Il y a 194 images dans cet album de photos de voyage. Les albums peuvent contenir plusieurs pages et plusieurs sous-albums, pensez à naviguer entre eux.
Le soir tombe sur les berges noires de la Skaftá. Les méandres de la rivière s’étalent sur une plaine austère entourée de collines chauves au pied desquelles les lagopèdes, encore en tenue d’été, se dissimulent en groupes dans les ravines. Les Islandais chassent le lagopède pour le repas de Nöel, et il en faut deux et demi pour être rassasié (dixit notre guide) !
Un site surprenant : au bord de la grande rivière Skaftá, une coulée de lave a été sculptée par les eaux de ruissellement en ce qui ressemble aujourd’hui à un village d’elfes. Arcs, colonnes, courts piliers de laves se succèdent sur le site bordé par un ruisseau rejoignant la rivière. L’herbe rase, les petites flaques-miroirs reflétant le ciel de plomb autours desquelles s’épanouissent des bouquets de linaigrettes, d’étranges sculptures de lave, des talus révélant de petites cavernes dont la lave érodée étaie le plafond, tout cela contribue à donner à l’endroit un aspect artificiel et paysagé, alors qu’il n’en est rien.
Les caprices du temps islandais nous plongent tour à tour dans une profonde morosité (pique-niquer transi dans la brume impénétrable d’un col vertigineux, sur une pente improbable martelée par la grêle et la pluie…) et un émerveillement renouvelé sans cesse (lorsque des paysages fantomatiques se révèlent de façon inattendue, alignant volcans noirs et verts, lignes de crêtes fluorescentes et plaines de cendre sous les nuages enrubannés). C’est ça la marche en Islande, et il y en a qui en redemandent !
Sur ces vastes étendues noires et vertes, couvertes de mousses qui changent de couleur avec l’humidité, on peut croiser quelques moutons en vadrouille, par groupes de trois ou quatre… On se demande ce qu’ils mangent…
Le lac Langisjór, l’un des plus grands et des plus célèbres d’Islande, émerge de la brume au bout des pistes fantomatiques. A vrai dire, le ciel était si bas que nous n’avons pas vraiment pu en apprécier la beauté… mais l’atmosphère étrange qui régnait était assurément mémorable !
Sous un ciel gris et bas, d’interminables étendues noires et plates s’étendent. Le sol meuble, le vent, la pluie et les gués glacés ne rendent cependant pas ces étendues très faciles à traverser. Des cônes volcaniques couverts de mousse et des formations de lave torturées crèvent la couche de cendre ça et là. Au loin, de larges rivières aux multiples bras effilochés reflètent le ciel grisâtre.
A quelques kilomètres de Landmannalaugar, le paysage change du tout au tout. De grandes étendues de collines noires et vertes, à vrai dire plus représentatives de l’Islande que les collines de rhyolite, s’étendent vallée après vallée. Les pistes de 4x4 longent de vastes lacs-miroirs ou des cours d’eau peu profonds serpentant sur le sol de cendre noire. On croise parfois des lignes électriques assez curieuse dans ce paysage à la fois désolé et paisible. Les petits pompons blancs dans l’herbe sont des linaigrettes.
Dès mi-septembre les jours raccourcissent de plus en plus vite. Même si le soleil se couche toujours plus tard qu’en Europe continentale, on remarque très nettement que l’obscurité tombe plus tôt chaque jour. Avec la lumière du soir et les pluies passagère, on a droit à de superbes arc-en-ciel…
En bas du court chemin escarpé, une lourde vapeur soufrée s’échappe des empilements de rocs. Aux endroits sans éboulis, comme ici, le soufre laisse des dépôts blanchâtres. Le sol à l’air brûlé.
Depuis la « forteresse de lave reptilienne », une vue sur l’étendue du Laugahraun. Le camping est juste au bout de la coulée, mais on ne le voit pas car celle-ci forme un mur d’une dizaine de mètres de haut à son extrémité, cachant ainsi les tentes et le refuge blotti à son pied.
Le chemin que l’on aperçoit descendant le col longe la coulée de lave pour rejoindre le camping. Il a beau être des plus fréquenté, il n’en reste pas moins traître et vous regretteriez de vous y aventurer en baskets…
Le Laugahraun est la coulée de lave au pied duquel s’étend le camping de Landmannalaugar. Sur les hauteurs de son extrémité Ouest, on voit ce curieux épanchement hérissé, à mi-chemin entre une forteresse dominant un col et un reptile géant vautré au soleil. D’étranges éperons de pierre se dressent sur les collines Brennisteinsalda, à gauche.
Le petit lac soufré perché dans ses « dunes » se cache derrière la colline Bláhnúkur. Les nuages jettent des ombres impossibles, plongeant certaines collines dans le noir et pas les autres, ajoutant aux contrastes déjà violents du paysage.
Le soufre affleure et laisse d’impressionnantes brûlures aux collines rhyolitiques. Des petites flaques turquoise frémissent au milieu, émettant une odeur caractéristique d’œuf dur/pourri (le débat est ouvert…). Apparemment ça ne semble pas incommoder les mousses qui colonisent cet environnement agressif.