Il y a 221 images dans cet album de photos de voyage. Les albums peuvent contenir plusieurs pages et plusieurs sous-albums, pensez à naviguer entre eux.
Nous faisons une halte devant le camp militaire de l'AND et discutons avec les soldats, très étonnés, qui nous posent des questions sur notre périple. Nous traversons la voie ferrée Djibouti-Ali Sabieh,
05h30, le soleil n'est pas encore levé mais la clarté de l'aube nous permet de passer l'oued sans encombre. Nous rejoignons la piste qui mène à Holhol. Mon petit déjeuner remonte, j'ai le ventre lourd, mal au coeur et transpire à flots. je m'hydrate sans attendre en aspirant par l'embout relié à mon camelback. Quatre litres d'eau vitaminée dans le dos ne sont pas de trop pour tenir jusqu'à l'étape d'Holhol.
jouxtant la cité construite en 1884, les quartiers et les bidons-villes àbritent la moitié de la population de la République. La pauvreté était omniprésente: enfants, handicapés, vieillards, mendicité, petits boulots, cireurs, vendeurs ambulants remplissaient les rues
jouxtant la cité construite en 1884, les quartiers et les bidons-villes àbritent la moitié de la population de la République. La pauvreté était omniprésente: enfants, handicapés, vieillards, mendicité, petits boulots, cireurs, vendeurs ambulants remplissaient les rues
Je décide d'aller faire un tour boulevard de la République prendre la température de la rue avant le grand jour, à la veille de l'élection présidentielle. Il y a peu de gens dans la rue, les bus ne circulent pus, les militaires et les policiers ont regagné leurs casernes, les administrations ferment de bonne heure car demain les bureaux de vote ouvrent à 06h00 pour quelque 1 70 000 électeurs, et à 21 hOO tout sera joué. Je rentre sur la base et discute avec le chouf Yéménite de la situation. Pour lui tout est joué d'avance, le pouvoir restera à l'ethnie Afar en place depuis 22 ans. Le neveu du Président, Ismaël Omar Guelleh, brigue la succession appuyé par son oncle. L'opposition djiboutienne s'est ralliée à l'ancien chef indépendantiste, Moussa Ahmed Adriss, également de l'ethnie Afar.
Nous nous arrêtons à une pâtisserie. Je fais des photos discrètement. Un jeune nous parle, il dit être au chômage avec bac + 2, nous présente la situation de son pays et 22 ans de dictature. Certains n'ont pas de salaire depuis plus d'un an. Nous discutons des possibilités non exploitées de Djibouti pour prendre son essor économique et de la mentalité djiboutienne bien particulière, entre nonchalance et esprit guerrier.