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Nous déjeunons et prenons la route en direction d'une cité dénommée Arrhiba, quartier à forte majorité d'émigrés et de réfugiés des pays de la Corne de l'Afrique. Cécile nous a invités à venir voir l'Ecole Bienvenue où elle donne des cours de soutien scolaire. Nous entrons dans ce bidonville situé près du stade de football flambant neuf. Les eaux usées se déversent dans la rue, des nuages de mouches et d'enfants nous encerclent, les gens vivent à même le sol. ce contraste m'interroge sur la répartition des richesses dans ce pays et les choix politiques. Le sport est-il prioritaire par rapport au développement économique? La classe de Cécile est située dans une petite casemate comprenant deux classes pour une douzaine d'élèves.
Température, relief chaotique hanté par la silhouette d'Henry, je me suis juré d'y retourner avec la force de mon corps et de mon âme afin de me mesurer à ces conditions extrêmes. Peu à peu naît en moi l'idée de partir effectuer un Raid Extrême en vélo tout terrain à Djibouti.
à travers un relief désertique et lunaire où les températures oscillent entre 25 et 55° C. facteur à ne jamais négliger. Traverser le désert du Grand Bara, la banquise de sel du lac Assai où la température avoisine les 50° C, parcourir des dénivelés de 157 à +2010 mètres lors de l'ascension du Moussa Ali ou de celle du Bara Barré. J'ai connu ce pays, j'y ai souffert. j'espère être à la hauteur pour l'affronter de long en large. Cet objectif sera certainement le plus difficile à atteindre, mais nous nous y préparons depuis des mois.
Nous parvenons à rejoindre la route qui va vers Doralé et Kor Ambâdo. Des vendeurs de coquillages sont installés au bord dans des cahutes, des enfants de trois ou quatre ans mendient tout le long de la route. D'autres enterrent les morts, nous remarquons des tas de tombes.
Nous arrivons enfin sur du terrain un peu plus dur et rejoignons une maison restaurant qui résonne de musique. Nous y déposons nos VTT. Ils seront gardés et à l'ombre.
Nous ruisselons de sueur. Une seule chose compte à présent: enfiler nos maillots de bain et plonger dans la mer Rouge. Nous nous dépêchons de tirer nos vêtements collants de sueur et de poussière. Le soleil a déjà fait des dégâts, nos bras, nos nuques et nos jambes nous cuisent malgré l'écran total.
Les sacoches bloquent ma roue arrière. Florent remédie au problème avec du chatterton. Nous sommes impressionnés par la fiabilité de notre matériel. Néanmoins nous enlevons les chaussures des pédales automatiques dans les montées rocailleuses, car nous ne pouvons déchausser à temps et risquons à nouveau une chute.
Nous nous arrêtons au poste de Police central. Les locaux sont sales, vieillots, les vitres brisées, les plafonds tombent. Paradoxe, la radio crépite à tout va, période électorale oblige. Les trottoirs fourmillent de vendeurs à la sauvette entre le cinéma Odéon et la gare.
A l'entrée du port, il faut montrer sa carte et le garde nous demande d'éteindre nos codes qui l'éblouissent. Il est 19 heures et il fait déjà nuit. Nous visitons trois barques en vente. J-P et Cécile commentent les avantages et les inconvénients de chacune, puis nous repartons vers le centre de Djibouti.
Tous les enfants que je croise me demandent de l'argent. Les femmes vendent cacahuètes, chewing- gum, bombons, les hommes s'affairent près de l'Etat Major de l'Armée, les bus sont bondés, ils n'ont plus de vitres. Je prends la direction du centre de Djibouti et je pense encore à mon ange gardien. j'essaie de lui montrer des signes d'impatience.Je veux acheter du pain, mais le Sémiramis est fermé à cause d'une panne d'électricité
Nous entrons dans ce bidonville situé près du stade de football flambant neuf. Les eaux usées se déversent dans la rue, des nuages de mouches et d'enfants nous encerclent, les gens vivent à même le sol. ce contraste m'interroge sur la répartition des richesses dans ce pays et les choix politiques. Le sport est-il prioritaire par rapport au développement économique?
Déjà réveillé à 07h00. Mon mal de tête s'est estompé ainsi que ma gastro. J'ai rendez-vous à 09h00 avec l'ophtalmologiste, le docteur Dell' Aquila. Enfourchant nos vélos, nous faisons un crochet par le centre islamique de Djibouti.