Le pays est en plein changement, le passage du communisme à l'ouverture de marché donne des ailes aux spéculateurs immobiliers. Tirana ressemble à un vaste chantier de constructions nouvelles qui débute et qui semble à certains endroits figé par le temps.
Sur la route qui mène de l'aéroport à la capitale, nombreuses sont les occasions de constater que le pays et en pleine mutation. Le monde agricole côtoie sans état d'âme la civilisation de la haute technologie et du 4x4 roi comme dans de nombreux pays émergeant.
Arrivée à l'Aéroport de Tirana le 30 juin 1999. Il fait chaud, c'est un tout petit aéroport qui ressemble à une petite gare routière. Les gens se pressent pour accrocher un taxi, la première impression c'est que les véhicules allemands sont nombreux et les taxis mercedes sont légions.
"Vivre n'est qu'un passage, petit ou grand, peu importe. C'est l'intensité avec lequel on le vit qui compte. Le rêve, le voyage et l'aventure permettent d'y accéder".
L'aventure se termine, mais comment oublier entre terre, eau et feu, Djibouti, gravé au plus profond de mon être. Ces paysages sublimes, d'une étonnante diversité pour le patrimoine commun de l'humanité, composent selon Haroun Tazieff "un livre de géologie à ciel ouvert", lui pour qui explorer ce territoire sans avoir rencontré Henry de Monfreid relevait du sacrilège. La Mer rouge m'a captivé, je ressens cet amour qui poussa Henry de Monfreid à la parcourir sans cesse au risque de sa vie.
Nous avions convenu d'un rendez-vous avec le docteur Acina à 17h00. Aujourd'hui ponctuelle, nous montons dans son 4X4 et nous dirigeons vers le centre ville. Elle nous conduit à l'association "Solidarité Féminine", dans laquelle elle milite. Cette association s'occupe des femmes en difficulté atteintes de MST ou du SIDA. Des cours d'alphabétisation, de planning familial et de contraception y sont donnés. Encore cette détresse, cette pauvreté et cette misère omniprésentes à Djibouti, plus visibles ici qu'ailleurs car on ne peut les cacher. Elles vous saute aux yeux et vous atteint l'âme comme le soleil vous la brûle. Le docteur Acina nous expose les actions entreprises et les besoins de l'association. Elle nous alarme sur l'urgence des mesures à prendre devant la propagation du virus ViH, qui touche déjà 10 % de la population et plus de 8O % des prostituées. Le paludisme également revient en force.
Nous discutons toute la soirée des sites exceptionnels de Djibouti, tels Arta Plage, les Sept Frères et des endroits à risques en raison des requins. Rentrés chez J-P et Cécile, nous leur offrons le magnifique boutre. Ils sont très heureux du cadeau et nous nous réjouissons de leur faire un si grand plaisir. Ce soir, je n'ai pas sommeil, j'écoute un peu de musique, nostalgique, et m'endors vers 01HOO du matin
Enfin Djibouti, la dernière étape terminée, notre mission accomplie! Nous arrivons près d'Ambouli, élevage, palmeraies, maraîchage nous indiquent la civilisation.
nous sommes sur la route du Roi Fadh, celle qui fait le tour du Goubeth et mène d'Arta à Djibouti en venant du lac Assal ou de Tadjoura, les camions n'arrêtent pas de nous doubler et c'est très dangereux.