effectivement dans celle-ci mais il est vrai qu’on peut réussir à y loger pour 100 dollars canadiens en période creuse! En période normale, elle est à 250 dollars.
Tout se fait dans le château, depuis les costumes qui y sont dessinés jusqu’aux réparations de menuiserie en passant par la confection des tentures, etc
Un petit coup d’œil aux « trompe l’oeil » nous apprend que c’est une réalisation des artistes de « la cité de la création » de Lyon.
Nous finissons par un bon repas dans un restaurant recommandé par « le routard » pour sa côte de bœuf et nous avons bien apprécié ! Nous sommes en tout cas fort étonnés de ne pas être fatigués après avoir crapahuté une journée entière dans une ville ! Notre hôtesse nous attend devant sa télé, apparemment ! Peut-être sommes- nous « ses jeunes » du jour, après tout, car elle va se coucher dès que nous y allons nous-mêmes! Nous sommes le 6 octobre. Il fait toujours très beau et le petit déjeuner est toujours aussi copieux et aussi animé par notre charmante hôtesse ! Et nous quittons le gîte pour les chutes de Montmorency.
Il nous faut d’abord grimper plein d’escaliers pour aller sur un pont à la hauteur du départ de la chute. Nous sommes étonnés de voir que l’eau à, l’origine, soit aussi plate et tranquille.
Nous nous arrêtons ensuite au Cap Tourmente, première étape de la grande migration des « oies de neige ». Aujourd’hui, elles sont 33000 répertoriées sur les 350 000 attendues mais nous ne pouvons voir la majorité qu’avec des jumelles. Seulement 1500 attendent dans un champ à l’entrée du site.
Notre hôtesse nous avait conseillé aussi de nous arrêter au « canyon de Sainte-Anne », près de Sainte Anne de Beaupré, et nous sommes contents d’avoir suivi son conseil car le site est magnifique aussi. Et nous respirons au milieu de ces forêts colorées, c’est vraiment agréable!
Nous sommes maintenant dans la région de Charlevoix et nous traversons toute une série de jolis villages. Merci encore au « Routard », grâce à lui nous faisons un petit détour par « Port au Persil », ravissant petit port plein de simplicité, en bas d’une descente.
Je ne connais pas l’Irlande mais, curieusement, je pense que ça ressemble à ça !Nous arrivons à 17h30 à Ste Catherine, où nous prenons le « traversier » pour Tadoussac. Nous y trouvons un joli gîte tout en bois. C’est une maison ancienne qui craque un peu. L’accueil est, là aussi, chaleureux ! Le 7 octobre, nous avons rendez-vous à 8h 30 pour une croisière à la découverte des baleines ! Que les amis de l’environnement purs et durs nous pardonnent, nous avons choisi le petit kayak qui peut approcher de plus près ces impressionnants mammifères ! En fait, il faut savoir que nous ne pouvons nous approcher plus près que 400m quand nous voyons certaines espèces protégées, comme le Beluga et il est vrai que les gardes veillent au grain et que les amendes sont assez grosses pour être dissuasives !D’abord, il nous faut nous déguiser, fort heureusement, en pêcheurs… Fort heureusement, car il fait vraiment froid, sur le Saint- Laurent !Nous sommes 10, en comptant Sylvain, notre capitaine. Nous voyons d’abord des phoques gris en quantité, pas timides du tout… Et des baleines, super ! Des belugas blancs, de loin puisque c’est une espèce protégée, des rorquals communs (ou baleines communes !) qui plongent devant nous, des bébés rorquals et des bébés bélugas qui sont encore gris.Au bout de 2 heures, nous revenons vers le fjord et sommes étonnés par le courant ! C’est vraiment très agité à l’endroit où la marée s’oppose au Saint Laurent, en comptant, de plus, sur le courant du fjord. Il semble que notre capitaine s’amuse en fonçant dans les vagues pour nous arroser, ce qui est réussi ! Nous finissons la croisière au bout de 3 heures, transis mais heureux … entre autres choses d’avoir été habillés aussi chaudement ! Une pizza au soleil nous réchauffe et nous sommes en forme pour aller visiter le « centre de documentation des animaux marins », très didactique lui aussi et très intéressant, avec film explicatif.Nous passons ensuite par la petite chapelle des Indiens, la plus ancienne chapelle en bois, construite à l’initiative d’un jésuite au milieu du 18ème siècle. Et nous nous baladons au bord du Saint Laurent en attendant le coucher du soleil. Nous finissons la journée par un repas un peu particulier. Nous avions eu un papier pour une invitation à « l’Eau Berge », dans le cadre du week-end folklorique. En arrivant à l’adresse en question, en fait en face de notre gîte, nous nous apercevons que nous sommes à l’Auberge de Jeunesse ! Un coup de jeune, c’est pas mal ! Nous y mangeons un menu préparé par les villageois : soupe aux pois, délicieuse tourtière de lièvre de Lisette (les meilleures du monde, paraît-il !) et le « pudding du chômeur »au sirop d’érable. Comme dit le jeune qui nous sert : « c’est un bon repas pour commencer l’hiver ! » Ambiance très agréable, sans cigarette, mais nous n’attendons pas l’arrivée des musiciens prévue à minuit... Nous sommes jeunes mais bon, n’exagérons rien !...

Le Saint Laurent
Halloween dans les parcs de Québec
 Trompe l'oeil à Québec ville
Trompe-l'oeil à Québec Ville
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Rencontre avec les baleines

Il fait un peu plus gris quand nous partons pour le Cap Bon Plaisir, vers Bergeronnes, dans l’espoir d’y voir, encore, des baleines, depuis le rivage. Le spectacle, à notre arrivée est de toute beauté, dans les gris bleutés. Il ne fait pas froid et … les baleines sont au rendez-vous ! C’est un véritable festival : des rorquals communs en quantité et, il parait que nous sommes chanceux, un rorqual à bosse qui, régulièrement, vient respirer à la surface ! Et nous avons même droit à un saut périlleux du dit rorqual ! Les responsables animaliers présents sur le site sont en ébullition ! Un enthousiasme étonnant et communicatif ! Plusieurs fois, nous la voyons aussi ouvrir la bouche et elle finit son tour de piste par un plongeon qui nous permet de voir sa belle queue ! C’est féerique et l’excitation est à son comble ! Et le soleil est revenu ! Nous faisons alors route jusqu’à Sainte Rose du Nord, considéré comme un des plus beaux villages du Québec.
Après une balade au dessus du Saguenay, nous trouvons notre gîte, après 7 Kms de piste. Des chalets, perdus dans la forêt avec vue sur le fjord ! Magique ! La « Pourvoirie du cap de Leste » est bien comme Nico et caro nous l’avaient décrite ! Il fait 19°, température idéale pour une marche au-dessus du fjord. Après, nous restons un peu sur la terrasse de notre chalet, en attendant les photos de coucher de soleil. Ensuite, nous faisons une petite flambée dans le gros poêle du salon, juste pour le plaisir… Le repas est à 19h30, à la hauteur du reste… les jeunes sont très souriantes et disponibles, comme partout ici… Bon repas, servi rapidement mais nous nous couchons tard ce soir ! Devinez : près de 21h30 ! … Il y a des années que nous n’avons pas eu des nuits aussi longues ! Mais ce soir, c’est la pleine lune et le sommeil sera finalement moins bon !… Au lever, le 9, le soleil est toujours resplendissant mais le vent est assez violent… Nous partons pour le Lac Saint Jean et nous constatons que le vent a fait son œuvre et les arbres sont souvent dévêtus… Avant d’arriver à Chicoutimi, le paysage est de nouveau vert et jaune mais tout ce qui était rouge a bel et bien disparu, dommage ! Juste avant Chicoutimi, petite halte pour prendre une photo à marée basse.

Baleine ou beluga du Saint Laurent?
Baleines ou Rorquals du Saint-Laurent!
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Nuit à la Québecoise

Nous arrivons à Hebertville où nous nous renseignons sur l’adresse de notre famille d’accueil, car nous avons décidé de passer une nuit vraiment chez l’habitant. Avant d’aller chez elle, nous pique-niquons dans un lieu superbe, au-dessus du lac mais… dans la voiture car le vent est vraiment très violent ! Même un chien de prairie trouve que ce n’est pas un temps à mettre le nez dehors et rentre dans son trou ! Le lac est cependant superbe !Le village historique de Val Jalbert, à Chambord. Il retrace l’histoire d’un village du début du 20ème siècle où un certain Monsieur Jalbert décida d’implanter une « pulperie », autrement dit une usine de fabrication de pâte à papier. Le site s’y prêtait bien avec une belle chute d’eau, la chute Ouiatchouan. L’usine est implantée juste au pied de la chute et une petite ligne de chemin de fer transportait ensuite directement la pâte à papier. Le site est beau, la lumière est belle et le vent est tombé : que demander de plus ! La visite est donc agréable et intéressante ! Nous montons allègrement les 105 marches qui vont de l’école au village. L’école était tenue par des religieuses, elle est actuellement un petit musée où est retracée l’histoire de la pulperie et de son fondateur qui a, semble-t-il, laissé un bon souvenir. « Un pauvre colon, qui n’avait rien pour vivre, n’avait qu’à se présenter chez M. Jalbert, qui lui donnait un emploi. Feu M. Jalbert, fort habile dans les affaires, avait compris les enseignements catholiques sur les rapports d’ouvriers et de patrons. Ses employés n’étaient point des machines, dont le bonheur lui était indifférent, mais c’étaient de véritables enfants, dont il surveillait les établissements, aidant de son argent et de ses conseils. » Voilà ce qui est dit à son sujet ! Le village en lui-même est agréable et nous pouvons visiter quelques maisons.
Nous admirons beaucoup la machine à laver Elle permettait déjà d’essorer.Il ne nous reste plus ensuite que 705 marches pour monter en haut du belvédère et admirer la chute. Après une petite marche sur le sentier du canyon, nous retrouvons notre hôtesse à Métabetchouan-Lac à la Croix (si j’ai bien compris, le premier nom est le nom indien). Nous pensions trouver une famille mais notre hôtesse est, en fait, une veuve qui al tourisme pour l’aider à vivre mais qui fait ça vraiment gentiment ! Elle a passé son après-midi à mitonner une soupe à la gourgane, la gourgane étant, comme chacun ne le sait peut-être pas, des sortes de fèves plus petites que les nôtres. Pour faire la soupe, il vous faut donc de la gourgane, de l’orge « spécial soupe » (pas terrible..), le tout mijoté dans du bouillon de porc. Elle nous offre ensuite un plat de fête, des petits pâtés à la viande, accompagnés d’un filet de dinde et de légumes du jardin. Puis, salade avec des betteraves du jardinet du fromage et, comme dessert, une délicieuse tarte tiède au bleuet, le bleuet étant un petit fruit qui ressemble à la myrtille. Nous discutons un bon moment avec elle puis avec les français qui se trouvent aussi chez elle.

Lac saint Jean, Village de val Jalbert
Lac Saint Jean, village de Val Jalbert
L'ancienne école de Val Jalbert
Lac Saint jean, Val Jalbert
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Dans la forêt boréale

Mardi 10, petit déjeuner avec, au menu, des « creutons », sorte de rillettes moins grasses… Pas mauvais, en réalité! Puis départ pour le musée amérindien de Mashteuiatsh (si vous réussissez à le prononcer, faites moi signe !). Au passage, nous goûtons l’humour de la ville de Desbiens, qui arbore, à côté de son hôtel de ville, une belle pancarte disant : « Bonne chance aux chasseurs et aux orignaux ! » Nous voyons plusieurs « pick-up » avec de gros trophées sur le toit, prouvant que tous les orignaux n’ont pas toujours la chance avec eux.
Le musée amérindien est intéressant, sur le peuple « insu », seul peuple autochtone existant !« Souviens-toi toujours que ton père n’a jamais vendu son pays. Tu dois fermer les oreilles quand on te demandera de signer un traité vendant ta demeure…. Mon fils….ce pays contient le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère » ainsi parlait Tu-Eka-Kas, père du chef Nez-Percé Joseph, en 1871 Puis, nous voici au zoo de Saint Félicien. Il est vraiment très bien fait. D’abord, vous faites un tour en petit train et vous traversez les différentes forêts canadiennes avec les animaux correspondants. Pour une fois, ce sont les touristes qui se sentent en cage et que les animaux regardent ! Bon, nous traversons la forêt boréale, la forêt mixte, la toundra puis de nouveau la forêt boréale. Au cours du voyage, nous rencontrons cerfs de Virginie, wapitis, caribous, ours noirs, loups, bisons, chiens de prairie, marmottes… Nous passons sur un viaduc en bois à 25m de hauteur et nous traversons une ferme de colons, un camp de trappeurs, un poste de traite des fourrures etc… Puis nous allons assister à la collation des animaux en semi-liberté, loutres, renards, ratons laveurs, grizzly, lynx, couguar… et nous nous régalons devant les acrobaties des ours polaires !
Nous assistons ensuite à un court métrage « multi sensoriel » qui nous fait aussi découvrir la forêt boréale en toutes saisons. Nous sentons le vent et le froid, recevons la neige, respirons les odeurs et sentons même un serpent nous filer entre les jambes ! Puis un film sur le grand nord et un sur l’ours. Bref, nous y passons la journée, sans nous en rendre compte ! Nous passons une nuit au Château de Roberval, qui n’a de château que le nom, avant de repartir pour la Mauricie. Nous sommes le 11 octobre et nous avons retrouvé un temps gris, froid et pluvieux ! Tant pis ! Cela ne nous empêchera pas de nous arrêter à « la Tuque »,lieu de naissance de Félix Leclerc. En fait, nous nous arrêtons à la sortie de la ville au parc des « chutes de la petite rivière ». Centre d’interprétation de la nature, puis centre Félix Leclerc, où nous suivons les traces du chanteur, et enfin une exposition sur la traite des fourrures. Nous apprenons ce que veut dire l’expression « travailler du chapeau » Les chapeaux en feutre de castor faisaient partie intégrante de la mode masculine au 18ème siècle… Par contre, la confection de ces chapeaux demeurait une profession dangereuse. Pour fabriquer le feutre, le castor américain convenait bien mais il fallait gratter la peau, la presser en chauffant et traitant avec des produits chimiques qui contenaient du mercure… Les chapeliers respiraient les émanations de ce véritable poison qui endommageait leur cerveau et les rendait fous. D’où l’expression, anglaise à l’origine de « mad as a hatter »
Un petit tour à la chute du Bostonnais avant d’arriver à « l’auberge du lac à l’eau claire », à St Alexis des Monts.

couleurs d'automne
Cerf de Virginie, à Saint Félicien
Couguar
La grue du Canada
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Fin du voyage

Le 12, il pleut toute la journée, ce qui ne nous empêche pas de faire de grandes promenades dans la forêt et de profiter au maximum de la belle piscine couverte. Le domaine est immense et comprend plusieurs lacs dont le lac à l’eau claire, de 22 Kms de long, sous notre fenêtre, et le lac de Bienvenue. Nous sommes maintenant le 13 octobre et nous sommes vraiment contents de retrouver un soleil éclatant, même si, ce matin la température est à -6° ! Pardon aux amis de l’environnement, nous craquons et partons faire 2 heures de « quad » ou VTT avec un guide Nous ne le regrettons pas car il nous fait aller dans des sentiers que nous n’aurions sûrement pas osé explorer au vu de leur état. De plus, il nous a montré des choses que nous n’aurions pas vues seuls : le travail des castors, leur barrage, des tracesLe reste de la journée passe tranquillement, nous profitons au maximum de nos dernières heures de vacances.Voilà, nous repartons le 14, la tête pleine, encore, de bons souvenirs, et arrivons à Marseille le 15, tout étonnés de trouver une température plus élevée que celle que nous avions en vacances !

Paysage surréaliste en Mauricie
Forêt de conte, en Mauricie
Dans les sous-bois...
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