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QUARTIER DE LA GARE
Trésor ou enfer, elle coupe l'extrême solitude que l'on peut ressentir loin de la capitale. Face à la gare, les gens sont assis, agglutinés par petits groupes. Nous entrons dans cet édifice colonial construit par la France, quelques photos et nous ressortons en même temps que l'équipe junior de football de Djibouti vêtue de jaune qui vient d'arriver, mêlée à un troupeau de chèvres qui déambule sur les rails. C'est le jour et l'heure d'arrivage du qat. La livraison s'effectue quotidiennement par un avion en provenance d'Ethiopie, pays producteur de cette drogue. Tous les Djiboutiens commencent à mâcher l'herbe verte euphorisante, opium du peuple. Nous comprenons l'un des enjeux de la situation géo-politico-économique. Djibouti, dépendante de son fournisseur l'Ethiopie, lui laisse l'accès à la mer.
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DEVANT LA GARE
Nous décidons d'aller faire quelques prises de vue du chemin de fer Djibouto-Ethiopien qui relie Djibouti à Addis Abeba. Il permet au pays voisin l'Ethiopie d'avoir un débouché sur la mer. Les rails posés en 1917 ondulent, déformés par des températures oscillant entre -2° C et +60° C. La ligne n'a par endroit jamais été rénovée. |