Premier album photo de Seb

Premier voyage de SebUn récit/album du voyage :
Premier voyage de Seb
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Lac d\'Alfeld
Lac d'Alfeld

Niché tout au fond de la Vallée de la Doller, juste sous le Ballon d’Alsace, le Lac d’Alfeld est un lac artificiel. On utilise son eau pour réguler le cours de la Doller. Il est aussi très prisé par les baigneurs, puisqu’il est (heureusement ou malheureusement, c’est selon) accessible en voiture. Mais dès que l’hiver le vide et que les températures chutent, il reprend l’aspect rude et quelque peu sauvage des vieilles Vosges qui l’entourent… Vestiges du passé glaciaire de la vallée, de gros blocs gisent sur son fond, ici découvert. Le roc isolé au milieu est bien connu des baigneurs à qui il permet de « marcher sur l’eau » lorsque le niveau est suffisant.

Le mirroir de l\'Alfeld
Le mirroir de l'Alfeld

On aperçoit ici, sur la gauche du Lac d’Alfeld, les fameux « polis glaciaires » qui témoignent de la formation de la Vallée de la Doller et des forces qui ont raboté les Vosges…

L\'Alfeld transi
L'Alfeld transi

En hiver, le climat reste rude (pour combien de temps encore ?) et le Lac d’Alfeld revêt un aspect austère et sauvage qui ferait oublier sa nature de lac artificiel.

Le Wasserfall
Le Wasserfall

Cascadant le long des pentes abruptes du Rundkpof, voisin du Ballon d’Alsace et rempart Nord de la haute Vallée de la Doller, le Wasserfall se jette dans le Lac d’Alfeld après une série de petites cascades à la fois modestes et magnifiques.

Cascade du Wasserfall
Cascade du Wasserfall

Nommé simplement – et logiquement – Wasserfall, le ruisseau descendant du Rundkopf et de la Tête du Moinechamp peut atteindre au printemps un débit tout à fait respectable. Il se jette ensuite dans le Lac d’Alfeld.

Lac d\'Alfeld et brume
Lac d'Alfeld et brume

Le Lac d’Alfeld plein à ras bord, affichant un air mystérieux et ancien au milieu de ses vieilles montagnes brutes. Le trop plein du lac se jette dans le Seebach (fort jolie marche conseillée entre les deux lacs par un sentier facile offrant de belles petites cascades) puis le Lac de Sewen, non moins mystérieux que le Lac d’Alfeld.

Chêne de l\'Alfeld
Chêne de l'Alfeld

En écho à l’atmosphère étrange des environs du Lac d’Alfeld, ce vieux chêne couvert de lichen semble afficher une vénérable sagesse.

Plein d'autres photos de la vallée de la Doller ici: http://www.flickr.com/photos/sebabe...

Vue vers le Lac de Sewen
Vue vers le Lac de Sewen

Le lac de d’Alfeld et le Lac de Sewen sont reliés par le Seebach, un petit ruisseau qui a tendance à déborder à l’automne et au printemps. Sewen est le village le plus enfoncé de la Vallée de la Doller ou Vallée de Masevaux, dernière vallée au sud des Vosges, qui reste étonnement sauvage comparée aux vallées plus touristiques de la route des vins, quelques kilomètres au nord.

Digue de l\'Alfeld d\'en haut
Digue de l'Alfeld d'en haut

Le Lac d’Alfeld est un lac artificiel retenu par une grande digue datant du 19ème siècle. Un sentier facile monte à l’assaut du Rundkopf puis de là rejoint le GR5, vers le sommet du Ballon d’Alsace… à partir de là les choses se corsent et il est plus facile de descendre que de monter !

Digue de l\'Alfeld
Digue de l'Alfeld

Une vue sur la digue d’où se jettent en été les nageurs téméraires… le lac atteint une douzaine de mètres de profondeur lorsqu’il est bien plein.

Neuberg
Neuberg

La forêt domaniale du Neuberg entre le Baerenkopf et le Sudel, limite entre le Territoire de Belfort et le Haut Rhin… et ancienne frontière entre la France et l’Allemagne, comme en témoignent les bornes de pierre qui jalonnent le vieux chemin au cœur d’une belle forêt préservée.

Le Rossberg
Le Rossberg

Superbe chaume d’altitude battue par les vents au sommet du Rossberg surplombant Masevaux. Un petit air d’Irlande miniature?

La Fennematt
La Fennematt

Vu des plaines du Wissgrut un jour de visibilité exceptionnelle, le col surplombant la Fennematt, où la Doller prend sa source. A gauche les pistes de ski du Schlumpf, à droite la ligne de crête la plus australe des Vosges (du Baerenkopf au Sudel). Au loin à l’horizon, la Forêt Noire en Allemagne.

Le Saut de la truite
Le Saut de la truite

Au dessus de Giromagny, sur le versant Belfortain du Ballon, la Savoureuse tombe de cascade en cascade jusqu’au Saut de la Truite. Une très jolie ballade facile.

La Savoureuse
La Savoureuse

La rivière traversant Belfort prend sa source sur le Ballon d’Alsace qu’elle dévale en une succession de belles petites cascades.

Vue du Grand Ballon
Vue du Grand Ballon

Superbe vue sur les Vosges du Sud depuis le Grand Ballon (1424 m). Route des vins oblige, l’endroit est très fréquenté, mais une courte ascension depuis le parking au bord de la route vous fait oublier les motos qui passent et repassent en contrebas.

GR5 au Col de la Schlucht
GR5 au Col de la Schlucht

Depuis le col de Schlucht, donnant lieu à toutes sortes de prononciations journalistiques fantaisistes et délectables en cas de Tour de France, le fameux GR5 vous emmène vers le Hohneck (1363 m).

Roches au Hohneck
Roches au Hohneck

Sur les hautes chaumes du Hohneck, de gros affleurements granitiques caractéristiques des Vosges.

Ferme auberge du Belacker
Ferme auberge du Belacker

A cheval entre les vallées de la Doller et de la Thur, les chaumes du Belacker offrent de magnifiques panoramas sur les collines verdoyantes.

Paon du jour au Belacker
Paon du jour au Belacker

Sous l’écrasant soleil de Juillet, les papillons se rassemblent par centaines dans les chardons en bordures des chemins sur les chaumes. Machaons, Piérides, Tabacs, Citrons, Vanesses… et ici un Paon du jour

Champ de lave entre Reykjavík et Hveragerði
Champ de lave entre Reykjavík et Hveragerði

A la sortie de la capitale Reykjavík, la route n°1 traverse un champ de lave impressionnant. Rouler en Islande, c’est le dépaysement dès les premiers kilomètres.

Lac Þórisvatn
Lac Þórisvatn

On ne peut pas s’aventurer beaucoup plus loin sans 4x4 dans le désert noir de Sprengisandur, Le lac Þórisvatn, de plus de 10km de long, débouche sur le barrage de Vatnsfellsstöð. Le vent très fort et glacé n’empêche pas des bouquets de minuscules fleurs bleues, rouges ou jaunes de s’ouvrir partout à même le sable. On dirait des myosotis.

Hrauneyjalón
Hrauneyjalón

Aux portes du désert de Sprengisandur on aperçoit le lac Hrauneyjalón, réservoir de la centrale hydroélectrique de Hrauneyjafossstöð. Un vaste gîte/dortoir au parking encombré de 4x4 se dresse complètement incongru à quelques kilomètres de là. Vu la piste d’enfonçant plus profondément dans le pays, c’est là que nous avons rebroussé chemin vers le sud avec notre véhicule « normal »… Le mythique site de Landmannalaugar, berceau de la randonnée en Islande, s’étend quelques dizaines de kilomètres plus au Sud.

Le vent du désert
Le vent du désert

Dans la région du lac Þórisvatn, le désert sous le vent à la nuit tombante… Mais il ne fait pas vraiment nuit en été en Islande.

Seljalandsfoss
Seljalandsfoss

La route n°1 fait le tour de l’Islande. En longeant la côte Sud, on croise de nombreuses cascades, glaciers, deltas de rivières grise et glacées, le tout dans une alternance de champs de lave rugueux et de dunes de cendres noires. Seljalandsfoss tombe d’une soixantaine de mètres de la falaise verdoyante depuis un surplomb. Bien que la chute soit impressionnante, il ne s’agit en fait que d’une très petite rivière.

Bassin de Seljalandsfoss
Bassin de Seljalandsfoss

Un sentier taillé dans la roche sous une énorme alcôve tapissée de mousse permet de passer derrière la cascade.

Skógafoss
Skógafoss

La chute de Skógafoss, 62m, tombe d’un vaste plateau vallonné remontant en pente douce vers les glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull.

Skógafoss et oiseau
Skógafoss et oiseau

Les mouettes se croisent au-dessus de Skógafoss. Les traces bleues à gauche viennent... de l’eau pénétrée dans le boîtier de l’appareil photo ! La chute d’eau arrose copieusement les environs, mais de toutes façons… il pleut !

Eperon à Skógafoss
Eperon à Skógafoss

A mi-hauteur de la chute, au bord du chemin glissant qui remonte vers le plateau, se dresse cet étrange éperon moussu « tolkiennien ».

En amont de Skógafoss
En amont de Skógafoss

Encaissées dans un ravin de 20m de profondeur, au moins 5 magnifiques grandes chutes d’eau se succèdent en amont de Skógafoss. Dans la rivière protégée du vent, on trouve parfois des îlots couverts de petits arbres, de gros rochers sculptés par l’eau aux formes étranges…

En remontant Skógafoss
En remontant Skógafoss

Une autre des chutes en amont Skógafoss.

Le plateau au dessus de Skógafoss
Le plateau au dessus de Skógafoss

A une vingtaine de kilomètres en amont de la chute, sur le plateau, se trouve l’Eyjafjallajökull, petit morceau de calotte glaciaire culminant à 1666 m. Il pleut…

Sólheimajökull
Sólheimajökull

Dans une région noire couverte de mousse vert fluorescent s’étend langue glacière de Sólheimajökull, issue de la petite calotte glacière de Mýrdalsjökull. L’odeur du soufre est omniprésente.

Hjörleifshöfdi
Hjörleifshöfdi

Ecrasé sur une plage interminable à l’entrée des sables de Mýrdalssandur, couvert de mousses d’un vert « islandais », le Hjörleifshöfdi s’élève à 220m au-dessus du sable noir. De gros éperons rocheux aux formes variées sont échoués dans le sable autour de lui. Face à la mer encore lointaine, un refuge offre au randonneur un abris contre les puissants vents salés. De larges rivières croisent des traces de 4x4, parfois des zones herbacées ou de rares fleurs, de nombreux squelettes d’oiseaux. De gros pétrels bruns passent en planant.

Curaçao au Jökulsárlon
Curaçao au Jökulsárlon

Ce n’est pas une glace au curaçao mais un exemple des nombreuses couleurs que peuvent prendre les icebergs miniatures rejetés du grand Vatnajökull dans la lagune glaciaire du Jökulsárlon. Ecrasée entre glacier et océan, au Sud-Est de l’Islande, ce petit bout de Pôle Nord est un must pour les touristes et les phoques qui viennent parfois y piéger les poissons remontés par la marée.

Höfn
Höfn

Bateau de pêche dans le port de Höfn, dans l’Est de l’Islande

Jökuldalsheiði
Jökuldalsheiði

Le désert est saupoudré d’innombrables grosses pierres, non loin de Skessugarður, gros mur (naturel ?) de cailloux de plusieurs centaines de kilos. Le silence est presque absolu, à peine troublé par quelques insectes, des battements d’aile timides d’oiseaux ou le passage d’oies sauvages. Entre les rochers, de discrets lichens ou un peu de mousse, de curieux arbustes aux troncs tourmentés rampant contre le sol.

 Möðrudalsfjallgarðar
Möðrudalsfjallgarðar

Les petits points noirs sont des oies sauvages au dessus de Möðrudalsfjallgarðar. En revenant des fjords l’Est et en prenant la route n°901, on roule dans un beau désert de collines rocailleuses. Sur un flanc de colline isolée, il y a une étrange « œuvre d’art » représentant des notes sur une portée…

Hverir
Hverir

Hverir (Námafjall), site de solfatares et de marmites de boue non loin de Mývatn. Des monticules brûlés crachent de suffocantes vapeurs chargées de soufre.

Marmites de Hverir
Marmites de Hverir

Dans les marmites une boue épaisse, surchauffée, aux couleurs surréalistes, bout à grand bruit en crevant de lourdes bulles bleues. Le sol adhère aux chaussures et on se retrouve vite avec une épaisse bouillie jaunâtre aux semelles…

Kröflustöð
Kröflustöð

Sur les flancs du Krafla, volcan actif atteignant 818m, a été bâtie en 1974 la station Kröflustöð, qui capte des eaux à une profondeur moyenne de 2000m. Leur température peut grimper jusqu’à 350°C. Les tours de refroidissement (c'est-à-dire l’édifice le plus imposant) sont hors-champ, vers la droite. La dernière éruption du Krafla remonte à 1984. De la lave est remontée dans les tuyaux !

Víti
Víti

Lac-cratère du Víti, sur les flancs du Krafla. Toute la région du fameux lac Mývatn est hautement active et la respiration de la Terre est à « fleur de sol ». Le lac Víti était chaud mais sa température a nettement baissé ces dernières années. A noter que ce volcan est homonyme du Víti de la célèbre caldeira de l’Askja, dans l’Òdaðahraun.

Leirhnjúkur – entrée du site
Leirhnjúkur – entrée du site

Dans la zone géothermique du Krafla, au milieu d’un champ de lave plus ancien s’étend une aire dévastée récemment, noircie et couverte de lave poreuse, cassante et coupante. Un chemin balisé intrépide s’avance sur les coulées refroidies au milieu des fumeroles. La fumée sort littéralement de partout, jaunissant parfois les rochers noirs. A l’entrée du site, des puits de soufre, des mares bleu clair laiteuses colorent toute une montagne en jaune/ocre/beige.

Leirhnjúkur croûte de soufre
Leirhnjúkur croûte de soufre

L’eau à 80-100°C, chargée de soufre, brûle la terre, creuse de minces et profondes rigoles en laissant des dépôts bleus et jaunes surréalistes.

Skjálfandi
Skjálfandi

Parti du port d’Húsavík à 10h avec à bord une vingtaine de personnes, le M/B Knörrinn 306, ex-petit bateau de pêche, emmène les touristes observer les baleines pour un tour de 3 heures dans la baie de Skjálfandi. Le ciel est couvert, il fait 10-12°C, le bateau saute sur la vague au milieu des oiseaux et Laura, notre guide, décrit les espèces susceptibles d’être croisées. Français, allemands, italiens, suisses et suédois scrutent la surface de l’océan arctique. Au Sud-ouest de l’île Flatey, le Knörrinn se retrouve entouré par un troupeau d’orques épaulards, au moins deux familles de 5 à 8 individus et des groupes plus réduits, quelques-uns de grande taille. Les orques sautent hors de l’eau et s’approchent très près des bateaux venus les observer. Nous resterons 25 minutes magiques au milieu des ailerons.

Bateau dans le port d’Akureyri
Bateau dans le port d’Akureyri

Akureyri, la « capitale du nord », bénéficie d’un climat plus clément que le reste du pays, nichée au fond de Eyjafjörður, un fjord de près de 50km. L’agriculture y est possible, et la ville possède un jardin botanique.

Hvítserkur
Hvítserkur

Le rocher de Hvítserkur, haut de quinze mètres, se dresse dans Húnafjörður, dans la baie de Húnafloí. De nombreux oiseaux marins, pétrels glaciaux, huîtriers-pies s’y perchent. Dans les étendues noires et désolées des fjords et des baies du Nord, face à l’océan gris, le rocher fait figure d’attraction locale. Les plus courageux (=les moins frileux) peuvent patauger ou nager jusqu’au rocher pour poser en dessous… Nous ne sommes qu’à une quarantaine de kilomètres du cercle arctique.

Hindsvík
Hindsvík

La côte rocheuse de Hindsvík, dans la baie de Húnafloí, est connue pour sa colonie de phoques. Ils sont une quarantaine qui se prélassent sous le crachin, baillent, sniffent, s’étirent et se tordent en S, croisent les nageoires, se grattent ou se donnent des coups de pattes. Attentifs, ils surveillent les touristes tout en sautant sur place pour trouver la position la plus confortable. Oies, pétrels fulmars et sternes arctiques passent et repassent, les sternes chassant en piqué après un vol stationnaire.

Snæfellsnes
Snæfellsnes

Photo prise non loin de Stykkishólmur, à la naissance de la péninsule du Snæfells. C’est ce à quoi fini par ressembler rapidement toute voiture qui roule autour de l’Islande en restant sur les « grands axes »…

Falaises de Hellnar
Falaises de Hellnar

Les falaises découpées de Hellnar et d’Arnarstapi abritent sternes arctiques et mouettes tridactyles. Nous sommes sur la péninsule de Snæfellsbær, non loin du Snæfellsjökull, volcan où Jules Verne a situé une des entrées vers le centre de la Terre. En réalité, le cratère est recouvert d’un glacier qui culmine à 1446 m d’altitude.

Barnafoss
Barnafoss

La « chute des enfants » doit son nom à la noyade de deux enfants dans ses eaux, tombés de l’arche de pierre qui la traversait. Cette arche a été détruite à la demande de la mère des victimes. S’élançant dans un chaos de pierres avec une grande violence, la chute débite à 80 m3/s mais peut atteindre 500 m3/s ou plus pendant les crues. L’érosion sculpte des formes étranges dans la gorge, l’eau passe sous des arches et creuse des cavités dans la paroi. Vue sur Hallmundarhraun depuis le site de Barnafoss.

Belle Dame aspirant le nectar d\'une Grande Aunée
Belle Dame aspirant le nectar d'une Grande Aunée

Lyon a la chance de posséder un des plus beaux parcs qu’il m’est été donné de voir. Je ne suis pas particulièrement enthousiaste quant aux zones destinées aux fleurs horticoles ou au zoo, mais les serres, les grands arbres puissants (contemplez les cèdres !) et les plantes sauvages sont vraiment magiques. Je n’ai pas encore eu la chance de visiter une autre grande ville dont le parc m’ait autant touché que le Parc de la Tête d’Or. Le petit cadeau du hasard : une Belle Dame est venue aspirer le nectar d’une Grande Aunée du Caucase, dans le Jardin Alpin.

Vallée du Drac
Vallée du Drac

Avant de se jeter dans l’Isère à de Grenoble, le Drac creuse une vallée très encaissée entre le balcon Est du Vercors et le Valbonnais. Retenu par plusieurs barrages, il forme de vastes lacs dont le Lac de Monteynard-Avignonet fameux pour ses activités nautiques. Une route « scénique » longe la vallée et offre de beaux points de vue. Ici les nuages ont envahi le fond de la vallée et cachent le Drac.

Vallée du Drac et Mont Aiguille
Vallée du Drac et Mont Aiguille

L’impressionnant Mont Aiguille n’est pas si inaccessible qu’il en a l’air.

Balcon est du Vercors
Balcon est du Vercors

En montant à la Peyrouse: vue sur le Vercors, les Deux Sœurs et la Grande Moucherolle plus en retrait.

La Peyrouse
La Peyrouse

Le sommet de la Peyrouse (1710 m) est un bel objectif pour une solide ballade du dimanche. Il s’agit du point culminant de la Montagne du Conest, émergeant entre le Vercors et le Valbonnais.

Montée de la Peyrouse
Montée de la Peyrouse

La végétation sur le versant Sud-Ouest de la Peyrouse semble méditerranéenne. On traverse d’ailleurs un bois surnommé « les pins ».

Vue sur le Valbonnais
Vue sur le Valbonnais

En montant à la Peyrouse : vue sur le Valbonnais, dont les sommets frôlent les 2800 m d’altitude.

Vue sur la Motte d\'Aveillans
Vue sur la Motte d'Aveillans

Toujours en grimpant sur la pente Sud de la Peyrouse, vue sur la commune de la Motte d’Aveillans.

Les pins
Les pins

Gros plan sur les cônes des pins poussant sur la Montagne du Conest

Les derniers arbres sur la Peyrouse
Les derniers arbres sur la Peyrouse

La crête de la Montagne du Conest dépasse la limite de la végétation. Au-delà de 1500-1550 m les arbres ne s’aventurent plus. On remarque néanmoins que cette limite varie entre les versants Ouest/Est et le long de la ligne de crête grossièrement orientée Nord-Sud.

Vue sur Grenoble
Vue sur Grenoble

Du sommet de la Peyrouse, belle vue sur Grenoble, un bout de Vercors, et les sommets de la Chartreuse : d’Ouest en Est Rocher de Chalves, Néron, Grande Sure, Mont Rachais, Pinéa, Charmant Som, Ecoutoux, Saint Eynard, Chamechaude, Grand Som… On voit aussi malheureusement l’inévitable plaque grise qui flotte sur les « terres froides » et que les vents peinent à extirper de l’Y grenoblois.

La Montagne du Conest
La Montagne du Conest

La ligne de crête de la Montagne du Conest, de la Peyrouse au Sud à la borne du sommet Nord (1632 m) en passant par les Trois Têtes, est un bel alpage plus vaste qu’il n’y parait (compter une bonne heure d’une extrémité à l’autre). Le Grand et le Petit Lac sont artificiels (ou artificialisés…).

Camping à  Landmannalaugar
Camping à Landmannalaugar

Landmannalaugar est généralement présenté comme « le berceau de la randonnée en Islande ». Endroit unique même en Islande, il offre aux marcheurs ses montagnes de toutes les couleurs, glaciers, sources chaudes, coulées de laves, rivières aux teintes étranges et belvédères de science-fiction. Comme souvent en Islande, le site est « très » fréquenté, les infrastructures d’accueil sont vraiment confortables, mais le site garde un cachet rude et sauvage. Pas évident de planter les piquets des tentes ici, prévoir un marteau.

Sources chaudes à  Landmannalaugar
Sources chaudes à Landmannalaugar

La présence de sources chaudes est probablement la raison de l’emplacement du camping. Les marcheurs s’y délassent en fin de journée, certains s’y réchauffent même au petit matin, quand le givre couvre encore les tentes.

Sources chaudes à  Landmannalaugar
Sources chaudes à Landmannalaugar

40°C dans l’eau, 5°C dehors, c’est vivifiant, et il y a plein d’algues bizarroïdes qui flottent dans le bouillon. Des groupes de trekkeurs s’y délassent une bière à la main. Ne pas rester trop longtemps, sinon on ne peut plus sortir !

Jökulgil
Jökulgil

Les fameuses collines de rhyolite colorées de Landmannalaugar, en face du site de camping, au-delà du lit caillouteux de la rivière Jökulgil.

Camping à Landmannalaugar, le matin
Camping à Landmannalaugar, le matin

Fin août, il fait déjà froid – surtout si la nuit a été claire - et le temps que les rayons du soleil ne réchauffent le camping les tentes sont couvertes de givre. Les trekkeurs stoïques se rendent en sandales aux toilettes ou aux sources chaudes. Une bande de vikings carbure déjà à la bière en T-shirt et en short…

Bláhnúkur
Bláhnúkur

Faites un tour avant le petit déjeuner sur la coulée de lave bordant le camping de Landmannalaugar pour profiter des extraordinaires couleurs et contrastes offerts par les rayons de soleils rasants et le givre.

Jökulgil et au loin
Jökulgil et au loin

Une vue au loin ; au premier plan la petite vallée de la Jökulgil, toujours sur le site de Landmannalaugar. Bien que le site soit un haut lieu de la randonnée et que les trekkeurs affluent, on peut toujours facilement se retrouver plongé en pleine nature et se sentir seul au monde.

Reykjakollur
Reykjakollur

En gravissant les flans friables de Bláhnúkur, le paysage extraordinaire se dévoile à mesure que l’on prend de l’altitude. Un chaos de mont chauves ravinés et de petites vallées abruptes recouvrent la région, formant un labyrinthe multicolore qui devient franchement psychédélique lorsque le soleil est de la partie. Les veines de neige qui demeurent durant l’été, les colonnes de vapeur au-dessus des quelques sources chaudes cachées dans les plis du paysage et les glaciers-calottes qui trônent sur les hauteurs parachèvent l’étrange tableau.

Vörðuhnúkur, vallée multicolore
Vörðuhnúkur, vallée multicolore

Le sol friable rend certes les ascensions fatigantes (elles ne durent pas longtemps cependant !) mais a permis la formation de multitudes de vallées encaissées comme celle-ci, ivres de lumière et de couleurs (s’il fait beau…)

Vörðuhnúkur en Islande
Vörðuhnúkur en Islande

Le patchwork insensé des teintes de l’Islande… En contrebas le lit de la Jökulgil.

Vue sur le Vatnajökull
Vue sur le Vatnajökull

Au loin, barrant tout l’horizon, le gigantesque Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe, véritable calotte glacière arborant le point culminant du pays et la deuxième zone géothermique la plus active sur Terre (après le parc naturel de Yellowstone aux Etats-Unis).

Torfajökull
Torfajökull

Un autre glacier fameux perché au dessus de l’entrelacs de vallées colorées.

Sur les pistes à Landmannalaugar
Sur les pistes à Landmannalaugar

Des pistes faciles serpentent dans les monts chauves brûlés par le soleil et le vent autour de Landmannalaugar. A presque chaque point de vue, un glacier géant barre l’horizon, sur le fond duquel se détachent des ergots noirs de roche. Fin août, le vent est froid et le désert parait hostile et sans vie, mais si l’on s’arrête un instant, de petits oiseaux grisâtres volettent à droite et à gauche.

Neige brûlée
Neige brûlée

Ajoutant aux couleurs et au contraste d’un paysage déjà éblouissant, des langues de neige tapissent les innombrables creux et gorges du paysage tourmenté.

Labyrinthes rhyolitiques
Labyrinthes rhyolitiques

Un exemple de l’atmosphère de gigantisme et de solennité qui auréole Landmannalaugar. Les passages, les ravines, les secrets semblent infinis, le paysage se plie, se replie, se découpe jusqu’au vertige.

Piste en balcon
Piste en balcon

Sur les pentes abruptes, les affleurements aux teintes extraterrestres se multiplient. Le fameux chemin joignant Landamnnalaugar et Þórsmök en trois jours (un classique du trekking) serpente quelque part dans ce chaos minéral. Au fond (au milieu de la photo), je crois bien qu’il s’agit volcan Hekla, vaguement aplati sous un petit nuage (et non le cône solitaire sur la droite).

Géothermie
Géothermie

On voit mieux le volcan Hekla ici. Quant aux colonnes blanches, il s’agit tantôt de neige, tantôt des vapeurs dégagées par l’activité géothermique à fleur de sol, ce qui vient indéniablement épicer un paysage pourtant déjà bien relevé !
Le fameux site de Hraftinnusker doit se trouver quelque part dans cette direction.

Le soufre
Le soufre

Le soufre affleure et laisse d’impressionnantes brûlures aux collines rhyolitiques. Des petites flaques turquoise frémissent au milieu, émettant une odeur caractéristique d’œuf dur/pourri (le débat est ouvert…). Apparemment ça ne semble pas incommoder les mousses qui colonisent cet environnement agressif.

Lac soufré
Lac soufré

Lové dans ce qui ressemble à des dunes, un petit lac turquoise inattendu. Des flancs des collines s’échappent des volutes de vapeur blanche.

En contournant Bláhnúkur
En contournant Bláhnúkur

Le petit lac soufré perché dans ses « dunes » se cache derrière la colline Bláhnúkur. Les nuages jettent des ombres impossibles, plongeant certaines collines dans le noir et pas les autres, ajoutant aux contrastes déjà violents du paysage.

Au dessus de Laugahraun
Au dessus de Laugahraun

Le Laugahraun est la coulée de lave au pied duquel s’étend le camping de Landmannalaugar. Sur les hauteurs de son extrémité Ouest, on voit ce curieux épanchement hérissé, à mi-chemin entre une forteresse dominant un col et un reptile géant vautré au soleil. D’étranges éperons de pierre se dressent sur les collines Brennisteinsalda, à gauche.

L\'étendue du Laugahraun
L'étendue du Laugahraun

Depuis la « forteresse de lave reptilienne », une vue sur l’étendue du Laugahraun. Le camping est juste au bout de la coulée, mais on ne le voit pas car celle-ci forme un mur d’une dizaine de mètres de haut à son extrémité, cachant ainsi les tentes et le refuge blotti à son pied.
Le chemin que l’on aperçoit descendant le col longe la coulée de lave pour rejoindre le camping. Il a beau être des plus fréquenté, il n’en reste pas moins traître et vous regretteriez de vous y aventurer en baskets.

Fumerolles à Laugahraun
Fumerolles à Laugahraun

En bas du court chemin escarpé, une lourde vapeur soufrée s’échappe des empilements de rocs. Aux endroits sans éboulis, comme ici, le soufre laisse des dépôts blanchâtres. Le sol à l’air brûlé.

Norðurbarmur
Norðurbarmur

Dès mi-septembre les jours raccourcissent de plus en plus vite. Même si le soleil se couche toujours plus tard qu’en Europe continentale, on remarque très nettement que l’obscurité tombe plus tôt chaque jour. Avec la lumière du soir et les pluies passagère, on a droit à de superbes arc-en-ciel…

Jökuldalir
Jökuldalir

A quelques kilomètres de Landmannalaugar, le paysage change du tout au tout. De grandes étendues de collines noires et vertes, à vrai dire plus représentatives de l’Islande que les collines de rhyolite, s’étendent vallée après vallée. Les pistes de 4x4 longent de vastes lacs-miroirs ou des cours d’eau peu profonds serpentant sur le sol de cendre noire. On croise parfois des lignes électriques assez curieuses dans ce paysage à la fois désolé et paisible. Les petits pompons blancs dans l’herbe sont des linaigrettes.

Faxi
Faxi

Sous un ciel gris et bas, d’interminables étendues noires et plates s’étendent. Le sol meuble, le vent, la pluie et les gués glacés ne rendent cependant pas ces étendues très faciles à traverser. Des cônes volcaniques couverts de mousse et des formations de lave torturées crèvent la couche de cendre ça et là. Au loin, de larges rivières aux multiples bras effilochés reflètent le ciel grisâtre.

Langisjór
Langisjór

Le lac Langisjór, l’un des plus grands et des plus célèbres d’Islande, émerge de la brume au bout des pistes fantomatiques. A vrai dire, le ciel était si bas que nous n’avons pas vraiment pu en apprécier la beauté… mais l’atmosphère étrange qui régnait était assurément mémorable !

Le désert
Le désert

Sur ces vastes étendues noires et vertes, couvertes de mousses qui changent de couleur avec l’humidité, on peut croiser quelques moutons en vadrouille, par groupes de trois ou quatre… On se demande ce qu’ils mangent…

Grettir
Grettir

Les caprices du temps islandais nous plongent tour à tour dans une profonde morosité (pique-niquer transi dans la brume impénétrable d’un col vertigineux, sur une pente improbable martelée par la grêle et la pluie…) et un émerveillement renouvelé sans cesse (lorsque des paysages fantomatiques se révèlent de façon inattendue, alignant volcans noirs et verts, lignes de crêtes fluorescentes et plaines de cendre sous les nuages enrubannés). C’est ça la marche en Islande, et il y en a qui en redemandent !

Stóragil
Stóragil

Un site surprenant : au bord de la grande rivière Skaftá, une coulée de lave a été sculptée par les eaux de ruissellement en ce qui ressemble aujourd’hui à un village d’elfes. Arcs, colonnes, courts piliers de laves se succèdent sur le site bordé par un ruisseau rejoignant la rivière. L’herbe rase, les petites flaques-miroirs reflétant le ciel de plomb autour desquelles s’épanouissent des bouquets de linaigrettes, d’étranges sculptures de lave, des talus révélant de petites cavernes dont la lave érodée étaie le plafond, tout cela contribue à donner à l’endroit un aspect artificiel et paysagé, alors qu’il n’en est rien.

Vue sur la Skaftá
Vue sur la Skaftá

Le soir tombe sur les berges noires de la Skaftá. Les méandres de la rivière s’étalent sur une plaine austère entourée de collines chauves au pied desquelles les lagopèdes, encore en tenue d’été, se dissimulent en groupes dans les ravines. Les Islandais chassent le lagopède pour le repas de Nöel, et il en faut deux et demi pour être rassasié (dixit notre guide) !

Skaftá et lumières
Skaftá et lumières

Autour des rives boueuses de la Skaftá, des taches de lumière chaude tombent depuis d’invisibles fenêtres dans le ciel lourd de nuages, et de promesses de pluie pour le lendemain. Le soir se couche et les plus motivés peuvent faire un brin de toilette dans la rivière (glaciale).

Au fond de l\'Eldgjá
Au fond de l'Eldgjá

L’Eldgjá est une longue faille formée à la suite d’une violente éruption. La « faille de feu » s’étend sur plusieurs kilomètres et fait partie des panoramas incontournables de l’Islande. En ce qui nous concerne, nous avons eu droit à un épais brouillard, et après une descente vertigineuse dans la purée de poix sur les flancs meubles et noirs de la faille, au milieu de grands éperons de lave acérés, nous avons eu la surprise d’attendre un univers clos et fantomatique. De gros blocs rouges jetés ça et là parsèment la cendre lourde, offrant des contrastes saisissants avec la mousse vert vif.

L\'Eldgjá
L'Eldgjá

Difficile de rendre sur une photo le gigantisme de l'Eldgjá où, sous le couvercle de brume, règne une atmosphère de secrets initiatiques et de recueillement solennel. Le silence est absolu.

Ófærufoss
Ófærufoss

Une cascade monumentale creuse un flanc de l’Eldgjá. Bien qu’elle soit photogénique, il n’est pas évident de rendre justice à la majesté d’Ófærufoss avec un cliché depuis le petit promontoire qui s’avance au-dessus « second niveau » de la cascade. Mais quand on y est, c’est un régal pour les yeux.

Ófærufoss en entier
Ófærufoss en entier

En arrivant de l’Eldgjá, on entend d’abord le bruit de la cascade, puis en gravissant le promontoire, on découvre la première chute magnifique puis un niveau de turbulences étagées. Mais, en redescendant de l’autre côté, surprise, une troisième chute donne sur un petit bassin encaissé. Comme souvent en Islande, l’imposante chute d’eau ne s’épanche qu’en un tout petit ruisseau, à se demander où toute l’eau passe.

Ófærufoss de loin
Ófærufoss de loin

De l’autre côté de la vallée, on a une meilleure vue d’ensemble de la cascade et de sa taille. C’est tout noir et tout vert. A cinq minutes de marche d’Ófærufoss, un parking où peuvent venir s’arrêter les fainéants qui viennent en 4x4 quoi que la conduite sur piste ne soit pas une sinécure. Pour passer au-dessus des ruisseaux, il y a d’étranges « ponts » qui sont en fait plus des colonnes de béton jetées en travers de l’eau, et sur lesquels il n’est pas toujours évident de se hisser.

Vestige à Ófærufoss
Vestige à Ófærufoss

Le genre de vestige qu’on peut trouver vers les parkings islandais, dans la grande nature. Les bus de liaisons avec les campings traversent des gués impressionnants, des autocars apparemment normaux font du 70 km/h dans des chemins défoncés, sans visibilité, avec des pentes à 30%, le carter racle les bosses sur plusieurs mètres sans que cela inquiète le chauffeur et la soute à bagage. Les bagages se retrouvent immergés au passage de gués, et certains refuges proposent toute une collection de photos de 4x4 et de camping cars en perdition dans les eaux et les sables mouvants.

Blautulón
Blautulón

Noir, vert et gris. L’un des rugueux visages de l’Islande.

Hólmsárbotnar
Hólmsárbotnar

En une journée de marche dans le désert, vous aurez l’impression de parcourir des distances gigantesques tant les repères manquent pour apprécier l’échelle des paysages. Curieusement, la vue porte presque toujours très loin en Islande, même quand le paysage est plat.
Sur les ravines instables de cette côte, nous croisons des cabanes. Le vent est terrible. Au loin s’étend le lac Hólmsárlón. On peut trouver des sources chaudes dans les environs, en suivant les panaches de vapeur.

Mýrdalsjökull
Mýrdalsjökull

Le fameux Mýrdalsjökull, 30 km de diamètre, 800 m de haut, barre l’horizon à gauche. Un glacier turbulent puisqu’il abrite le volcan Katla. Encore une fois, l’absence de repères anéanti les distances. Nous longeons pendant des heures le front du glacier sur des collines de cendres noires où la progression est fatigante.

Le front du Mýrdalsjökull
Le front du Mýrdalsjökull

Contrairement à ce qu’il semble, le glacier est à environs deux kilomètres de nous.

Mýrdalsjökull (Sléttjökull)
Mýrdalsjökull (Sléttjökull)

Nous arrivons aux sables noirs qui s’étendent autour du glacier, puis nous progressons parallèlement au front de glace en passant quelques gués. Les collines verdoyantes offrent un contraste saisissant avec le paysage minéral de notre gauche.

Tindfjallajökull au loin
Tindfjallajökull au loin

Quand on se détourne du Mýrdalsjökull, on aperçoit à l’horizon le Tindfjallajökull. L’Islande tient toujours ses promesses de glaciers, de déserts noirs venteux et de mousses vertes fluorescentes.

Tindfjallajökull
Tindfjallajökull

L’éperon rocheux qui surplombe le glacier Tindfjallajökull,Ýmir, culmine à 1463m d’altitude.

Mælifellssandur
Mælifellssandur

Au Nord du glacier Mýrdalsjökull d’étendent les sables noirs et mous de Mælifellssandur. Le vent pousse à tout vitesse des nuages de plomb au travers du ciel.

Arroyo partido
Arroyo partido

Arroyo partido (« la séparation des ruisseaux ») est une petite balade sympathique à une quinzaine de kilomètres de San Martín de los Andes, dans la région de Neuquén. Nous sommes en bordure du Parque Nacional Lanín, dans une région de multiples grands lacs allongés perpendiculaires à l’échine de la Cordillière des Andes qui court du Pérou au Chili. Moins fréquentée que les terres les plus australes de la Patagonie, la région n’en dégage pas moins une forte impression de nature brute et d’isolement, même si les trekkeurs (et les pêcheurs) internationaux commence à arriver.

Forêt de lengas
Forêt de lengas

La forêt au départ d’Arroyo partido est assez surprenante pour un marcheur européen, étalant sur les pentes douces des arbres aux écorces rude, d’étranges bambous grêles et autres plantes grasses aux feuilles agressives. Nous somme ici dans une futaie de « lengas » (quel est leur nom européen ?) couverts d’un exubérant lichen : l’air est pur ! Un indien Mapuche habitant dans le coin entretien la forêt. L’été argentin 2005 (en Novembre, nous somme dans l’hémisphère Sud !) a été particulièrement froid et humide, d’où les sous bois enneigés… Nous sommes entre 1000 et 1500m d’altitude.

La barbe du vieux
La barbe du vieux

Les argentins appellent « barbe du vieux » le vigoureux lichen qui couvre les troncs des lengas, signe d’un air non pollué et d’un forêt pleine de force. Nous grimpons vers un col encore couvert de neige à l’arrivée de l’été.

Lago Huechulafquen, Boca del Chimehuín
Lago Huechulafquen, Boca del Chimehuín

Une route longe le grand Lac Huechulafquen, offrant une impressionnante vue panoramique. Nous sommes à l’orée du parc national Lanín, le grand volcan dominant les montagnes allentour, vers l’embouchure de la Chimehuín, une rivière poissonneuse qui attirent de plus en plus de touristes pêcheurs, entre autres américains et amateurs de saumon…

Les sables de Mælifellssandur
Les sables de Mælifellssandur

L’étendue des cendres et des sables escamote les pistes de 4x4 en annulant les distances. Le silence irréel, l’impression de marcher sur place et la solitude suggèrent le recueillement, la relaxation, quelques choses hors du temps, mais les sables mous rendent la progression difficile et nous rappellent à la réalité.

Mælifellssandur et Mýrdalsjökull
Mælifellssandur et Mýrdalsjökull

Comme une superposition de calques pastel, les sables traversés de ruisseaux glacés, les rochers déchirant la couche de cendre, les courbes douces des collines verdoyantes et le mur du volcan-glacier composent un tableau suggérant autant l’immuable que l’éphémère. Le calme apparent et le goût d’éternité des lieux ne sont qu’un voile sur les caprices de la météo instable, l’érosion due au vent et à la pluie, l’incertitude des colères du Katla. L’éruption prochaine hypothétique du volcan reste une crainte des Islandais, les conséquences de la rencontre de la lave et de la glace pouvant se révéler catastrophique. On ignore aujourd’hui si une éruption « sérieuse » sous le Mýrdalsjökull entraînerait une augmentation de la surface de la plage alluvionnaire qui s’étend au Sud du glacier, ou au contraire amputerait la route numéro 1 en balayant des kilomètres carrés de sable et de cendre dans l’Océan Atlantique.

Kaldaklof
Kaldaklof

En marge du Mælifellssandur et du Mýrdalsjökull, vers les collines bordant au Nord les sables noirs du glacier, nous traversons chaussures à la main et en sandales d’interminables gués incertains, changeant, et glacés !

Gués de Kaldaklof
Gués de Kaldaklof

Un conseil pour bien traverser les quelques kilomètres de mélange boue, herbes, joncs, cendre, eau glacée : prévoir des sandales pour se protéger des coupures, mais bien ouvertes pour évacuer les petits cailloux abrasifs !

Gués changeant
Gués changeant

On pourrait être tenté, en traversant Kaldaklof, de remettre ses chaussures pour progresser plus vite. Mais les gués sont changeants et le sol spongieux se gorge d’eau sous le poids des marcheurs. C’est encore en sandales qu’on s’en sort le plus vite.

Kaldaklof et collines
Kaldaklof et collines

En s’éloignant de Mælifellssandur, la traversée d’un kilomètre de gué et de mousses gorgées d’eau permet de couper par les collines pour atteindre plus aisément la vallée des angéliques à l’extrémité de laquelle attend un refuge muni de douche (payante)! La même photo en plus grand et d'autres photos d'Islande ici: http://www.flickr.com/photos/sebabe...

Hvanngil
Hvanngil

Alors que s’évase Hvanngil, la vallée des angéliques, nous posons nos tentes dans le camping du même nom, autour d’un refuge muni de douches (Chaude ? Pas chaude ? C’est pile ou face, choisissez bien). Quelques îlots de terre meuble accueillent les tentes en bordure de pittoresques affleurements de lave déchiquetée. Des cailloux coupants bordent la piste s’incurvant au Sud-Est vers le désert « maudit » et hanté d’Emstrur.

Au delà de Hvanngil
Au delà de Hvanngil

En grimpant sur les collines bordant la vallée des angéliques, on a une vue superbe sur Mælifellssandur et sur le Mýrdalsjökull. Comme souvent, les chemins sont très raides et les pierres ne tiennent qu’avec la mousse ! Un vent glacé souffle ce soir, nous sommes bientôt en Septembre.

Au delà de Hvanngil, vers l\'Emstrur
Au delà de Hvanngil, vers l'Emstrur

Nous sommes de retour sur le chemin fréquenté qui relie Landmannalaugar à Þórsmök. On voit ici le chemin s’orienter vers le Sud-Est et partir vers le désert hanté de l’Emstrur.

Le chemin de l’Emstrur
Le chemin de l’Emstrur

A dix minutes du camping de Hvanngil, le chemin « de grande randonnée » vers l’Emstrur et la fameuse vallée de Þórsmök croise un premier gué (glacé).

Mælifellssandur depuis les crêtes de Hvanngil
Mælifellssandur depuis les crêtes de Hvanngil

Superbe belvédère sur le désert noir de Mælifellssandur. Au milieu, à l’horizon, le Mælifell lui-même, conique et vert fluo.

Noir c’est noir
Noir c’est noir

Le Mælifell, Mælifellssandur et un petit bout du Mýrdalsjökull : un paysage de début (ou de fin) du monde.

Útigönguhöfðar
Útigönguhöfðar

Nous traversons, sur le chemin de l’Emstrur, un désert de cendre et de pierres volcaniques coupantes. Des couches de laves accidentées affleurent sous la couche de cendre. Ca ne se voit pas trop, mais il pleut !

Emstrur
Emstrur

L’Emstrur à midi, sous la pluie. On s’y croirait. Pas exactement le moment ni l’endroit rêvé pour faire une pose sandwich ! On mâchonne donc son pain de mie/saucisson avec philosophie, bien calé contre une dune de cendre en évitant d’avaler trop de sable : la photo ne montre pas le vent ! Par bonheur la pluie plaque tout ça par terre. Il y a avis de tempête sur l’Emstrur, aujourd’hui. Plus que deux ou trois heures de marche.

Les gorges de la Markarfljót
Les gorges de la Markarfljót

La rivière Markarfljót creuse dans la cendre et la lave des gorges spectaculaires (Markarfljótsgljúfur) complètement inattendues après la traversée des paysages désertiques autour du glacier Mýrdalsjökull. Au risque de surprendre, il pleut !

Markarfljótsgljúfur
Markarfljótsgljúfur

Entre les gorges monumentales de la rivière Markarfljót, les nuées noires lourdes de pluie qu’un vent hurlant pousse au travers du ciel, les lumières rasantes du soleil qui, tombant au travers des ouvertures mouvantes dans la couche de nuages, jettent des couleurs extraordinaires sur le désert noir couvert de mousse fluorescente, on se retrouve au cœur d’un paysage vraiment grandiose. Le Hattafell dresse sa verte silhouette volcanique pointue vers la pluie, les glaciers gigantesques du Mýrdalsjökull et de l’Eyjafjallajökull montent à l’assaut du ciel et de la lumière, se noient dans la brume mouillée, et nous marchons, randonneurs minuscules, dans ce paysage de géants (les petites ombres en haut à gauche sur les berges de la gorge). Sur la photo, on devine les pentes de l’Eyjafjallajökull à l’horizon, sous les nuages.

Eyjafjallajökull
Eyjafjallajökull

Zoom sur les pentes de l’Eyjafjallajökull, un glacier qui monte vers le ciel de 200m à plus de 1600 m d’altitude avec une pente redoutable. Le « petit » glacier rejoint le grand Mýrdalsjökull au col de Fimmvörðuháls (1116m, et la mer n’est qu’à une quinzaine de kilomètres). Une randonnée classique, que notre guide nous a décrite comme « quand même assez humide ». Il ne pleut pas, mais ça ne va pas tarder, le refuge de Botnar n’est pas trop loin !

Markarfljótsgljúfur sous la pluie
Markarfljótsgljúfur sous la pluie

Une autre vue sur les gorges de la Markarfljót. Les gorges font presque un kilomètre de large par endroits.

Eclaircie sur le Mýrdalsjökull
Eclaircie sur le Mýrdalsjökull

Un moment magique. Le vent s’essouffle et le ciel s’ouvre sur le dôme gigantesque du Mýrdalsjökull où les couleurs se ravivent. La pluie s’arrête, on s’assoie sur la cendre et chacun comprend que c’est là un cadeau, un moment à ne pas passer derrière l’objectif de son appareil photo mais présent, en vrai. (J’en ai quand même fait une que voici, mais on est assez loin de la grandeur réelle du lieu…)

Lago Huechulafquen
Lago Huechulafquen

De par sa taille (environ 25 km de long, 3 à 5 km de large) et avec l’aide bougonne du climat patagon, le lac Huechulafquen se couvre de moutons d’écume qui ne doivent pas vous tromper : il y règne un véritable houle avec des vagues rendant hasardeuses les tentatives de canotage !

Markarfljótsgljúfur, parois colorées
Markarfljótsgljúfur, parois colorées

Lorsque l’on se penche vers les gorges de la Markarfljót on a la surprise de voir, sous le désert gris, noir et vert, de surprenantes parois brun-rouge, même sous la lumière blafarde du temps pluvieux.

Les pentes de l\'Eyjafjallajökull
Les pentes de l'Eyjafjallajökull

Les pentes de l’Eyjafjallajökull montent vers le col de Fimmvörðuháls perdu dans la pluie. Une lumière irréelle tombe d’invisibles ouvertures dans les nuages, jetant des ombres noires sur un paysage de genèse. Apercevrait-on l’ouverture de la vallée de Þórsmörk ? Quoi qu’il en soit, il reste plusieurs heures de marche, et plusieurs gués à traverser…

Entujökull
Entujökull

Le soir tombe sur l’Entujökull, une langue de glace descendant du grand glacier Mýrdalsjökull. Sous le voile de nuages, une dizaine de kilomètres de glace qui s’élèvent à plus de 800 m au-dessus de ce point d’observation, pour arriver à l’énorme dôme du glacier-volcan.

Le soir sur l\'Emstrur
Le soir sur l'Emstrur

Superbe vue sur les collines mouillées de l’Emstrur, un peu à l’écart du refuge de Botnar, alors que le soir tombe. Bien que Septembre arrive à grand pas, il fait encore jour bien tard à ces hautes latitudes.

Þórsmörk
Þórsmörk

Þórsmörk, le bois de Thor, est l’une des rares forêts de l’Islande. Des magnifiques petits arbres qu’il est surprenant et agréable de retrouver après plusieurs jours dans des déserts moussus poussent autour de fossés profonds et de rochers aux formes étranges, protégés du vent par les bras de la vallée. Prière de ne pas déranger les elfes !

Valahnjúkur
Valahnjúkur

Du haut des 458m de la colline de Valahnjúkur, un imposant paysage digne d’un film d’heroïc fantasy se déroule à 360°. Le col de Fimmvörðuháls reliant les glaciers de Mýrdalsjökull et de l’Eyjafjallajökull est perdu dans la pluie.

Krossá
Krossá

Une autre vue du sommet de la colline de Valahnjúkur, sur la vallée de la Krossá, et vers le point de jonction des grands glaciers perdu dans les nuages.

Volcán Lanín sur le Lago Huechulafquen
Volcán Lanín sur le Lago Huechulafquen

Pratiquement où que l’on soit dans le parc national, on voit le cône imposant du volcan Lanín dominer largement les montagnes et les lacs alentour. Le Lanín culmine à 3776 m. On peut accéder à son sommet en une douzaine d’heures en partant de sa base. Attention, matériel d’escalade sur glace indispensable !

Quelques autres vues de la Statue de la
Quelques autres vues de la Statue de la

Quelques autres vues de la Statue de la Liberté, un glacial jour de Janvier 2006. New York ne bénéficie pas de l’effet climatique du Gulf Stream et à latitude égale, il y fait plus froid qu’en Europe. Ces photos ont été prises quelques jours avant les chutes de neige qui ont brièvement immobilisé la ville et les aéroports.

La toge de la Statue de la liberté
La toge de la Statue de la liberté

Les plis de la toge de l’austère Statue de la Liberté. Bartholdi, son sculpteur, a également réalisé le Lion de Belfort et la statue de la Place des Terreaux, à Lyon.

La couronne et le flambeau
La couronne et le flambeau

La couronne et le flambeau de la Statue de la Liberté ne sont plus accessibles aux visiteurs aujourd’hui. Après le traumatisme du 11 Septembre 2001, New York veille jalousement sur sa « figure de proue » et craint que sa portée symbolique n’en fasse une cible. Le dispositif de sécurité sur Liberty Island (l’îlot où se dresse la Statue de la Liberté) est plus impressionnant et plus lourd que dans un aéroport…

Le piédestal
Le piédestal

Le piédestal de la Statue de la Liberté (non réalisé par Bartholdi) a été, de part sa taille – et son coût -, au cœur d’une polémique lors de la conception du monument. On le trouvait alors à l’époque démesuré par rapport à la statue. Il n’apparaît pas en entier sur la photo.

Une autre vue
Une autre vue

Une petite anecdote concernant les centaines d’oiseaux marins qui tournent autour de Liberty Island : ils sont particulièrement voraces et peu farouches ! J’étais tranquillement en train de sortir du snack, mes deux hot dogs (fort chers) à la main pour manger au bord de la baie, quand une nuée de mouettes énormes qui n’attendaient visiblement que ça s’est ruée sur moi pour s’emparer des sandwichs. Ca à l’air marrant comme ça, mais on ne fait pas la malin lorsqu’on se retrouve dans un nuage de volatiles piaillant et battant des ailes. Une seule consolation, les mouettes n’ont pas l’air d’aimer la moutarde – enfin, l’équivalent américain de la moutarde. Surveillez le ciel !

La Statue de la Liberté en contre-plongée
La Statue de la Liberté en contre-plongée

Une petite tentative artistique. On voit les visiteurs sur le pourtour du piédestal, le plus haut point que l’on est aujourd’hui autorisé à visiter (depuis les attentats du 11 Septembre 2001, l’intérieur de la statue, la couronne et le flambeau sont fermés au public). De là-haut on a une superbe vue à 360° sur l’ensemble de la baie de New York, Ellis Island et la fameuse « skyline » de Manhattan.

C\'est la dernière
C'est la dernière

Une dernière vue sur la Statue de la Liberté. Ses traits nobles et austères auraient été inspiré par la mère du sculpteur Bartholdi.

L\'intérieur de la Statue de la Liberté
L'intérieur de la Statue de la Liberté

Sous les jupons de la grande dame de métal : la structure conçue par Gustave Effeil qui supporte les multiples plaques composant la Statue de la Liberté.

Un débarcadère à Liberty island
Un débarcadère à Liberty island

Depuis Liberty Island, l’îlot sur lequel se dresse la Statue de la Liberté, on a une belle vue sur la pointe Sud de Manhattan. Tout petits, écrasés sous les immeubles de la presque île financière, les arbres de Battery Park, où l’on peut acheter les tickets de ferry pour un petit tour en bateau jusqu’à Liberty Island.

Manhattan Skyline
Manhattan Skyline

La « ligne du ciel » est un terme américain qui désigne un horizon d’immeubles, de buildings, de monuments, de gratte-ciels… si possible extravagamment éclairés la nuit. Le chauffeur d’une des nombreuses compagnies de transport « inter-états » ne manquera pas de faire remarquer, alors que le soir tombe sur Manhattan et que les lumières s’allument, que New York possède « la plus belle skyline du monde ». Les bus s’éloigne alors sur les interminables ponts autoroutiers qui traversent l’espèce d’incroyable no man’s land industriel et marécageux qui sépare New York du New Jersey…

Des version en plus grandes de mes photos des USA ici: http://www.flickr.com/photos/sebabe...

Ellis island
Ellis island

Une vue sur Ellis Island depuis Liberty Island, la difficile porte d’entrée des Etats-Unis pour les émigrants du siècle dernier.

Le débarcadère d\'Ellis island
Le débarcadère d'Ellis island

Un billet de ferry permet de faire un tour Liberty Island/Ellis Island au départ de Battery Park, à Manhattan. On passe autant de temps que l’on veut sur chaque île pour visiter les musées et profiter du panorama (ou nourrir les mouettes à coups de hot dogs), on ne peut visiter que l’une ou l’autre île, le tout est de ne pas rater le bateau lorsqu’il arrive. Attention, même en morte saison il faut prévoir pratiquement une journée pour faire le tour des deux îles. Il y a du monde dans la file !

Les bâtiments d\'Ellis Island
Les bâtiments d'Ellis Island

D’austères bâtiments sur Ellis Island, où se faisait jadis le « triage », l’enregistrement, la mise en quarantaine des candidats à l’immigration.

Upper New york bay
Upper New york bay

Un bateau dans la baie de New York. Un paysage beau à sa façon, mais aussi une gigantesque zone industrielle !

Upper New york bay vers le New Jersey
Upper New york bay vers le New Jersey

Vers le New Jersey, toujours des immeubles, et même si cela n’a pas la démesure de Manhattan, il y a quand même quelques constructions de taille assez invraisemblable… Un nombre assez surprenant d’hélicoptères traversaient le ciel ce jour-là, je ne sais pas si c’est courant…

La Baie de New York
La Baie de New York

Une dernière vue depuis Liberty Island vers... Brooklyn ? Il y a de la ville à 360°, et l’océan Atlantique est à peine visible…

Port authority bus terminal
Port authority bus terminal

L’arrivée à New York, à peine sorti des galeries labyrinthiques du terminal grouillant de monde où se rassemblent les bus venus du New Jersey, se fait dans de sombres rues bordées d’immeubles vertigineux, de colonnes de fumée, de parkings aériens où s’empilent les voitures. Pour peu que le temps soit maussade, on se croirait dans un film noir des années 20. Une caissière fatiguée reconnaît en soupirant notre accent français dans une boulangerie perdue dans les méandres du Port authority bus terminal. Tant pis pour le cliché, les baguettes y étaient aussi bonnes qu’en France.

Broadway 45th 46th
Broadway 45th 46th

La fameuse photo obligatoire du croisement entre Broadway et les 45ème et 46ème rues. Une variante des photos « Broadway » de Swedimax. Il y règne une atmosphère cinématographique, un grouillement de vie, une insouciance apparente qui redonne quelques couleurs à un rêve américain bien fatigué. C’est peut-être naïf, mais nous assumons notre statut de touriste et New York que l’on dépeint souvent comme une ville de solitude, de stress, de relation obsessionnelle au travail et à l’argent, nous révèle tout de même ce jour-là une part de sa magie. Petit rappel à la réalité, derrière nous (et non visible sur la photo) un stand de l’armée américaine tente de recruter des volontaires pour partir en Irak au beau milieu du carrefour.

Broadway Virgin
Broadway Virgin

Certes pas l’endroit le plus underground pour le chineur invétéré à la recherche de la pièce rare ultime, n’empêche, j’ai trouvé plein de disques pas chers au Virgin de Broadway. Une variété d’artistes assez hallucinante…

Le gobelet de nouilles géant
Le gobelet de nouilles géant

Le détail qui tue et qui donne définitivement un charme inimitable au fameux carrefour de Broadway et des 45/46ème rues : un gobelet de nouilles fumantes géant qui domine le croisement !

New York, New York
New York, New York

Un petit truc facile pour repérer les touristes : c’est ceux qui se baladent le nez en l’air et la bouche ouverte, abasourdi sous les immeubles qui les toisent, cherchant le point de fuite de toutes ces lignes de béton, de verre et d’acier. Les façades ouvragées de certains immeubles vraiment beaux nous ont causé quelques torticolis, les yeux perdus levés dans la foule indifférente à son ciel de fenêtres.

Chrysler building
Chrysler building

Sous la masse imposante du Chrysler building, le nez en l’air et un apfelstrüdel à la main, nous essayons de deviner les traits des gargouilles de métal du grand immeuble.

Chrysler building depuis la rue
Chrysler building depuis la rue

Bien sûr, New York est une ville gigantesque, bien sûr, il y a un métro, mais tout de même, l’atmosphère dans les rues mérite qu’on y flâne et qu’on arpente la presqu’île à pied, entre les immeubles, les places qui se découvrent au dernier moment entre les hautes façades, les petits blocs d’appartements sortis tout droit d’univers de polar. Les squares aux gros écureuils revendicatifs, les vendeurs de journaux ou de bagels, les salons de coiffure en sous-sol et les parkings aériens, les étals de boucherie ou de fleuriste (ou d’articles de cuisine industrielle en gros, si ! qui a besoin d’une machine à blanc d’œufs en neige de 100 litres ?), tout est pittoresque. On passe sans cesse de vertigineuses allées aux grattes ciels immenses à des rues presque villageoises. Et puis, vu le plan américain de la ville (rue parallèles, et avenues perpendiculaires à ces dernières), interdit, impensable, impossible de se perdre !

Pas loin de l\'ONU
Pas loin de l'ONU

Tout près du bâtiment des Nations Unies, nous avons laissé nos pas nous mener à droite à gauche entre les passerelles, les quais, les vieux immeubles décrépis pour arriver dans un quartier à l’air calme et aisé. Un immeuble spectaculaire arbore un chapeau pointu.

L’immeuble spectaculaire
L’immeuble spectaculaire

Non loin du bâtiment des Nations Unies, nous sommes tombés sur cet immeuble chapeauté et hérissé de balcons. Des appartements à priori luxueux, ou en tout cas avec une sacrée vue.

Un autre immeuble
Un autre immeuble

Un autre immeuble à l’architecture impressionnante. Il est juste à côté du bâtiment des Nations Unies. On le voit sur la photo « Nations-unies » de Swedimax. La même en plus grand, et d'autres photos des USA ici: http://www.flickr.com/photos/sebabe...

Araucaria (Boca del Chimehuín)
Araucaria (Boca del Chimehuín)

Nous suivons une piste poussiéreuse en bordure du Lac Huechulafquen pour rejoindre le point de départ de notre trek en Araucanie (tout au Nord de la Patagonie). Quoi de plus logique que de croiser régulièrement sur le talus des araucarias ? Ces grands arbres voisins des pins, emblématiques, coriaces, doté d’impressionnantes feuilles dures en écailles se trouvent fréquemment dans les parcs en Europe. Ici, ils accompagneront tout notre trek, multipliant les formes (silhouette de « sapin de Noël », « buissonnants » ou s’élevant à 40m de hauteur…) : à suivre…

Arroyo Rucu Leufú
Arroyo Rucu Leufú

Arroyo Rucu Leufú : Nous commençons notre trek dans le Parc National Lanín en suivant une portion de piste qui se dirige à l’assaut du volcan Lanín. On n’est pas exactement sur un GR et les sous bois regorgent de petites « épreuves » amusantes : passages inondés, tronc renversés… Les araucarias pointent leur tête au-dessus de cimes moins exotiques à nos yeux européens.

Voie Sud vers le Lanín
Voie Sud vers le Lanín

Nous suivons la voie Sud qui monte sur les flancs du volcan Lanín, dans un paysage de moyenne montagne recouvert de belles futaies dominées par les araucarias. Cet été (Novembre 2005 - c’est l’été dans l’hémisphère Sud), la neige s’est attardée très bas. Nous sommes à moins de 1500m d’altitude.

Cascade sur la voie Sud vers le Lanín
Cascade sur la voie Sud vers le Lanín

Le chemin à l’assaut du volcan Lanín prend rapidement de l’altitude dans une ambiance « alpine », si ce n’était la végétation qui nous entoure et qui nous rappelle que nous sommes en Amérique du Sud.

Lacs Huechulafquen et Paimún
Lacs Huechulafquen et Paimún

En suivant la voir Sud montant au volcan Lanín, nous atteignons la limite d’altitude à laquelle poussent les arbres – et accessoirement la neige, qui est demeurée très basse durant l’été 2005. Pas très loin, on aperçoit le point où les lacs Huechulafquen et Paimún se rejoignent. C’est là que nous camperons ce soir, sur le terrain d’une ferme Mapuche qui fait également office de camping… un bien grand mot, car on ne peut pas vraiment parler d’infrastructures, mais c’est tant mieux !

Volcán Lanín
Volcán Lanín

Vue vers le sommet du volcan Lanín (3776m), exceptionnellement enneigé en cet été 2005. Un glacier circulaire coiffe le sommet, formant par endroit un véritable mur de glace de plusieurs dizaines de mètres.

Le volcan Lanín
Le volcan Lanín

Vue vers le sommet du volcan Lanín. De nombreux guides locaux, par exemple à San Martín de los Andes, proposent l’ascension jusqu’au sommet, ou d’autre activités comme le télémark.

Dernière vue sur le volcan Lanín
Dernière vue sur le volcan Lanín

Une dernière vue vers le sommet du volcan Lanín. La frontière Argentine-Chili passe par son cratère. Le quart Nord du volcan est chilien.

Forêt d\'araucarias
Forêt d'araucarias

En redescendant les pentes du volcan Lanín on traverse de magnifiques forêts d’araucarias. Ceux-ci donnent une forte impression de vigueur et de longévité. Même morts, leurs branches restent longtemps en place, leurs silhouettes blanchies hantent la forêt. Des fossiles de ces arbres très anciens ont été retrouvés en Inde, en Afrique, en Amérique et en Australie.

Cimes d\'araucarias
Cimes d'araucarias

Sur les pentes du Lanín, de spectaculaires araucarias dominent la forêt de plusieurs mètres.

Canoës au camping du lac Paimún
Canoës au camping du lac Paimún

Au bout d’une longue piste boueuse et défoncée grouillante de lapins qui piquent des deux, après avoir longé le grand lac Huechulafquen, on parvient au camping du Lac Paimún. Pas vraiment d’infrastructures mais une vaste prairie plantée d’arbres, entourée de lacs et de montagnes, au pied du volcan Lanín. Un peu à l’écart se trouve un ferme Mapuche, seule ethnie autorisée à résider dans le Parc National. Les troupeaux moutons passent et repassent autour de la « cabane au fond du jardin » aménagée à l’attention des campeurs. On a vraiment l’impression d’être au bout du monde… Les canoës nous attendent pour poursuivre le trek à la rame.

Eglise et Lanín sur le Paimún
Eglise et Lanín sur le Paimún

Les canoës glissent sur l’eau bleue électrique du lac Paimún sous un soleil magnifique. L’air est frais, la brise légère, le silence complet : tout semble paisible à cette extrémité du globe. Au bout de quelques centaines de mètres de paresseux coups de pagaie nous laissons dériver nos coques pour « la carte postale obligatoire », à savoir photographier une belle petite église Mapuche incongrue s’immisçant dans le paysage de « grande nature » dominé par le volcan Lanín. Il n’y a personne à l’horizon.

Transition Paimún Huechulafquen
Transition Paimún Huechulafquen

Un petit regard à l’aval sur les 30 kilomètres lac Huechulafquen. Le vent s’engouffrant dans le couloir de montagnes soulève de petits rouleaux qui rendent hasardeuse la traversée du lac Paimún au lac Epulafquen via le Huechulafquen car elle expose le flanc des canoës, lourdement chargés par les tentes et les vivres. Nous accostons donc et transportons en plusieurs voyages notre matériel sur la plage jusqu’à un endroit plus abrité pour rembarquer et attendre le Lac Epulafquen.

Remise à l\'eau au Huechulafquen
Remise à l'eau au Huechulafquen

Après un convoyage de canoës ma foi assez épique le long de la plage, le lac Hechulafquen nous révèle un bras abrité pour recharger le matériel et reprendre les rames, direction le Lac Epulafquen qui s’enfonce dans la nature sauvage. Pas évident de traîner les embarcations avec de l’eau à mi-mollet, les pieds dans le sable et les rouleaux venant par le côté remplir – et alourdir – doucement mais sûrement le fardeau ! Mon bateau ayant évidemment fini par sombrer, il nous a fallu nous mettre à trois pour le ressortir du lac et le vider…

Epulafquen
Epulafquen

Le Lac Epulafquen : une magnifique illsutration de ce pays bleu et vert qu’est l’Araucanie (Nord de la Patagonie). Les eaux calmes s’étendent sur des kilomètres dans un écrin de collines recouvertes d’une épaisse forêt. En arrière plan, la neige s’attarde encore aux sommets rocailleux. Nos canoës glissent en silence au milieu de Parc Naturel du Lanín. On se croirait seuls au monde.

Epulafquen depuis le débarcadère de la casa del guardaparque
Epulafquen depuis le débarcadère de la casa del guardaparque

Un petit ponton sort directement de la forêt pour plonger dans le lac Epulafquen. Il mène à l’ancienne maison du garde-parc, isolée au milieu des collines et des lacs. Le volcan Lanín – toujours lui ! – pointe son glacier sommital au dessus des pentes sauvages.

Casa del Guardaparque
Casa del Guardaparque

Pause en plein soleil, à midi, sur la pelouse de l’ancienne maison du garde-parc, dans un décor extraordinaire : aucune route ne mène à la maison isolée entre les bras des lacs et les collines couvertes d’une épaisse forêt. Si les alentours de la maison sont discrètement paysagés et semblent entretenus, tout autour s’étend le parc sauvage du volcan Lanín. La maison est fermée à clé et utilisée par certains guides locaux comme refuge lors de treks organisés. Quant à nous, nous dormons sous la tente !

Araucaria à la casa del guardaparque
Araucaria à la casa del guardaparque

Nous voici dans le « jardin » de l’ancienne maison du garde parc. Sur cette photo sont rassemblés deux des symboles de la province de Neuquén : le volcan lui-même et un araucaria, très grand et très fort. Dans les « prés » entourant la maison on croise des espèces de grosses pintades que je n’ai pas réussi à identifier. Un peu à l’écart, dans un bosquet d’araucarias, des dizaines de petits perroquets vert se nourrissent dans les branches : un pluie de débris de graines ( ?) tombent sur le promeneur. Les perroquets verts sillonnent les alentours de la maison en petites escadrilles de trois ou quatre…

Ancolies et lupins (casa del guardaparque)
Ancolies et lupins (casa del guardaparque)

Dans le « jardin » de la maison du garde parc, quelques massifs d’ancolies secouent mollement leurs « bonnets à clochettes » dans un brise paisible. Derrière poussent des lupins aux couleurs vives. J’ai vu de véritables champs de lupins sur les bords des routes caillouteuses aux alentours de San Martín de los Andes…

Loutre au zoo de Mulhouse
Loutre au zoo de Mulhouse

Une loutre au zoo de Mulhouse. Dans leur petit enclos, les loutres se courent après inlassablement en lançant des mimiques presques humaines aux visiteurs attroupés. Pas évident de les capturer dans le cadre du viseur, elles ne restent pas en place...

Loutres au zoo de Mulhouse
Loutres au zoo de Mulhouse

Les loutres du zoo de Mulhouse se comportent comme des stars. Mais si elles semblent se régaler de l'attention dont elles font l'objet, elles ne se laissent pas photographier facilement pour autant... Sur 100 photos, il y en a toujours une de plus ou moins réussie, vive le numérique...

Ours au zoo de Mulhouse
Ours au zoo de Mulhouse

C'est vrai, dans son hébétude mélancolique, cet(te) ours(e?) semble un peu triste. Néanmoins je trouve que le zoo de Mulhouse échappe à l'ambiance un peu maussade qu'il y a parfois dans les parcs où les animaux sont en cage. Un bel endroit pour une ballade ou un pique nique.

Chouette lapone au zoo de Mulhouse
Chouette lapone au zoo de Mulhouse

Etonnante chouette diurne... en arrivant devant la vitrine de l'enclos on se retrouve face à une espèce de gros cylindre qui semble se dresser stoïquement, dardant des regards expressifs dans toutes les directions...

Tigres au zoo de Mulhouse
Tigres au zoo de Mulhouse

Oui, je sais, le cadrage est bizarre, mais pourtant j'estime avoir eu de la chance! 3 tigres dont un très gros se partageaient l'enclos ce jour là, jouant avec des cordes et des troncs d'arbres... Le zoo de Mulhouse a une belle fauverie, ne manquez pas les panthères de l'Amour! Le même photo en plus grand ici: http://www.flickr.com/photos/sebabe...

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Récit/Album de Seb (Contact)
Posté le 19 août 2009
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