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Je rejoins ensuite le boulevard Sothearos pour passer devant le palais royal, la plupart du temps, je préfère suivre le Tonlé Sap et prendre le quai Sisowath devant les jardins de Hun Sen et de l'Hôtel Cambodiana, véritable promenade des anglais, le long du fleuve avec sa multitude de restaurants, cafés et bars animés en soirée, il y en a pour tous les goûts, un lieu de rendez-vous qui se prête aux rencontres.
Six filles travaillent dans ce restaurant-bordel, cinq Ethiopiennes et une jeune Djiboutienne. Elles nous accueillent avec sympathie en nous invitant à boire un café éthiopien. L'ambiance est amicale. Nous nous asseyons sur des lits, j'en compte quatre dans la pièce qui sert de logement aux filles. Nous discutons avec elles de notre raid et de ce qu'il nous reste à faire. La jeune Djiboutienne, prénommée Anna, s'intéresse à Raoul.
Nous filons jusqu'à Dikhil où nous arrivons assoiffés. Hussein part nous chercher des coca-cola bien frais. Auparavant nous avons acheté du pain, du tabac, des cigarettes et des allumettes pour les caravanes de sel du lac Assal.
Il a organisé en notre honneur une petite soirée avec danses et chants des hommes du désert, comme il le faisait lorsque la région était touristique. Nous nous retrouvons dans une Casbah sombre, aux portes clauses à cause de la chaleur du dehors, avec de jeunes Afars le poignard traditionnel à la ceinture, tous assis sur des coussins disposés sur un grand tapis
Sur mon passage, les yeux s'écarquillent, les visages s'illuminent, l'étonnement laisse place à l'admiration, les exclamations animent mon passage, « des hellos, des sok sobaï (çà va), des signes de main amicaux qui me donnent encore plus de conviction et de force pour aller encore plus loin.
Du haut de ma monture délaissant mon Vtt pour mon cyclo fin prêt, je sillonne dorénavant tous les chemins et toutes les routes du Royaume. Je suis heureux d'apporter de la joie aux khmers, ils me la rendent bien.
Sous les pieds de cette dame vous pouvez observer une colambe... Certains matins, le femmes aspergent le seuil de leur porte d'eau pour désisner ensuite sur le sol, à la craie, diverses rosaces pour vénérer leurs dieux.
Ali et Hussein sont bons conseillers, très professionnels et super agréables. Ils nous donnent des tuyaux, négocient les prix, nous servent de guides et d'interprètes.