Avec une superficie de 2400 km², la régin de Ali Sabieh se situe au sud-est de la république de Djibouti. Les activitées liées au chemin de fer djibouto-éthiopien, l'exploitation des matériaux de constructions ainsi que le stockage des marchandises en transit vers l'Ethiopie sont les principaux atouts de cette région.
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Après avoir mangé un peu, Ali s'en va au village chercher de l'eau pour nous laver. Nous nous allongeons pour une sieste, mais rien à faire, je n'arrive pas à dormir. Je somnole tout de même un peu.
Il faut continuer, le soleil monte, nous allons marcher et rouler près de 25 km encore. Florent a une crampe. Ses brûlures aux jambes commencent à lui faire très mal. La faim et la soif nous tenaillent. J'ai la gorge sèche malgré les dernières gouttes bues de mon camelback.
Sable, soleil, chaleur, soif, désert, fournaise. Nous sommes épuisés, je me vide de mon eau, nos réserves s'amenuisent. Florent est brûlé aux cuisses au premier degré. Tout à coup j'aperçois une piste au-dessus de l'oued. Elle nous permet de quitter cet enfer où nous brûlions à petit feu.
Nous avons perdu du temps à Holhol. La piste que nous avons prise nous rallonge, l'autre étant coupée par les pluies tombées à la saison fraîche. Nous commençons à nous soucier du 4X4 de l'ONTA et à angoisser. Sont-ils partis? Il est 09h30, le soleil tape. Dans un oued défoncé, nous sommes obligés de mettre pied à terre. Le sable est notre pire ennemi avec la chaleur. Nous marchons ainsi pendant une heure, en plein soleil, le corps incendié, les yeux perdus dans l'immensité poussiéreuse. Il est 10h30, la peur me prend aux tripes. Je me sens responsable d'avoir entraîné Florent dans ces conditions extrêmes. Je me demande si nous allons y laisser toutes nos forces. Sable, soleil, chaleur, soif, désert, fournaise. Nous sommes épuisés, je me vide de mon eau, nos réserves s'amenuisent. Florent est brûlé aux cuisses au premier degré. Tout à coup j'aperçois une piste au-dessus de l'oued. Elle nous permet de quitter cet enfer où nous brûlions à petit feu.
Nous croisons une ambulance de l'Unicef qui nous conseille d'attendre un vieux Somalien pour nous escorter jusqu'à la sortie du camp. Les enfants sont agressifs, car ils sont affamés. La piste est très mauvaise. Je tombe une nouvelle fois et me cogne sur ma blessure, ne dis même pas ouf !
Nous faisons une halte devant le camp militaire de l'AND et discutons avec les soldats, très étonnés, qui nous posent des questions sur notre périple. Nous traversons la voie ferrée Djibouti-Ali Sabieh,