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village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth. Les pluies les auraient mis à jour et le berger les aurait transportés jusqu'à ce village tout proche
tous assis sur des coussins disposés sur un grand tapis. Aucune femme. Les hommes entonnent des chants a capella, rythmés par la seule mélopée et leurs cris en échos, certains mâchent du qat
Une fois la panse bien pleine et le sourire aux lèvres, Moussa nous rejoint. Il a organisé en notre honneur une petite soirée avec danses et chants des hommes du désert, comme il le faisait lorsque la région était touristique
le cabri farci que nous avons commandé au village finit de cuire. L'odeur délicieuse de la chaire dorée nous met l'eau à la bouche. Nous n'avons pas mangé de viande depuis le début de la semaine, si ce n'est un peu de mouton à Dikhil. Nous nous léchons les babines, le cabri est succulent, farci au riz avec des épices, cannelle, clous de girofle et autres senteurs secrètes. Nous partageons ce repas avec Hussein et Ali, qui mangent toujours à part et à qui il nous faut à chaque fois apporter une assiette, sinon ils ne réclament aucune nourriture.
J'ai l'impression d'être 2000 ans en arrière, les toukouls traditionnels sont dans des enclos de branchages, les enfants pieds nus en guenilles, les chèvres et les cabris composent ce paysage primitif.
Nous nous ensablons dans un oued. Heureusement Ali est fin conducteur, 40 ans de brousse, ça aide. Il nous sort de cette mauvaise position et nous retrouvons le chemin qui mène au village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth.
Le jeune Afar, Moussa, nous propose de nous montrer les restes fossilisés d'un mammouth, découvert par un berger dans un oued à 4 kilomètres d'As Eyla, et des termitières qui se trouvent sur le chemin