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Pratiquement où que l’on soit dans le parc national, on voit le cône imposant du volcan Lanín dominer largement les montagnes et les lacs alentour. Le Lanín culmine à 3776 m. On peut accéder à son sommet en une douzaine d’heures en partant de sa base. Attention, matériel d’escalade sur glace indispensable !
De par sa taille (environ 25 km de long, 3 à 5 km de large) et avec l’aide bougonne du climat patagon, le lac se couvre Huechulafquen se couvre de moutons d’écume qui ne doivent pas vous tromper : il y règne un véritable houle avec des vagues rendant hasardeuses les tentatives de canotage !
Une route longe le grand Lac Huechulafquen, offrant une impressionnante vue panoramique. Nous sommes à l’orée du parc national Lanín, le grand volcan dominant les montagnes allentour, vers l’embouchure de la Chimehuín, une rivière poissonneuse qui attirent de plus en plus de touristes pêcheurs, entre autres américains et amateurs de saumon…
Les argentins appellent « barbe du vieux » le vigoureux lichen qui couvre les troncs des lengas, signe d’un air non pollué et d’un forêt pleine de force. Nous grimpons vers un col encore couvert de neige à l’arrivée de l’été.
La forêt au départ d’Arroyo partido est assez surprenante pour un marcheur européen, étalant sur les pentes douces des arbres aux écorces rude, d’étranges bambous grêles et autres plantes grasses aux feuilles agressives. Nous somme ici dans une futaie de « lengas » (quel est leur nom européen ?) couverts d’un exubérant lichen : l’air est pur ! Un indien Mapuche habitant dans le coin entretien la forêt. L’été argentin 2005 (en Novembre, nous somme dans l’hémisphère Sud !) a été particulièrement froid et humide, d’où les sous bois enneigés… Nous sommes entre 1000 et 1500m d’altitude.
Arroyo partido (« la séparation des ruisseaux ») est une petite balade sympathique à une quinzaine de kilomètres de San Martín de los Andes, dans la région de Neuquén.
Nous sommes en bordure du Parque Nacional Lanín, dans une région de multiples grands lacs allongés perpendiculaires à l’échine de la Cordillière des Andes qui court du Pérou au Chili. Moins fréquentée que les terres les plus australes de la Patagonie, la région n’en dégage pas moins une forte impression de nature brute et d’isolement, même si les trekkeurs (et les pêcheurs) internationaux commence à arriver.