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Cécile nous a invités à venir voir l'Ecole Bienvenue où elle donne des cours de soutien scolaire. Nous entrons dans ce bidonville situé près du stade de football flambant neuf.
II nous confirme que celle-ci n'est pas bonne pour le moment et qu'un véhicule a sauté sur une mine anti-char du côté de Randa. Ce n'est pas rassurant pour nous.
Nous faisons une halte devant l'Etat Major des Forces Armées Djiboutiennes. Interpellés par un militaire en tenue kaki qui nous sourit à pleines dents, nous discutons de leur armement et de la situation dans le nord.
Revenus à la palmeraie, nous nous affalons sur nos lits picots. Le petit singe tourne d'arbre en arbre autour de nous. Il a déjà essayé en notre absence de chaparder quelques biscuits. Il veille dans le manguier juste au-dessus de nos têtes.
Je me mets au lit de bonne heure, mon ventre plein et la joumée passée au soleil m'ont assommé. Je m'endors contemplant le ciel envahi de nuages, ce qui est rare. Mes pensées vont à la Bretagne et à la température que nous aurons au retour.
Sur le chemin du retour, alors que le soleil devenu orangé se couche, nous nous arrêtons pour voir une gigantesque termitière. Raoul et Florent pensent à une supercherie, je ne suis pas d'accord avec eux.
Le climat est plus frais que celui des autres villes de Djibouti. Nous dominons le golfe de Tadjoura, superbe par la couleur et la profondeur de ses eaux, face aux monts Goda où se situe la forêt du Day.
Le Toyota grimpe cette côte défoncée sans mal alors que nous transpirons à grosses gouttes. Heureusement que nos Energy 50 T Peugeot ne pèsent pas une tonne! Ce sont des Vtt hors pair. Nous n'avons eu aucun incident mécanique avec eux durant tout le raid. Le seul problème majeur que nous ayons résolu était celui des sacoches qui se baladaient et se prenaient dans les rayons, tordant d'ailleurs certains de ma roue arrière.
Enfin nous arrivons à la moyenne de 9 à 10 km/h au pied de la piste escarpée des Mariés. Le Land cruiser a du mal à monter. Ali descend du véhicule actionner les verrous des 4 roues motrices puis remonte dans sa machine, alors que nous mettons pied à terre pour pousser nos vélos dans cette terrible montée.
Nous commençons à distinguer la colline sur laquelle est planté Arta. Florent est en super forme, et moi à la ramasse.Le Toyota se porte à ma hauteur. Raoul me demande d'arrêter. Rien de tel pour me donner la rage et repartir comme un fou.
Nous enfourchons nos VTT vers 08h00, escortés par le fidèle Ali et Raoul. Ce matin est très très dur. En plus de la fatigue accumulée, cette nuit d'insomnie. La piste qui monte d'Arta Plage à Arta Ville a 800 mètres de dénivelé, encaissé dans un oued. Les premiers kilomètres sont difficiles, déjà il faut trouver son rythme. La piste n'arrête pas de monter pendant 1 5 kilomètres. Nous progressons sur le sable, les cailloux et les rochers qui en dépassent. A chaque instant, nous pouvons chuter, nous sommes en équilibre constant. Nous roulons petit plateau en jouant avec les pignons arrières. Je souffre terriblement ce matin.