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Géographie et climat de Franche-Comté

La Franche-Comté est la seule région française où règne un climat continental, ce qui implique de grands écarts de températures entre l'hiver et l'été. Il peut faire jusqu'à moins quarante voire moins cinquante dans certains coins et cela monte jusqu'à une bonne trentaine de degrés en été.

Géologie

La Franche-Comté est en grande partie occupée par le massif Jurassien, qu'elle partage avec la Suisse (cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel, Jura principalement). Le reste de la région possède un relief moins montagneux (Bresse, plaine Dôloise, Haute-Saône), à part un petit bout des Vosges (Ballon d'Alsace).

La formation des calcaires jurassiens, pendant l’ère secondaire

Les roches les plus anciennes du Jura datent du Trias (-245 à -208 M d’années), mais c’est au Jurassique (-208 à -144 M d’années) que la plupart des sédiments se sont déposés. Ceux-ci reposent sur un socle cristallin datant de l’ère primaire : le socle hercynien.
Au début du Jurassique, une mer peu profonde a recouvert la région, soumise à cette époque à un climat tropical. Cette mer, isolée de l’océan à une époque, s’est asséchée à plusieurs reprises, laissant des couches de sel s’intercaler. Ces filons ont laissé leur nom à des villes comme Salins ou Lons-le-Saunier.

Le soulèvement du massif au tertiaire (-66,4 à -1,8 M d’années)

La collision des continents africain et européen a donné naissance à une série de chaînes de montagnes qui s’étend de l’Espagne à l’Iran. Les Alpes ne sont en fait qu’une partie de ce grand ensemble.
Le plissement du Jura s’est effectué suite à la surrection des Alpes, entre -13 et -5 M d’années. C’est donc une chaîne contemporaine aux Alpes. La présence du Plateau suisse, grande zone de faible altitude non plissée entre les Alpes et le Jura, est due à sa constitution molassique, plus lourde et rigide, tandis que le Jura, composé de calcaires alternés par des couches de sel plus souples, n’a lui opposé aucune résistance à la poussée des continents.

C’est à la fin du tertiaire, il y a 10 millions d’années, que le Jura a commencé à subir l’érosion, l’eau s’infiltrant dans les roches. Cette eau, par réaction chimique (en dissolvant le calcaire), a transformé le sous-sol jurassien en véritable gruyère, creusant un peu partout de multiples gouffres, grottes, balmes, avens… Ce type d’érosion, caractéristique des massifs calcaires, est qualifié de karstique, du nom d’une région (le Karst) située en Slovénie et typique de ce type de relief.

Les glaciations du Quaternaire (-1,8 millions d’années)

Au Quaternaire, un autre phénomène a à son tour profondément transformé la configuration du massif : l’érosion glaciaire. En effet, lors de la dernière glaciation (Würm, 12 000 ans avant notre ère), le glacier du Rhône descendait jusqu’à Lyon et recouvrait la plaine du Léman de près 1000 m de glace, alimenté en cours de route par les calottes glaciaires des sommets jurassiens.

Les glaciers sont de formidables transporteurs de matériaux, aussi bien à leur surface qu’en dessous. C’est pourquoi les roches affleurantes ont été polies, des restes de moraines glaciaires sont encore visibles par endroits et on peut retrouver des galets et des blocs erratiques de plusieurs tonnes issus de roches cristallines ou métamorphiques d’origine alpine, abandonnées sur les pentes du lac Léman.

Aspect actuel

Aujourd’hui, le Jura est un massif au relief doux, s’élevant en marches successives du côté français jusqu’au pli le plus élevé (la Haute Chaîne) qui tombe brutalement côté suisse. Le point culminant du massif est le Crêt de la Neige (1717,6 m) situé sur la Haute Chaîne, dans le département de l’Ain.
Les plissements se sont profondément transformés avec l’érosion : on retrouve des sommets (anticlinaux) évidés, qui sont devenu des combes, des vallées (synclinaux) perchées, comme le Mont Fier à Prémanon ou encore des cluses (vallée perpendiculaire au relief), comme la cluse de Nantua.

De nombreuses grandes rivières prennent leur source dans le massif, entre autres l’Ain, le Doubs, l’Orbe, la Bienne, la Valserine, l’Aar ou encore la Loue, qui est en réalité une résurgence du Doubs.

Régions naturelles

Les différences de relief permettent de diviser le massif en plusieurs régions :

  • Le Bugey est la partie la plus au sud du massif ;
  • La Petite Montagne le borde au nord, d’altitude moyenne au relief très plissé ;
  • Le Revermont à l’ouest, relief très modeste se poursuivant au nord par les Avant-monts, fait frontière avec la plaine de la Bresse ;
  • Les Premier et Deuxième Plateaux forment deux marches successives permettant de s’élever de près de 700m ;
  • La Haute Chaîne, le dernier relief à l’est et le plus élevé, comprenant au sud le Jura plissé dont font partie les Hautes Combes. C'est sur cette partie que l'on retrouve les plus hauts sommets jurassiens : Crêt de la Neige, Reculet, Crêt Pela, Crêt de Chalam, Grand Colombier, Mont d'Or, Chasseron, etc.)

Climat

Le climat du massif jurassien peut-être très différent selon le versant sur lequel on se trouve. En effet, le versant français, étagé en plateaux successifs est exposé ouest et nord, tandis que le versant suisse beaucoup plus abrupt est exposé est et sud.

Les données sont tellement contrastées selon les stations et les années qu’il devient difficile de dégager une tendance générale : certains ont défini un climat tempéré humide de type océanique, arguant du fait que le massif constitue la première barrière montagneuse sur le trajet des vents océaniques ; d’autres ont estimé que le Jura était suffisamment éloigné de la mer pour parler d’un climat à tendance continentale.

Les précipitations

Elles sont plutôt généreuses, jusqu’à 2500 mm de moyenne annuelle sur la Haute Chaîne, mais elles sont proportionnelles à l’altitude : on peut descendre jusqu’à 900 mm sur le vignoble français et 700 mm sur le versant suisse, beaucoup plus sec. Il ne faut cependant pas oublier que ces chiffres sont des moyennes : des relevés effectués entre 1963 et 1977 à Mouthe montrent des variation importantes selon les années : 1168 mm en 1976 (année de grande sécheresse pour tout le pays) et 2118 mm l’année d’après !

Une partie plus ou moins importante de ces précipitations tombe sous forme de neige. Il neige en moyenne 10 jours par an à basse altitude et plus de 50 jours sur les crêtes, où le manteau neigeux peut atteindre une épaisseur importante et se maintenir les bonnes années de novembre à avril. Début mai 2005, les habitants du premier plateau (500m d’altitude) ont même eu la surprise de se réveiller sous la neige, alors que la végétation venait tout juste de reprendre !

Les orages apportent eux aussi une quantité d’eau non négligeable en été. Ils sont souvent d’une violence impressionnante, peuvent se déclarer aussi rapidement qu’ils disparaissent, et sont une des principales causes d’érosion. Le risque de foudre est particulièrement important sur la Haute Chaîne.

Les vents

On reconnaît deux vents dominants sur le massif :

  • Le vent, venant du sud/sud-ouest, apporte l’air doux et humide de l’océan atlantique, c’est le principal vecteur de précipitations ;
  • La bise, orientée nord/nord-est, est un vent froid et sec venant du nord de l’Europe. Les années de bise sont synonymes de sécheresse et, en hiver, de grandes périodes de froid.

On retrouve aussi le vent du sud, moins courant et synonyme de redoux soudain en hiver, ainsi que la traverse, vent du nord-ouest qui apporte la neige.

On peut noter aussi sur le versant suisse l’influence d’un phénomène de fœhn, qui a tendance à adoucir et assécher le climat, comme en témoignent les différences de précipitations entre les deux versants.

Les températures

Elles aussi sont très contrastées, à la fois selon l’altitude et la saison. En effet, si les moyennes annuelles restent supérieures à 10°C en plaine, elles chutent à 2°C par exemple au Grand Crêt, situé à 1700 m sur la Haute Chaîne.

Les relevés montrent aussi qu’au cours d’un même mois, on peut trouver des écarts de température allant jusqu’à 25°C sur la même station, et entre le jour le plus chaud et le jour le plus froid de l’année l’écart flirte avec les 50°C !

Un autre phénomène important joue localement sur les températures : le relief. Les combes, notamment, constituent de véritables pièges à froid où la végétation peine parfois à percer, comme dans la Combe Noire (forêt de Mignovillard) où toutes les tentatives de reboisement ont échoué : il y gèle toute l’année.

Le brouillard

Le Jura n’est pas aussi réputé que la Bretagne pour son brouillard, mais celui-ci est suffisamment courant pour mériter qu’on en parle. Si les épisodes brumeux sont plutôt courts sur les sommets, les inversions de températures entre plaine et montagne sont, elles, parfois telles que les fameuses "mers de nuages" peuvent rester plusieurs jours sur le bassin du Léman ou la Bresse, alors qu’en haut le temps est au beau fixe…

Les Départements

Villes principales

On trouvera bien sur :

Autres destinations

  • Arbois, capitale des vins du Jura.

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