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Hverir (Námafjall), site de solfatares et de marmites de boue non loin de Mývatn. Des monticules brûlés crachent de suffocantes vapeurs chargées de soufre.
Les petits points noirs sont des oies sauvages au dessus de Möðrudalsfjallgarðar. En revenant des fjords l’Est et en prenant la route n°901, on roule dans un beau désert de collines rocailleuses. Sur un flanc de colline isolée, il y a une étrange « œuvre d’art » représentant des notes sur une portée…
Le désert est saupoudré d’innombrables grosses pierres, non loin de Skessugarður, gros mur (naturel ?) de cailloux de plusieurs centaines de kilos. Le silence est presque absolu, à peine troublé par quelques insectes, des battements d’aile timides d’oiseaux ou le passage d’oies sauvages. Entre les rochers, de discrets lichens ou un peu de mousse, de curieux arbustes aux troncs tourmentés rampant contre le sol.
Ce n’est pas une glace au curaçao mais un exemple des nombreuses couleurs que peuvent prendre les icebergs miniatures rejetés du grand Vatnajökull dans la lagune glaciaire du Jökulsárlon. Ecrasée entre glacier et océan, au Sud-Est de l’Islande, ce petit bout de Pôle Nord est un must pour les touristes et les phoques qui viennent parfois y piéger les poissons remontés par la marée.
Ecrasé sur une plage interminable à l’entrée des sables de Mýrdalssandur, couvert de mousses d’un vert « islandais », le Hjörleifshöfdi s’élève à 220m au-dessus du sable noir. De gros éperons rocheux aux formes variées sont échoués dans le sable autour de lui. Face à la mer encore lointaine, un refuge offre au randonneur un abris contre les puissants vents salés. De larges rivières croisent des traces de 4x4, parfois des zones herbacées ou de rares fleurs, de nombreux squelettes d’oiseaux. De gros pétrels bruns passent en planant.
Dans une région noire couverte de mousse vert fluorescent s’étend langue glacière de Sólheimajökull, issue de la petite calotte glacière de Mýrdalsjökull. L’odeur du soufre est omniprésente.
La route n°1 fait le tour de l’Islande. En longeant la côte Sud, on croise de nombreuses cascades, glaciers, deltas de rivières grise et glacées, le tout dans une alternance de champs de lave rugueux et de dunes de cendres noires.
Seljalandsfoss tombe d’une soixantaine de mètres de la falaise verdoyante depuis un surplomb. Bien que la chute soit impressionnante, il ne s’agit en fait que d’une très petite rivière.
Aux portes du désert de Sprengisandur on aperçoit le lac Hrauneyjalón, réservoir de la centrale hydroélectrique de Hrauneyjafossstöð. Un vaste gîte/dortoir au parking encombré de 4x4 se dresse complètement incongru à quelques kilomètres de là. Vu la piste d’enfonçant plus profondément dans le pays, c’est là que nous avons rebroussé chemin vers le sud avec notre véhicule « normal »… Le mythique site de Landmannalaugar, berceau de la randonnée en Islande, s’étend quelques dizaines de kilomètres plus au Sud.
On ne peut pas s’aventurer beaucoup plus loin sans 4x4 dans le désert noir de Sprengisandur, Le lac Þórisvatn, de plus de 10km de long, débouche sur le barrage de Vatnsfellsstöð. Le vent très fort et glacé n’empêche pas des bouquets de minuscules fleurs bleues, rouges ou jaunes de s’ouvrir partout à même me sable. On dirait des myosotis.
A la sortie de la capitale Reykjavík, la route n°1 traverse un champ de lave impressionnant. Rouler en Islande, c’est le dépaysement dès les premiers kilomètres.