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Le tombeau en argent est achevé en 1736 par Ignác Platzer sur un projet de Fischer von Erlach. A l'origine Jean est fils de berger, il fut ordonné prêtre, puis gravit les échelons et en 1390 il fut promu archidiacre de Sasz et chanoine de la cathédrale Saint-Guy de Prague. Il entra en conflit avec Venceslas IV de Bohème et du coup il fut torturé par le feu et jeté dans la Moldau. il fut canonisé en 1729 comme martyr du secret de la confession.
Voici la face de la cathédrale Saint Guy dans le chateau de Prague. C'est un chef d'oeuvre d'architecture gothique. On peut voir sa rosace en plein milieu.
La construction de la Cathédrale actuelle fut achevée au XIIIE siècle par un architecte anonyme, communément appelé le Maître de Bourges. A cette époque, la ville était entourée de remparts, dont quelques restes subsistent aujourd'hui encore dans la rue des Trois-maillets. Une église romane avait été bâtie sur son emplacement au XIe siècle, quand Bourges devint la capitale de l'Aquitaine Ier. L'église ayant été détruite par un incendie en 1193, l'archevêque Henri de Sully ordonna qu'elle soit remplacée par un édifice plus important. Les travaux débutèrent en 1195 et se poursuivirent jusqu'au deuxième quart du XIIIe siècle, faisant de Saint-Etienne la première cathédrale gothique à voir le jour au sud de la Loire.
Menaçant de s'écrouler, la tour sud, surnommée la Tour Sourde parce qu'elle n'abritait pas de cloche, fut consolidée en 1313 par un énorme pilier-butant. La tour nord, effondrée en 1506, fut reconstruite, avec d'intéressants ajouts, grâce aux dons de fidèles qui s'assuraient ainsi le droit d'adoucir le carême, ce qui lui valut le nom de Tour de Beurre.
La cathédrale Saint-Etienne de Bourges donne l'impression d'un immense vaisseau qui, avec ses 120 mètres, est poussé - semblebles à des rames - par l'élan de ses arcs-boutants à double étage et à double volée (particularité de la cathédrale Saint-Etienne de Bourges).
La façade occidentale présente sur son parvis cinq portails de dimensions différentes, voulues par le maître d'oeuvre, pour donner une plus grande impression d'originalité et de variété.
Le portail de gauche est celui de Saint-Guillaume (XVIe siècle), Archevêque de Bourges (1200-1209).
Le portail suivant est celui de la Sainte Vierge, avec les lignes centrales et supérieures du XIIIe siècle.
Le portail central est présenté photo suivante et les deux portails à droite du portail central sont successivement celui de Saint-Etienne (XIIIe siècle), patron de la cathédrale et de Saint-Ursin (XIIIe siècle), premier Evêque de Bourges et apôtre du Berry (non pris en photo du fait des travaux de rénovation).
Les portails qui donnent accès aux nefs sont tous richement décorés, mais le tympan du portail central, qui représente des scènes du Jugement dernier - la Résurection des morts, le Jugement de Saint Michel, le Christ rédempteur - est une des plus belles réalisations de la sculpture gothique du XIIIème siècle.
Composée d'un corps de cinq nefs, de hauteur décroissante à partir du centre, complétées par des chapelles et des absidioles, la cathédrale de Bourges donne une extraordinaire impression de force et de majesté. Une de ses caractéristiques les plus remarquables est l'absence de transept, qui la distingue de toute les cathédrales gothiques et crée un espace intérieur unifié, où rien ne vient couper le formidable élan des nefs. Hauteur sous clef de la nef : 37.15 mètres, longueur de la nef : 124 mètres, largeur : 41 mètres. Quatres nefs latérales épaulent la nef centrale, et la caractéristique originale des cind nefs créées est :
- d'avoir créé de haut en bas de la cathédrale une magnifique luminosité. Celle-ci provenant des étages successifs d'ombres et de lumière procurés par les fenêtres ayant pu être percées, grâce à la différence importante des doubles bas-côtés par rapport à la nef centrale.
- de faire déboucher chacunes des nefs par un portail particulier sur un magnifique parvis.
Il est extrêmement rare que les vitraux d'une grande cathédrale gothique puissent être regardés à 1 mètre seulement de distance, pratiquement à hauteur d'oeil. C'est le cas à Bourges, où l'on peut en contempler d'admirables, vieux de sept siècles, illustrant en éclats de lumière des épisodes de la Bible, comme ceux du bon Samaritain ou du fils prodigue.