De retour à la résidence, nous déjeunons et nous octroyons un temps de repos. Les autres font la sieste, pour moi c'est impossible. J'ai mal à la gorge et me sens sur les nerfs, la fatigue accumulée, la tension retombée de mes responsabilités, l'angoisse du retour
Nous quittons cet homme instruit et fort sympathique et nous dirigeons vers le Semiramis pour donner un petit bonjour à notre gamin et copain de la rue, Momo. Nous le repérons bien après qu'il nous ai vus. Comme d'habitude, il a le sourire enjôleur, nous donne une vraie poignée de main et nous escorte jusque devant le cinéma Odéon. Je lui glisse une petite pièce, il nous souhaite bon voyage en espérant nous revoir avant notre départ.
Ce matin, nous enfilons des cuissards et maillots neufs pour aller remercier l'ONTA de son soutien logistique. Nous y retrouvons nos fidèles compagnons: Hussein le guide et Ali le chauffeur. Nous serrons la main du directeur adjoint et réalisons des photos devant l'ONTA avec toute l'équipe.
Nous nous rendons ensuite à Air France où nous désirons remercier le chef d'agence de son accueil et de son aide. Le contact est comme le précédent, très chaleureux. Nous repartons satisfaits, contents de savoir qu'il existe, même à l'autre bout du monde, des personnes charmantes, accueillantes et disposées à venir en aide à de tels projets.
Nous quittons cet homme instruit et fort sympathique et nous dirigeons vers le Semiramis pour donner un petit bonjour à notre gamin et copain de la rue, Momo. Nous le repérons bien après qu'il nous ai vus. Comme d'habitude, il a le sourire enjôleur, nous donne une vraie poignée de main et nous escorte jusque devant le cinéma Odéon. Je lui glisse une petite pièce, il nous souhaite bon voyage en espérant nous revoir avant notre départ. Le boulevard de la République m'étourdit de son brouhaha de foule et de son vacarme de klaxons.
Cela fait presqu'une heure que nous moulinons et meurtrissons nos muscles. A 07h30 nous sommes sur la route du Roi Fadh, celle qui fait le tour du Goubeth et mène d'Arta à Djibouti en venant du lac Assal ou de Tadjoura. Des centaines de camions roulent à tout va. Il y a encore eu un accident à Oueâ, un poids lourd s'est renversé, bloquant les poids lourds et occasionnant un bouchon, en pleine côte, celle-ci n'étant pas des plus faciles.
Monfreid, homme d'action intrépide et écrivain d'une grande fécondité, auteur de plus de soixante dix romans, a su aiguiser en moi le goût de l'aventure. Ses romans relatent son étonnante épopée: expéditions audacieuses, tempêtes, coutumes indigènes fines ou barbares, rivalités et ruses compliquées, bagarres, poursuites, prison, mais aussi chaleur humaine, car il était un remarquable capitaine meneur d'hommes dont l'équipage et les amis lui furent fidèles jusqu'à la mort. Ses détracteurs sont nombreux, sans doute à cause de cette existence exceptionnelle, tantôt vendeur, trafiquant, gentilhomme de fortune, joumaliste et pourquoi pas espion, peut-être franc-maçon puis Académicien postulant. La lumière qu'il a su apporter à ses récits, dans l'expression des couleurs et le portrait des acteurs de ses aventures, se retrouve avec ces mêmes talents et passion parmi ses aquarelles aux teintes plus douces, empruntes de la serennité de l'homme de réflexion par-delà l'homme d'action.
www.henrydemonfreid.com
l'hostilité des Dankalis, des Issas (appelés Afars) vis à vis de l'étranger blanc, et combien cette race noble et fière peut devenir redoutable parfois. Certes des décennies ont passé depuis, une évolution des coutumes s'est produite, mais elle n'efface pas complètement ce profond sentiment tribal, ancestral.
Nous déjeunons et prenons la route en direction d'une cité dénommée Arrhiba, quartier à forte majorité d'émigrés et de réfugiés des pays de la Corne de l'Afrique. Cécile nous a invités à venir voir l'Ecole Bienvenue où elle donne des cours de soutien scolaire. Nous entrons dans ce bidonville situé près du stade de football flambant neuf. Les eaux usées se déversent dans la rue, des nuages de mouches et d'enfants nous encerclent, les gens vivent à même le sol. ce contraste m'interroge sur la répartition des richesses dans ce pays et les choix politiques.