A 07h30 nous sommes sur la route du Roi Fadh, celle qui fait le tour du Goubeth et mène d'Arta à Djibouti en venant du lac Assal ou de Tadjoura. Des centaines de camions roulent à tout va.
Nous commençons à distinguer les bidonvilles en périphérie de Djibouti. Les problèmes commencent, jusqu'à l'entrée de la ville. Il faut esquiver les cailloux que les enfants et certains adultes nous lancent. A plusieurs reprises, ils passent entre les roues. Je freine, fais mine de descendre de mon vtt en injuriant nos agresseurs qui s'envolent comme des vautours, puis nous reprenons notre chemin. Si j'en attrape un, je lui tord le cou. Arrivés à Balbala, quartier ghetto de Djibouti envahi de milliers d'émigrés des pays africains limitrophes, Florent reçoit un caillou dans sa roue avant qui sectionne plusieurs rayons.
ALI SABIEH Hits: 169 | 16 vote(s) | Commentaires: 0
Après avoir mangé un peu, Ali s'en va au village chercher de l'eau pour nous laver. Nous nous allongeons pour une sieste, mais rien à faire, je n'arrive pas à dormir. Je somnole tout de même un peu.
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Après avoir mangé un peu, Ali s'en va au village chercher de l'eau pour nous laver. Nous nous allongeons pour une sieste, mais rien à faire, je n'arrive pas à dormir. Je somnole tout de même un peu.
Nous revenons tous trois vers le bivouac, discutons de sa nuit et le remercions de nous avoir laissé dans cette inquiétude. Hussein, qui a brouté le qat et fumé le narguilé toute la nuit, est fatigué. Nous lui demandons de rester veiller au matériel, il y a du passage près du bungalow.
A 01h00 du matin, Florent et moi sommes réveillés, impossible de nous rendormir. Sous un ciel totalement étoilé, coupole de mille scintillements, nous discutons jusqu'à 03h00 du travail, de la vie passée, des expériences vécues et de la mentalité des jeunes aujourd'hui. J'en tire la conclusion que je me trouve en total décalage avec la relève. Peut -être en ai-je trop bavé et ne comprends pas cette génération cocouning. Je me souviens des remarques d'Amélie: "Nous vivons dons un monde de laisser-aller. Mon père auroit dressé les jeunes d'aujourd'hui à la dure. C'était un homme qui aimait l'ordre et la discipline. Pour apprendre à nager à ma soeur aînée Gisèle, il l'avait jetée dons la mer du haut de son boutre. L'instinct de survie et la nature devaient faire le reste... ".
ILE DU DIABLE Hits: 1198 | 1 vote(s) | Commentaires: 0
En partant de Dankalelo, nous faisons un détour près des Iles du Diable, au bord du Ghoubet El Karab. Sensation d'être dans les entrailles de l'Enfer. Un vieil homme nous a dit à As Eyla que nous y verrions le Diable, que nous l'entendrions chanter, danser, nous appeler. C'est vrai, ce site fait froid dans le dos. Aucune verdure à des dizaines de kilomètres à la ronde. Il n'y a que rocaille, basalte et roches volcaniques. La lave a envahi la moindre parcelle de terre.
Nous commençons à distinguer les bidonvilles en périphérie de Djibouti. Les problèmes commencent, jusqu'à l'entrée de la ville. Il faut esquiver les cailloux que les enfants nous lancent.