Des pistes faciles serpentent dans les monts chauves brûlés par le soleil et le vent autour de Landmannalaugar. A presque chaque point de vue, un glacier géant barre l’horizon, sur le fond duquel se détachent des ergots noirs de roche. Fin août, le vent est froid et le désert parait hostile et sans vie, mais si l’on s’arrête un instant, de petits oiseaux grisâtres volettent à droite et à gauche.
Fin août, il fait déjà froid –surtout si la nuit a été claire-, et le temps que les rayons du soleil ne réchauffent le camping les tentes sont couvertes de givre. Les trekkeurs stoïques se rendent en sandales aux toilettes ou aux sources chaudes. Une bande de vikings carbure déjà à la bière en T-shirt et en short…
40°C dans l’eau, 5°C dehors, c’est vivifiant, et il y a plein d’algues bizarroïdes qui flottent dans le bouillon. Des groupes de trekkeurs s’y délassent une bière à la main. Ne pas rester trop longtemps, sinon on ne peut plus sortir !
La présence de sources chaudes est probablement la raison de l’emplacement du camping. Les marcheurs s’y délassent en fin de journée, certains s’y réchauffent même au petit matin, quand le givre couvre encore les tentes !
Landmannalaugar est généralement présenté comme « le berceau de la randonnée en Islande ». Endroit unique même en Islande, il offre aux marcheurs ses montagnes de toutes les couleurs, glaciers, sources chaudes, coulées de laves, rivières aux teintes étranges et belvédères de science-fiction. Comme souvent en Islande, le site est « très » fréquenté, les infrastructures d’accueil sont vraiment confortables, mais le site garde un cachet rude et sauvage. Pas évident de planter les piquets des tentes ici, prévoir un marteau !