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Nous sommes de retour sur le chemin fréquenté qui relie Landmannalaugar à Þórsmök. On voit ici le chemin s’orienter vers le Sud-Est et partir vers le désert hanté de l’Emstrur.
En grimpant sur les collines bordant la vallée des angéliques, on a une vue superbe sur Mælifellssandur et sur le Mýrdalsjökull. Comme souvent, les chemins sont très raides et les pierres ne tiennent qu’avec la mousse ! Un vent glacé souffle ce soir, nous sommes bientôt en Septembre.
Alors que s’évase Hvanngil, la vallée des angéliques, nous posons nos tentes dans le camping du même nom, autour d’un refuge muni de douches (Chaude ? Pas chaude ? C’est pile ou face, choisissez bien). Quelques îlots de terre meuble accueillent les tentes en bordure de pittoresques affleurements de lave déchiquetée. Des cailloux coupants bordent la piste s’incurvant au Sud-Est vers le désert « maudit » et hanté d’Emstrur.
En s’éloignant de Mælifellssandur, la traversée d’un kilomètre de gué et de mousses gorgées d’eau permet de couper par les collines pour atteindre plus aisément la vallée des angéliques à l’extrémité de laquelle attend un refuge muni de douche (payante)!
On pourrait être tenté, en traversant Kaldaklof, de remettre ses chaussures pour progresser plus vite. Mais les gués sont changeants et le sol spongieux se gorge d’eau sous le poids des marcheurs. C’est encore en sandales qu’on s’en sort le plus vite.
Un conseil pour bien traverser les quelques kilomètres de mélange boue, herbes, joncs, cendre, eau glacée : prévoir des sandales pour se protéger des coupures, mais bien ouvertes pour évacuer les petits cailloux abrasifs !
En marge du Mælifellssandur et du Mýrdalsjökull, vers les collines bordant au Nord les sables noirs du glacier, nous traversons chaussures à la main et en sandales d’interminables gués incertains, changeant, et glacés !
L’étendue des cendres et des sables escamote les pistes de 4x4 en annulant les distances. Le silence irréel, l’impression de marcher sur place et la solitude suggèrent le recueillement, la relaxation, quelques choses hors du temps, mais les sables mous rendent la progression difficile et nous rappellent à la réalité.
Au Nord du glacier Mýrdalsjökull d’étendent les sables noirs et mous de Mælifellssandur. Le vent pousse à tout vitesse des nuages de plomb au travers du ciel.
Quand on se détourne du Mýrdalsjökull, on aperçoit à l’horizon le Tindfjallajökull. L’Islande tient toujours ses promesses de glaciers, de déserts noirs venteux et de mousses vertes fluorescentes.